Derniers Avis : Past Lives – Nos vies d’avant - Page 5
Past Lives – Nos vies d’avant
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Edouard64
8 abonnés
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3,5
Publiée le 17 juin 2024
C'est un film touchant, mais trop simple. Qui ne sait qu’un amour de jeunesse est un souvenir figé ? Bien sûr, ce souvenir interroge le présent, et la nostalgie qu’il induit est un bon marqueur de la fragilité de notre relation du moment. Quel dommage que nous ne connaissions des trois personnages que leurs fonctions sociales : deux écrivains à succès et un ingénieur, et rien de ce qui les fait vibrer et vivre. Ce sont des ombres qui ne parlent jamais que de leurs sentiments, jamais du sens qu'ils donnent à leur vie. Un seule échange attire vraiment l’attention : « Tu as rendu ma vie tellement plus grande », glisse le mari à son épouse coréenne. - Moi aussi. - Comme j’aimerais que tu le montres plus ». S’impose peu à peu l’impression – qu’on espère fausse – que l’essentiel des relations entre les êtres réside dans le désir, ou plutôt dans l’envie plus ou moins prononcée qu'ils ont de se revoir, ou plus exactement dans la chaleur plus ou moins marquée de leurs premiers mots, quand après une journée de travail on se retrouve…
Joli film mélancolique comme le cinéma indépendant américain sait le faire. A la limite du formatage Sundance, le film a une vraie sensibilité et une justesse originale dans la description du sentiment d'exil. Les trois acteurs principaux sont remarquables. La fin simple et très bien écrite vous tirera des larmes.
A vu "Past lives" premier film de la réalisatrice Coréenne-Américaine Celine Song. Sur un sujet que l'on devine très autobiographique puisqu'elle en a écrit aussi le scénario, la metteur en scène propose un film sur 3 époques et 2 continents. He et Hae sont amis d'enfance et rêvent même de se marier quand ils seront adultes, mais les parents de la jeune fille décident d'émigrer au Canada. 12 ans plus tard les deux enfants ont une vingtaine d'années et se retrouvent via Facebook et communiquent par Skype (scènes insupportables de dialogues creux par écrans interposés et anti-cinématographiques). 12 années à nouveau plus tard Bae qui a maintenant 34 ans décide d'aller à New-York retrouver Nora (prénom américain de He) qu'il n'a jamais revue en vrai depuis qu'elle a quitté la Corée. Mais elle est mariée à un écrivain. C'est lent, c'est long, les conversations par internet plombent définitivement le film dès son premier quart. Il n'y a aucune sensualité dans cette histoire d'amour contemporaine uniquement platonique. Le succès de ce film doit être générationnel, la longue file d'attente de spectateurs étant principalement composée de très jeunes adultes. Ce qui est probablement une des raisons pour lesquels le sujet du film m'a totalement laissé de marbre. Je me suis même surpris, ce qui ne m'arrive strictement jamais, à m'endormir, il faut dire que la musique originale envahissante est digne d'une salle d'attente d'un spa. Le sujet aurait peut être mérité un traitement littéraire où le choix des mots peuvent donner la possibilité d'une ouverture sur l'imaginaire du lecteur, là où les images banales (pont de Brooklyn, buildings de Seoul, restaurants asiatiques, Statue de la Liberté...) de cette histoire d'amour sans histoire devient sur l'écran rapidement un pensum
Past Lives c'est un mélange entre Un Jour et la série des Before mais à la sauce coréenne. C'est à dire avec des acteurs qui ne semblent pas être des acteurs mais de vraies personnes vivant réellement les événements que l'on voit. Tout semble incroyablement réel. Mais au delà de ça, Past Lives a une réalisation magnifique ! Les plans sont sublimes ! Les cadres, les jeux d'ombre et de lumière, les contrejours, tous les plans sont parfaits. Et les silences, les longueurs, sont incroyablement remplis, les vides sont pleins. Tant d'émotions, tant de poids. C'est juste sublime.
Ce film est sublime dans sa réalisation, dans ses plans, dans la scénographie et dans son histoire. Une belle leçon de vie qui nous rappelle justement que l'on a qu'une seule et qu'il faut dire à une personne qu'on l'aime avant qu'il ne soit trop tard. Merci pour ce doux voyage.
Un film discret et délicat qui touche au cœur à mesure qu'il avance. Un film sur le hasard de la vie et les trajectoires du destin. Les acteurs jouent en finesse et lManhattan en toile de fond évoque l'immigration et le rôle des racines dans nos existences. Très émouvant et subtil.
