La Nuit du 12
Note moyenne
4,0
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775 critiques spectateurs

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Didier C.
Didier C.

28 abonnés 106 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juillet 2022
Admirable ! Les acteurs sont d'une grande justesse. Il se dégage de ce film une grande humilité et humanité.
Nicolaus
Nicolaus

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2022
Un film très juste. Les thèmes sont abordés de façon à la fois forte et pourtant sans que cela tombe dans le mélodrame. Combien de films et de séries auraient abusé des flashbacks censés représenter ce dont se souviennent les personnages. On aurait eu droit aux scènes sur pourquoi Marceau (Bouli Lanners) divorce de sa femme, on aurait eu droit aux flashbacks de ceux qui se souviennent de Clara. Non, là tout est beaucoup plus subtil. Les choses sont dites par des personnages qui montrent qu'ils sont bouleversés par l'affaire sans se rouler par terre. Le problème des relations hommes-femmes est bien posé, avec intelligence, et cela suffit pour que l'on comprenne le fond du problème, pour qu'il n'y ait pas besoin de tout expliquer au spectateur. On a besoin de ces films qui ne tombent pas dans le "je vais tout vous expliquer, mais vraiment tout dans les détails, et je vais y revenir 50 fois, parce que sinon vous ne comprendrez pas". Ça fait donc plaisir aussi de ne pas être pris pour des cruches.
Et puis c'est important d'avoir des films qui nous montrent que, en effet, souvent, dans la vraie vie, de nombreux cas ne sont pas résolus. On ne peut que souhaiter que d'ici quelques années l'affaire soit résolue, mais en attendant elle ne l'est pas, et c'est important de le montrer du point de vue des policiers, de ce qu'ils vivent à la PJ. Un film précieux.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2023
Mais qui est coupable de cet assassinat terrible la nuit du 12 et qui signale dès son introduction que l'on ne trouvera pas le criminel ? Plusieurs suspects mais aucune preuve à l'appui! Dominik Moll brouille les pistes, explore nos obsessions, pose un ensemble de questions (notamment sur la violence des hommes envers les femmes) dans une enquête policière qui ne rèpond pas à des codes ètablis! Le cinèaste porte le regard ailleurs, sur d'autres choses pourtant essentielles, dans un rèel violent et difficile! Le rythme est lent mais la tension est constante! Une vèritable rèussite à tous les niveaux! Le choix des interprètes l'atteste avec une justesse sans pareil! De Bastien Bouillon en policier hantè par cette enquête d'homicide non rèsolue à Bouli Lanners qui s'offre ici l'un de ses plus beaux rôles, en passant ègalement par tous les autres rôles secondaires! Triomphe aux Cèsar avec pas moins de 6 rècompenses dont le meilleur film de l'annèe 2023! On prendrait presque ça pour un coup de maître à ce stade! En tout cas ça fait plaisir de voir Dominik Moll au mieux de sa forme! il mèriterait qu'on le salue, comme nous saluons celui qui fut cèsarisè pour "Harry, un ami qui vous veut du bien" (2000). Images magnifiques du Vèlodrome d'Eybens en nocturne et de la montèe du Col de la Croix de fer depuis Saint Jean de Maurienne...
Nikos
Nikos

23 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2024
Comme l'enquête qu'il décrit, le succès de ce film restera pour moi une énigme non résolue ! On l'oubliera vite, car il laisse le spectateur sur sa faim. Bien que primé, il souffre d'une lenteur notable.
mousscoco@aol.com
mousscoco@aol.com

17 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2023
Voilà vu aujourd'hui sur canal et je comprends pourquoi ce film a eu le cesar. C'est vraiment un chef d œuvre un film qui me marquera et restera dans ma mémoire. L histoire est marquante et la façon donc le film est fabriqué simplement juste sobrement pas de paillette. Bravo et c'est un film d homme alors encore plus bravo.
Félix MASSON
Félix MASSON

