Derniers Avis : Past Lives – Nos vies d’avant - Page 3
Past Lives – Nos vies d’avant
Note moyenne
4,1
3888 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
245 critiques spectateurs
5
49 critiques
4
111 critiques
3
58 critiques
2
19 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
christophe D10
34 abonnés
999 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 septembre 2024
Un film mélancolique sur un amour jamais réalisé entre un homme et une femme de nationalité Coréenne, qui se connaissent depuis l’enfance. Le rythme est plutôt lent, mais le film tout en délicatesse a vraiment du charme, et on ne s’ennuie a aucun moment, devant cette romance assez originale. A voir
J’ai adoré ce film délicat, nuancé, intelligent et très romantique sur un garçon et une fille que la vie sépare à 12 ans en Corée, qui se rapprochent sur les réseaux sociaux à 24 ans et enfin se rencontrent en réel à 36 ans à New York sans avoir peut être d’avenir ensemble. Ce film tourne autour de la notion coréenne d’inyeon (le fil du destin) que je ne connaissais pas mais qui est aussi très séduisante. Laissez vous embarquer dans ce voyage doux et lent, entre Corée, Chine, Canada et New York.
Je suis sorti de ce film avec un sentiment mitigé. De grandes qualités portent ce film, qui est un premier pour Céline Song, Le casting tout d'abord. Le trio d'acteurs est assez incroyable et porte l'histoire et les sentiments avec beaucoup de force. On parvient alors facilement à les aimer ou les détester... Les corps et les regards sont aussi parlants que les mots, et cette subtilité fait que l'on passe un agréable moment sans souffrir des quelques ralentissements ou du manque de "rebondissements". Plus qu'une simple histoire d'amour au fil des années, le film porte sur le lien avec ses origines, sa culture, son passé. Ensuite la mise en scène et en particulier les cadrages. Très maîtrisés, on alterne des décors étriqués, voire claustrophobiques, avec de grands espaces en plans larges, parfois en traveling dans lesquels les protagonistes se perdent, se rapprochent, se frôlent, de face, de dos, de profil. Ces choix renforcent le sentiment tragique que les personnages ne sont pas heureux là où ils sont, et crée une certaine empathie pour eux. Mais d'où vient ce sentiment d'être passé à côté ? Peut-être de l'écriture en premier lieu. Incompréhension des ellipses et des absences dans la catégorisation des personnages. Ils n'existent finalement que dans leurs liens entre eux. Peu d'interaction avec le reste du monde (professionnel ou autre). Ce côté étouffant renforce bien sûr l'impression d'enfermement que ressentent les personnages. Mais parfois on a le sentiment que la réalisatrice-scénariste prend trop la peine de nous expliquer et conforter dans ce que nous ressentons (par exemple sur le pauvre "second rôle" d'Arthur qui accepte son sort avec une résignation touchante...). On se met parfois à détester les personnages, ou les situations, et on se sent parfois un peu trop guidés par celle qui tient les manettes (la réalisatrice ou la personnage principale). D'où sûrement une position parfois inconfortable pour le spectateur...
Le premier long-métrage de la réalisatrice canadienne d’origine sud-coréenne, Celine Song, s’inspire pour partie de son propre vécu. Sorti en 2023, ce film évoque avec une infinie sensibilité la question des sentiments amoureux et de leur pérennité dans le temps. A travers trois périodes distinctes et deux lieux différents (Séoul puis New York), on suit la relation qu’entretient une jeune fille avec son ami d’enfance. Le cheminement de cette relation est décortiqué de manière nuancée et subtile. La cinéaste en profite également pour développer avec justesse le thème du choc des cultures. Bref, un triangle amoureux mélancolique très éloigné des traditionnelles comédies romantiques.
Un beau film entremêlé d'histoires de migration, d'identité, de langues, entre autres. J'ai beaucoup apprécié la maturité émotionnelle qui se dégage du film. Ainsi qu'un bon sens de l'humour.
Celine Song signe un très beau film qui donne envie de revivre les moments les plus magiques d’une relation amoureuse mais qui nous confronte aussi à la dure réalité de nombreuses histoires qui ne se sont pas passé comme nous l’aurions aimé. La bande son semble elle aussi mélanger les cultures, discrètement, mais de façon lancinante, avant de laisser la place au silence qui relie les personnages replongés dans leur adolescence. Excellent 1er Long-Métrage de Celine Song qui est son autobiographie romancée qui est réalisé avec une infinie délicatesse et qui est subtil et déchirant ! Past Lives sérieux outsider pour les prochains oscars est un drame romantique qui finit par bouleverser. Film magnifique sa lenteur positive donne de la profondeur à ce portrait de femme exilée qui suit deux Inyeong Interprétation remarquable de tous les acteurs une beauté constante des images et du récit Un film parfait pour l'introspection.
