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Nicolas S
55 abonnés
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3,5
Publiée le 6 février 2026
Sundown commence dans un hôtel luxueux du Mexique, environnement aseptisé dont la famille Bennett a l'air de se contenter parfaitement. Et puis tout bascule quand Alice reçoit un coup de fil pour lui annoncer le décès de sa mère. Tout le monde rentre, sauf Neil, qui prend pour prétexte l'oubli de son passeport pour s'installer dans un hôtel du centre d'Acapulco et se laisser envahir par la langueur. Le film établit ainsi son dispositif, qui consiste à faire contraster l'attitude statique, souvent passive de Neil, et l'agitation qui l'entoure constamment -- baignade, fêtes, et meurtres s'invitent ainsi dans le plan. Ce faisant, Michel Franco imagine un personnage qui renvoie au roman absurdiste (on pense un peu à Bartleby, par exemple), et dont les motivations et le caractère ne se dévoilent que graduellement, par quelques détours de dialogues et de scénario. Sundown invite ainsi le spectateur à changer sa perspective, à tourner comme un soleil qui déclinerait progressivement, pour voir que Tim n'est en fait spoiler: ni un mari ni un père mais un frère et oncle, qu'il n'est pas adultère mais bien célibataire, qu'il n'est pas non plus client de la jeune femme mexicaine avec qui il se lie véritablement, etc. -- jusqu'à la révélation finale de son cancer, qui vient expliquer rétrospectivement sa fuite et son désir de vivre libéré de toutes contraintes.
Ce procédé de rebrassage constant soutient l'intérêt du spectateur, et ce d'autant plus qu'il est habilement souligné et suggéré par un cadrage particulièrement précis ; mais il y a tout de même dans cela quelque chose d'un peu trop répétitif, qui peine à enthousiasmer jusqu'au bout.
Je me risque à ajouter quelques mots après avoir lu de l'excellent commentaire de TixouO dans lequel tout est si bien dit. Ce film crépusculaire sur fond de déprime et de rivalités familiales est excellement interprété mais on se réjouit qu'il dure aussi peu de temps!. On s'ennuie vite à voir Neil siroter inlassablement des bières servies dans un seau à glace de fer battu sur une petite plage d'Acapulco ou se doucher avec sa conquête mexicaine après le départ de sa famille, partie à Londres assister aux obsèques de la richissime belle-mère que son gendre semble ne pas porter dans son cœur. On saisit assez mal l'intrigue, par moments très confuse, surtout après l'attaque de la voiture par des bandits de grands chemins surgis de nulle part...On se lasse surtout après le retour de Londres de la famille endeuillée et malgré le jeu des acteurs -tous bons- et une vision lucide d'un Mexique en proie à la violence et à la pauvreté, on ne regrette pas de voir le mot "fin" apparaître sur l'écran.
Du Terrence Malick avec du Anderson avec un Tim Roth monumental, d une sobriété telle qu il touche l excellence, la photo est géniale l immersion a acapulco nous fais voyager et l histoire est simple donc top comme la vie devrait être .Foncez au début on veut mettre sur pause puis notre doigt quitte la télécommande est vie le film.bravo
Un exercice de style qui n’a de thriller que le nom. Le film traîne en longueur sans captiver par sa photographie ou son ambiance, le dénouement est pressenti dès les premières scènes, les quelques rebondissement paraissent artificiels et on a peine à s’attacher à des personnages lisses et creux. Un film dépressif qui ne tient pas debout, comme son acteur principal.
Sooooo Frustrating!!! Ce film est à regarder sans le son et sur un grand ecran un soir de full moon.. Au debut tres agreable le real est un genie de l’image que des scenes so fresh avec du soleil des belles vues, puis on arrive au 1er rebondissement puis un deuxieme (je ne vais pas spoiler) et là on est a la moitie du film que j’ai l’impression qu’il y a quelqu’un qui se met devant l’ecran pour pas que je vois ou un bruit insupportable qui fait que je n’arrive pas a suivre le film.. il y a quelque chose de sourd de mal enoncé d’inconduit, ça se regarde quand meme avec plaisir mais ça laisse un vide je peux pas bien le noter, il irait tres bien dans un festival du film projet photo ET un peu de d’histoire
Curieux film. Lent et pas très bien joué, qui démarre au bout de 55 mn pour s'arrêter à 80. On devine assez vite la raison de l'hébétude permanente de Tim Roth. Le sujet a été mieux traité ailleurs.
