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Ciné-13
177 abonnés
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3,0
Publiée le 7 mars 2024
Elle étouffe et implore Dieu : "Donne moi la force de te quitter!". C'est le portrait d'une juive orthodoxe française qui se rebelle intérieurement mais qui explose devant les règles de chabbat et de la Torah. Cet amour naissant mais platonique entre DE LAAGE et SCAMARCIO est admirablement filmé, tout en nuances et en souffrances. On découvre les cédrats, ces agrumes acidulés cultivés en Italie et qui ne doivent pas être greffés pour respecter les lois diététiques juives. Et le père assènera sa vérité qui éclaire leur philosophie de vie ; "Notre avenir est derrière nous". Merci à FREISS, au travers de son vécu, de nous avoir fait partager ces souffrances et ces exigences religieuses. L'affiche illustre la magnifique scène finale des effleurements de leurs mains.
Ouille ouille ouille... ce film est tellement pénible... pourtant le thème me plaisait beaucoup car le carcan religieux dans laquelle la jeune femme est prisonnière fait froid dans le dos pis en prime le fait que l'histoire se déroule dans le sud de l'Italie m'attirait énormément mais rien à faire... il ne se passe rien, c'est pompeux, l'actrice principal joue mal et je me suis ennuyé à mourir... un fiasco !
Le récit d’émancipation sensible et pudique mais manquant d’intensité d’une jeune femme cherchant à s’échapper du joug de sa famille juive ultraorthodoxe, interprétée par la lumineuse Lou Delaâge. 2,25
Esther (Lou de Laâge) rend visite à une partie de sa famille pour la récolte des cédrats chaque été dans le sud de l'Italie. A 26 ans, elle est issue d'un milieu juif orthodoxe et n'est toujours pas mariée. Peu à peu, elle va commencer à côtoyer timidement un "local" plus âgé (Riccardo Scaramcio), et s'affranchir quelque peu des diktats de sa religion. Il faut se l'avouer, cette quête de liberté reste très conventionnelle, mais laisse planer le doute sur l'issue finale. Stéphane Freiss signe un film tout en douceur où le désir réciproque palpable est traité avec beaucoup de pudeur. Ca manque un peu d'envolées émotionnelles mais, au final, c'est plutôt positif.
Le poids de la religion est un sujet maintes fois abordé au cinéma, et surtout dans les extrêmes évidemment comme le judaïsme orthodoxe. Mais ici le réalisateur-scénariste ajoute un paramètre exotique savoureux, à savoir la cueillette du cédrat. Dès l'arrivée de la famille juive orthodoxe dans cette ferme italienne on perçoit le poids de la religion où on a bien du mal à y voir une famille mais plutôt une communauté religieuse voir une secte où le joie et le naturel semblent proscrit par les convenances et leur foi. Mais aussitôt également on ressent et on comprend le mal être de Esther/De Laâge qui a perdu la foi, qui ne supporte plus les barrières qui la coupe du monde extérieur, on peut même parler d'une haine de sa religion au point de craquer psychologiquement sans que ses plus proches ne s'en aperçoivent, ou plutôt sans que sa propre famille ne s'inquiète plus que ça. Par contre l'histoire d'amour entre Esther et Elio manque totalement d'intérêt, de chair ou même de passion. Le manque d'étincelle entre elle et lui ne permet jamais de croire réellement à cette romance plus ou moins impossible. Site : Selenie.fr
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3,0
Publiée le 25 mai 2023
« Être différent, c'est peut-être avoir le courage d'être soi-même. » Comme chaque année, la famille d'Esther se rend en Italie pour récolter un fruit parfait afin de poursuivre une tradition familiale. Cet été là, elle a décidé d'accompagner sa famille juive ultra-orthodoxe alors qu'elle envisage de rompre les liens avec ces traditions religieuses. C'est simple, Esther n'en peut plus. Elle se sent étrangère dans sa propre famille, une imposteuse qui en a marre de faire semblant et de mentir. Quand elle décrit son quotidien, c'est sur que ça ne donne pas envie. Elle étouffe et a une envie irrépressible de voir ce que le monde est fait et de sortir de cette routine qui la ronge. Mais comment faire, car cette décision serait sans retour en arrière et rester demande finalement plus de courage que de partir. Pour son premier long-métrage, l'acteur Stéphane Freiss aborde donc la perte de la foi dans un environnement familial extrêmement religieux où tout est fait et décidé par rapport à la religion. Si les gens ont fait ce choix, grand bien leur fasse, mais on a le droit d'avoir de la tendresse pour cette jeune femme qui subit cette situation alors qu'elle n'a rien demandé d'autant plus quand on entend certaines discussions sur les règles que les femmes doivent respecter... "Tu choisiras la vie" est un film charmant et sobre qui doit beaucoup à Lou de Laâge et Riccardo Scamarcio qui sont tous deux formidables.
