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S5Clem
101 abonnés
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3,0
Publiée le 11 décembre 2025
Très bien joué/filmé, bonne tension, mais trop long.. On perd de l'intérêt dans cette histoire au fur et à mesure que l'histoire évolue et qu'elle devient de plus en plus basique (pour ne pas dire banale.. c'est triste 2025)
Film huis clos dans une régie de TV américaine suite à l'attentat. On ne ressent pas vraiment la tension liée au drame. Décevant. De plus, l'image est moche et sombre
La première prise d'otage terroriste en direct... A la fois historique et médiatique, le film traite de plusieurs sujets à la fois. L'éthique, la frontière entre informations et voyeurisme, la place du sport au milieu de tout celà et jusqu'où est on prêt à aller pour la diffusion de l'information... Sacré dilemme ! Même si tout n'est pas parfait, le film est très intéressant et interroge. Surtout à l'heure où se genre de fait se produit de manière répété.
Très prenant! Un film très bien mené (avec pleins de rebondissements) très bien joué (avec beaucoup de finesse de la part de tous les acteurs) et qui de plus est très instructif (nous raconte une part de notre histoire). Tous les ingrédients pour un très bon film.
Enfin un film efficace, sans longueur et captivant. Un quasi huis clos dans la salle de presse d’une chaîne de tv américaine qui va couvrir la prise d’otages lors des JO de Munich en 1972. Avec un f’il conducteur : avoir « le scoop » mais avec toujours cette question « jusqu’où peut-on aller ? Que peut-on montrer ? » sachant que les familles regardent. A voir, les acteurs et actrices plus vrais que nature !
« 5 Septembre » est un film marquant qui aborde avec justesse les conséquences humaines et émotionnelles d’un événement tragique. La mise en scène est soignée, et le réalisateur parvient à maintenir une tension constante sans jamais tomber dans le sensationnalisme. Les acteurs livrent des performances sincères, parfois bouleversantes, notamment dans les moments les plus intimes.
Cependant, le rythme connaît quelques longueurs au milieu du film, et certaines scènes auraient mérité plus de profondeur pour renforcer l’impact émotionnel. Malgré cela, “5 Septembre” reste une œuvre solide, touchante et bien réalisée, qui pousse à la réflexion sur la résilience et la mémoire collective.
Le 5 septembre 1972 durant les jeux olympiques de Munich, des terroristes palestiniens prennent des sportifs israéliens en otages. Tirés de faits réels, nous suivons l'équipe télé sport de ABC qui s'improvise chaine d'information en direct. La reconstitution est formidable et la tension partagée. Bon film.
Très bon film du Suisse tudesque Tim Fehlbaum. L'attaque des athlètes israéliens par des terroristes palestiniens aux JO de 1972 à Munich. J'étais très jeune à l'époque et ne m'y étais pas du tout intéressé : des sportifs, les jeux olympîtres... Le film me donnerait presque tort. Déjà il met en relief le fait qui ne me frappait pas le moins du monde à l'époque que c'était l'Allemagne post-das Moustachu à kleine Frange, Heil das bras droit se lève, en rapport avec des juifs israéliens. Pour moi, l'Allemagne, à l'époque, c'était le pays de Beethoven et Wagner, pas vraiment celui des "Boches" de mon père qui l'avait occupée ainsi que l'Autriche où il n'avait guère appris que cette mystérieuse phrase qu'il connaissait par cœur dont je ne pénètre toujours pas le sens: "Wills du mit mir schlaffen Fraulein"... Puisqu'on est dans la musique, je note deux bémols, d'abord le terme "Shoah" qui est un anachronisme en 1972, on parlait alors d'"holocauste". Ensuite Kubrik pris en exemple... or les chefs d'oeuvre de Kubrik sont Les Sentiers de la gloire, Spartacus ❤, Docteur Folamour et Orange mécanique (1971), mais la popularité de Kubrik vient plus tard avec des films nettement moins bons comme Barry Lyndon (1975) ou le médiocre Shining (1980). Toujours est-il qu'on apprécie dans ce film 5 Septembre l'usage à bon escient de la caméra portée, et non sur pied, ici dans un climat de tension et de grande incertitude. Une image tremblottante est appropriée quand c'est dans un contexte de grande incertitude, pas quand il s'agit des souffrances du jeune bobo qui hésite entre Joséphine-Marie et Joseph-Marie dans le style mauvais cinoche français. À propos de Français, on est fier de saluer la prestation de l'acteur français Zinedine Soualem dans ce film. Le grand bonheur de ce film n'est-il pas que s'il pose de nombreuses questions, il ne milite ouvertement pour rien ?
Un huit-clos prenant sur le premier acte terroriste filmé en direct à la télévision. “5 septembre" avec une exécution assez classique met en évidence le dilemme de ces journalistes qui oscillent entre véracité et sensationnalisme.
