Catastrophique. Succession de plans séquences montées comme des cascades, mais au final aucune mise en scène, aucune tension, c'est mollasson, surjoué et mal joué et d'une prétention aussi forte que le propos est niais. Rien à sauver dans ce clip sans saveur
C'est pas bien Gavras Junior de mettre en scène et d'exploiter la violence de milieux défavorisés quand on est soi même ultra privilégié.. esthetisation emphatique, trop d'argent (qui vient de la pub n'est ce pas ..!?) hysterisation du débat.. Tout sur ce registre avait été dit dans Les misérables par un réalisateur qui a une légitimité à traiter du sujet de la violence en cité
Des autralopithéques violents qui tentent de dialoguer dans un français très incertain pour résister à l'oppression des forces de l'ordre d'extrême droite. Piteuse tentative de faire de l'idéologie.
Très politiquement orienté, glorification des violences urbaines. Scénario inexistant et l'écriture des dialogues a dû prendre à tout casser une demi-heure et encore...
C'est plutôt pas mal pendant 45 min bien qu'on ai le cliché de la cité et ses occupants. Et puis arrive la dernière partie qui est assez pauvre et sans intérèt. Pourquoi avoir mit un espèce de terroriste kamikaze qui au début est présenté comme un attardé et devient un genre de Carlos (le terroriste pas le chanteur de big bisous) ? Pas vraiment le film de l'année voir du siècle comme dirait Cinemateaser. L'exercice de style tourne vite en rond au bout du compte et finalement plutôt vain.
Pour un documentaire, c'est plutot pas mal, pour un film, c'est vraiment mediocre. Gravas a cru faire du Gomorra, il a fait un Grocaca. C'est assez dingue d'idealiser des banlieues alors qu'il n'y a jamais foutu le moindre pied. Les dialogues sont incomprehensibles, heureusement qu'il n'y en a pas bcp, on devine assez facilement ce qu'ils essayent d'aboyer. Y a certains acteurs, on se demande s'ils arrivent à ecrire leur prenom sans faire de faute d'orthographe tellement c'est pathetique. Ce film n'est vraiment pas faire hommage aux cités, c'est limite si c'est de la science fiction
Affligeant !! Successions de vociférations et d'insultes à en donner mal aux oreilles. Une énième victimisation et glorification de la banlieue violente. Marre de ce genre de film. En lisant les critiques de la presse,je m'attendais à un chef-d'œuvre, mon dieu !!! Un pur navet caricatural au possible, les dialogues sont creux (majoritairement des insultes à tout bout de champ) les acteurs pas franchement convaincants et un scénario qui frôle la débilité.
le film est beau (voilà le seul compliment), parlons des défauts ben enfaite tout le film les dialogues et le jeux d'acteur est mauvais le film est inaudible tout du long. Cerise sur le gâteau on apprend à la fin que dis donc évidement c'est un crime d'estrem drouat évidemment avec netflix c'est toujours l'estrem drouat le problème. bravo mais quelle scénario original.
Quand Gavras-père réalise Adults in the room (2019), il comprend fort justement l’essence de la tragédie antique : la présence d’un chœur, la construction du récit en détours qui finissent pourtant par converger vers un destin unique et collectif, et auquel les héros doivent se soumettre malgré leurs efforts, le recours aux coups de théâtre, les dilemmes rencontrés par les personnages. Quand Gavras-fils réalise Athena, il réduit la tragédie à un spectacle sur fond de mort qui se repaît du chaos environnant comme le faisait il y a peu Joker (Todd Phillips, 2019), l’adopte en terrain de jeu sur lequel se livrer à un exercice de style. La forme écrase tout : les enjeux politiques, la caractérisation des personnages et leurs relations, la montrée progressive mais inéluctable du tragique ; elle se galvanise des forces humaines en présence, elle les exploite pour alimenter sa machinerie infernale dans l’espoir, peut-être, d’atteindre l’abstraction, soit l’anarchie pure (soi-disant) coupée de tout discours social théorique, la « guerre civile » telle qu’elle est évoquée sur un écran de télévision et par les ondes.
Pourtant, le film ne peut s’empêcher d’articuler son anarchie tragique avec une imagerie biblique qui oppose deux camps comme lors d’une guerre sainte, puisant autant dans la passion du Christ que dans l’Apocalypse, mais sans se soucier jamais de ce que ces images sacrées signifient. L’un des leaders des banlieusards en fureur mute en avatar du Christ aux cheveux longs que l’on couvre, à terme, d’un drap blanc… Ses larmes, volées par une caméra obscène, troquent la pudeur contre une motivation, sinon une légitimation des actions violentes entreprises avant et après. Gavras-fils confond compassion et complaisance, et voudrait partager avec ce long métrage une vision eschatologique du monde qui, faute de discernement et d’intelligence, se vautre dans la débauche d’effets gratuits. Il filme de la même façon, avec une même esthétisation galopante, un banlieusard en pleurs devant la photo de son frère et un gilet de police en feu. L’indifférence profonde qu’il manifeste à l’égard de ses personnages, réduits à leur simple ancrage familial sans que n’ait le temps d’advenir une malédiction – nous arrivons à l’acte V d’une pièce qui se joue sans public –, ne saurait faire d’eux des vecteurs d’identification et d’immersion pour le spectateur. En outre, ces fantoches interchangeables réduits à des cris, à des insultes, à des grognements échouent à être « l’incarnation d’un acte, d’une souffrance représentatives et caractéristiques d’un des grands aspects de l’humanité » (Hakim Adel, « La statufication du personnage dans la tragédie grecque », 1992), conformément au statut du personnage de tragédie et à la différence de l’excellent Les Misérables (Ladj Ly, 2019).
Athena s’affirme donc tel un beau son et lumière que dynamisent des caméras et synchronisation minutieuse des acteurs et des lieux, telle une comédie musicale à la composition pompière qui tente de conférer à l’ensemble de la gravité par un mélange d’électronique et de chœurs. Un film qui n’est en rien un scandale, sinon pour le nom de Gavras et pour le cinéma au sein duquel le rejeton tente encore de trouver une place.
Outre une réalisation certes spectaculaire, certes, et pas du tout désagréable les 10 première minutes, elle révèle être finalement un écran des fumée qui se charge de masquer - avec beaucoup de réussite - le vide abyssal du film.
Dialogue inexistants, personnage creux et clichés, les banlieusards sont encore une fois des sauvages à moitié illettrés qui tirent sur tout ce qui bouge, les policiers sont méchants et dépassés…. Sur un fond de chaos, Aucun message, aucune analyse. Si ça s’arrêtait là ça passerait encore …
Mais je trouve limite ce film dangereux. Une approche totalement hors sujet d’un bobo qui fantasme les banlieues et qui passe complètement à côté. Se voulant être une fresque ou une tragédie grecque,
Voilà surtout la « France » que nous dépeint zemmour, en image.
Romain Gavras nous a livré un film spectaculaire, brillant, d'une étonnante et même parfois époustouflante maîtrise esthétique. Il ne s'y trouve aucun cliché du genre et toute comparaison me semble malvenue, tant ce film brille de mille feux par son authentique et artistique singularité.