A vrai dire, ce scénario ne casse pas trois pattes à un canard mais pourtant il s’en dégage une ambiance particulière, empreinte de ruralité et de nostalgie (la plupart d’entre nous avons un coin à l’abandon comme ça quelque part dans nos souvenirs). Bref, ça devrait plaire à un large public. Prix spécial du Jury et Prix du public AlloCiné (comme quoi !) au Festival du film de comédie l’Alpe d’Huez (2023), une valeur sûre. Plusieurs thèmes abordés, c’est peut-être le défaut de ce scénario d’ailleurs d’avoir plusieurs entrées pour finalement n'en explorer complètement aucune d’elles. La désertification rurale (400 habitants quand même dont une dizaine d’enfants, pas assez pour maintenir l’école élémentaire à classe unique, plus un seul commerce, plus de médecin, l’héroïne maire de la commune étant d’ailleurs la fille du dernier médecin décédé et faisant finalement à l'occasion parfois office de successeur par défaut), l’illettrisme (Michel Blanc émouvant dans ce rôle) et les tractations entre élus à coup d’échanges de votes et de petits arrangements dans l’instance communautaire de délibération dont relève la commune. Un thème davantage politique qui n’est qu’effleuré et avec lequel il aurait pu y avoir un sujet distinct. A la sortie de la salle, entendu de deux spectatrices très âgées, se soutenant l’une l’autre pour s'aider à marcher preuve qu'elles ont fait un effort pour venir, cette apostrophe à destination de l’employé venant remettre la salle en état pour la projection suivante : « C’était bien ! ». Une critique on ne peut plus sincère. Oui d’accord, c’était bien alors (je note quand même seulement "pas mal" pour être plus objectif). Bizarrerie scénaristique : le film est tourné dans le village du Juch, dans son jus, (le bourg comme on dit en Bretagne), près de Douarnenez, Finistère (29). Mais l'histoire est située dans les Côtes d'Armor (22), cf. les plaques d'immatriculation des véhicules et les panneaux routiers indicateurs de direction. Pourquoi ces diversions ? Venant d'une réalisatrice par ailleurs Bretonne de chez Bretonne !
“Les Petites Victoires” est une comédie sociale réussie, portée par un duo d’acteurs complémentaire. Michel Blanc, parfait en ronchon irrésistible, et Julie Piaton, lumineuse dans le rôle d’une maire débordée mais optimiste, forment le cœur du film et lui donnent tout son charme.
Le scénario, à la fois tendre et émouvant, parvient à faire rire tout en abordant des thématiques sociales réalistes. L’acharnement de cette maire à jongler entre ses multiples responsabilités et à faire avancer les choses, malgré les obstacles, est aussi touchant que crédible.
Cette comédie drôle et humaine, pleine de légèreté mais avec une profondeur sous-jacente, offre un joli moment de cinéma. Une belle surprise qui fait sourire tout en faisant réfléchir.
Une sortie en salle assez discrète, une affiche qui ne nous transmet rien (subjectivement), une bande-annonce qui ne met en avant que les bons sentiments... On y allait au hasard heureux d'un horaire avantageux, et surprise. Toute la famille de se laisser surprendre par ce portrait réaliste des petits villages de zones rurales, drôle sans jamais se moquer (on n'est pas dans une caricature bête et méchante, au contraire), mais aussi sans jamais tomber dans une dramatisation dénonciatrice. On comprend bien les messages des aides qui ne sont pas suffisantes, des quotas à tenir qui sont infernaux et ne pensent pas aux habitants, aux Maires broyés par le système... Sans tomber dans l'accablement de son spectateur avec un discours politique trop pesant, Mélanie Auffret prouve qu'elle sait filmer la campagne avec sincérité, passion, un brin d'auto-dérision nécessaire à un fort attachement du spectateur. On devine vite, si l'on ne le sait pas, que la Dame a réalisé Roxane, déjà un portrait touchant d'un éleveur de poules qui avait des envies plus grandes que son exploitation, des aspirations culturelles qui dépassaient les enclos de ses cocottes... Ici encore, on aime la façon dont Auffret présente ses personnages, qu'on a l'impression de connaître en vrai, entre Madame le Maire qui voudrait bien avoir le courage de s'envoler loin de ce village dont elle a hérité, sans avoir le sentiment de l'abandonner, mais aussi ce vieil homme qui apprend à lire et écrire pour reprendre sa vie en main, et ces villageois qui gravitent autour du binôme avec bonhommie, quelques répliques savoureuses au coin du bec. On s'est même fait avoir par une romance qu'on a jugé trop vite (on a tout juste eu le temps de penser que spoiler: cette histoire d'amour idyllique via Tinder était vraiment niaise et irréelle , que Auffret nous a tiré le tapis sous les pieds) et un final qui refuse la happy-end cucul au profit d'un juste milieu honnête. On termine en ayant même essuyé une petite larme, après avoir tant souri et apprécié ces personnages, après avoir respiré le grand bol d'air frais qu'est Les Petites Victoires.