Ce film retrace minute par minute les coulisses de la Chaîne ABC lors des évènements de Munich 1972. Faut-il diffuser ou pas ? Quelles sont les sources ? Sont- elles fiables ? Comment trouver ces sources ? Au passage on note le bond qu'ont fait les moyens technologiques: le numérique a remplacé les films argentiques ( qu'il fallait développer), les moyens de téléphonie idem.. On note aussi que le direct a été fabriqué avec des bouts de chandelle... Les interrogations du chef d'agence et de ses adjoints est toujours d'actualité : faut -t il devenir une caisse de résonnance aux terroristes ?
Aux jeux olympiques de Munich en 1972 le 5 septembre suite a une prise d'otage par le groupe "Septembre Noir" une équipe de télévision qui jusque là ne s'intéressait qu'a l'évènement sportif doit produire du contenu en direct permanent quasiment une première.
Le film relate cela pose les questions sur ce qui doit être dit, et a quel moment pour ne pas gêner la police sans pour autant perdre le scoop. Pouvoir de l'image.
Un film relatant les évènements du 5 septembre 1972 par l’unique point de vue d’une chaine de télévision couvrant la prise d’otages des jeux olympiques de Munich. Ce huis-clos prenant la forme d’un thriller pose la question par le biais d’une écriture ciselée de la couverture médiatique d’attentat et de ce qui peut être montré ou non à l’antenne. Dilemme éthique qui résonne évidemment avec l’actualité moderne tant l’actualité télévisuelle en direct a pris une ampleur considérable. La mise en scène carrée refuse toute dramaturgie excessive pour rester concentrée uniquement sur son sujet. Porté par une distribution sans tête d’affiche mais très homogène, ce « 5 septembre » est aussi haletant que perturbant.
5 septembre nous entraîne dans le quotidien d'un média télévisé sportif pendant les JO de Munich. Alors que la fête du sport se mue en un évènement tragique, l'équipe de ABC présente sur place décide d'improviser pour traiter de l'actualité et pour garder la mainmise sur la diffusion des images devant les téléspectateurs du monde entier. Les journalistes naviguent entre cynisme et empathie, opportunisme et volonté d'informer, et cela conduit souvent à des décisions catastrophiques dans le but d'être toujours les premiers et de susciter l'émotion avec des images sensationnelles (comme lorsqu'on filme une compétition sportive) sans se préoccuper des faits réels ou des conséquences de leur diffusion en direct. Le récit rappelle également la double tragédie que constitue cet évènement dans le contexte de l'Allemagne d'après guerre, presque 30 ans après la découverte de l'holocauste, alors que le pays souhaitait se bâtir une nouvelle image. Enfin, et même si c'est anecdotique, 5 septembre témoigne des méthodes de fabrication des images télévisées en 1972, alors que cela relevait encore d'un certain artisanat, par exemple pour incruster des logos ou des textes. Au final, une immersion saisissante dans la vie d'un grand média américain et des questionnements aigu sur le rôle et le pouvoir des médias.
September 5 s’intéresse moins à la spoiler: prise d’otages des jeux olympiques munichois en tant que reconstitution qu’à ses enjeux de représentation : combien de caméras mobiliser ? où les placer ? que faire des images captées ? En cela, il explore ce que Munich (2005), chef-d’œuvre de Steven Spielberg, n’investissait pas, refuse de quitter son studio de télévision, proche en cela d’un autre chef-d’œuvre de Spielberg, The Post (2017). Son huis clos vise à transmettre des sentiments aussi divers et contradictoires que la peur, l’excitation ou la loyauté envers un métier et aux spectateurs qui, par celui-ci, suivent en direct la marche des événements. La mise en abyme permanente démonte les séquences pour mieux interroger leurs images, rectifier leurs cadres, apporter un appareil informatif permettant leur compréhension : il s’avère en effet « inutile de braquer les caméras sur des bâtiments dont personne ne sait qui se trouve à l’intérieur ». L’immersion au sein d’une profession se double d’un film d’investigation puisque les journalistes, cantonnés à l’extérieur des spoiler: actions terroristes , se doivent d’en saisir les tenants et les aboutissants ; se crée aussitôt une tension entre la maîtrise technique des journalistes et l’absence de contrôle sur ce qu’il se passe. L’image devient spoiler: un foyer de conflits et de contradictions morales , reflet habile de l’innovation établie pour ces jeux olympiques, à savoir la retransmission en direct des différents sports. En se faisant témoin de la réalité, l’image brute échappe à toute maîtrise, « présente » sans « représenter ». September 5 est une œuvre pertinente dans son propos, qui souffre pourtant d’une esthétisation de l’urgence très à la mode aujourd’hui – on pense beaucoup à Das Lehrerzimmer (İlker Çatak, 2024) ou à Vivants (Alix Delaporte, 2024), qui se complaisaient déjà dans la perte de repères concertée de ses protagonistes.