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Pascal
256 abonnés
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2,5
Publiée le 9 février 2025
Revenant sur la tragédie de Munich du 5 septembre 1972, " 5 septembre" propose pendant toute sa durée une immersion dans le studio de la chaîne de télévision ABC.
Le problème de ce titre est qu'il fait pâle figure à côté de la première demi-heure du "Munich" de Steven Spielberg.
Il y a une certaine intensité dans ce huis clos ( c'est ce qui est le plus réussi ) qui finit par perdre peu à peu de sa puissance évocatrice , en ne renouvelant pas son procédé.
Non seulement, le titre déçoit mais surtout, il n'apporte rien, ne montre rien ( ou pas grand chose) de ce qu'on savait déjà ou qu'on avait déjà vu ailleurs, de surcroît en beaucoup mieux ( cf plus haut).
Un film intéressant sur la prise d'otages des JO de Munich 1972 où l'on suit particulièrement une équipe de télévision américaine ABC tentant à tout prix de couvrir l'événement. Se passant essentiellement dans les studios télévisés, l'histoire prend un peu de temps à démarrer mais la seconde partie devient plus haletante. Entre le manque de compétence de la police allemande ou encore l'absence de vérification de sources avant de lancer des informations, on comprend que cette date a été chaotique dans tous les domaines. Immersif, mais cela manque un peu d'émotions à mon goût.
J'aime : - l'Histoire (avec un grand H) - ne pas oublier les moments qui ont marqués l'humanité (en bien ou mal) - le questionnement sur la place du journalisme dans un monde de plus en plus connecté et les problématiques de l'info en continue
J'aime pas : - le fouillis dans la narration - le manque de tension scénaristique
Dans tout le film, chacun dans le public retient sa toux. Pas de raclement de gorge, ni de mouchage. Le signe que chacun est captivé. Image en 4/3 . En attente, comme si ce qui est déjà connu de chacun dans la réelle finalité, pouvait changer en dernière minute et avoir un autre dénouement, avec tout le temps qui s'est passé depuis.
Le film est une belle manière de montrer un drame sans montrer ni tellement évoquer les victimes ou leur entourage . Du coup on reste assez peu concerné par les états d’âme de ces techniciens de la télévision qui découvrent le direct
Munich, Jeux Olympiques d'été, 1972. Alors que la planète a les yeux rivés sur les exploits des athlètes, un groupe armé s’introduit dans le village olympique, transformant la compétition en cauchemar. Au cœur de la tourmente, une équipe de journalistes américains de la chaîne de télévision ABC se retrouve en première ligne pour couvrir la première retransmission mondiale en direct par satellites d'un acte terroriste en plein JO. Ce thriller historique captivant de bout en bout nous entraîne dans les coulisses d'une chaîne de TV où le stress, l’urgence et les décisions de dernière minute rythment chaque instant. La réalisation est soignée et trouve le juste ton entre tension dramatique et précision journalistique, avec des images immersives qui nous scotchent à l’écran. Tendu, haletant et malheureusement toujours d'actualité : du très bel ouvrage cinéma ! Site CINEMADOURG.free.fr
A vu « 5 Septembre » le film du réalisateur suisse Tim Fehlbaum. Ce film est une prouesse et une immense leçon de montage ainsi que de mise en scène. « 5 septembre » est la journée du 5 septembre 1972 lors des Jeux Olympiques de Munich où des athlètes israéliens ont été pris en otages spoiler: puis assassinésspoiler: par des palestiniens membres de l’organisation Septembre noir. Cet attentat terroriste a été le premier de l’histoire à avoir été vécu en direct à la télévision. Le réalisateur prend le parti pris de situer l’action de son film, uniquement dans les studios de la télévision américaine Abc qui sont situés sur le site des Jeux Olympiques pour leur diffusion. Ce huis clos de 90 minutes mélange images d’archives et scènes reconstituées qui s’approchent au plus près de ce qu’on vécu le réalisateur (Ben Chaplin) , le producteur, le directeur de la chaine (Peter Sarsgaard) le journaliste (John Magaro) ainsi que tous les techniciens qui accrochés aux informations de la radio allemande et aux canaux de communication de la Police, réalisent reportages, interviews sans la moindre expérience et en pleine improvisation pour être au plus près de l’actualité, informer des millions de spectateurs à travers le monde et aussi se positionner comme les premiers à la course aux scoops et à l’audimat. Cette journée funeste étant aussi celle de la naissance d’une télévision qui va devenir de plus un flot d’informations en continue. Ce thriller historique extrêmement passionnant et efficace nous interroge aussi sur notre rapport à l’image et aux médias cinquante ans plus tard. Film à budget modéré, la reconstitution reste sobre et efficace. Ce film dont l’interprétation est collective et réaliste est minimaliste, immersif, maitrisé, et propose un vrai regard critique.
Au début un peu dérouté par ce huis clos en coulisses, laissant l’horreur en arrière plan, j'ai apprécié le manque de fioritures et le côté « direct » faisant penser à un documentaire. C’est bref et efficace. Et ça interroge sur le rapport aux images, les prémisses de la surinformation nocive des médias sans oublier le conflit israélo-palestinien.