35 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2023
J'ai pas grand chose à dire à part que le film est d'un réalisme glacial, d'un direct percutant, d'un ton beau et simple si juste... Ça fait mal car ça doit le faire. La réalité est bizarre, ça "cloche" comme dirait Yohan et la juge dans un échange parfait. Ces dialogues sont supers. Bastien Bouillon est parfait. Le portrait sobre et si complexe d'un policier droit dans ses baskets qui fait face au traumatisme, au fantôme de sa vie. C'est un portrait de la vie, d'un drame, d'un crime, d'une enquête et de la police. D'ailleurs le film décrit ce groupe de collègues avec beaucoup de tendresse sans en garder les gros problèmes que peuvent avoir ces personnes. Il n'y a rien de pathos, rien de dramatique car c'est comme ça. C'est un film à voir si on est prêt... Le seul point negatif que je lui trouverai est qu'il est trop abattant, il n'y a pas de place à l'espoir. C'est le but même du film mais en temps que spectateur, ça m'a fait me sentir mal. J'ai encore le ventre serré et je n'aime pas ça, même si je sais qu'il le faut.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2022
J’ai toujours bien aimé les films de Dominik Moll. Même Le moine ou Des nouvelles de la planète Mars trop sous-estimés à mon goût. Son dernier opus Seules les bêtes était un bijou de thriller. Il nous offre aujourd’hui un polar sombre et tout aussi glaçant. Inspiré de faits réels La nuit du 12 nous faut froid dans le dos d’entrée. La tension va monter crescendo au cours d’un récit aussi sombre que mystérieux où la psychologie des personnages (surtout des policiers) prévaut plus que l'enquête elle-même (on sait d’entrée qu’elle n’aboutira jamais). Même si celle-ci est palpitante. Une fois de plus la direction d’acteurs est impeccable. Bastien Bouillon est parfait en chef de groupe bien secondé par un Bouli Lanners très en forme. Et c’est un réel plaisir de retrouver la trop rare Anouk Grinberg un juge d’instruction. Bref, encore une réussite pour Dominik Moll. Voilà un des films français les mieux écrit et mis en scène de l’année. Un polar noir et glauque à ne pas rater.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2022
Si Dominik Moll tourne depuis près de trente ans (sept longs métrages au total) c’est seulement en 2000 avec « Harry, un ami qui vous veut du bien » qu’il se fait connaître du grand public. Succès public autant que critique (deux Césars, un pour la réalisation et un pour le meilleur acteur dans un premier rôle). Un thriller au suspense parfaitement maîtrisé faisant apparaître un Sergi Lopez saisissant, employé à contre-emploi. Depuis il s’est fait plus discret, ayant choisi d’aller là où son inspiration le guidait. Des films comme « Lemming » (2005) ou « Le moine » (2011) ne sont certes pas complétement aboutis mais surprenants et ne tombant jamais dans la facilité. « La nuit du 12 » qu’il réalise en 2021 lui permet de renouer avec l’approbation d’une critique qui semble le redécouvrir à travers ce film policier spoiler: traitant d’une affaire non résolue
certes mais en aussi résolument dans l’air du temps quant à son approche scénaristique. Le cinéaste peut-être lassé d’être en marge a fini par rentrer dans le rang. Le panneau du préambule indique clairement que 20% des affaires sont classées sans suite. Le spectateur sait donc d’emblée à quelle fin s’attendre. A la PJ de Grenoble, un capitaine fête sa retraite laissant la place à Yohann Vivès (Bastien Bouillon), un policier encore jeune formé sur le terrain qui derrière une façade plutôt réservée entend imposer de nouvelles méthodes laissant plus de place au doute et à l’investigation minutieuse. Il a comme adjoint le brigadier, Marceau (Bouli Lanners), flic blanchi sous le harnais qui semble arrivé aux limites de sa résistance nerveuse par suite de problèmes dans son couple. Une affaire délocalisée à Sait Jean de Maurienne est confiée à la PJ pour tenter de résoudre le meurtre horrible d’une jeune femme retrouvée brûlée vive dans un parc public. spoiler: Clara qui aimait séduire avait beaucoup de relations avec des hommes célibataires ou mariés
. L’équipe autour du nouveau capitaine est entièrement mobilisée pour retrouver au plus vite le coupable. Yohann s’appuie en priorité sur le témoignage de Stéphanie (Pauline Serieys), sa meilleure amie, qu’il est obligé de brusquer un peu pour qu’elle lui fournisse la liste exhaustive des potentiels coupables. Le scénario est habilement construit par Dominik Moll et son comparse habituel à l’écriture, Gilles Marchand, pour faire de chacun des amants de Clara de potentiels coupables sans que rien ne les accuse réellement. Autant dire que l’enquête patine. Progressivement et sous différents prismes, à travers le personnage de Marceau tout d’abord puis celui de Stéphanie et enfin celui de Nadia (Mouna Soualem), une nouvelle équipière remplaçant Marceau trois ans plus tard alors qu’une juge d’instruction (Anouk Grinberg) a rouvert l’affaire classée, monte en puissance la petite musique désormais bien connue que tous les meurtres de femmes sont commis par des hommes (comme si on ne le savait pas !) accompagnée du refrain que les enquêtes sont presque exclusivement confiées à des hommes (c’est un problème ?). Pourrait alors naître dans certains esprits chagrins que peut-être le pourcentage de résolution serait nettement plus élevé si les femmes se chargeaient elles-mêmes de cette tâche. On serait sûr alors qu’aucune solidarité d’aucune sorte pourrait jouer, les hommes étant désormais dans la bouche de certaines militantes féministes considérés dans leur ensemble comme des violeurs qui s’ignorent et qu’ils convient donc de « rééduquer » ou encore mieux de « déconstruire ». A voir l’acharnement des hommes de Yohann Vivès à trouver enfin une piste crédible, on ne peut douter de leur bonne volonté. spoiler: La jeune Stéphanie, lors d’une scène centrale, craquant devant les questions insistantes du capitaine lui intimant de lui fournir enfin la liste exhaustive des relations de Clara fait fausse route en l’accusant de salir la réputation de son amie . En réalité, le policier n’ayant aucune piste tangible ne veut tout simplement pas passer à côté d’un fait même anodin qui pourrait s’avérer essentiel.
Si la plupart des crimes sur les femmes sont commis par des hommes, la plupart des hommes sont parfaitement inoffensifs et respectueux à leur égard. Une question que Dominik Moll en la posant dans son film n’a pas assez cadrée, laissant le champ libre à une interprétation dont il pouvait aisément se douter dans quel sens elle s’orienterait. Il suffit de lire les critiques qui n’oublient pas de saluer ce qu’ils jugent peut-être comme un acte militant du réalisateur. Une faute de goût (espérons qu’il ne s’agit pas désormais d’une case à cocher pour accéder au financement) qui ternit un peu cette « Nuit du 12 » par ailleurs globalement maîtrisée et parfaitement interprétée (mention particulière à Damien Bouillon), décrivant le manque criant de moyens de la police et la détresse qu’il engendre chez des fonctionnaires tous les jours un peu plus en perte de repères.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2022
On peut l’affirmer d’emblée, même si « Harry un ami qui vous veut du bien » était un excellent thriller qui a d’ailleurs permis de le faire découvrir au grand public, Dominik Moll réalise avec « La nuit du 12 » son meilleur film. Et de loin. Un très film grand policier et un très grand film tout court. Il nous était déjà revenu plutôt en forme il y a trois ans malgré, il faut l’avouer, une filmographie en dents de scie. C’était grâce au thriller enneigé aux multiples personnages « Seules les bêtes ». Mais son nouveau film est milles lieux au-dessus. C’est simple, on a rarement vu au cinéma un film policier français aussi magistral et impressionnant. Pourtant, on n’y trouve pas de fioritures, pas plus qu’une mise en scène prétentieuse, ostentatoire ou m’as-tu-vue et encore moins de scènes musclées pour agrémenter une bande-annonce destinée à plaire aux amateurs de films policiers sous testostérone. Non, ici on a droit à une enquête sobre, factuelle et dont le réalisme frôle la perfection à tous les niveaux. C’est du grand cinéma avec un sujet qui hantera nos esprits bien longtemps après le visionnage du film, notamment parce qu’il est tiré d’un faits divers réel.

