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Michel Gandilhon
2 abonnés
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3,5
Publiée le 21 novembre 2025
Excellent film. Très bons acteurs. Comment une équipe de journalistes sportifs et de techniciens se retrouvent au cœur d’un conflit qu’ils ne sont pas destinés à couvrir. Ils vont y réussir brillamment mais à quel prix ? Derrière la volonté de montrer que se cache-t-il ? Une revanche ? Une opportunité ? Une performance ? Une réflexion sur le fétichisme de la marchandise information et le devenir spectacle du monde.
La prise d’otage des JO de Munich de 1972 vue à travers l’équipe de la chaîne de télévision américaine ABC. Un saisissant huis clos qui soulève la délicate et pertinente question (toujours d’actualité) entre éthisme, journalisme et voyeurisme. Un thriller dirigé par le Suisse Tim Fehlbaum aussi intelligent que passionnant, parsemé d’images d’archives.
La première prise d'otage terroriste en direct... A la fois historique et médiatique, le film traite de plusieurs sujets à la fois. L'éthique, la frontière entre informations et voyeurisme, la place du sport au milieu de tout celà et jusqu'où est on prêt à aller pour la diffusion de l'information... Sacré dilemme ! Même si tout n'est pas parfait, le film est très intéressant et interroge. Surtout à l'heure où se genre de fait se produit de manière répété.
Un film bien monté qui nous plonge au coeur des évènements du coté des journaliste sportifs sur place. La tension monte et nous envahit. Un film réussi.
Le film démontre parfaitement que les journalistes en allant mettre leurs nez là où ils ne devraient pas, peuvent compromettre des opérations de police et donc par définition compliqué le sauvetage de vies De exemple récent : la traque des frère kouachi, BFMTV qui pendant la traque diffusé les lieux de perquisition et suivait les convois de véhicules de police
Découverte surprise ce film 5 septembre sur une histoire que je ne connaissais pas l'attentat de 1972 pendant les JO de Munich. Malgré un presque huis clos le film est passionnant permettrant de montrer les limites du journalisme et s'interroger sur le monde actuel avec les mêmes conflits filmés. Pas vraiment d'acteurs connus au castine mais tous sont crédibles dans leur rôles. Le mélange entre les images filmées qui sont j'imagine les images réelles et de l'autre côté la fiction sont très bien réalisé.
Un regard atypique sur un évènement tragique : "5 septembre" oscille constamment entre ficition et documentaire. Son parti-pris assure une tension quasi constante pour le spectateur, mais reste au final trop scolaire dans sa globalité pour susciter le plus débordant des enthousiasmes. Il reste néanmoins une curiosité cinématographique d'importance par son penchant historique.
« 5 Septembre » est un film marquant qui aborde avec justesse les conséquences humaines et émotionnelles d’un événement tragique. La mise en scène est soignée, et le réalisateur parvient à maintenir une tension constante sans jamais tomber dans le sensationnalisme. Les acteurs livrent des performances sincères, parfois bouleversantes, notamment dans les moments les plus intimes.
Cependant, le rythme connaît quelques longueurs au milieu du film, et certaines scènes auraient mérité plus de profondeur pour renforcer l’impact émotionnel. Malgré cela, “5 Septembre” reste une œuvre solide, touchante et bien réalisée, qui pousse à la réflexion sur la résilience et la mémoire collective.
Une immersion dans une équipe de télévision qui couvre un événement sans précédent. Intense et choc, le film interroge également sur notre rapport à l'image et notamment le "tout pour le scoop".
Un film qui nous fait revivre les tragiques événements de septembre 1972, durant les jeux olympiques de Munich, a travers la retransmission des faits, en quasi direct, par la chaine américaine ABC (ce qui fut en l’occurrence la première diffusion d’une attaque terroriste) Si il est instructif et loin d’être inintéressant de découvrir, de quelle manière eut lieu cette retransmission, la mise en scène est trop académique, et hormis la dernière partie un peu plus enlevée, on ne ressent finalement que peu d’émotions, malgré la tragédie qui se termina par la mort de tous les otages. Pas mal quand même, mais pas inoubliable et un peu décevant au final.
Je suis allé au parc olympique la semaine dernière, et je ne connaissais pas cette histoire, suivie à l’époque par 900 millions de téléspectateurs. C’est intéressant de suivre le point de vue des journalistes, mais ça manque un peu d’action, de suspense et de tension.