Très bon film dans lequel le huis-clos renforce l’intensité du sujet pour nous tenir en haleine pendant 1h30. Le dilemme moral et le questionnement de la diffusion de l’information sont amenés avec brio grâce à de bons acteurs. On est captivés par le point de vue de l’équipe TV plutôt original.
Thriller qui nois prend du début à la fin du film. L'action se déroule durant les jo du Munich en 1972. Une chaine de tv qui edt sur le site se retrouve aux premières loges d'une prise d'otages meurtrières. Le film edt très bien filmé il n'y a aucun parti pris et nous rappelle un triste événement de l'histoire.tres film.
Nombre de spectateurs, moi le premier, auront sans doute attendu de ce film une reconstitution dans le vif de l'action des évènements de cette journée du 5 septembre lors des Jeux Olympiques de 1972 à Munich. Une prise d’otages d’athlètes israéliens par une organisation palestinienne qui se nomma à dessein Septembre noir. Si cette action hostile et violente, brisant l’esprit des Jeux, restée dans les annales de l’Histoire et de la mémoire collective, est bien dans le scénario ce n’est pas vraiment sa reconstitution qui est mise en scène. Plutôt la manière dont une équipe de télévision l’a vécue de son studio. Se trouvant au plus près du lieu de la prise d’otage, en capacité avec quelques stratagèmes de sortir de son confinement pour filmer au téléobjectif et de percevoir les mouvements sur le site (le Village Olympique), elle va tenter de recueillir les premières informations pour les diffuser avant que des chaines concurrentes plus prestigieuses d’infos en continu n’aient pris la main. Quasi huis-clos dans un studio. Récit portant davantage sur les interrogations de l’équipe qui glane des infos et les jauge ou interprète en hésitant parfois à les diffuser trop vite si elles ne sont pas vérifiées ou corroborées par au moins une autre source. Autre temps ? Sur le plan de la réalisation cinématographique une image de mauvaise qualité, sans doute pour reconstituer un petit air des débuts de la télévision en couleurs des années 1970. Effet d’ambiance inutile ici et plutôt décevant.
La critique des spectateurs est déjà unanime, je ne peux donc que confirmer que ce film, tourné sur le mode documentaire, comme Vol 93, prend aux tripes dès les premières minutes. Mais à la différence de Vol 93, on reste à 100% du côté des équipes de la télévision qui filment et tentent de comprendre ce qu'ils voient et montrent en direct. Une prouesse de mise en abyme où le spectateur en salle est quasiment dans la position des journalistes et techniciens du studio de télévision.
September 5 s’intéresse moins à la spoiler: prise d’otages des jeux olympiques munichois en tant que reconstitution qu’à ses enjeux de représentation : combien de caméras mobiliser ? où les placer ? que faire des images captées ? En cela, il explore ce que Munich (2005), chef-d’œuvre de Steven Spielberg, n’investissait pas, refuse de quitter son studio de télévision, proche en cela d’un autre chef-d’œuvre de Spielberg, The Post (2017). Son huis clos vise à transmettre des sentiments aussi divers et contradictoires que la peur, l’excitation ou la loyauté envers un métier et aux spectateurs qui, par celui-ci, suivent en direct la marche des événements. La mise en abyme permanente démonte les séquences pour mieux interroger leurs images, rectifier leurs cadres, apporter un appareil informatif permettant leur compréhension : il s’avère en effet « inutile de braquer les caméras sur des bâtiments dont personne ne sait qui se trouve à l’intérieur ». L’immersion au sein d’une profession se double d’un film d’investigation puisque les journalistes, cantonnés à l’extérieur des spoiler: actions terroristes , se doivent d’en saisir les tenants et les aboutissants ; se crée aussitôt une tension entre la maîtrise technique des journalistes et l’absence de contrôle sur ce qu’il se passe. L’image devient spoiler: un foyer de conflits et de contradictions morales , reflet habile de l’innovation établie pour ces jeux olympiques, à savoir la retransmission en direct des différents sports. En se faisant témoin de la réalité, l’image brute échappe à toute maîtrise, « présente » sans « représenter ». September 5 est une œuvre pertinente dans son propos, qui souffre pourtant d’une esthétisation de l’urgence très à la mode aujourd’hui – on pense beaucoup à Das Lehrerzimmer (İlker Çatak, 2024) ou à Vivants (Alix Delaporte, 2024), qui se complaisaient déjà dans la perte de repères concertée de ses protagonistes.
5 septembre, c’est vraiment un film prenant du début à la fin. On est plongé au cœur de cette prise d’otage, vue à travers les journalistes qui doivent la couvrir en direct. L’ambiance des Jeux Olympiques est bien retranscrite, et on sent toute la tension qui monte au fil des événements. C’est bien rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde, et c’est super intéressant de voir comment les médias ont géré ça en temps réel. Vraiment un très bon film, je mets un bon 4/5.
Il y a de très fortes chances pour que ce film soit dans mon top 3 à la fin de l’année 2025 ! On nous propose ici un huis clos dans les locaux de la chaîne de télévision américaine ABC avec une fenêtre sur l’extérieur, à savoir la prise d’otage lors des JO de Munich 76. Ce huis clos volontaire alourdit terriblement la tension que l’histoire raconte. Je n’avais plus connu ça depuis l’épisode 1 de la série Chernobyl. C’est un choix payant et très bien mené. Un coup de maître en matière de réalisation.
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