Dans « La nuit du 12 », on aura donc droit à deux heures de reconstitution très précise où ne seront présentés que les faits, avec un peu de fiction, car il est bien sûr impossible de faire revivre au spectateur un tel homicide suivi de l’enquête qui a suivi trait pour trait. Et forcément, on a le droit et avant tout à beaucoup de cinéma. Du bon et du beau cinéma. D’ailleurs, tout cela n’aurait pas été aussi réaliste et suintant de vérité sans des acteurs de talent. La bonne idée de Dominik Moll est d’avoir choisi des comédiens moyennement connus plutôt que des acteurs célèbres ou que l’on voit trop souvent tels que, au hasard, François Cluzet et Benoit Magimel, par exemple. Son choix s’est porté sur Bastien Bouillon dans le rôle-titre et c’est un coup de maître. Le jeune acteur à la tête d’ange et au visage poupin semble tenir là, si ce n’est le rôle d’une vie, en tout cas celui de la consécration. En flic taiseux, mutique et empathique, il est d’une crédibilité sans faille. Et faire du génial comédien et réalisateur belge Bouli Lanners son partenaire, un flic plus impulsif et sanguin proche du point de rupture est tout aussi malin. Leur duo fonctionne à merveille et leurs échanges, notamment le dernier, sont d’une puissance émotionnelle incroyable grâce à de merveilleux dialogues plein d’acuité (le film, tiré d’un ouvrage a été parfaitement adapté).

