Derniers Avis : Past Lives – Nos vies d’avant - Page 4
Past Lives – Nos vies d’avant
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Jupii
1 abonné
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3,5
Publiée le 20 avril 2024
Une histoire triste, mais qui reflète plutôt bien la dure réalité de la vie : d'un côté, un homme aimant compréhensif, de l'autre, un homme courant après un train déjà parti du quai depuis des années, et au milieu, une femme souriante tout au long qui à la fin craque, car depuis le début, elle savait la dure réalité de l'impossibilité de cette histoire, malgré qu'il soit, au fond, son véritable amour. Peu marquant visuellement et dans le rythme, mais le scénario sauve un peu tout ce film qui, sur les autres points, reste trop neutre à mon goût.
Un film délicat racontant un amour platonique entre un homme et une femme et qui propose un beau questionnement sur l'impact du passé sur le présent et l'effet d'un amour d'enfance et ses répercussions tout au long de la vie.
Très autobiographique, ce premier long-métrage raconte l’histoire d’une écrivaine new-yorkaise d’origine sud-coréenne ayant émigré avec sa famille aux États-Unis lorsqu’elle avait une dizaine d’années. Un jour, son amour de jeunesse séoulite va se rappeler à elle, entraînant une période de réflexion sur ce qu’aurait été sa vie si elle avait toujours vécu en Corée. Un film très beau dans sa manière de décrire une connexion amoureuse qui ne connaît pas de limite temporelle et géographique, et qui aborde avec émotion les difficultés entraînées par l’exil. Hélas, de nombreuses séquences censées créer du trouble chez le spectateur laissent un brin indifférents. Une œuvre à moitié réussie donc.
Très déçu par ce film, les comportements des personnages sont peu réalistes sur un New York en version carte postale qui ne fait que rajouter de la niaiserie aux longueurs. On dirait que la réalisatrice a voulu faire du Woody Allen à la sauce americano-coreenne, ça tombe à plat.
C'était incroyable. J’ai beaucoup aimé l’inclusion de moments de silence et de plans fixes. Ca permet vraiment de laisser l’histoire respirer, et rend les moments de dialogues plus impactant. Et cette scène finale où ils se regardent, un milliard de mots prononcés sans ouvrir la bouche, j’aurais envie de la revoir encore et encore. La cinématographie et la bande son était très douce, les images sont colorées et nostalgiques. C'était douloureux mais très doux à la fois. On prend le temps de nous raconter l’histoire, de nous montrer, de respirer, et ce sans tomber dans de l’ennuyeux. C’est un film plutôt contemplatif en somme. Le rythme a pour moi rendu ce film plus réel, plus palpable. On arrive à ressentir les émotions de chaque personnages. Les dialogues sont super. Bref, je recommande vraiment de le voir si vous aimez les histoires d’amour à vous déchirer le coeur.
Une romance touchante sur la nostalgie de nos amours d'enfance.
Voilà un film qui mine de rien, offre une belle soirée, pleine de sincérité et d'occasion manqué. Très bien joué et d'une esthétique irréprochable, difficile de ne pas être touché par ce sentiment, que nous avons tous connu un jour.
La mise en scène s'accorde avec le temps qui passe, nous naviguons dans l'espace comme nous naviguons dans nos vies, nos choix, nos espérances et nos regrets. Il y a quelque chose de très poétique et quelque peu tragique dans tout cela et il m'a été difficile de ne pas être touché par son final qui est aussi simple que réussi.
Un film tout en douceur qui s'avère aussi touchant que juste, offrant un point de vue sur l'expatriation et les racines des sentiments, tout en offrant une belle surprise sur la véracité des sentiments à travers une vie et les choix qui en découle.
Comme les personnages, je n'ai pas vu le temps passer...
Whoa !!! Qu’est ce que ce film est beau ! Une vrai romance qui n’est pas prévisible. J’ai rarement vue (pour ne pas dire jamais) une alchimie qui fonctionnait aussi bien entre deux personnages dans un film comme ça ! J’ai était transporté ailleurs pendant 1h40
Tout une partie de nous espère que les deux personnages finissent ensemble, et une autre n’a pas envie car la femme est déjà mariée. On peut ressentir la pureté dans cette amour impossible. Un manque de timing qui fait mal à tout le monde.
