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loulou451
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5,0
Publiée le 7 août 2010
Tout simplement un chef-d'œuvre. Sans doute un des dix meilleurs scénarios jamais écrits pour le cinéma américain. Inspirée de l'histoire de Capone, Scarface demeure un modèle du genre en matière de film de gangster. Sans lui, pas de "Parrain", ou de "Il était une fois en Amérique", ou du récent "Public Ennemy". On est ici à des années lumière de son pâle remake réalisé par Brian de Palma. Intense, dense, souvent exceptionnel, le Scarface de Hawks donne la leçon aux thrillers d'aujourd'hui, conjuguant avec une dextérité affolante tueries, massacres, amour, amitié, loyauté, drame grec. Scarface ou une tragédie moderne où la médiocrité de l'homme, sa vanité et son amour du pouvoir prend toute sa dimension. Un chef-d'œuvre du 7e art.
C'est bien sûr un chef d'oeuvre, et historiquement (1932) le presque début d'une longue lignée, mais, ayant couru à l'annonce d'une copie neuve, quelle déception : l'image est presque constamment floue, les contrastes inexistants, on nage dans le grisâtre. Je serais curieux d'avoir l'avis du responsable de ces salles, qui nous a habitué (cf La comtesse aux pieds nus, ou Les quatre cavaliers etc. à des "copies neuves" d'une tout autre qualité.
Très bonne mise en scène, avec des plans superbes en noir et blanc, Paul Muni est assez charismatique, suscitant fascination et répulsion à la fois. Bien que le film soit charcuté par la censure (code Hayes énervant), Hawks s'arrange avec des symboles et en suggérant les scènes ce qui donne beaucoup de charme à l'oeuvre qui n'a pas trop vieillie finalement. Un des meilleurs films de gangsters, néanmoins la relecture de De Palma est plus impressionante.
Hawks s’attaque au parlant, Chicago crépite. Inspiré par la vie d’Al Capone, un film qui défie l’outrage du temps. Violence rythmée de la mise en scène, et puis ces petits riens qui font les grands souvenirs : George Raft faisant sauter un “nickel” dans sa main, et les morceaux de bravoure comme la scène finale.
Que je suis content d’être parisien. Pas par fierté pour ma région, je m’en fous un peu à vrai dire, mais parce que ça me permet de voir d’excellents films qui ressortent chaque semaine dans les cinémas parisiens. C’est mon premier Hawks et que je puis-je dire si ce n’est que c’est vraiment très bien ? Rien que l’apparition du personnage est mythique, et fascine le spectateur d’entrée de jeu, cette ombre et ce sifflotement ne sont pas sans évoquer un certain M. Je ne sais pas si Hawks fait référence à M, mais la ressemblance est assez frappante. Le film comporte de magnifiques idées de mise en scène, toujours avec les ombres on a cette scène de fusillade juste sublime, le film a de manière générale de putains de plans. Mais le mieux reste Paul Muni en truand défiguré, qui a une classe énorme, un personnage réellement fascinant, fou, et très émouvant sur la fin. J’ai beaucoup aimé sa relation avec sa sœur, sa sonnait très vrai, très beau. Par ailleurs, le film m’a semblé très violent pour l’époque, on n’était pas vraiment sous la censure en 32 (si ça avait été le cas le film ne serait pas passé de toute façon), du coup on a de nombreuses fusillades assez « costauds » pour un film hollywoodien de l’époque. Il me semble même avoir aperçu du sang gicler sur un plan large (enfin c’est furtif). Le film fait vraiment penser à M sous bien des aspects, le film veut dénoncer le milieu de la pègre (c’est très explicite avec le carton du début) mais c’est surtout le destin de cet homme qui retient l’attention, qui fait du mal autour de lui, qui se sépare et s’éloigne progressivement de sa mère et sa sœur, magnifiquement interprétée par Ann Dvorak (non moins magnifique). Toute sa beauté se matérialise à la fin où elle *SPOILERE*, fin qui est particulièrement formidable, toute en tension, avec un putain de silence pesant (qui est là tout le film d’ailleurs, il n’y a pas la moindre note de musique si je ne dis pas de bêtises). Bref c’est très très bien, assez sublime visuellement, et reste évidemment en mémoire des icônes telles que la pièce de monnaie de l’acolyte et la mitraillette.
