Entre thriller et fantastique, d'abord soporifique où les effets sont répétitifs puis, les événements sont convenus. Enfin, cette histoire alambiquée tourne à la mascarade, au supplice tant le scénario est indigent, recyclant nombre d'idées du passé (Terminator 2, The thing). Reste quelques belles prises de vues.
Il faut imaginer la soirée, d'abord. Le restant d'endives au jambon de la veille réchauffé au micro-ondes, "on va pas se coucher trop tard, je démarre tôt demain matin". Les plateformes de streaming dont on fait défiler mécaniquement les vignettes que l'on a déjà squeezées 1000 fois, bien conscients qu'on ne trouvera rien de bien nouveau. Quand soudain, un miraculeux bloc de fromage fondu sur les endives réchauffées, une miraculeuse vignette inconnue sur la télé. Le titre est peu aguicheur, il ressemble à ceux des téléfilms d'M6 les mardis après-midi lorsque le prof de maths était absent : Une obsession venue d'ailleurs. Viens on regarde et si c'est nul on arrête. Il n'y a bizarrement pas de VOSTFR, et la VO sous-titrée en anglais est en décalé, les sous-titres apparaissent cinq secondes trop tard. On fait sans, allez, et si on comprend pas on arrête. C'est pas nul. On comprend. Il y a ce plan du début, un arbre, une route, une sorte de comète qui s'écrase dans la forêt au loin. Un couple qui part en rando dans cette forêt. Il va se passer un truc, on ne sait pas quoi. Nous voilà happés par la latente menace. Et il se passe un truc, puis deux, puis ce film dont on n'avait aucune idée de ce qu'il était tourne au généreux n'importe quoi. Du surnaturel, des effets spéciaux cheaps, mais ça passe, parce qu'un culot fou dans un scénario qui se contorsionne de façon ultra maligne. On se surprend à crier "Oh !", en se regardant, lorsque LE retournement de situation intervient. Le film n'est sûrement pas un chef-d'oeuvre, mais l'expérience de sa découverte, planqué au fin fond de l'internet, là où d'ordinaire on ne s'aventure pas, tels les héros dans la broussailleuse forêt, c'est sûrement la plus jolie de l'année. C'était notre film, on lui a fait confiance, et il nous l'a sacrément bien rendu (incompréhensible qu'il ne soit pas sorti en salles, et qu'il soit à ce point planqué dans l'internet ; voyez-le, mais ne lisez rien de plus à son sujet avant, vous verrez, ça vous fera les jolis frissons, pour peu que vous vous accrochiez le premier quart d'heure).
Très mauvais 41 minutes oû il se passe rien la suite c'est du n'importe quoi un terminal or the thing passé dans un mixeur avec un goût amer je déconseille
Aller faire une randonnée en forêt à l'endroit où s'est crashé un mystérieux objet tombé du ciel au cours du prologue d'un film n'est jamais très bon signe, Ruth et Harry vont l'apprendre à leurs dépens...
Auteurs de petits films sympathiques, toujours dotés de qualités et de bonnes idées mais au demeurant assez mineurs dans l'ensemble, Dan Berk & Robert Olsen prennent ici le prétexte d'une menace SF sur fond de survival forestier pour s'amuser à extérioriser au maximum les parts d'ombre enfouies chez un jeune couple. En effet, si la complicité amoureuse entre Ruth et Harry ne semble faire aucun doute, il suffit que leur relation ait la possibilité de passer un cap décisif au cours de cette randonnée pour que celle-ci laisse entrevoir des fissures présentes, on l'imagine, depuis un certain temps. Là où Harry recherche le confort à long-terme d'une vie aux côtés de sa promise, Ruth est incapable de simplement s'y projeter, paralysée par un traumatisme de son passé. Résigné mais épris de l'un de l'autre, le couple choisit de clore ce chapitre -et d'étouffer à nouveau ses failles- pour avancer... Mais c'est bien entendu à ce moment précis que va intervenir l'impensable pour à la fois confronter Ruth à ses peurs et la volonté d'Harry de chercher à les faire taire.
Comme la plupart des films de Dan Berk & Robert Olsen, "Significant Other" a donc bon nombre d'atouts à faire valoir. La forme est par exemple réussie, trouvant dans l'isolement contemplatif de la nature de belles occasions pour retranscrire le trouble habitant ses personnages, de leurs manifestations intimes (les crises de Ruth) à la tournure plus fantastique des événements grâce à des FX convaincants et utilisés à bon escient. Le ton complètement atypique attribué à l'incarnation de sa menace est aussi une étonnante trouvaille, son débit envahissant et sa curiosité insatiable tranchant radicalement avec la gravité pesante supposée d'un tel film. En plus d'une phase très bien pensée pour déjouer certaines de nos attentes, "Significant Other" a également le mérite d'utiliser son concept pour vraiment amener ce couple dans ses derniers retranchements, aussi bien en termes de confrontations directes (le face-à-face ménage de bons rebondissements sur la durée) que dans les moyens détournés poussant chacun à exprimer ses remontrances vis-à-vis de l'autre (voire à les imager frontalement) ou à surmonter la terreur qui les habite. Enfin, déjà présente dans le "Villains" de ces réalisateurs, Maika Monroe reste toujours une actrice éminemment douée, son interprétation apportant une nouvelle fois une plus-value qualitative incontestable à l'ensemble, en compagnie ici de Jack Lacy.
