Pour la douceur du film, du rire aux larmes, la beauté des paysages, un moment reposant dans ce monde de brutes. Bravo à tous ces enfants qui jouent très bien.
Un jolie petit film qui casse pas 3 pattes à un canard mais qui a le mérite d'être agréable à voir dans sa totalité. Le duo Piaton/Blanc fonctionne sur des choses simples entre ses deux caractères différents et le fait de mettre ce vieux grincheux dans une école donne des scènes marrantes. Après on a forcément des moments moins gaie avec le passé de l'un des personnages etc...mais en tous cas cela reste sympa. NOTE : 6/10
Un film qui reflète bien les déserts ruraux : fermeture des écoles, docteurs et petits commerces. Le film est malgré tout très léger, très drôle. Julia Piatton et Michel Blanc sont magistraux!
Ce long métrage français de Mélanie Auffret est une véritable surprise. L’histoire se base dans le village de Kuergen en Bretagne où tous les commerces ont fermés et où l’école est menacé de fermeture. L’institutrice, qui est aussi la maire dévouée, va accepter dans sa classe le vieux bougre analphabète du village, Emile Menot. La réalisatrice aurait pu s’empêtrer dans son sujet des relations inter-générationnelles. Cependant, elle le traite avec une telle humanité et une telle sensibilité que ce film ne tombe jamais dans le pataud ou dans le jugement. C’est comme si elle avait posé sa caméra et qu’elle retranscrivait, sans critique aucune, les vies et les sentiments des habitants de ce village à l’agonie où la vie mêlée d’actions désespérées pour garder l’école ouverte s’animent devant nous. Dans cette société parfois déprimante et inhumaine, ce film vient comme une petite douceur dans l’espoir de nous redonner foi en l’humanité et une société respectueuse quelque soit les différences. Un vrai plaisir en plus d’être une belle surprise.
Joli film sur le quotidien, décrit avec humour et tendresse, d'une maire d'une petite commune, comme il y en a beaucoup en France. Autre sujet abordé l'illettrisme avec aussi de l'humour. C'est un bon feel good movie qui vous fait sourire voire rire par moments, qui vous renvoient à vos tracasseries quotidiennes qui finissent toujours par avoir une solution. Un film qui n'essaie pas de jouer la victoire à tout bout de champ malgré les combines montées pour en obtenir (spoiler: je pense à la fermeture de la classe unique du village ). Et même si cela ne fonctionne, ce n'est pas la fin du monde (même si on pourrait se dire c'est la fin d'un monde qui n'en finit pas de finir). L'interprétation: Michel Blanc est très bien dans son rôle tout comme J.Piaton mais j'ai surtout été sensible aux 2ème rôles notamment bien que court j'ai aimé celui de Marie Bunel (en même temps j'apprécie beaucoup l'actrice). Là où je reste sur ma faim c'est la réalisation et peut-être un peu plus de finesse et d'approfondissement dans l'histoire. Au niveau réalisation, je trouve qu'on est plus proche du téléfilm d'excellente qualité que du film de cinéma. Et une petite pointe de social, de sociétal et de réflexion un peu politique aurait agrémenté l'ensemble. Néanmoins, film qui met de très bonne humeur !
Ce film va clairement passé inaperçu dans les grande villes et auprès du jeune public. Mais dans nos campagnes ce film va sonner juste, gratter là où il faut, jouer la carte de la nostalgie aussi sans pour autant jouer la facilité. Le récit est dans le constat, ainsi quand un village n'a plus que sa fonction de cité dortoir effectivement les petits bobos du quotidien peuvent devenir un problème qui s'aggrave. L'illettrisme étant le sujet cerise sur le gâteau, bien amené de façon simple et sans misérabilisme. Le récit est cohérent, logique dans son évolution, bien servi également par des dialogues justes et vrais, et des passages qui feront écho aux spectateurs. Le casting est très sympa, évidemment Julia Piaton dans un de ses meilleurs rôles, qui fonctionne à merveille avec le vieux bougon Michel Blanc qui est aussi au diapason avec les gamins de l'école. Tout en touchant des thèmes importants, le film reste constamment dans la fantaisie et l'optimisme. C'est la grande qualité de cette petite comédie, évitant l'écueil du temps émotion plus ou moins larmoyant, en restant dans l'optique de faire sourire, et parfois rire. Sans être incroyable, cette petite comédie est légère comme une brise de printemps. Site : Selenie.fr
Mélanie Auffret signe une œuvre pleine de charme et de justesse, où la ruralité devient le théâtre de rencontres improbables et profondément touchantes. Le duo formé par Julia Piaton, institutrice et maire débordée, et Michel Blanc, sexagénaire analphabète au caractère bien trempé, fonctionne à merveille. Leur relation évolue avec une tendresse rare, sans jamais tomber dans le pathos ou la caricature.
Le film brille par sa capacité à mêler humour et émotion avec une finesse remarquable. Chaque scène respire la sincérité, chaque personnage — même secondaire — est traité avec respect et nuance. On rit, on s’émeut, et surtout, on ressort avec le cœur un peu plus léger. La mise en scène sobre laisse toute la place aux acteurs et aux dialogues, et c’est précisément cette retenue qui rend le film si puissant. Les Petites Victoires nous rappelle que les plus grands bouleversements naissent souvent des gestes les plus simples.