Le pays du matin calme nous offre un film à voir absolument. Les trois acteurs principaux nous font vivre l'histoire d'un acte manqué avec justesse. Les dernières minutes du film sont sublimes.
J'en suis ressortie éblouie. Quelle beauté ! Une histoire qui nous tient sur notre chaise avec trois fois rien : une histoire d'amour de jeunesse mêlée à la mélancolie de l'exil. Et la magie prend. J'aurais voulu que ça dure encore plusieurs heures.
Fort habilement mise en scène, tant dans les cadrages que dans la beauté de certains plans ou dans les enchainements des séquences, cette romance impossible use d'un canevas connu enrichi par l'hypothèse de vies passées pour justifier de liens indicibles. Remarquable par son intelligence émotionnelle, la narration se départ de tout artifice, s'exprimant avec force via un geste retenu, un regard appuyé ou un échange puissant par son explicite sous-texte. Grâce à des portraits psychologiques denses mais esquissés en quelques pudiques détails révélateurs, chaque protagoniste de ce trio - présenté avec originalité dans la scène liminaire - touche. D'une poignante délicatesse.
mon film préféré Comment il est filmé, les acteurs, les émotions, tout est pensé et reflechi. J'ai vraiment vécu l'histoire et Céline Song a réussi à me faire traverser les sentiments des personnages
Past Lives raconte trois épisodes dans la vie d’une femme et d’un homme. Nous les rencontrons enfants, les retrouvons jeunes adultes, et les quittons adultes. Trois épisodes assez courts, qui les lient, dans une vie qu’ils vivent séparés, l’un à Séoul, l’autre à New-York. Les ellipses sont loin d’être vides, et ces dizaines d’année, aucun ne les vit dans l’attente de l’autre. Hae-Sun et Nora se construisent, chacun de son côté. A certains moments ils pourraient se rejoindre (elle passe à Séoul, essaye de le voir, il ne répond pas), mais dans cette vie là, ils ne font que se frôler. L’intensité de leur frôlement donne tout son sens au concept d’Inyeon, la connexion émotionnelle qui unit deux individus.
Les histoires d’amour impossibles sont les plus belles : celle-ci n’échappe pas à la règle. Cet impossibilité est au coeur du scénario de Past Lives. Un homme et une femme devraient s’aimer, et pourtant cela n’adviendra pas. Pas dans cette vie. Cette histoire, qui est vieille comme le monde (coucou Casablanca) est racontée par Celine Song avec beaucoup de singularité. L’importance donnée au mariage de Nora, à son mari, et à leur confiance réciproque, donne une couleur très particulière et poignante à ce récit. Nora dispose de son libre-arbitre, et n’est contrainte par aucun fatum scénaristique. Elle a une attitude américaine, très libre avec ses sentiments. Son mariage est un des plus bouleversant que j’ai vu depuis longtemps au cinéma (où le mariage devient assez rare, ou alors souvent décrié). Cela installe beaucoup de suspense, jusqu’à suspendre le spectateur aux lèvres des protagonistes. On voudrait que les choses débordent, avec le bras tordu par un dilemme moral très passionnant. Il y a quelque chose de très asiatique (pour un film qui est américain, qu’on ne s’y trompe pas) dans la douceur du scénario, qui ne devient vraiment fort que dans sa dernière partie. Et ce récit est d’autant plus riche pour le spectateur que le début était doux, et la mise en place du triangle discrète, et sans drames.
Le film s’ouvre sur une perspective de spectateur : dans un bar, un couple regarde Hae-Sun, Nora et son mari, et s’interroge sur ce qui lie ces trois personnages. On reverra cette scène à la fin de la dernière partie du film, d’un tout autre point de vue. L’enjeu vital de la situation y devient renversant. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que je vois un film qui renverse les points de vue sur une même scène (L’Innocence de Kore Eda). Je trouve le dénouement encore plus inattendu dans celui-ci, tout en étant plus universel, ce qui est une prouesse assez étonnante.
La suite sur https://legoutducine.home.blog/2024/01/17/past-lives-nos-vies-davant/