563 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
54 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
18 critiques
3
21 critiques
2
10 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
MAMOU
6 abonnés
93 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 5 mai 2025
Deux heures de pur plaisir. On se laisse nostalgiquement baigner dans cette Amérique des années 50. Réalisation soignée et des acteurs (inconnus pour ma part ) parfaits. Bref, des films comme je les aime mais qui se font rares.
"Les Indomptés" sévèrement noté par la critique, adapté d'un roman est une romance dramatique qui m'a plu. Daniel Minahan, le réalisateur, présente aux spectateurs des romances féminines et masculines qui m'ont particulièrement touché, grâce à une magnifique reconstitution des années 1950. Ce tableau d'une société américaine puritaine, patriarcale et homophobe, en pleine transformation sexuelle, est porté par un casting talentueux (Jacob Elordi, Diego Calva, Will Poulter, et la performance nuancée de Daisy Edgar-Jones).
Si vous aimez ou avez une certaine nostalgie du rêve américain des années 50' courrez voir ce film, encore un premier long-métrage d' un réalisateur : Daniel Minahan. Tout est magnifique : décors extérieurs, tenue de ces jeunes femmes, en pleine émancipation, mais aussi décors intérieurs typiques, plus ou moins Kitsch, mais assurément témoins d' une époque "Joie de Vivre". C' est d' ailleurs le sel de cette réalisation qui se promène sur les sentiers des attirances romanesque et sexuelles, sans tabou, mais complexes. La mise en scène est superbe, aidée des acteurs incroyablement justes et beaux au passage. C' est bien entendu le cas de Julius ( Jacob Elordi ) ou de Lee ( Will Poulter ) et Henry ( Diego Calva ), et ces deux actrices rayonnantes : Sandra ( Sasha Calle ) et Muriel ( Daisy Edgar-Jones ) d' une élégance folle. Cette dernière nous a déjà ébloui dans "Là où chantent les écrevisses". Cette histoire au très gros potentiel romantique nous berce savoureusement. Avec pour ma part une seule retenue concernant la fin : pourquoi ne pas avoir proposé une chute finale, pour quelques minutes de plus, qui nous est seulement suggérée ? Une liberté de vie brillante... Génial !!**
Les Indomptés nous plonge dans l’ambiance oniririquement américaine des années 50, tout au moins celle qu’on se plait à imaginer dans une petite ville du Kansas à la fin de la guerre de Corée. Toutes les images des vieux films avec leurs grandes et belles voitures décapotables, les coiffures choucroutes des dames aux lèvres ripolinées, les muscles saillants des jeunes gens en t-shirts se donnent rendez-vous pour planter le décor d’une histoire d’amour ultra- moderne. Il faut bien dire que cet aspect du film est particulièrement réussi, notamment l’ambiance du champ de courses ou de la « cité du péché ». Toutefois, on est moins convaincu de ces histoires d’amour tarabiscotées et de l’exploration de toutes les formes d’amour hétéro ou homosexuelles sans que l’on en comprenne toujours le sens. Si l’on a bien compris que la dame ne se complaisait pas trop d’une petite-vie d’épouse fidèle dans un petit pavillon de banlieue, on se perd en conjectures pour expliquer les différents épisodes de l’évolution des autres personnages. Qu’on m’explique par exemple le voyage final à cheval de la Californie au Kansas, 2500 km au bas mot !
Indomptable Je suis clairement passé à côté du film. C’est bien produit, joué et réalisé. Je n’ai ressenti aucune intensité et j’ai fini par trouver ça ennuyeux. Certainement trop subtil pour moi…
Magnifique, jeu d’acteur, histoire extraordinaire, beaucoup d’émotions. Allez-y un grand dépaysement, une grande histoire d’amour vraiment c’est formidable. 