Malgré son âge canonique et l'incroyable remake avec Al Pacino, ce film du célèbre Howard Hawks tient encore très bien la route et a d'ailleurs l'avantage d'être beaucoup plus court. Il depeint à merveille la Prohibition et en particulier la guerre des gangs à Chicago, ville d'un certain Al Capone dit Scarface (tiens donc comme le personnage principal du film !). Un film à voir pour tout fan de film de gangsters qui se respecte !
Chef-d'œuvre du film de gangster, le Scarface de Howard Hawks – Brian De Palma en fit un célèbre remake avec Al Pacino dans le rôle-titre, moins centré sur les relations familiales troubles entretenues par le personnage principal que dans cette version de 1932 – est un délice absolu de vice et de violence. La mise en scène est magnifique d'intelligence, le film est souvent drôle, et l'acteur Paul Muni est simplement éblouissant de par sa folie totale. Absolument superbe.
Un film moins connu que le remake de De Palma mais qui mérite tout autant d'attention. Avec un sujet très polémique à l'époque Howard Hawks dresse un très bon portrait de la pègre de Chicago grâce au personnage de Toni Carmonte, un gangster aux ambitions démesurées et l'un des truands les plus charismatiques du cinéma, et à son acteur Paul Muni. C'est la force de ce personnage, et de tous les autres, qui fait de ce film un mythe plus que l'histoire qui, si elle est très bien menée durant tout le film et sans que le rythme ne s'essoufle une seule fois, ne paraît pas toujours assez approfondie. Hawks ne donne pas assez de précisions sur les affaires de Carmonte et sur sa prise de pouvoir à Chicago, laissant parfois le spectateur sur sa faim. Mais Scarface reste un film de légende qu'il faut voir au moins pour pouvoir le comparer au remake réalisé par De Palma, assez différent mais tout aussi réussi.
vraiment genial un vai vieux film qui dechire bien etonnant ce scarface deja premier choc lol c un italien apparement l'auteur c inspire de la vie de capone puis sa se voit carremtn classe les gars pas salase lol comme celui de depalma tourne a la sauce cubaine ici pas de drogue simplement la prohibiton puis on ne peus s empecher de voir le film de depalma en voyant celuila c fou le nombre de scenes repris presque au mots pres par de palma puis tous y pour un film de gangster,perso vraiment sympa tony camonte s avere tres bon et convaincant avec son regard puis l ambinance est bien presentel histoire bien sur toujours celle que lon connait celle d el ambition d un homme dmeusré pres a tout vraiment pour un film de 1932 asser impressioné un film super ameliore par de palma dans le futur mais super juste une chose que il aurait pu prendre que ja itrouve genial la petite chanson que tony siffle avant de tuer les gars tro pbon enfin sa fait plasir de savoir que tony montana en fait c camonte et que c un rital ahaha
Un film de cet âge doit être traité et manipulé avec des gants blancs tout en soufflant délicatement sur les deux centimètres de poussière accumulée et partant, on ne devrait pas trop le comparer avec l'illustre remake de Brian De Palma plus de 50 ans plus tard !
Et pourtant, on s'amuse à noter les points communs et les différences et on apprécie finalement ces deux interprétations du méchant gangster tourmenté, le vilain garçon mal élevé et brutal même si, cela va sans dire, l'original ne peut décemment lutter à armes égales avec l'un des chefs-d'oeuvres de De Palma. La mise en scène du vieux film et son abus de fondus au noir, ses collages et ses accélérés, son avertissement en préambule (mais que fait le gouvernement contre les gangs de la Prohibition, au secours !...) font sourire, de même que le sur-jeu général des acteurs et des actrices.
