Derniers Avis : Past Lives – Nos vies d’avant - Page 14
Past Lives – Nos vies d’avant
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Victor
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4,5
Publiée le 17 décembre 2023
Qu'est ce que c'est beau... la photographie comme l'histoire, tout ce que j'aime dans le cinéma. Une belle histoire triste mais un agréable échappatoire
"Past Lives" sérieux outsider pour les prochains oscars est un drame romantique qui finit par bouleverser. En effet la réalisatrice Celine Song s'est inspirée de sa propre vie pour livrer aux spectateurs une histoire simple, mélancolique et parfois déchirante d'un amour impossible entre deux amis d'enfance qui se revoient vingt après et l'écart culturel et social qui sépare les deux personnages principaux du film, interprétés de manière remarquable par Greta Lee et Yoo Teo.
"Past Lives", un film dramatique romantique réalisé par Celine Song, se distingue par son approche délicate et introspective de l'amour et des relations. Le film, porté par les performances captivantes de Greta Lee, Teo Yoo, et John Magaro, explore la complexité des émotions humaines à travers une narration poignante et une esthétique visuelle saisissante.
L'intrigue se déroule sur une période de 24 ans, suivant la vie de Na Young, rebaptisée Nora Moon, et de Hae Sung, deux amis d'enfance dont les chemins se séparent et se croisent à nouveau au fil des ans. La réalisation de Celine Song, dans son premier long métrage, est remarquable, mêlant habilement des éléments autobiographiques à une histoire universelle d'amour et de perte. Le film capture avec justesse la douleur du regret et la beauté de la nostalgie, tout en examinant les choix qui façonnent nos vies.
La performance de Greta Lee en tant que Nora est particulièrement remarquable, incarnant avec subtilité les nuances d'un personnage partagé entre son passé et son présent. Teo Yoo, dans le rôle de Hae Sung, livre une prestation émouvante, reflétant la complexité des sentiments inexprimés et des opportunités manquées. John Magaro, en tant qu'Arthur, le mari de Nora, ajoute une couche supplémentaire de profondeur à l'intrigue, apportant une perspective différente sur les relations et le mariage.
Visuellement, "Past Lives" est un délice. La direction de la photographie de Shabier Kirchner est exceptionnelle, capturant avec élégance les ambiances des différents lieux, de Séoul à New York. La musique du film, discrète mais efficace, complète parfaitement le récit, renforçant l'atmosphère émotionnelle.
Le film aborde des thèmes comme l'immigration, l'identité culturelle et le sentiment d'appartenance avec sensibilité. Le traitement de ces sujets ajoute une couche supplémentaire de résonance à une histoire déjà riche. Les dialogues, bien écrits, oscillent entre l'intime et le philosophique, permettant aux personnages de s'exprimer pleinement.
Cependant, malgré ses nombreuses qualités, "Past Lives" souffre par moments d'un rythme inégal, ce qui peut parfois ralentir la progression de l'intrigue. De plus, certains spectateurs pourraient trouver le film un peu trop introspectif, manquant parfois de dynamisme dans sa narration.
En conclusion, "Past Lives" est un film poignant et magnifiquement réalisé qui explore les complexités de l'amour, du destin et des choix de vie. Avec des performances remarquables et une réalisation impressionnante, c'est un film qui restera longtemps dans l'esprit des spectateurs, leur rappelant les chemins imprévisibles de la vie et les liens indélébiles du passé.
Une romance douce-amère, très K-drama, avec un acteur coréen sensible et charmant comme il faut. Un joli film contemplatif qui s'intéresse à l'amour d'enfance et à ses effets sur la vie d'adulte, quand on ne renonce pas au fantasme pour vivre sa vie au présent et en toute conscience. Si le côté philosophique de l'inyeon, qui lorgne sur un Serendipity pas très réussi, est assez peu convaincant, cette histoire d'apprentissage s'avère néanmoins assez universelle, en tout cas pour qui a une âme romantique.
Ahhhh un film en toute sobriété et pudeur . Magistral comment la tension amoureuse est palpable à travers l'écran alors qu'il n'y aucun contact physique.
Comment dire ! Samuel Beckett, dans son ultime poème, a fini par dire qu’il échouait à dire tout ce ceci-ci. Je me retrouve dans cette difficulté à bien comprendre et dire ce qui se jouait entre cette Nora et ce Hae Sung. Past Lives est-il bien l’histoire de leur amour impossible ? Je ne l’ai pas perçu ainsi. Mais peut-il être le récit d’autre chose ? Je n’en suis pas beaucoup plus sûr.
Il m’apparut pourtant que jamais Nora et Hae Sung ne cessèrent de s’aimer pendant ces deux fois douze années d’absence et de silence. Que leur amour noué à l’enfance était resté pur, préservé et lucide. Se nourrissant de leur impossibilité même, acceptée, partagée, à l’accomplir dans un vivre ensemble. Que leur amour, ne reposant plus que sur la nostalgie de scènes primitives, exempt de nouvelles expériences vécues, autre que cette parenthèse de quelques heures si intenses et bouleversantes, volées ensemble à New York, s’était poursuivi autrement, par l’acceptation de leur désir et de leur destin. Hae est peut-être l’être au monde qui connait et comprend le mieux Nora. Il est en presque de même de Nora pour Hae, habitée malgré tout par le doute. Ne s’interrogeait-elle pas sur les raisons du voyage d’Hao à New York ?