Une chronique queer douce-amère, qui fait penser, sans doute à dessein, aux Désaxés. Une reconstitution soignée, des acteurs impliqués pour une histoire volontairement touchante et pourtant je suis restée un peu sur la touche. Moins psychédélique que Queer, ce film est presque trop parfait, trop scolaire, il lui manque la grâce touchante si difficile à atteindre, l'émotion brute et viscérale ressentie en voyant Sans jamais nous connaître par exemple.
Ce qui capte dès le départ, c'est l'élégance générale, que ce soit dans la réalisation ou la direction des acteurs. Et elle ne nous quittera plus jusqu'à la scène finale, bien digne de l'ouest américain. Chassé-croisé amoureux dans une Amérique qui sort tout juste de la guerre de Corée, c'est aussi la critique du rêve américain qui se heurte à la conquête de la liberté de vivre tel qu'on le souhaite. Un gros coup de coeur.
Très émouvante, cette belle histoire est filmée avec délicatesse, et nous amène à réfléchir aux choix que l'on fait dans la Vie. Être libre ou pas, suivre les conventions ou pas, le rêve américain basé sur l'acquisition de biens suffit il à rendre heureux. La difficulté d'être différent, marginal... était encore plus marquée dans les années 50...les Acteurs sont excellents et l'histoire prend son temps et nous emporte, avec une image magnifique et une bande son qui accompagne très bien les émotions. A voir sans hésiter, ce film reste longtemps en tête après le générique car les thèmes sont universels.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Les Indomptés" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Un baiser qui dure un peu trop, un regard qui reste suspendu au bord d’un silence, et puis ce fichu soleil californien qui semble vouloir cramer les secrets sous les pelouses bien vertes : Les Indomptés, c’est ça. Une Amérique des années 50, vernie, figée, lisse comme une vitrine d’agence immobilière. Muriel, Lee et Julius y évoluent comme des poissons rouges dans une carafe de gin : beaux, tournoyants, mais condamnés à tourner en rond.
Daniel Minahan pose sa caméra comme un taxidermiste son scalpel : avec précision, sans débordement. Il ne filme pas, il arrange. Et tout est si propre qu’on cherche en vain la fissure par où l’émotion brute pourrait s’échapper. Il y a bien des instants suspendus, des frôlements, des non-dits… mais rarement un vertige. C’est élégant, oui. Mais parfois trop poli pour déranger.
Daisy Edgar-Jones, dans le rôle de Muriel, est une flamme sous verre. On la sent prête à exploser, mais toujours contenue, comme si son personnage n’osait jamais respirer à fond. Jacob Elordi campe Julius avec une fausse désinvolture, mi-fugueur, mi-ange noir – on dirait un James Dean qui aurait lu trop de romans de gare. Et Will Poulter, en Lee, semble aussi absent que le pays pour lequel il est censé s’être battu. Quant à Diego Calva, dans le rôle d’Henry, il tente d’apporter un peu de tangage, mais c’est comme verser du vin dans une baignoire vide : l’intention est belle, l’effet est mince.
Visuellement, c’est du sucre glace : les plans sont soignés, les éclairages veloutés, chaque décor semble avoir été ciré à la main. Mais voilà : à trop vouloir faire joli, le film oublie parfois d’être vivant. Il frôle la beauté muséale. On admire, mais on touche peu.
Et pourtant, on ne peut pas le rejeter d’un revers de manche. Parce qu’il dit quelque chose du désir tapi, des vies en apnée, des passions enterrées sous des conventions. Il le dit doucement, trop peut-être. On aurait aimé qu’il crie. Ou qu’il pleure. Ou qu’il salisse enfin son bel habit du dimanche.
On apprécie la volonté quelque peu désuète ou nostalgique (au choix) de vouloir réaliser un mélodrame à l’ancienne, un type de films comme Hollywood n’en produit quasiment plus, tout en y injectant des thématiques contemporaines (ici deux romances queer, une gay et une lesbienne). L’idée est louable et tout est mis en œuvre pour respecter les carcans de ces romances passionnées et contrariées se déroulant souvent durant les décennies d’après-guerre. Sauf que le nouveau venu Daniel Minahan n’a pas le talent d’un cinéaste aguerri tel que Todd Haynes (les magnifiques « Loin du Paradis » ou « Carol »). Un cinéaste auquel on pense beaucoup avec « Les Indomptés » dans la démarche mais dont le résultat n’est pas aussi éblouissant.