Cette ambiance de station balnéaire mexicaine (Acapulco) est extrêmement bien rendue. Pas de caricature, pas de musique polluante, pas de fille du genre "Alerte à Malibu" qui va se baigner. On ressent parfaitement la chaleur et le rythme lent des touristes. Les personnages du film sont très bien campés. Celui qui est étudié en détail est remarquablement interprété par un Tim Roth sobre et énigmatique. On juge son personnage différemment au début, au milieu et à la fin du film. C'est très bien fait. Un film court, lent mais quelque part intense.
Sundown est l'histoire d'un mec qui ne ressent rien. Forcément, avec le contexte de la plage, du décès au début du film de la mère de Charlotte Gainsbourg, etc, ça rappelle L’Étranger de Camus. Je l'ai vu, tu l'as vu, on l'a tous vu... Et en vrai, ça me plait assez de suivre un mec qui a l'air totalement blasé, qui voit des gens mourir à côté de lui et qui réagit à peine. Un type dont on ne sait pas trop ce qu'il pense, si ce qu'il veut et qui semble errer là, sans but, sur les plages mexicaines. Disons qu'on a souvent plus l'exact inverse, à savoir des films où les personnages surréagissent, où la mise en scène en fait des caisses. Là ça reste toujours sobre, avec toujours ce même soleil de plomb qui brûle la peau de Tim Roth.
Et donc en même temps qu'on suit ce type totalement apathique errer comme une âme en peine, Michel Franco va explorer une autre facette moins glamour du Mexique. Celle de la violence, des meurtres de sang froid, des enlèvements... On sent qu'il n'avait pas spécialement envie de donner une image positive de son pays. Et à chaque fois la violence est brève, inattendue, inexplicable.
D'ailleurs pas grand chose dans le film est expliqué et c'est ce qui fait sa force. Il y a un côté envoûtant à être pris dans cette routine parsemée de quelques meurtres sans tout comprendre. On se retrouve finalement dans la position de Tim Roth, on regarde, se demandant où tout ça peut bien nous mener. Et en même temps, vu qu'on est pas totalement apathique devant le film, ben on cogite et le film joue avec ça, parce qu'il ne va pas lésiner sur les révélations. Mais comme le reste, elles ne sont pas traitées avec de grands effets de mise en scène, l'information est lâchée, t'as écouté, t'as pas écouté, c'est pareil.
Bref, c'est une proposition qui peut décontenancer et qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais elle a assez d'aspérités et de personnalité pour susciter mon intérêt. J'avais peur d'un banal thriller un peu chiant et en fait c'est pas du tout ça, la bande annonce vend pas forcément très bien le film sur ce qu'il sera vraiment.
Je ne sais pas quoi dire après avoir regardé ce film. On doit suivre pendant 1h20 une histoire peu intéressante avec un personnage pas intéressant et antipathique. 1h20 seulement et j'ai quand même trouvé le temps long. Un calvaire.
Neil (Tim Roth) passe des vacances à Acapulco avec sa soeur et les deux enfants de celle-ci. Alors que sa famille rentre en Angleterre pour un deuil, il va prétexter l'oubli de son passeport et prolonger son séjour. Soyons clair, la moitié du film consiste à regarder ce riche héritier siroter des bières et s'amouracher d'une "locale". La finalité de ce projet m'a pour le moins échappé tellement la vie de cet homme ne suscite rien, spoiler: à part une fuite de ses responsabilités et le désir de cacher sa maladie . Pire, cette oeuvre s'égare quand elle veut dénoncer la violence de la population mexicaine. Je n'ai pas adhéré du tout à ce film pourtant porteur de certaines critiques élogieuses.