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Jade
1 abonné
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3,5
Publiée le 24 mai 2026
Ce n’est pas le premier ni le dernier film autour des amours passés et impossibles. Comme toujours, on ressent cette tension entre deux êtres qui se sont retrouvés et on espère que l’un pourra reconquérir l’autre. Ici ce n’est pas le cas, leur vie d’avant n’étant plus celle de maintenant. On est forcément déçu par cette fin. En fin de compte, un beau film sur l’amour mais c’est du vu et revu.
Sans doute le film le plus juste qu'il m'ait été donné de voir. Le rythme laisse le temps aux sentiments d'être ressentis par le spectateur. Le scénario est parfait et les acteurs d'une justesse remarquable. Un coup de cœur absolu.
Au début j’ai trouvé le sujet un peu creux, et j’ai eu peur de ne pas m’intéresser, puis de fil en aiguille, au fil des belles images, de beaux portraits… je me suis attachée et la fin m’a beaucoup touché … sur la vie et les choix qu’on a pas fait, nos regrets, nos questions « et si … » .
Na Young et Hae Sung sont deux enfants de 12 ans inséparables, jusqu’au jour ou les parents de la fillette décident d’émigrer aux Etats Unis. Plus d'une douzaine d’années après, Na Young devenue Nora dans son nouveau pays d’accueil se souvient avec émotion de leur amitié-amoureuse enfantine. Par les réseaux sociaux elle s’aperçoit que Hae Sung a cherché à la retrouver. Une nouvelle relation se noue entre eux.
Le titre du film fait écho au mot inyeon, qui en Corée du Sud renvoie à une connexion émotionnelle qui unit des êtres, tel le fil du destin. L’équivalent n’existe pas en français pour le traduire convenablement. L’Inyeon revient à plusieurs reprises dans le film tel un leitmotiv qui viendrait surligner les liens forts qui s’imposent aux différents protagonistes de Past Lives, qui liés dans le présent se seraient déjà rencontrés dans des vies antérieures. Au sens propre comme au figuré les enfants d’hier devenus des personnes adultes auraient une destinée commune à vivre. Le propos poétique apparaît alors très romantique.
L’idée était prometteuse et le film excellement interprété tient ses promesses du fait des deux acteurs principaux. Les jeunes gens parviennent à nous émouvoir avec leurs vies d’avant et d’aujourd’hui. Mais le film eut gagné en épaisseur avec l’utilisation de procédés moins didactiques pour marquer la temporalité, et l’écriture des dialogues restent un peu superficielle. Mais le jeune homme dont le visage s’illumine sur un sourire candide et enfantin, est magique dans ce qu’il parvient à véhiculer à l’écran d’émotions face à son amour d’enfance retrouvé. Elle lui donne le change avec beaucoup de charme. Leurs personnages semblent un peu s’être échappés d’un manga qui aurait été transposé au cinéma, du fait de la délicatesse de leurs relations policées.
Celine Song réalise ici son premier film, et parvient à donner l’envie d’attendre le second.
Past Lives (USA - 1h46) de Céline Song avec Greta Lee, Yoo Teo, John Magaro...
Tout y est si vrai et si pur. Sans chichis, sans actions, réactions et sentiments qu'on ne voit que dans les films, sans le surplus romantique qu'on aimerait tous connaître. Pas de gestes ou de mots en trop, la moindre retenue et le moindre silence parlent tant. Et c'est justement ça qui en fait un film si beau et si profond émotionnellement. Voir le réel dans ce genre d'histoires bouleversantes procure une intense sensation de mélancolie qu'on a tous vécu à un moment ou un autre dans nos vies passées.
Magnifique film plein de poésie qui explore deux relations ancrées dans deux cultures, et le choix qui fait renoncer et rêver. J’aurais aimé que les sentiments de la protagoniste envers son copain américain soient peut-être plus clairs/ verbalisés.
Un film qui prend son temps, des séquences qui s'éternisent avec parfois une absence de parole qui interloque. Le concept des retrouvailles m'avait séduit mais force est de constater que ça baille dans la salle et que les paupières se font lourdes. Bref, du cinéma contemplatif qui finit par être touchant mais certainement pas captivant.
Deux amis d’enfance profondément lié sont séparés suite à l’émigration de Corée du Sud de la famille de l’un d’eux se retrouvent bien des années plus tard. Ce drame d’une infinie délicatesse évoque le passé et le déracinement dans un écrin pudique merveilleusement mise en scène par la réalisatrice Céline Song signant pour son premier long-métrage une œuvre douce-amère sur l’amour de jeunesse et l’oubli d’une relation illusoire pour avancer. C’est un film touchant finement interprété marqué par des attitudes, des regards et des dialogues remplis de non-dits qui en disent beaucoup.
Un film tendre où les silences sont sublimes, où l'amour, bien qu’indicible, est là. Si seulement cette histoire d'amour avait commencé autrement et s'était achevée autrement. Et si... Un film qui restera gravé dans mon cœur pour un bon moment.
Tout est juste : les dialogues, les plans, la fin, magnifique. Un cinéma doux et poétique. Tout est dit sans en faire beaucoup. On dirait un plat pas trop gras mais qui remplit le ventre
Un film-poésie, tout en silences, en regards, et en "et si..."
Past Lives ne cherche pas à bouleverser. Il ne force rien. Il chuchote une émotion qui s’installe doucement et ne vous quitte plus. C’est un film fait de non-dits, de regards retenus, de moments suspendus, et c’est peut-être ça qui le rend si fort.
C’est l’histoire de deux âmes liées par un passé commun, séparées par le temps, les choix, les frontières. Et pourtant, le lien reste. Invisible, discret, mais profondément vivant. Il n’y a pas de mélodrame ici, juste une tension sourde entre ce qui aurait pu être... et ce qui est.
spoiler: La scène près du taxi, au moment de se dire au revoir, est l’un des moments de cinéma les plus justes et les plus bouleversants que j’aie vus depuis longtemps. Rien n’est dit, tout est ressenti.
Les acteurs sont d’une justesse rare, notamment Greta Lee, lumineuse de retenue, et Teo Yoo, bouleversant de simplicité. Même le personnage du mari américain est traité avec douceur, sans caricature — chacun existe avec dignité, sans que personne ne soit sacrifié au profit d’un triangle dramatique.
C’est un film qui touche par sa pudeur, sa tendresse, sa grâce. Un film qui parle d’amour sans romantisme, de regrets sans pathos, et de destin sans fatalisme.
Une œuvre subtile, fragile et belle comme un poème, qui vous accompagne longtemps après le générique.
Rétrospective de l'amour parfait car impossible entre Nora et Hae Sung. À l'aide d'un scénario sobre et d'une mise en scène raffinée, Céline Song parvient avec une tendresse néanmoins amer à nous émouvoir et nous toucher.
Vivre pleinement sa vie ou rester cramponné obsessionnellement à celle qu'elle aurait pu être si les choses avaient été différentes. Une attraction et un amour qui semble se transmettre autour de ce duo impeccable.
Past Lives est un mélange réussi entre nostalgie, mélancolie et frustration, vivifier par une Greta Lee éblouissante dans cette attente interminable.