Le drame de l’américaine Celine Song croûle sous les nominations – 5 aux Golden Globes, 8 à Berlin, 5 à Deauville… sans jamais recevoir aucun prix -, ce qui prouve qu’il n’est pas passé inaperçu. A 12 ans, Nora et Hae Sung sont amis d’enfance, amoureux platoniques. Les circonstances les séparent. A 20 ans, le hasard les reconnecte, pour un temps. A 30 ans, ils se retrouvent, adultes, confrontés à ce qu’ils auraient pu être, et à ce qu’ils pourraient devenir. 106 minutes après, la seule question que je me pose, c’est pourquoi ? Pourquoi ce film poétique, admirable et d’une folle originalité scénaristique n’a reçu aucune récompense ??? C’est le premier long-métrage de Celine Song, qui a quitté la Corée à l’âge de 12 ans pour Toronto, avant de s’installer à New York quand elle a eu vingt ans. Elle s'est inspirée d'une expérience où elle s’est retrouvée assise dans un bar entre deux hommes issus de périodes très différentes de sa vie : son mari, originaire de New York, et son amour de jeunesse, qui venait de Corée et visitait la ville. Il y avait quelque chose de l’ordre de la science-fiction là-dedans, dit-elle. Le inyeon de mon sous-titre désigne en coréen le fil du destin. C’est lui qui relie de façon subtile, très ténue ce triangle amoureux pas comme les autres. Ce qui unit ces trois personnages ne se résume pas en un mot ou une expression. Leur relation est un mystère, et le film ose une réponse à ce mystère. Ce drame léger n’est pas un film sur la relation amoureuse mais un film sur l’amour même. La cinéaste réussit parfaitement le mélange entre les cinémas asiatique et américain, Comme, d’ailleurs l’interpénétration des deux cultures. Un bijou de délicatesse qui parle avec acuité, certes d’amour, mais surtout de déracinement. Greta Lee, Yoo Teo, John Magaro et Seung-ha Moon, sont en tous points parfaits et font vivre sans effets ni artifice cette recherche du temps perdu d’une grande émotion, dans laquelle, au XXIème siècle on ose encore parler d’amour platonique sans s’attirer les railleries habituelles. Voilà un film qui nous révèle une réalisatrice à surveiller de près. Le romantisme n’est pas mort et la douceur dans le relations humaines non plus. Rassurant. Amoureux éternels, ne ratez pas ce bijou.
Ce film m'a émerveillée du début à la fin. Je suis sortie du cinéma complètement chamboulée en remettant mon existence en question. Chaque scene est un tableau et enjolive notre banalité quotidienne. Il nous fait comprendre que le destin est universel mais que les vies antérieurs sont présentes dans certaines cultures. La douceur de ce film s'oppose a la dur réalité de notre vie que nous pouvons relié sur certains plans. spoiler: Un amour qui aurait du naitre dans cette vie, mais par les alinéas de la vie ne se déroulera pas dans celle la.
En bref Past Lives est une oeuvre d'art, dans ses plans, dans les paroles et dans les différentes morales que ce film exprime. Ces morales qui exprime d'abord qu'il faut accepter que des choses ne se sont pas faite dans cette vie-ci.
Plat. Froid. Peu d'emotions perceptible. En fait, typique d'une intimite relationelle inexistante en asie: tres pudiques, au point qu'il n'y a que peu de difference entre un ami et un amant. Des robots emotionnels, et en ca, le film donne une image assez reelle. Techniquement, le scenario sent le rechauffe', la mise en scene est plate, les acteurs sont incomfortables, la photographie banale (en considerant qu'on s'attend a' un peu plus original qu'il y a 20 ans). On s'ennuit.
NY ne suffit pas à faire un bon film, et tout le monde n'est pas Akerman, Mme Song! Il n'y a qu'un pas a faire entre le film lent, et le film chiant. C'est fait.
Par de là les contients (Asie et Amérique), une évocation du temps qui passe, de la nostalgie d'antan, conséquence de choix de vie. Jusqu'où le passé peut-il interférer avec le présent? Il y a un air charmant dans ce récit qui pourtant s'étiole notamment dû à un déséquilibre dans les séquences (dont certains plans sans intérêt) et à un rythme lent. Une histoire un peu trop en surface, qui manque de conviction pour vraiment émouvoir, bien que la dernière scène soit lourde de sens.