Noa est devenu écrivaine, elle est celle qui a quitté sa Corée étriquée et sans prix Nobel de littérature, pour réaliser son ambition artistique. Hae Sung est celui qui est resté à Séoul, définitivement Coréen, ordinaire, ingénieur. Il s’est persuadé qu’il ne pourrait pas répondre aux aspirations de Noa. La scène finale ressemble à un transfert sacrificiel. Nora peut à nouveau pleurer, grâce au départ de Hae. Et Arthur, son mari, est auprès d’elle pour écouter et consoler ses pleurs, comme le faisait Hae.
Comment dire que ce film pourrait se passer, en théorie, d’images et d’acteurs... Qu’il est avant tout une somme de dialogues pénétrants, ciselés, d’une grande force romanesque. Le dire serait injuste à l’égard de Céline Song, auteure éprouvée et réalisatrice débutante mais déjà grande, et de ses deux magnifiques incarnations, Greta Lee et Teo Yoo.
On n’oubliera pas l’enfance complice de Nora et Hae Sung, affectueuse et tactile, brossée en quelques scènes. Leurs jeux dans le parc au pied du géant de métal. Leurs bras sillonnés de dessins dont ils se sont mutuellement badigeonnés. Leurs mains enlacées à l’arrière d’une voiture, le visage de Noa lové contre le cou de Hae. Leur petite rivalité scolaire, l’une toujours première de la classe, qui pleure d’avoir, une seule fois sans doute, rétrogradé à la seconde, derrière Hae. Leur retour à pied de l’école par un chemin qui finit par les séparer. Et l’aveu de Noa à sa mère : « Je veux épouser Hae Sung. Il acceptera ! ». « Je ne suis plus la petite fille que tu as connue, mais elle est encore réelle, cette petite fille… », confie Noa à Hae Sung, 24 ans plus tard. En toute ambiguité…
Pour un premier film, Past Lives est franchement excellent. J'ai un peu ressenti la même chose que devant “In The Mood For Love”, à savoir une tendresse assez inouïe couplée à une frustration de voir ce couple ne pas pouvoir se former. Car Past Lives est une œuvre avant tout réaliste, qui apporte une petite touche de poésie à travers son “yinyuan” qui laisse entrevoir une autre vie dans laquelle ces deux personnages pourraient vivre leur histoire. Et une autre chose que j'adore est que le petit ami américain a un réel développement également et offre notamment une des plus belles scènes, dans le lit où il dit qu’il ne comprend pas le coréen. La mise en scène n’est peut être pas à la hauteur de la mélancolie qu’émane le film ce qui fait que malgré ma comparaison au début, on est quand même bien loin d’un In The Mood For Love en terme de qualité. Mais la photographie reste jolie et l’histoire se suffit à elle-même, avec une fin douce amère qui restera dans les mémoires. Bref, un très beau film.
Ce film fera écho à quiconque a vécu des actes manqués, quiconque refait le monde de temps en temps avec des "si"
Voir ces 2 être qui auraient pu être ensemble dans une autre vie... sauf que comme le Inyeon l'explique, une multitude de vie potentielle peuvent arrivés ou non.
Tout est une question de destin ....
Le film nous évite les clichés du romantisme gratuit.
Tout ne finit pas toujours bien mais tout ne finit pas toujours mal non plus. C'est sans doute ça la vie.
Ce film nage parfaitement entre espoirs et désespoirs. L'histoire nous plonge dans les aléas de la vie qui peuvent amener les relations vers une fatalité, mais qui laisse la question "et si ça avait été autrement ?" en suspens.