Moll a cherché la vérité sur chaque scène concernant, que ce soit un interrogatoire, la découverte d’un nouvel indice ou lors des recherches sur le passé de la victime. On est en totale immersion avec ces policiers, on veut connaître la vérité bien qu’un encart en début du film nous prévienne que ce souhait restera malheureusement non exaucé. Le sans faute est que cette volonté d’objectivité et de vrai se retrouve également dans la description de ce commissariat et des relations personnelles de ses membres. Les problèmes de moyens, les vies privées ratées de ces policiers ou encore leur envie de justice se ressentent comme jamais à travers le grain de la pellicule grâce à une mise en scène sobre et chirurgicale qui prend continuellement leur pouls. Lorsque dans le dernier virage on sent un coup de mou, l’arrivée de deux nouveaux personnages féminins redonne un peu de lumière de belle manière. Et, pour une fois, la morale sur la masculinité toxique très à la mode en salles en ce moment (de « Men » à « Les nuits de Mashad ») est distillée avec tact et beaucoup d’efficacité. Un grand film sur la police (plus que « Polisse » d’ailleurs qui s’apparentait davantage à une chronique de mœurs) et un grand film sur les relations souvent problématiques entre les hommes et les femmes, où les scènes à la fois humbles mais puissantes s’enchaînent sans discontinuer pour un résultat magistral et implacable.