Bienveillant (un peu trop), gentillet (un peu trop)... Comme souvent le film a de l'intérêt par le jeu de ses 2 acteurs principaux (BLANC et PIATON) : le reste est si ringard... L'échafaudage est branlant : ABELANSKI est un ravi joyeux forcé, l'inspecteur avale toutes les couleuvres, les gendarmes de la campagne boivent et autorisent le débit de boissons illégal, les habitants sont des râleurs compulsifs,... En revanche les enfants sont adorables avec un casting très réussi! C'est beau la Bretagne rurale, c'est ce que je retiendrai...
On est gentils, on est bon public, on sourit facilement et on ne se fait pas prier lorsqu'il s'agit d'être émus, mais là ce n'est plus de l'indulgence, c'est l'aumône! Une telle collection de clichés pittoresques, de bons sentiments, de naïveté exaspérante, d'écriture simpliste, d'humour éculé... On n'a plus le droit de produire de telles daubes, c'est franchement dramatique! A fuir!
Drôle et émouvant, d'adultes et enfants attendrissants, le film aborde plusieurs thèmes : la désertification rurale, les maires multitâches de villages en perte de dialogue, la survie des institutions lorsqu'elles ne sont plus rentables, l'illettrisme aussi. Avec ses personnages hauts en couleurs, des situations cocasses servies par un casting bien pensé, c'est une très sympathique comédie qui réserve aussi de bons moments d'émotions
Je ne sais pas ce qui a convaincu Michel Blanc de faire ce film. Peut-etre a-t-il des frais à régler. Ce qui est sur c'est que meme lui n'a pas l'air de croire à ce qu'il fait. Et pourtant il est aussi assez certain que sans lui, le film n'aurait pas vu le jour. Voilà ce qui arrive quand on laisse les télés décider de ce qui se filme ou de ce qui ne se filme pas. On a des "concept film" soutenus par une star, mais mal écrits, mal filmés, mal travaillés, avec des acteurs qui cachetonnent alors que d'autres jouent leur vie. Le résultat est pénible à voir.
Digne du 13h de JP Pernod ! Que de bon sentiments mais c'est affligeant ! Michel B ne se force pas beaucoup et n'est pas vraiment à sa place de grincheux rural! Film tire larme sur des ressorts éculés et limités ! Vous l'aurez compris je me suis ennuyée et pas plus du tout !
On aimerait sauver quelque chose de ce "Les petites Victoires" (lesquelles, au fait ?..), puisque le sujet ambitionné est important (la désertification rurale - commerces, santé, services publics : tout disparaît...). La forme ? Mais le ton n'a de léger que le nom : "humour" épais et thématique rebattue, avec scènes à faire soigneusement cochées pour scénario France tv (et encore - pour "fiction" prenant la poussière dans quelque réserve). Les interprètes, au moins ? Mlle Piaton piatonise, comme Maman turckheimise - bof... Michel Blanc espère sans doute, sur un malentendu (inspiré ailleurs souvent), capitaliser sur son savoir-faire - hum... Le patronage sur générique de fin (la "Tendresse" de Bourvil) est la cerise sur le gâteau : poncifs et gnangnan, sucreries bourratives pour public peu exigeant, voilà le pauvre menu !
Très beau film. Touchant. Comment meurent des petits villages et comment les habitants se débrouillent pour les faire vivre. Avec des histoires personnelles qui se greffent et enrichissent le film par leur réalité. Les deux acteurs principaux, Michel Blanc et Julia Piaton sont formidables. Et excellente idée d'avoir mis en générique de fin "La Tendresse" chantée par Bourvil. On en sort la larme à l'oeil.
Un petit film sans prétention niveau « plus belle la vie ». Michel Blanc pas très à l’aise dans ce rôle.. l’est il dans les autres depuis la fin de la bande du splendid. L’intrigue reste au même niveau. Seul le personnage féminin laisse un peu de place pour cette bluette…
Comment dire ? J'étais a priori intéressé par les thèmes qui sont développés dans ce film. A savoir l'illettrisme et la désertification des campagnes en France. En faire un film léger, sympathique... pourquoi pas ? c'est un parti pris. Et, au final, qu'est-ce qu'on obtient ? un désastre industriel. Il y a bien quelques aspects intéressants. Julia Piaton est charmante. Elle mériterait de recevoir sa chance dans un film plus ambitieux. Les enfants apportent de la fraîcheur. Et puis, il n'y a plus rien. Le scénario est gnan-gnan, voire stupide. Michel Blanc, mal servi par les scénaristes, n'arrive pas à habiter son rôle, à lui donner une consistance suffisante. Pour apprécier ce navet, il faut vraiment être très très très fatigué.
Comédie à relent téléfilmesque très gentillette, qui ne fait absolument aucune vague. Michel Blanc n'est pas au niveau, Julia Piaton sauve les meubles tant bien que mal.
Petit film gentil, scenario faiblard, il ne se passe tellement rien que la réalisatrice a besoin de remplir avec des vues de clochers. La salle était pleine de têtes blanches sans doute attirées par les critiques élogieuses incompréhensibles. 2 étoiles pour les acteurs.