Un bien beau film à l'esthetique un peu trop gratuite, ou comme quoi on peut être nostalgique de tout à propos de rien, et nostalgique de rien à propos de tout. Séoul New-York. Eloignés qu'ils étaient pour se fantasmer une vie meilleur, elle poursuivant le rêve d'obtenir le Nobel de littérature, lui de devenir ingénieur, Nora et Hae Sung, ne se sont plus vus depuis des lustres, grâce à FaceBook ils reprennent contact. Si tu n'es pas un Rom antik ou Coréen dans l'âme mordu des amours platoniques, tu peux toujours t'abstraire de voir ce film,
Réflexion réussie sur la part de liberté ( limitée) dans le choix du partenaire amoureux. Ici c'est le destin qui joue clairement un rôle définitif dans l'impossibilité de cette union malgré l'attirance mutuelle réciproque entre les deux protagonistes.
La première partie est sans doute la plus forte dans ce film romantique à souhait qui tire finalement sur la parabole de Tristan et Iseut et de l'amour idéal et impossible.
On pourra regretter les dialogues qui restent jusqu'au bout trop peu profonds, dans ce titre aérien, délicat, émouvant et nostalgique.
Le spectateur peut s'interroger sur la suite de cette histoire, si elle avait pu avoir lieu. La jeune femme et son ancien ami auraient ils été plus heureux ensemble qu'ils ne le seront avec leur partenaire du moment ?
Le philosophe Comte Sponville dirait qu'il faut se méfier de celles qui croient au prince charmant et de ceux qui croient à la femme idéale nous qui vivons dans un monde imparfait.
Mais on est au cinéma et il n'est pas interdit de rêver ( un peu )
Une très bonne surprise, simple, avec quelques longueurs concentrées dans la dernière demi-heure. Vraisemblablement le film séduira moins le spectateur qui n'est pas animé par un côté " fleur bleue".
C'est rare que j'ai tant envie de quitter une salle de cinema avant la fin d'un film... Rom-com coréenne ultra mediocre. Les personnages n'ont aucune profondeur, leur histoire n'a aucune saveur, meme la capture de l'enfance par le réalisateur laisse à penser qu'il n'a jamais été un gamin lui même. C'est même pas mièvrer c'est juste tmauvais. Ce film n'arrive pas à la cheville du cinéma de son pays d'origine. Les acteurs de cette histoire insipide ne sont pas la nouvelle generation quig renouvelle les acteurs sensibles et subtils qui les ont précédés, c'est du niveau d'un telefilm passable, ou plus justement, c'est niveau le miel et les abeilles. Les images de Seoul et de NY n'apportent rien, ces deux villes ont été filmées avec beaucoup plus de talent, de sensibilité, d'intelligence et de profondeur par d'autres réalisateurs un peu plus consistants A fuir ! Je m'interroge sur les raisons qui font que certains ont tant aimé ce navet !
Un joli film dont le rythme lent du début m'a quelque peu déconcertée puis a réussit à me séduire. Des amours innocentes de l'enfance, Nora et Hae Sung se retrouvent deux fois durant deux décades. D'abord virtuellement, par le biais de leurs écrans, puis physiquement. Qu'en est-il de la destinée de ces êtres ? Des interrogations de part et d'autre avec aussi de vrais partages y compris avec le mari de Nora. Chacun pourrait s'identifier à eux en fonction de sa propre trajectoire. Les plans sont subtiles et délicats. A voir !
Le premier soucis du film est de réussir à nous captiver sur un canevas qui a déjà fait ses preuves, où un couple qui a tout pour s'aimer, qu'on espère même qu'ils vont s'aimer doit pourtant nous perdre dans les méandres du temps jusqu'à nous agacer parfois (embrassez-vous !) jusqu'au dénouement final. La grande réussite du film réside dans la mise en scène de Céline Song, qui nous offre un écrin subtil, touchant, amusant parfois, délicat toujours qui nous renvoie aux premières amours, qui nous rappelle que nos choix aiguillent aussi vers des voies sans issues. Mais la recette a ses limites, le premier bémol est le manque d'osmose dans ce couple, manque trop d'étincelles pour nous faire vibrer. Le soucis c'est que ça ne semble pas volontaire, ça tourne un peu en rond chaque retrouvaille ayant une construction similaire. L'ennui pointe son doigt. Pourtant il y a quelques scènes magiques, des instants de grâce, mais dans un récit inégal qui manque de souffle, de tension pour un mélo sensible mais dont l'enjeu nous emporte pas assez loin dans l'émotion. Un bon moment mais qui ne tient pas toutes ses promesses. Site : Selenie.fr
Un film tout en finesse, sensible et émouvant avec ses enfants qui grandissent, se séparent et se retrouvent adultes pour comprendre que cet amour n'est qu'une illusion de jeunesse...