Le bon coup du film demeure sans conteste sa très belle distribution. Un casting cinq étoiles composé des futures jeunes stars d’Hollywood qui donne beaucoup de cachet et de coffre à l’ensemble. En premier lieu, le futur sez-symbol Jacob Elordi et son charisme digne des plus grandes stars masculines d’antan, de James Dean à Marlon Brando. Un acteur (et un jeune homme) qui ferait fondre la plus frigide des ménagères. Découvert dans la mythique et culte série « Euphoria », il confirme un début de carrière de haute volée grâce à des choix audacieux comme dans le chef-d’œuvre « Saltburn » ou le passé inaperçu dernier film de Paul Shrader « Oh Canada! ». Daisy Edgar-Jones découverte dans la magnifique série « Normal People » et star du reboot de « Twister » sera son pendant féminin, tout aussi exquise et pétrie de charme et de sensualité. Le reste du casting est au diapason et se révèle parfait.
L’image est soignée et conforme à ce qu’on attend de la mise en scène d’un film romanesque et se déroulant dans les années 50. La reconstitution des différents lieux traversés par les personnages est en tous points impeccable et régale notre regard comme ce Las Vegas d’antan quand le nouveau n’existait pas encore. On pourra regretter néanmoins que, pour une œuvre qui se réclame de ce genre-là presque disparu, « Les Indomptés » ne parvienne pas à davantage nous émouvoir et déchaîner les passions si ce n’est lors des toutes dernières séquences, sublimes et bouleversantes.
Mais le principal souci du premier long-métrage de Minahan demeure son scénario. Une intrigue qui fait évoluer une demi-douzaine de personnages mais dont les trajectoires semblent artificiellement reliées par le script. Comme si on suivait deux histoires différentes, d’un côté une romance gay et de l’autre son pendant lesbien. On a la sensation de voir deux films en un seul, comme si les deux romances contrariées avaient été collées de force alors qu’elles provenaient de deux histoires indépendantes censées aboutir à deux films différents. Ceci dit, toutes deux montrent bien la difficulté de vivre l’homosexualité à cette période mais ne creuse pas toujours le sujet en profondeur. Un aspect qui empêche « Les Indomptés » d’atteindre le but désiré de grand mélodrame suranné.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Au départ, on pense un peu au film "Brothers" (2004 ou son remake de 2009), mais c'est un leurre, en fait on vire rapidement vers un mélo à la Douglas Sirk du 21ème siècle. On a donc officiellement une triangle amoureux qui se perd dans les méandres des convenances des années 50, et où l'American Way of Life n'est pas forcément le même pour tout le monde. Les méandres des sentiments sont finalement limpides, on s'attend à la fin, puis on comprend que l'intérêt du film réside dans le cheminement de Muriel/Edgar-Jones qui, à l'insu de son plein gré, choisit une vie secrète qui la rapproche du mode de vie de son amant platonique. Malheureusement, la qualité photo, et une reconstitution d'époque joliment mis en place offre un visuel d'un grande élégance qui occulte une histoire mélo qui manque cruellement de chair et de passion. C'est beau mais l'émotion est rarement au rendez-vous. Pour reprendre une expression d'un camarade cinéphile, on pense effectivement à "un long clip de Calvin Klin ou de Levi's", long et sensuel mais finalement très sage, dans un faux rythme qui nous fait sentir les 120 minutes. Site :
Belle reconstitution de l'époque, acteurs très bons, scènes sensuelles mais qui restent soft. Néanmoins il y a un petit quelque chose qui fait qu'on n'arrive pas trop à s'attacher aux personnages, mais le triangle amoureux femme-femme homme-homme et mariage raté pourrait parler à de nombreuses personnes. A voir.