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SB88
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3,5
Publiée le 30 août 2025
La Voie Royale - très bien documenté ! spoiler: On a le droit à de nombreux problèmes mathématiques et physiques et on y croit car les acteurs jouent très bien !
J’ai apprécié que ce soit une jeune fille provenant de la campagne. Se battre avec d’autres élèves brillants mais de milieux sociaux où c’est un plus aisé de faire ces hautes études. On pense aussi au film Hippocrate qui nous montre aussi cette surcharge d’apprentissages 3,6/5
La scène d’accueil, où le discours du chef d’établissement est suivi des «joyeuses» présentations debout sur la table, fait d’emblée penser à « Première année ». Les deux principaux personnages du film de T.Lilti n’ont-ils d’ailleurs pas leurs équivalent(e)s ici avec Sophie, stressée mais déterminée, et Diane, plus zen et ayant d’étonnantes facilités...? J'ai fréquenté un lycée où il y avait indéniablement des bons profs, et aussi quelques classes préparatoires, avec parfois une tendance au conditionnement dès la seconde (un peu comme si cette orientation allait de soi, après un bac scientifique…). Ce qui semble sûr et le film le montre bien, c’est qu’il y a plus d’encadrement qu’à l’université, plus de pression également, il faut finalement assimiler très vite et continuellement un grand nombre de choses...
Excellent de bout en bout! Sophie va intégrer sur les conseils de son professeur ce que l'on appelait "math spé" dans l'espoir de poursuivre dans une grande école. Malheureusement, elle va passer d'intello à un autre statut, celui de provinciale laborieuse dans ses résultats. Fréderic Mermaud filme un parcours du combattant pour cette jeune femme à la verve et aux convictions affirmées. Suzanne Jouannet est aussi à l'aise pour susciter l'émotion que pour résoudre des équations improbables. A l'image de Thomas Lilti pour les études de médecine, rarement un film n'aura aussi bien résumé les difficultés de cette période tout en passant un message fort sur les petits éleveurs endettés.
Excellent film sur l'ambiance très particulière et très rude des prépas aux grandes écoles ! Honnêtement j'ai trouvé ce film très dur et très violent et vraiment je me demande qui peut rêver de faire de telles études vu les drôles de gens qui vont là bas... ils sont cruels, puérils, impitoyables & moi, voir cette pauvre fille de la campagne patauger dans un tel milieu de requins, ça m'a vraiment choqué et bouleversé... un super portrait des écoles ''dorées'' qui ne donne pas envie d'y envoyer ses enfants
Comme « Première année » avec la faculté de médecine il y a quelques années, « La voie royale » met en images un monde d’études secondaires âpre qu’est celui des classes préparatoires. Que l’on vienne de la campagne et que l‘on soit boursier comme Sophie ou bien que l’on soit né avec une cuillère d’argent dans la bouche et que l’on fasse donc comme papa pour Hadrien, cet univers est impitoyable car les sacrifices y sont nombreux mais nécessaires pour faire partie de l’élite ! Abnégation, travail intense, déprime, lutte des classes et concours sont alors montrés à l’écran sans pathos ni artifice, le tout porté par de superbes acteurs. Un très bon film nous parlant d’un sujet intéressant mais finalement peu présent dans le cinéma hexagonal jusqu'alors !
Au début du long-métrage on trouve des accointances avec tout ce nouveau cinéma rural français qui nous parle des difficultés du monde agricole actuel tel que « Petit paysan » ou « Au nom de la terre ». Ce sujet ne sera pas oublié et reviendra sporadiquement éclairer le sujet principal de manière dissociative et en opposition. Puis, « La Voie royale » bifurque vers les mathématiques et les hautes études et nous fait penser au récent et très réussi « Le théorème de Marguerite ». Au final, il va trouver sa propre voie et surtout nous raconter la difficulté pour une boursière issue du milieu paysan de réussir dans les grandes classes préparatoires scientifiques. Pas forcément à cause de son milieu d’origine mais par la difficulté desdites classes, même si mixité et déterminisme social restent le fond et la sève du récit.
Si l’on pourrait croire que le film fasse, à première vue, partie de ce que l’on appelle le cinéma d’auteur français, cela reste très léger et ne se ressent pas. « La Voie royale » demeure accessible, agréable à suivre et s’avère à la fois passionnant et captivant sur les thèmes qu’il entend investir. Sans fioritures, Frédéric Mermoud nous plonge dans les arcanes de ces lieux où on prépare et forme les futurs cerveaux français aux grandes écoles telles que Polytechnique, l’ENA ou les Mines. Le long-métrage évite le piège de l’œuvre quasi-documentaire en se parant d’un personnage principal fort et bien fouillé qui investit pleinement le terrain de la fiction, très bien campé par Suzanne Jouannet. Tout comme on notera une Maud Wyler très convaincante en professeur sévère pour les bonnes raisons.
Après les suspenses intéressants qu’étaient « Complices » et « Moka », Mermoud change de braquet en livrant cette immersion dans un milieu méconnu. Il est loin du prisme tape-à-l’œil et moins probant qu’avait utilisé Kim Shapiron dans « La crème de la crème » qui parlait plutôt de ces endroits en mode débauche. Ici, ce n’est clairement pas le sujet, mais plutôt la complexité de réussir quand on vient de nulle part et le dur labeur pour y arriver qui qu’on soit. En cela, c’est une œuvre très intéressante et qui paraît très documentée, instructive même.