Un poème avec ses moments de douceur, les souvenirs de l'enfance, les réalités de la vie. Hae Sung a gardé dans son cœur la petite Nora qu'il aimait tant pendant son enfance. A travers des moments clés de la vie, on imagine ce qui aurait puis avoir eu lieu mais aussi ce qui aurait pu avoir eu lieu si ça avait eu lieu... D'autres cascades de vie, d'autres rencontres... Mais ça, on ne l'a saura jamais. Ce film montre la beauté de l'attachement profond entre deux êtres qui se sont trouvés, qui sont connectés mais dont les chemins de vie ne prennent pas les mêmes directions, n'ouvrent pas les mêmes portes mais qui seront à jamais unis
Past Lives mérite de s'imposer comme le mélo romantique de fin d'année, le conte de Noël pour adultes. De Séoul à New-York, on baigne dans le bonheur d'être mélancolique, et ça fait du bien. Passons sur les exposés répétitifs d'un concept de la philosophie orientale à la mode (le destin, la réincarnation, tout ça) pour s'attacher aux personnages touchants et joliment brossés. Le héros, Hae Sung, est mignon comme un coeur et plisse admirablement des yeux quand il sourit ; Nora est d'une grâce déterminée et tranchante ; le mari américain Arthur, loin d'être un simple comparse, apporte sa présence désabusée et tendre (magnifique conversation du couple au lit, de loin la plus belle scène avec le "Tu rêves dans une langue que je ne comprends pas"). Personne d'autre n'existe en dehors de ces trois personnages (les parents sont vite expédiés hors champ). Foin des films hollywoodiens de mariage et remariage où les amoureux sans le savoir se croisent, se ratent, se retrouvent entre gags et réparties qui font mouche, de Lubitsch à Wilder : le film se complaît dans une langueur triste qui lui va bien (il pleut à New-York). Certes, le déséquilibre est patent : si lui cherche à retrouver son amie d'enfance, s'il accomplit le voyage de treize heures d'avion, elle fuit (osons le dire : il est plus amoureux d'elle que l'inverse). Et le mari se montre très compréhensif, au-delà du raisonnable : c'est que le film se refuse à tout drame, à tout conflit, à tout désordre (en cela il est profondément asiatique) chassant par trop le trouble et donc l'émotion pure. La mise en scène, avec ses champs contre-champs fluides, ses zooms lents, ses mouvements de caméra peu appuyés (travellings et plans-séquences à peine visibles), frémit en parfaite cohérence avec cette neutralité voulue, qui en rebutera certains, mais qui laisse toute sa place à plusieurs grands dialogues. Quelques plans en hommage à Woody Allen semblent bien inutiles (le pont de Brooklyn, on l'a vu et revu). A voir en couple pour songer à la fragilité du hasard... "Si cela avait été un autre, tu serais allongée à côté de lui".
Dès sa première scène le film m’a attrapé, sans jamais ne me relâché… On y voit trois personnes accoudées à un bar en train de discuter, mais au lieu de les entendre eux, on entend en off un couple imaginant quelle est la vie de ces trois personnes, et évidement c’est ce que nous fera découvrir le film.
PAST LIVES, c’est l’histoire de deux enfants Coréens de 12 ans qui tombe amoureux, mais voient leur histoire s’envoler quand la jeune fille doit partir vivre aux USA. 12 ans plus tard, les réseaux sociaux leurs permettent de se recontacter pour un temps. 12 ans après, ils se rencontre et se retrouvent confrontés à cet amour qui n’a jamais vraiment existé et qui malgré les années passés pourrait bien être là…
Ça commence comme une comédie romantique, mais la manière dont le film est traité, ça part finalement aller dans une autre direction. C’est un film sur les amours d’enfance et ce qu’ils forgent en nous, sur ces pas qu’on n’a jamais osé franchir, sur les non-dits, sur l’identité culturelle et le déracinement, sur ce que l’on abandonne mais aussi ce que l’on gagne en retour…
Le film est d’une pudeur et d’une délicatesse infinie, accordant énormément de sens au moindre regard, geste ou silence. C’est empreint de romantisme, de nostalgie et d’une mélancolie qui crie au spectateur de vivre l’instant présent. C’est malin, d’une profonde justesse et ça évite à éviter les clichés du genre tout en réussissant à bouleverser le spectateur, sans jamais en faire des caisses.
Et puis ça cite ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MINE, alors forcément je perds toute objectivité et je fonds… Je fonds comme avec ce final qui aura réussi à me toucher en plein cœur.
Qu'est ce qui est plus dur à vivre pour quelqu'un que de se voir séparé de son ami d'enfance, qui se voit propulsé à des milliers de kilomètres de son pays d'origine ?
Les souvenirs qui l'habite, et le lien qui s'effiloche.
C'est l'exercice auquel la réalisatrice Celine Song, originaire de Séoul (Corée du Sud) s'est essayée.
Nora et Hae Sung ( interprétés par Greta Lee et Yoo Teo), deux adolescents de douze ans, sont liés par une profonde amitié. C'est d'ailleurs à cet âge-là que leurs sentiments affectifs réciproques pourraient être amenés à évoluer.
Un évènement bascule alors ce quotidien banal, lorsque les parents de Nora décident de quitter la Corée du Sud pour l'Amérique.
spoiler: Les années passent, les deux adolescents grandissent, mais la vie à parfois le don de refaire émerger des fantômes du passé. Et si, 12 ans plus tard, Nora avait rejoint Hae Sung en Corée du Sud ? Que se serait-il passé si Hae Sung avait quitté son pays pour les Etats-Unis ?
Le récit de Celine Song, largement inspiré de son vécu est l'illustration du rêve de millions d'hommes et de femmes qui auraient aimer envisager leur avenir autrement, fantasmant à l'idée que leur vie actuelle n'est qu'une version de milliers d'autres, qu'ils auraient vécu dans le passé ou qui les attend dans le futur.
Si les personnages de Nora et Hua Sung brillent d'authenticité à l'écran, la place d'Arthur (John Magaro) sublime la difficile cohabitation entre amour et amitié, face à l'incohérence des sentiments et de la nostalgie qui l'accompagne.