Cependant, malgré tout le bien que l'on vient d'en dire, a-t-on l'impression d'avoir vu enfin une oeuvre réellement majeure de la part de Dan Berk & Robert Olsen ? La réponse sera bien plus mitigée, l'étude des vicissitudes étouffées d'un couple par le biais d'un argument fantastique n'est clairement pas une première, surtout dans ce genre de proposition SF intimiste, d'autant plus que celles qui animent Ruth et Harry ne sont pas plus les follement originales que l'on ait vues. Et, même si la volonté d'aborder le tout avec sa propre vision est bien là, c'est donc en grande partie pour ça que, d'un point de vue global, "Significant Other" aura encore un peu de mal à être considéré comme une œuvre justement signifiante pour imposer définitivement ce duo de réalisateurs. Néanmoins, au vu de tous les bons points que l'on peut y relever, un cap est désormais passé dans leur filmographie (bien plus qu'avec "Villains" en tout cas) et on est prêt à parier que leur prochain long-métrage sera le bon, celui qui ne nous en fera manquer aucun autre.
Réalisé et produit avec trois francs, six sous, ce film survival nous tient en haleine, un bémol on veut trop en faire lors de la toute fin. Trois étoiles et demie.
Sur le thème classique des extraterrestres qui s'emparent des humains, mieux vaut revoir la première version en noir et blanc de Invasion of the body snatchers. Au delà de ses incohérences, cette variante à petit budget n'apporte pas la moindre idée originale. On a un peu honte pour le réalisateur et le scénariste. Faut croire néanmoins qu'ils ont été assez malins pour trouver un producteur...
Film d'horreur original, mais qui n'arrive pas à relever le niveau au-delà de la moyenne, pourtant il y avait matière à en faire un bon film. Au lieu de faire un film d'horreur simple et efficace, le réalisateur bascule vers un scénario avec des explications inutiles et un final qui se règle avec une psychologie à 2 balles au lieu d'un bon bain de sang. Voilà ce qu'on appelle un film inabouti.
Original, on ne s'attend pas du tout à ce déroulement. Côté technique, de belles prises de vues, esthétique soignée, décor impeccable prêtant à l'aspect glauque du film, rythme soutenu, le suspens est toujours au rendez-vous. Belle découverte.
Un jeune couple part en randonnée mais les choses prennent une tournure inquiétante lorsqu’ils réalisent qu’ils ne sont peut être pas seuls…
Une obsession venue d'ailleurs (2022) a échoué dans l’indifférence totale sur Paramount+ et à bien y regarder de plus près, il n’y a rien de surprenant à cela, tant ce film n’a rien d’original à nous proposer. On se retrouve face à une énième relecture du cultissime film de Don Siegel (Invasion of the Body Snatchers - 1956).
Hormis la découverte du climax, le film n’a absolument rien de nouveau à nous offrir sur un sujet déjà maintes et maintes fois évoqués. Son manque d’ambition lui donne des airs de téléfilm, voire d’une banale série TV Sci-Fi.
Dan Berk & Robert Olsen (Novocaine - 2025) se contentent de mettre en scène un survival forestier à bas coût et sans réelle ampleur. D’une durée de 75 minutes, le film se paie le luxe (compte tenu de sa courte durée) d’être long à se mettre en place, jusqu’à une deuxième partie plus rythmée, ce qui nous permet (enfin) de sortir d’un état léthargique. Mais trop tard, le mal est fait, on s’est ennuyé, on a baillé et on n’y croit plus.
Pas trop mauvais. Une première moitié ennuyeuse, la seconde interpellante. Un huis clos forestier au budget minimum, bien interprété et quelques rebondissements appréciables. 2.5/5 !!!
Une bonne surprise, ça ne paye pas de mine au départ et finalement c'est plutôt pas mal. On ne sait plus qui est qui et à qui faire confiance. On voit la menace clairement dès l'introduction mais sans la comprendre. Les acteurs sont plutôt bons.
Par contre la fin est assez abrupte et laisse évidemment la porte ouverte à une suite.
Bonne petite surprise... Ne paye pas de mine au début puis au final s'avère vraiment prenant... Effectivement la menace apparaît ds la scène d'intro mais on ne sait pas comment elle procède... Le film m a un peu fait pensé à un The Thing dans la forêt... Un retournement de situation bien trouvé au milieu du film... Une fin bien sanglante et pessimiste...