Il y a des écrivains, des scénaristes et des réalisateurs qui ont ce talent rare et inutile de savoir répondre à des questions que personne ne se pose. Ici, il s'agit de deux amis d'enfance que la vie a séparé et qui, vingt ans plus tard, se retrouvent et se demandent ce que seraient devenues leurs vies si la première n'avait pas déménagé. Pas question de spoiler ici et de dire s'ils trouvent ou non une réponse à cette question sans intérêt. Reste un film soporifique et creux. On est mille fois plus proche d'un roman de Virginie Grimaldi que du "Smoking / No smocking" d'Alain Resnais.
je connais peu le cinéma coréen...je suis parti a sa découverte ce film est très beau, doux, délicat, profond, sensible, poétique j'ai adoré de passer ce moment dans la ouate je vous le recommande... si vous aimez les Etoiles et la profondeur des abysses de l'âme... il est tout sauf ennuyeux...
Il arrive parfois qu'un premier film sorte un peu de nulle part (autrement dit, qu'il n'ait pas été à Cannes) et enthousiasme par sa fraîcheur et sa profondeur.
C'est le cas de ce premier film de Celine Song, américaine d'origine coréenne, qui avait frappé les esprits à Berlin et Deauville, et qui rencontre un fort joli succès en salle depuis sa sortie en France.
L'histoire est simple, assez peu originale, et aussi peu spectaculaire que possible. Elle se déroule en trois temps : une petite fille et un petit garçon s'aiment en Corée à l'âge de neuf ans, les deux protagonistes se retrouvent par internet douze ans après, puis encore douze ans plus tard, à New-York, alors qu'elle a construit sa vie là-bas, avec un mari américain, et que lui est ingénieur en Corée.
Il ne se passe quasiment rien en dehors du résumé que je viens d'en faire. Tout l'intérêt du film réside uniquement dans la fine captation par la caméra des infimes mouvements psychologiques qui traversent les deux personnages principaux, superbement joués par Greta Lee et Yoo Teo.
Il y a quelque chose de vraiment bouleversant dans ce qui se joue entre ces deux-là, qui dépasse de très loin le cadre de l'attirance ou même de l'amour, pour aborder des contrées encore plus intéressantes : l'adieu à l'enfant qu'on a été (c'est d'ailleurs probablement le thème central du film, comme le montre le sublime flash-back nocturne de la fin), le respect envers les autres (les incroyables échanges entre Arthur et Hae Sung) et enfin, l'examen des fines ridules du temps à la surface de nos existences.
Ah que voilà un film qui fait du bien ! Plein de douceur et de délicatesse, il réconcilie le spectateur par une parfaite adéquation entre une forme fluide et un fond d'une exceptionnelle intelligence. Au carrefour de deux cultures, la coréenne au départ puis l'américaine ensuite après la migration de la petite Nora et de sa famille de leur pays natal vers le Canada puis aux USA, la réalisatrice qui semble s'être fortement inspirée de sa propre biographie, nous expose avec une grande sensibilité ce grand écart qui reste le fondement de sa personnalité. L'histoire de cet impossible amour d'enfance est finalement assez accessoire et ne servira qu'à explorer les douleurs de l'émigration et de la recherche des racines. Mais peu importe, c'est la petite musique doucement fredonnée par Nora qui restera dans notre tête longtemps après avoir quitté le cinéma. Le cinéma coréen est encore plein de ressources jusqu'à rejoindre les sommets - c'est pourtant un premier film ! - d'un Woody Allen de sa meilleure période ( Manhattan ou Annie Hall, au hasard...).
Simplement beau... Sans prétention, mais vraiment très beau. Des rôles remarquablement bien joués par les deux acteurs principaux, une ambiance et une photographie qui ne déçoivent pas. On aimerait que ça dure plus longtemps. À voir
« Past lives – Nos vies d’avant » (2023) est le premier long-métrage d’une jeune réalisatrice née en Corée et émigrée aux Etats-Unis, Celine Song qui a écrit le scénario en partie autobiographique. A Séoul Nora et Hae Sung ont 12 ans et sont deux amis très proches mais Nora va émigrer avec ses parents au Canada avant de résider à New York où elle deviendra autrice pour le théâtre. Douze ans plus tard, Hae Sung (Teo Yoo) trouve l’adresse mel de Nora (Greta Lee) et il va s’en suivre de nombreux échanges par mail et par visio mais Nora va demander de faire une pause dans ces échanges virtuels. Douze ans plus tard, Nea Sung prend quelques jours de vacances pour aller à New-York… Un film très intimiste empreint de nostalgie sur l’importance du passé avec cette vie qu’ils auraient pu (ou du ?) avoir si le destin en avait voulu autrement. Un film sans mièvrerie, tout en douceurs et très pudique. La dernière scène lorsqu’ils se quittent est d’une grande finesse dans sa réalisation et sa photographie, sans aucune parole mais avec des attitudes et des regards qui en disent long.