Film allemand tourné en anglais, "September 5" présente les attentats des JO de Munich de 1972, vus exclusivement par la régie des journalistes d'ABC Sports. Le sujet aurait pu être redondant, voire sans intérêt... mais il n'en est rien, au contraire ! Durant à peine 1h34 générique compris, le film est rythmé à souhait. Exposant ces journalistes spécialisés en sport, largués par les attaques terroristes, qui vont s'agiter pour tenter de comprendre ce qui se passe et surtout le capter. Tim Fehlbaum filme avec caméra à l'épaule et nervosité, dans un huis-clos paradoxal. Les protagonistes sont coupés du monde dans leur sombre régie, où l'on ne sait même plus si c'est le jour ou la nuit. Mais ils essaient de connecter le monde entier à ces événements. L'écriture est très bonne. Les personnages sont envoyés dans le feu de l'action assez vite, mais le minimum nécessaire de caractérisation a été fait pour que l'on comprenne leurs émotions. Et ils sont incarnés par de solides comédiens. Leonie Benesch, la seule Allemande de la régie, victime de racisme ou de sexisme, mais qui va se révéler essentielle quand il s'agit de comprendre ses compatriotes. John Magaro en débutant compétent mais propulsé au poste de gérant de régie, qui doit faire ses preuves. Peter Sarsgaard en directeur d'ABC Sports à la main de fer. Au-delà des personnages, le film parvient à condenser sur sa courte durée nombre d'interrogations morales autour du métier de journalistes, qui ont toutes leur pertinence aujourd'hui. Ou s'arrête le "service public" et où commence le cynisme face à la concurrence et à la recherche d'audimat ? Jusqu'où va-t-on pour informer, quand cela peut mettre en danger des policiers ou montrer des images insupportables pour les familles ? Comment évaluer le risque de faire le jeu des terroristes ? Comment confirmer des informations rocambolesques ? Faut-il verser dans l'illégalité pour faire un travail d'information ? En sus, Tim Fehlbaum s'attarde sur de nombreux éléments techniques des chaînes TV de l'époque. La communication à base de téléphones à cadran et de talkies-walkies, l'utilisation de pellicule (développement, ralentis "à la main"...), l'encombrement des caméras. Nombre d'éléments qui ajoutent du sel et de la richesse à l'intrigue. Allant également jusqu'à utiliser des images d'archives de l'époque pour pleinement nous immerger dans ce cauchemar. Avec en cerise sur le gâteau une réflexion sur le rôle des Allemands, et leur société encore très marquée à l'époque par la Seconde Guerre Mondiale. Un thriller riche et bien mené !
Ainsi naquit l’info en continu 5 septembre 1972, Munich, la prise d’otages de la délégation Israélienne dans le village olympique est suivi au plus près par les chaines américaines ; Tim Fehlbaum nous immerge dans la régie et la direction éditoriale de ABC qui va couvrir en direct et en continu ces 24 heures. En mode huis clos avec les techniciens, les journalistes de terrain et la rédaction ; on va vivre de l’intérieur les prises de décision sur la façon dont sera couvert cet événement ; en mode direct, ce qui sera une première mondiale et posera définitivement les jalons de ce type d’info dont les chaines nous abreuvent aujourd’hui. Au-delà de la prouesse technique pour réaliser ce coup de maitre éditorial, ce film est une véritable mise en abyme de ce que nous vivons aujourd’hui : les choix éditoriaux et la façon de couvrir l’actualité ; l’audience et le performatif prenant souvent le pas sur l’éthique. C’est le moment où la frontière entre devoir d’informer et désir du sensationnalisme se brouillait définitivement et conduira à d’autres dérives type la couverture du drame de l’hyper casher par BFM. Cela pose vraiment la question de la responsabilité de ceux qui font l’info, des conséquences de leurs actes et des sanctions possibles ; car tout pouvoir nécessite un contre-pouvoir. Ce docu fiction est tourné comme un thriller, mais un thriller sur l’information, laissant l’atrocité de cet attentat en arrière-plan. Immersif, on est placé dans le rôle de celui qui choisit que montrer ou ne pas montrer. Après avoir vu ce film, tout spectateur doit s’interroger sur son propre rapport aux images. Un film qu’il faudrait montrer dans tous les lycées pour aiguiser l’esprit critique des plus jeunes par le biais d’une immersion au cœur du réacteur de l’information en pleine construction. Informer c’est choisir un point de vue et placer le regard de celui qui observe.
Au lieux de se focaliser sur les événements sur le terrains, le film adopte une approche plus subtil en se focalisant sur l'équipe de télévision ABC News qui a couvert la crise en direct. Ce huis clos dans leurs studios mais en lumière la tension croissante, ainsi que les dilemmes des journalistes en diffusant c'est images en temps réel. Les performances des acteurs telle que Péter Sarsgaard, John Magaro et Ben Chaplin renforce l'immersion dans cette atmosphère tendue merci à eu, avoir vue se film au cinéma à donner une immersion encore plus grande en claire 5 septembre est un film très solides est je le recommande.