Très beau film .hélas comme souvent ce genre de film n est pas assez proposé dans les salles. Vraiment d une part je ne verrai plus Stéphane Freiss de la même manière . Quelle leçon du choix de sa vie . J ai apprécié que Stéphane Freiss vienne échanger avec le public grâce à ces échanges on comprend encore mieux le film.
Pas mal mais décevant ; deux êtres qui n'arrivent pas à s'émanciper de leur tradition familiale ont la tentation de rompre leurs chaînes mais rien ne se passe....alors près de deux heures, c'est quand même trés long.....
Soporifique à souhait ! Il ne se passe tout simplement rien ! Malgré le jeu sincère de Lou de laâge, ça ne prend pas. Sur le même thème, courez voir plutôt la série Unorthodox !
Esther (Lou de Laâge) a vingt-six ans. Elle est née et a grandi dans une famille juive ultra-orthodoxe qui l’étouffe. À l’occasion du séjour qu’elle effectue chaque année dans le sud de l’Italie pour la récolte des cédrats, elle hésite à franchir le pas et à rompre avec les siens. Elio (Riccardo Scamarcio), le propriétaire italien du domaine agricole, qu’il vient d’hériter de son père, devient le confident de ses hésitations.
Stéphane Freiss, vieil espoir déçu du cinéma français (il obtint dans cette catégorie le César en 1989 mais fit surtout carrière à la télévision et au théâtre) réalise à soixante ans passés son premier film. Son sujet est surprenant et exotique : il nous fait découvrir un usage méconnu, la récolte par les Juifs orthodoxes du cédrat, l’une des « quatre espèces » (avec le saule, la myrte et la palme de dattier) qui doivent être rassemblées et balancées pendant certaines prières de la fête de Souccot.
Si son cadre est original, son sujet n’est pas neuf. Ce n’est pas la première fois qu’on voit un personnage, homme ou femme, prisonnier des règles écrasantes du judaïsme orthodoxe, se battre pour s’en libérer : "Kaddosh" (1999), "Prendre femme" (2004), "Tu n’aimeras point" (2009), "Brooklyn Yiddish" (2017), "Désobéissance" (2017), l’histoire d’amour impossible entre deux femmes d’une communauté juive ultra-orthodoxe londonienne, la mini-série "Unorthodox" (2020)…
Tu choisiras ta vie est porté par le sex appeal de ses deux acteurs principaux. Lou de Laâge a une bouche terriblement sensuelle, la voix rauque et un nom follement aristocratique. Riccardo Scarmacio a des yeux bleus à se damner. Mais c’est un de ses rares atouts.
Son histoire est construite autour de deux interrogations. La première – Esther quittera-t-elle ou non sa famille ? – est tuée dans l’oeuf dès le premier plan qui nous en livre la réponse. Elle l’était déjà d’ailleurs, à bien y réfléchir, dans le titre même du film qui, s’il cite le Deutéronome, encourage son héroïne à la rébellion. La seconde semble aussi nous être dévoilée par l’affiche : Esther et Elio deviendront-ils amants ?
Tu choisiras la vie est un film dépaysant qui traite d’un sujet qui l’est moins. Malgré le charme de ses deux acteurs principaux, il ne réussit pas à sortir des ornières prévisibles dans lesquelles il s’est enferré.