On s’est tous (ou presque) demandé un jour si l'on n’était pas passé à côté de l’amour de sa vie. Cette question existentielle est au cœur du premier film de la réalisatrice Céline Song. Dans Past Lives – Nos vies d’avant, elle raconte le destin d’un garçon et d’une fille, qui, après avoir vécu une partie de leur enfance ensemble, ont dû se séparer avant de se revoir brièvement à l’âge de 20 ans, pour se retrouver à nouveau à l’âge de 30 ans, alors que chacun a fait sa vie de son côté. Lui est resté en Corée dans leur pays d’origine, elle, est partie à New York où elle s’est mariée et mène une vie d’écrivain.
Durant 1h40, on vit au rythme de ces retrouvailles, de cet amour contrarié ou impossible entre deux êtres qui semblent être faits l’un pour l’autre
C’est une véritable petite douceur que nous offre la réalisatrice coréenne avec ce film doudou, sans la moindre tension, pour évoquer ce lien indéfectible entre deux personnes qui imaginent avoir vécu peut-être quelque chose dans une vie antérieure et qu’on appelle là-bas le "Inyeon".
Avec beaucoup de finesse, de douceur, de tendresse et de retenue – des qualités l’on apprécie tant dans le cinéma asiatique – , Past Lives ne joue jamais sur l’émotion facile. C'est un film qui conduit le spectateur dans une introspection nostalgique, confrontant son destin à celui de ces personnages qui éprouvent des sentiments l’un pour l’autre, sans pour autant les exprimer de manière frontale, comme empêchés par une force intérieure qui a décidé autre chose pour eux, et qu’ils doivent accepter.
Un premier film totalement réussi pour cette jeune auteure, et ses deux acteurs (Yoo Teo, Greta Lee) filmés dans un New York comme on ne l’avait plus vu depuis Woody Allen. https://www.hop-blog.fr/past-lives-nos-vies-davant-de-celine-song/
Un joli film dont le rythme lent du début m'a quelque peu déconcertée puis a réussit à me séduire. Des amours innocentes de l'enfance, Nora et Hae Sung se retrouvent deux fois durant deux décades. D'abord virtuellement, par le biais de leurs écrans, puis physiquement. Qu'en est-il de la destinée de ces êtres ? Des interrogations de part et d'autre avec aussi de vrais partages y compris avec le mari de Nora. Chacun pourrait s'identifier à eux en fonction de sa propre trajectoire. Les plans sont subtiles et délicats. A voir !
Quand on voit le logo "A24" avant le début du film, on sait déjà que le film en question, sera d'une qualité exceptionnelle.
Past Lives fait partie des plus beaux films de l'année 2023 sans aucun doute. D'une histoire mélancolique en passant par une romance unique. Également, Celine Song apporte avec grandeur, la beauté du film par sa réalisation ! D'une beauté par son histoire et d'une beauté par ses images et ses plans.
L'alchimie entre les deux personnages fonctionnent à merveille. On est plongé dans l'intimité des personnages avec brio
Dès la scène d'introduction le film nous plonge dans le cœur de l'histoire, notre vie est-elle celle que l'on vit a l'instant ou celle d'un monde parallèle que l'on aurait du/pu vivre. La mise en scène est d'une sobriété dingue, la photographie lumineuse. Les acteurs, tout en retenue, émotion, simplicité portent le film sur chaque plan. Un joli cadeau de Noël
Certains spectateurs disent s'être ennuyés, alors que j'ai trouvé ce film si délicat... J'ai souvent eu les larmes aux yeux. Les dialogues sont subtils, les interprètes semblent filmés avec amour. A l'âge adulte, Ils sont merveilleusement beaux. Cela prouve une fois de plus que la réception d'un film dépend autant du réalisateur, des interprètes et du scénario que de l'état d'esprit du spectateur. Complètement ancré dans notre époque pour les 2/3, ce film nous parle de notre passé, de nos espoirs déçus, des chances que nous avons ratées, mais sans amertume, sans regrets. C'est une douce musique.
Le rytme est lent et le film n apporte pas de magie ou d emotion qui nous aurait portés jusqu à la fin. Les acteurs sont patauds... j ai vraiment trouvé l ensemble râté malgré quelques 2/3 belles scenes. Tres ennuyeux :-(
Ce film nage parfaitement entre espoirs et désespoirs. L'histoire nous plonge dans les aléas de la vie qui peuvent amener les relations vers une fatalité, mais qui laisse la question "et si ça avait été autrement ?" en suspens.
Je ne comprends pas l'engouement critique pour ce film qui, certes, contient quelques belles scènes dans sa dernière partie, mais qui dans l'ensemble est terriblement ennuyeux.