Nonobstant ce cinéma d'une autre époque, laquelle ne cesse de nous interloquer avec ses chapeaux et ses tacots, Scarface 1932 propose sa quantité de mitraillades ainsi qu'une ambiance qui lui est propre, forcément surannée mais plutôt sympathique.
Quelques soucis de cohérence se font jour, comme le comportement de la soeur de Tony (Camonte ici, pas Montana...) vers la fin, quand ce n'est pas l'absence inexpliquée du gangster pendant un mois (!) sans tambour ni trompette ou bien la présence dans l'équipe d'un demeuré qui ne sait pas répondre au téléphone (l'élément "comique" du film ?).
Il reste néanmoins ce qui a justifié le remake des années 80, à savoir une figure contrastée du "milieu" et une histoire globalement assez solide. Notons que "The world is yours" est également un letimotiv intéressant repris quasiment tel quel dans le remake, preuve que ce Scarface (agrémenté d'un nouveau doublage français) avait quelques bonnes idées.
Réalisé avec très peu de moyens mais porté par une mise en scène mordante, Scarface rend caducs les avatars de films de gangsters actuels qui jouent du surmontage et peinent à masquer l’inconsistance de leur propos et de leurs images. Les scènes de pause dramatique (au théâtre par exemple) appellent la retour à la réalité de la guerre urbaine. Chaque plan est une étape, un mouvement vers la mort, un glissement perpétuel. La logique narrative n’empêche pas Hawks de gratifier son film de quelques moments particulièrement marquants et puissants
Beaucoup voient en Scarface, et avec raison, un film précurseur et innovateur. Mais qu’en est-il 3/4 de siècle plus tard? Que je sache on ne note pas un film dans le contexte de sa date de sortie, mais bien par rapport au moment de sa vision; or je trouve son coté mélodramatique très chiant, ses interprétations maniérées et parfois quasi théatrales pénibles et somme toute prétentieuses. Je le considère plus comme une étape importante du cinéma, ayant inspiré de nombreux long métrages (et pas seulement le Scarface de 1983), mais de nos jours cela n’empêche pas le film de tomber dans une parodie du gangstérisme vieillotte et bourrée de clichés. Et c’est une honte de dire que cette version est supérieure à celle de De Palma. Si vous avez la nostalgie du cinéma historique, jetez-y un oeil, sinon passez votre chemin.
Quelle surprise de découvrir l’œuvre originale réalisée par Howard Hawks, qui venait alors de mettre en scène Code Criminel. Le réalisateur offre donc un classique instantané en mettant en scène le méconnu Paul Muni, acteur de théâtre s'étant récemment installé au cinéma, qui campe un Tony Camonte blagueur, classe mais aussi violent et immature. Un personnage exécrable mais toutefois toujours souriant qui devient immédiatement un anti-héros attachant. Le long-métrage joue sur les codes classiques du film de gangster des années 20/30, avec ses meurtres à la sulfateuse, ses magouilles et ses traîtrises, ses histoires d'amour compliquées autour de la prohibition... On est sous le charme à la vue de cette histoire originale, aux dialogues savoureux et à l'interprétation sans faille (on peut même y voir le grand Boris Karloff dans un petit rôle). De plus, quand on sait les problèmes houleux survenus lors de la production, on est d'autant plus impressionné par le résultat final : violence amoindrie, fin remaniée, thème de l'inceste entre Tony et Francesca supprimé (bien que l'on peut aisément le deviner), multiples scènes modifiées sans l'accord de Hawks, etc... On sera également surpris de voir les quelques petites différences entre le film et son remake éponyme par Brian De Palma qui a su conserver de nombreuses scènes et thèmes en allant parfois jusqu'au bout, chose que Howard Hawks n'a hélas pas pu faire. On y retrouvera donc la mort de Rinaldo, celle de Lovo, le conflit frère jaloux / sœur dévergondée, le fait que Tony drague Poppy... En bref, Howard Hawks a signé avec Scarface un long-métrage intemporel, véritable archétype du film de gangster violent, lourdement influencé par les méfaits d'un certain Al Capone.