Nora, une adolescente coréenne doit quitter son premier amour lorsque sa famille émigre au Canada. Quelques années plus tard alors que chacun a suivi sa route sur deux continents différents ils se retrouvent via les réseaux sociaux puis dans la vraie vie. Past Lives est un joli film romantique, remarquablement mise en scène, qui creuse une question existentielle : comment aurait été ma vie si...? Et aussi en creux il aborde la culture originelle et l'acculturation. C'est un bon film mais pas non plus le film de l'année comme le proclame une partie des sites outre-Atlantique.
Joli film, assez cousu de fil blanc, on devine la fin très vite, dès la première scène. Un triangle amoureux assez classique entre la Corée et NYC, la nationalité de 2 des protagonistes apporte une peu d'originalité. On sourit beaucoup.
C'est un premier film magnifique de Céline Song, qui parvient à traduire toute la beauté et la complexité de nos relations humaines rattachées à la notion de “inyeon” (traduite par “destin” ou “providence”). “Past Lives” se propose comme un voyage “doux-amer” dans nos vies antérieures, dans les amours inachevés ou impossibles, dont on garde toujours un goût d’absolu. La réalisatrice dessine remarquablement la complexité de la relation entre Na Young/Nora Moon (avec une Greta Lee lumineuse) et Hae Sung (interprété par un Teo Yoo touchant à en faire pleurer). La pudeur, les silences, la nostalgie, les non dits ainsi que les jeux de regard sont filmés avec délicatesse pour en livrer toute la charge émotionnelle. Séoul et New York deviennent les témoins privilégiés de ce lien émotionnel inextricable, qui perdure dans le temps et qui touche au sublime. Les ellipses permettent de suivre succinctement les épisodes de cette relation intermittente, rare et précieuse: des premiers émois candides, aux échanges virtuels permis par les retrouvailles à distance, pour finir par la présence physique de ces deux êtres agés à présent de la trentaine. Plus que l’histoire d’un amour impossible et absolu, il s’agit également de lever la question des choix de vie, des orientations prises à dessein ou avec renoncement. A ce titre, Arthur le mari de Nora (John Magaro), malgré quelques furtives apparitions, est touché lui aussi par la grâce spoiler: : il présente toute la compassion et les appréhensions face à la beauté d’un lien émotionnel dont il est finalement excl u. Peut-être est-ce là que la philosophie du inyeon parvient à opérer : il existe en ce monde des liens magiques et indéfectibles qui nouent les êtres. spoiler: Parfois, la réalité et nos choix pragmatiques nous amènent parfois à fermer des portes pour “avancer”.
La scène finale est déchirante, bouleversante car avancer c’est aussi renoncer.
Sur une idée de départ séduisante, deux jeunes enfants qui s'aimaient beaucoup vont se retrouver des années plus tard dans un autre pays pour un nouveau chapitre de leur histoire. Seulement si on transpose la vie coréenne dans sa jeunesse et la vie aux USA 20 ans plus tard, la déception risque d'être grande. Le film s'étire en longueur, aux scènes lentes et banales se succèdent dialogues poussifs et creux. Les acteurs ne font passer aucune émotion, aucune révélation ou déclaration n'a lieu. Lui, a un boulot quelconque, elle s'est exilée pour faire la vie dont elle rêvait et n'a pas de regret. Le mari quant à lui désespère que sa femme parle en coréen quand elle rêve : quelles aventures les amis !!!! Si l'on rajoute cette musique au piano gnan, gnan et soporifique, les villas d'artistes bobos, c'est une grosse déception pour un film dont j'attendais quand même bien mieux.
Past Lives plonge avec grande virtuosité et justesse dans l'intimité d'une relation entre 2 amours de jeunesse séparés par les aléas de la vie. C'est dingue comme de simples interactions humaines, lorsque bien mises en scène et interprétées, peuvent vous captiver à vous en donner la chair de poule. Grande prouesse de la réalisatrice qui m'a fait voyager !