Je plein le mari qui sent qu’il n’est pas à sa place et qui limite s’en veut de l’avoir épousé.
Et puis la scène de fin qui semble interminable ! Comme si le temps venait de ce suspendre, avec juste nous, le spectateur ce posant la question « est-ce qu’ils vont finir par s’embrasser ?» Un film cruellement réel, mais raconté de manière magnifique.
C'est la meilleure romance que j'ai jamais vu devant La La Land. N'étant pas friand de romance j'ai pourtant été emporté directement par le récit qui nous montre la beauté d'un amour passionnel. Les deux acteurs jouent très bien, l'ambiance est saine et ne tombe jamais dans le cliché.
La note de 2.5 est peut être sévère, surement d'ailleurs car le film n'est en rien moyen. Seulement, ce film ne vas toucher qu'un certain public, et je n'en fait pas partie. L'histoire nous parle d'un amour platonique, d'une rencontre manquée, de vies qui auraient pu être différentes si des décisions avaient été prises différemment. Ce n'était pas le moment pour nos amoureux transis, mais cette ou ces occasions manquées permettront de vivre le grand amour dans une prochaine vie. Le film est beau, bien filmé, la musique est belle, mais cela reste affreusement calme, sans grande montée émotionnelle si ce n'est peut être dans la dernière scène. Le film est touchant pour qui amoureux de l'amour.
« Certaines traversées coûtent plus cher que d’autres.»
Past Lives-Nos Vies d’Avant est le premier film écrit et réalisé par Celine Song, dramaturge sud-coréenne émigrée à 12 ans au Canada et vivant aux Etats-Unis, comme Nora/Na Young (Greta Lee), le personnage principal. 12, 24, 36 ans, ce sont les 3 époques qu’explore l’histoire à travers le lien qui unit, de loin en loin, Nora et Hae Sung, crush d’enfance resté au pays, dans un mode lent et sans invention visuelle ou narrative, si ce n’est dans la capture des échanges en visio, profonds malgré les dialogues communs et la parabole des réincarnations bouddhistes qui donne un double sens au titre, jusqu’à effeuiller le livre infini des potentialités qu’offre le concept du « in-yun ».
Past Lives traite aussi de la distance et de l’image qu’une immigrée se renvoie à elle-même, entre son passé et son avenir, son amour d’enfance et son mari, son pays d’origine et celui qu’elle s’est choisi pour faire sa vie, le tout décliné à travers une interminable succession de séquences brèves qui lasse par moments. C’est propre, ça n’est pas inintéressant, loin de là, mais, malgré une musique qui s’écoule comme une symphonie légère répondant à la fraîcheur de l’interprétation, c’est d’une lenteur parfois rédhibitoire, surtout durant la première heure. On notera malgré tout les murmures qui ponctuent les silences de certains dialogues, l’analyse et l’expression franche des interactions interpersonnelles dans ce qui devient un triangle amoureux banal et la parfaite reproduction de gestes réalistes qui apportent, heureusement, une touche d’émotion larvée à l’ensemble, encore rehaussé par la qualité de la photo et de quelques plans, classiques mais particulièrement beaux.
Past Lives est d'une incroyable délicatesse d'écriture, d'une beauté amère et d'une puissance émotionnelle insensée. Ca fait beaucoup, je sais. C'est simple, mais c'est percutant et incroyablement juste et un peu désabusé. C'est beau et triste à en pleurer. Une main de fer dans un gant de velours qui nous arrive en pleine tronche
Moment suspendu avec ce film. La mise en scène et le jeu des acteurs sont incroyables. J'ai été attiré par l'affiche et je n'ai aucun regret ! Réalisatrice à suivre !
Magnifique histoire, qui se conclut aussi parfaitement je trouve à mon sens. Les deux acteurs jouent profondément bien, on a l’impression d’être connecté avec eux durant le récit. C’était beau, Merci Céline Song pour un premier film aussi qualitatif.