Il est amusant de constater également que « La Voie royale » peut se voir comme l’anti teen-movie par excellence, l’opposé de ce que les films américains montrent des jeunes dans les universités. Et également que les mathématiques peuvent être, encore une fois et étonnamment, plutôt plaisants lorsqu’ils sont représentés sur le grand écran. Ajoutons à cela, des sous-intrigues intéressantes et bien vues comme la relation touchante entre le personnage principal et sa voisine de chambrée ou celle avec un frère investi par la cause agricole. C’est donc une bonne surprise que ce film estudiantin en plus d’une œuvre intéressante et qui ouvre les portes d’un milieu méconnu en pointant ses dysfonctionnements sociaux.
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Troisième long-métrage du réalisateur suisse Frédéric Mermoud, La voie royale nous embarque dans la vie de Sophie, fille d’éleveurs possédant la bosse des maths, qui, poussée par ses professeurs, va intégrer une classe prépa scientifique à Lyon. Loin de ce qu’elle connaissait jusqu’ici, elle va se frotter à ce système d’excellence si particulier, où le mental compte autant que le travail, et où s’expriment au grand jour les disparités de classes sociales. Très documenté, le film a le mérite de ne jamais verser dans la caricature, évitant intelligemment beaucoup de lieux communs, explorant avec finesse les interstices qui permettent l'émergence de formes de solidarité parfois étonnantes. Avec des acteurs excellents – citons Suzanne Jouannet, Maud Wyler, Marie Colomb ou encore Antoine Chappey.
Déçu car on voit une vie d etudiants en classe préparatoire mais pas du tout leur vie après l intégration dans une grande école ni encore après.film et scénario manquant d intérêts .le titre du film est trompeur.
Très bonne surprise, par sa très belle interprétation d'abord, Suzanne Jouannet en tête, avec un rôle plus riche que dans Les choses humaines. Mais aussi Maud Wyler, aux antipodes de son rôle dans Perdrix. Le sujet aurait pu reposer sur des facilités, et ce n'est pas le cas. Chacun a ses ambiguïtés, ses ambitions, ses failles. Belle approche de la complexité humaine en sillonnant cette voie royale et ses chemins de traverses.
Sophie est une lycéenne émérite entre deux travaux à la ferme de ses parents, elle décide de s'inscrire dans une prépa, la possibilité pour elle d'élargir le champ des possibles. Bon film d'un réalisateur suisse plus habitué aux séries qui nous montre que l'ascenseur social n'est pas toujours coincé au rez-de-chaussée même si le déterminisme est lui bien souvent ancré dans les mentalités. Une œuvre joliment interprétée par Suzanne Jouannet que je découvre et qui devrait avoir une jolie carrière si ses choix de films s'avèrent aussi judicieux à l'avenir.
Un film très réaliste malheureusement, montrant les discriminations et fractures sociales dans les études supérieures. La Voie Royale ne choisit pas le pathos et est même plutôt optimiste (la volonté gagnera toujours). De beaux messages donc et une jeune actrice brillante dans le rôle principal (Suzanne Jouannet).
Un bon film parce qu'il fait connaître au grand public cet univers méconnu des classes préparatoires aux grandes écoles. A priori élitiste, c'est à dire réservé aux rejetons de la classe bourgeoise, il ne l'est pas tout à fait, puisqu'on y entre grâce à un brillant parcours scolaire, sur des concours très sélectifs et que notre héroïne est fille d'agriculteurs. Mais que veut nous dire le cinéaste ?son propos me semble un peu ambigu. D'un côté, la jeune fille développe un complexe d'infériorité sociale qui l'amène à envisager de renoncer, comme si elle se sentait illégitime et donc le système paraît critiquable et injuste, de l'autre elle finit par comprendre que c'est aussi à ce niveau de compétence qu'elle pourra le mieux servir les valeurs sociales qu'elle porte et donc le système paraît cette fois justifié. En ces temps de méfiance à l'égard de nos grandes écoles dont nous étions autrefois si fiers, ce film offre une réflexion sur la place que les élites doivent ou devraient assumer dans une démocratie. On voit qu'ils travaillent dur, sont souvent prêts à se décourager ou à refuser eux mêmes (Claire) de se laisser prendre dans un formatage contraire à leur personnalité. D'ailleurs l'héroïne arrivera à ses fins en contournant un peu le système.
Un fillm intéressant sur le milieu des classes préparatoires aux grandes ecoles. Quelques clichés, et c’est parfois un tantinet militant (on aurait pu se passer de l’allusion a bernard arnaud..), mais sinon c’est plutôt reussi et on ne s’ennuie pas devant le parcours de cette jeune fille issue du monde agricole, qui tente sa chance pour intégrer la prestigieuse ecole polytechnique.
Plongée dans le monde des classes prépa, de leurs élitismes et de leurs cadences soutenues pour propulser leurs talents à décrocher l'accès aux grandes écoles. Univers souvent côtoyé par les enfants de milieux dits privilégiés. L'héroïne, Sophie, issue du milieu agricole n'a pas tous les codes. Son manque de confiance, alors qu'elle était la meilleure de sa classe au lycée, exacerbe ses doutes. Beau film sur les difficultés de se hisser hors de sa caste et sur la quête du quoi devenir plus tard et de trouver sa voie. A voir !
La voie royale Film quasiment documentaire sur les classes préparatoires, très réaliste : l'ambiance entre camarades, entre amitié fusionnelle et compétition, les professeurs glaciaux et rabaissant sans cesse les élèves, les abandons, la privation des loisirs à côté des cours. Le film ne prône pas vraiment les classes préparatoires puisque l'héroïne arrête à la fin de la 1ere année, décidant de s'inscrire à la fac et de tenter les concours en admission parallèle. De même pour sa meilleure amie. Le film montre l'absence de sentiments humains, même lorsque Hadrien déclare sa flamme à Sophie, elle reste très focalisée sur son objectif : les concours et préfère qu'il soit son coach à un petit copain. L'actrice principale joue très bien.