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Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 mars 2023
Mais quelle déception. César du meilleur film ??? C'est une blague ! On dirait un mauvais téléfilm de France Télévision. Le jeu, la réalisation, le grain de l'image, tout y est. J'ai bien saisi la volonté d'insister sur la condition de la femme et l'obstination de la police, mais c'est plutôt très léger, juste en filigrane. Le même genre de dénonciation sur la condition de la femme dans notre société et un regard sur la police plus condescendant se trouve dans La syndicaliste de Salomé. Ici c'est franchement de la toute petite réalisation sans relief. Je ne comprends pas la récompense.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2023
D'accord " la nuit du 12" n'est pas un mauvais film, mais pour les passionnés de polars et autres "true crime" dont je fais partie, rien ne justifie le concert de louanges de la presse et encore moins le fait d'en faire l'un des gros favoris des Césars.
L'affaire par elle-même est sordide mais l’enquête est classique, et la psychologie des personnages pas mieux traitée que dans certaines séries qui ont le temps d'installer de vrais profils psychologiques. Il reste à l'arrivée un film intéressant au rythme lent, très masculin dés le début avec un pot de départ à la retraite, une intrigue qui déroule son fil en ayant prévenu le spectateur dés la première image que le crime resterait irrésolu, mais le cinéma français mériterait de récompenser bien d'autres films plus ambitieux que cette "nuit du 12"...
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2023
Que s'est il passé la nuit du 12? Le genre de drame qui dévore de l'intérieur, même le responsable de l'enquête... mais après deux séquences fortes d'ouverture, le récit s'étiole. Puis, tout semble manquer de conviction, de force, notamment dans l'interprétation et sans doute dû à une réalisation basique, monotone et figée. Un drame judiciaire au sujet terrible mais cela s'arrête là.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2022
Le film policier peut facilement tomber dans la caricature. Heureusement, il arrive par moments que certaines œuvres du genre évitent cela et offrent une véritable impression de réalité. Avec La Nuit du 12, Dominik Moll réussit cela et nous plonge dans une enquête sur un assassinat mystérieux. Nous sommes face à une immersion avec les policiers chargés de cette affaire et partageons leur quotidien partagé entre la tentative de résolution de celle-ci et leurs problèmes personnels pouvant influer sur leur travail (et inversement). Servi par un casting d’une grande justesse (parmi lequel on est heureux de revoir Anouk Grinberg dont la carrière était plus confidentielle depuis sa séparation avec Bertrand Blier), le cinéaste nous montre la complexité de cette enquête en faisant rencontrer les différentes relations de Clara, la victime spoiler: : elle multipliait les amants de passages qui, comme l’indique le héros, auraient pu commettre ce crime horrible (on pourrait même par moments penser à la Laura Palmer de Twin Peaks dans une optique plus réaliste puisque le long-métrage est tiré d’un livre qui s’inspire d’une histoire vraie)
. La Nuit du 12 est donc une œuvre réellement prenante, brillamment interprétée, écrite et mise en scène qui nous permet en plus d’assister à la description tout à fait crédible d’une affaire policière extrêmement complexe.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2023
Le nouveau long-métrage de Dominik Moll est un thriller pas comme les autres. D’abord parce qu’on nous annonce, dès le début, que le film va nous parler d’une affaire non résolue. On se demande alors ce que le scénario va pouvoir nous raconter pendant près de deux heures. Après la dure scène introductive de présentation du crime, le long-métrage narre donc l’enquête policière, comme le font chaque film du genre. Sauf que les potentiels coupables sont nombreux et indissociables. Le récit va alors se pencher sur les tourments du flic en charge de l’enquête. Mais il va surtout nous proposer une réflexion puissante sur les relations hommes-femmes dans notre société. C’est donc bien le thème du féminicide qui se trouve être le cœur du film, ce qui donne une ampleur toute particulière à ce thriller d’une intelligence rare. Bastien Bouillon incarne le premier rôle, ce chef de groupe de la police judiciaire tourmenté par cette affaire. Son interprétation nous laisse, au début, un peu dubitatif. En effet, il est peu expressif, semble froid et détaché. Mais son personnage s’étoffe au fil du récit, et on finit par être en symbiose avec ses émotions. Second rôle de choix, l’excellent Bouli Lanners, aide à briser sa carapace, pour mieux nous permettre de se projeter dans ses questionnements. Mais cette enquête n’est menée que par des hommes et ce n’est que vers le final que des femmes interviennent enfin dans l’enquête. Sans doute trop tard. La Nuit du 12 nous offre tout de même une réflexion brillante sur les féminicides et sur ceux chargés d’élucider ces crimes.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2023
C'est un film très solide, du début jusqu'à la fin. L'histoire est assez classique dans son ensemble. Toutefois, ce qui fait la force des films et sa mise en scène, et ce côté assez nerveux que l'on peut ressentir quasiment tout au long du film. Le casting est de qualité temps dans les acteurs principaux que secondaires.
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