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Patricia D.
87 abonnés
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4,0
Publiée le 13 août 2023
Sophie, fille d'éleveurs dans un petit village, est une élève brillante. Encouragée par son professeur de maths, elle entre en classe préparatoire dans un prestigieux lycée de Lyon. Elle découvre alors un monde inconnu, des codes et des comportements qu'elle ne soupçonnait pas, tout en restant déterminée à intégrer Polytechnique. La Voie royale déroule un scénario très bien documenté, juste et finement écrit. L'ambiance de "la prépa" est parfaitement rendue et, surtout, les acteur·trices sont excellent·es, à commencer par Suzanne Jouannet qui interprète le rôle de Sophie avec une ingénuité désarmante, farouche et sincère. Un film attachant composé de très beaux portraits, concentré sur un moment de vie déterminant. Un film à savourer comme un plaisir simple et immédiat.
Je m'attendais à un film d'un ennui déconcertant, ma surprise fut grande : De bons acteurs, une idée originale, juste assez d'humour pour alléger le tout...
Un joli film, bien interprété mais qui souffre selon moi de personnages et de situations souvent caricaturales. Quelques invraisemblances et un propos sur la lutte des classes simpliste et maladroit. Trop scolaire ?
L’atmosphère « prépa » est ici aussi vraie, aussi réaliste, aussi crue que dans bien des prépas de haut niveau. C’est magistral. L’interprétation de Suzanne Jouannet est satellitaire, bluffante , Maud Wyler en prof intraitable limite vicieuse mais poussant toutes ses ouailles bien au-delà de leurs limites est extraordinaire, et enfin Lorenzo Lefebvre, Marie Colomb et Alexandre Desrousseaux en élèves bizuts tous bien doués et de bien bonnes familles sont absolument parfaits. Le film est excellent.
Sophie est une lycéenne douée en sciences, et une fois rentrée chez elle, elle aide ses parents et son frère dans la petite exploitation familiale. Un jour, l’un de ses professeurs l’encourage à rêver plus grand et à passer par les classes préparatoires. Une aventure douloureuse dans un monde qui n’est pas le sien. Un film qui raconte les inégalités sociales, et les difficultés à affronter pour s’en extraire. Histoire intéressante mais très classique.
Quel dommage que le message politique, en fin de film, gâche cette plongée dans l'univers souvent méconnu des prépas. Pas sûr que ce film réhabilite une filière très exigeante où l'argent n'achète pas les admissions aux écoles d'ingénieurs. Et merci Mr Arnaud de faire rayonner la France à travers le monde grâce à votre groupe.
Du bon et du moins bon. Du bon, les acteurs engagés dans leurs rôles et très justes. C'est bien filmé. Du moins bon, la naïveté et les bons sentiments qui dégoulinent un peu trop. Et surtout une vision beaucoup trop caricaturale des prépas. Pour avoir fait une bonne prépa parisienne, je n'ai jamais connu un camarade sachant déjà ce qu'il voulait faire dans la vie et affichant comme dans le film des ambitions de réussite à tel concours prestigieux. Peut-être à Louis le Grand mais dans un lycée lyonnais qui n'est pas le Parc, c'est complètement décalé du réel.
Un film très sympa sur le parcours d'une jeune fille dans l'univers (pourtant impitoyable !) des prépas. Illustration de l'adage : il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer... Un scénario réaliste (même si l'itinéraire de cette jeune fille est atypique), une distribution de qualité (Suzanne Jouannet dans le rôle principal est formidable), en font un film agréable à regarder. En particulier, le film n'est en rien pleurnichard, comme on aurait pu le craindre...
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3,5
Publiée le 24 novembre 2023
"La voie royale", c'est la rencontre entre deux mondes qui est personnifiée par Sophie qui quitte son village pour aller dans une grande ville afin de suivre une classe préparatoire aux grandes écoles où se trouvent l'élite de demain avec principalement des personnes de milieux aisés et des boursiers comme elle. Un saut vers l'inconnu qui demande rigueur et abnégation pour "survivre" à un planning surchargé. Une pression qui élimine les plus faibles et pas seulement les moins bons. Une immersion dans un milieu et un cursus qui n'est clairement pas pour tout le monde. Frédéric Mermoud dépeint cela avec justesse et surtout humanité. Nous ne sommes pas aux États-Unis, mais on aurait pu avoir droit aux à-côtés habituels sur les bizutages ou la compétition nocive entre les élèves, mais ce n'est pas ou peu le cas et ça fait du bien d'autant plus que les histoires secondaires sont rafraichissantes. Un parcours semé d’embûches pas du tout édulcoré même si certains points méritaient mieux comme le traitement des différentes classes sociales. Au-delà de l'aspect scolaire, j'ai adoré le personnage de Sophie. Elle ne représente pas le cliché de la campagnarde discrète qui découvre le monde. Elle a du bagou, du répondant, de la personnalité et elle s'affirme. Son duo avec Marie Colomb fonctionne parfaitement. En somme, un vrai bon film auquel j'aurais mis une encore meilleure note si la dernière partie avait été un cran au-dessus.
Tout est fait de façon classique ici. Mais tout est bien fait par Frédéric Mermoud (Moka). Le sujet aurait pu être quelconque mais on ne s’ennuie pas une minute. Quelques résonances dans l’actualité avec les parents agriculteurs (Antoine Chappey et l’excellente et trop rare Maryline Canto). Suzanne Jouannet découverte dans Les choses humaines tient le film sur ses épaules (nommée en révélation aux prochains César). Un film intéressant qui traite plusieurs sujets. Se laisse regarder avec plaisir mais assez vite oublié aussi.
Film très intéressant et passionnant sur un monde à part, celui des cerveaux penseurs. J’aime beaucoup l’abnégation, la force et la persévérance des rêves au-delà des capacités. Il y a aussi cette prise de conscience évidente que c’est un monde qui ne côtoie pas celui d’en bas mais rien n’empêche d’en être conscient après tout. Très bien
Soutenu par un bon casting, un récit d’apprentissage inégal et formaté mais intéressant et sympa sur la pression liée aux grandes écoles, nettement moins sur l'opposition de classes, assez caricaturale. 2,75
Par nature ce type de sujet ne manque pas de contenu ni d’entrées scénaristiques. C’est toutefois quelque chose que tout un chacun connait ou perçoit (mille fois traité au cinéma) et qui sera donc sans surprise. Bien que l’élite intellectuelle et brillante née avec une cuillère en argent dans la bouche (conditions cumulatives) ne soit pas la norme sociale la plus répandue, c’est elle qu’on retrouve dans cette voie royale de l’enseignement supérieur (classes préparatoires) vers les écoles (de la République ou autres) les plus prestigieuses et les carrières et situations en rapport. Quant à elle, la jeune fille sortant de sa campagne et du petit élevage de porcs de ses parents qui vivotent sous la pression des grands groupes agroalimentaires (on pourrait dire du capital, de la bourgeoisie, ça revient au même) et de la technostructure administrative n’aura évidemment pas les mêmes chances C’est le sujet de ce scénario. Mais ce fond n’est traité que de manière très superficielle sur le registre de l’évidence. D’où un manque de contenu dans la démonstration sociale attendue. De nombreuses scènes d’enseignement et de contrôle portant sur les mathématiques et la physique avec des formules toutes les plus absconses les unes que les autres pour le spectateur lambda (vous et moi à n’en pas douter !) font qu’on a du mal à saisir le sens du propos, de la difficulté à se hisser socialement qui passe par les maths, comme s’il n’y avait que ça !