Venez voir
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Yves G.

1 843 abonnés 4 004 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 janvier 2023
À Madrid, un soir d’hiver, deux couples écoutent un concert de jazz. Le Covid les a longtemps empêchés de se voir. Susana et Dani habitent désormais hors de Madrid, à la campagne, dans une maison dont ils ont hérité. Ils apprennent à Elena et Guillermo qu’ils attendent un heureux événement et les invitent à leur rendre visite rapidement.
Elena et Guillermo, indécrottables citadins, mettront plus de six mois pour honorer cette invitation, prendre à Atocha un train de banlieue et aller passer le dimanche chez leurs amis.

Jonas Trueba s’est fait connaître en France avec "Eva en août", un film qui a enthousiasmé les cinéphiles qui furent nombreux à le classer dans leur hit parade 2020 mais dont j’avais trouvé, à rebours de l’euphorie générale, bien ennuyeuses les déambulations de son héroïne (Itsaso Arano qu’on retrouve ici dans le rôle de Elena). Le réalisateur avait ensuite sorti un interminable documentaire de 3h40, "Qui à part nous", dans lequel il filmait l’évolution, sur une période de cinq années, d’une bande d’adolescents madrilènes.

Il revient à un format plus raisonnable dans ce film à la brièveté déroutante, qui s’interrompt brutalement après une heure et quatre minutes, comme si la pellicule était venue à manquer.

"Le Monde" écrit que "Venez voir" « frôle l’inconsistance » ; j’aurais été plus sévère et lui aurait reproché de s’y noyer. Il se résume à deux discussions interminables filmées entre les deux couples, la première dans la boîte de jazz, la seconde autour de la table dominicale. On n’apprend d’eux presque rien sinon qu’ils sont à un tournant de leur vie, qu’ils caressent des rêves déçus de maternité et que leur écologie politique peine à s’incarner dans une démarche de vie (la campagne où Susana et Dani se sont installés n’a rien de bucolique). En revanche, on a droit à une interminable fiche de lecture de l’essai passablement incompréhensible du philosophe allemand Peter Sloterdijk "Tu dois changer ta vie". Quelques ornementations sursignifiantes accompagnent ce pâle motif : le piano virtuose de Chano Dominguez, les poèmes de d’Olvido Garcia Valdés sur l’irréalité, la chanson country alternative de Bill Calahan "Let’s Move to the Country"…

On sort de la salles avec la désagréable impression d’un foutage de gueule prétentieux et vain.
HASTENEP
HASTENEP

14 abonnés 86 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 janvier 2023
C'est un film qui ne raconte quasiment rien : les premières minutes du film résument ce qui se passe durant tout le film.

Un scénario inexistant et surtout une fin saccagée : une jeune femme urine dans un champ quand l'équipe technique apparait à l'écran ...

La bande son serait excusée pour un étudiant de cinérama en première année .

A fuir.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 583 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2023
Une heure interminable avec quatre personnages certes sympathiques mais qui nous renvoient leur existence comme une vie ennuyeuse.
traversay1

4 474 abonnés 5 347 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2022
Il y a actuellement une "hype" Jonás Trueba, concrétisée notamment par une intégrale de sa filmographie présentée lors de la 50ème édition du Festival de La Rochelle. Venez voir, dont la durée n'excède que de peu l'heure de projection, a été réalisé avec une grande économie de moyens, autour des conversations de 4 trentenaires, d'abord à Madrid, après un concert, puis 6 mois plus tard, à la campagne, dans la maison de l'un des deux couples. Avec Venez voir, c'est au fond toujours le même débat autour d'un cinéma volontairement minimaliste, où les dialogues occupent toute la place, et volontiers philosophiques et existentiels. Filmer presque rien nécessite un certain talent et Trueba n'en est pas dépourvu mais l'exercice a ses limites et peut aisément susciter des remarques acerbes du style : "les bobos parlent aux bobos", une assertion qui n'est pas dénuée de bon sens. Il n'y a aucune obligation à aimer ce type de cinéma, pas plus qu'à apprécier celui de Hong Sang-soo, par exemple, ni à s'extasier pour une mise en abyme qui ressemble à une posture auteuriste qui n'étonne pas vraiment. Nonobstant les réserves que l'on est droit d'émettre sur ce film bien indolore, gardons tout de même un œil sur le fils de Fernando Trueba, qui ne sera pas toujours à la mode, et qui possède, sans l'ombre d'un doute, la capacité d'enfin nous surprendre un jour, hors sa zone de confort.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 157 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 janvier 2023
Je m'étonne que personne n'ait trouvé judicieux d'alerter le réalisateur de la totale inconsistance du scénario, de l'intérêt zéro de cette histoire, de l'incompétence absolue des acteurs à incarner autre chose que la banalité quotidienne.
Le film commence par quatre très longs plans fixes sur des visages inexpressifs. C'est hélas ce à quoi peut se résumer ce film qui est le bidule le plus nul que j'ai vu depuis 10 ans (au moins.)
gimliamideselfes

3 429 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2023
Trueba semble être le cinéaste des trentenaires (enfin je dis ça alors que son film précédant parlait d'ados), mais disons qu'avec La Reconquista qui parlait de trentenaires qui retrouvaient leur premier amour, Eva en Août avec le désir d'enfant d'une trentenaire et avec ce film là sur des couples de trentenaires... il semble y avoir une certaine récurrence thématique.

Et ça tombe bien, c'est l'étape où j'en suis dans ma vie... Peut-être que si j'avais été plus jeune ça m'aurait moins parlé, mais disons que les situations évoquées dans ces films me sont familières et me semblent assez justes. Bon il y a ça et le fait que je sois amoureux de Itsaso Arana, ça joue...

Venez voir est donc un film très simple avec quatre acteurs (et un excellent pianiste) découpé en deux parties se déroulant à six moins d'intervalle. Il s'ouvre sur une scène de concert et comme on le sait, Trueba et la musique c'est toujours une réussite. On sent qu'il aime ça et il nous la fait aimer. C'est l'un des rares réalisateurs à oser filmer un morceau de musique en entier, nous faire regarder une scène où la musique n'est pas juste un bruit de fond pour rythmer ou pour te dire quoi penser, mais où on regarde vraiment pour le plaisir d'écouter un beau morceau de musique tout en voyant l'effet qu'il produit sur les personnages.

On sont qu'ils sont réellement émus par ce qu'ils écoutent et cette émotion est communicative. Les petits pincements, les petites expressions du visage, on voit tout, parce que la caméra s'attarde assez longuement sur chacun pour qu'on puisse les voir. Et les personnages sont quasi immédiatement caractérisés, sans aucun dialogue, rien qu'à voir comment ils réagissent à la musique.
On voit tout de suite que le personnage de Vito Sanz va être chiant, il bouge plus, il a l'air plus abattu que réellement touché par la musique...

D'ailleurs son personnage de petit chieur rageux est vraiment pas mal... Le genre de mec qu'on connaît tous qui après une soirée va répéter en boucle une phrase qui a été prononcée de manière totalement anodine, mais qu'il a super mal prise.

Les relations entre les personnages, le fait qu'ils soient un peu gênés, les situations, tout ça rend les situations vraiment justes. Et il y au un truc que je trouve particulièrement bien trouvé, c'est le traitement de la grossesse. C'est quelque chose qu'on ne voit pas dans les films, c'est jamais montré comme ça, de manière presque anodine, au détour d'une conversation alors qu'on suspectait quelque chose depuis plusieurs minutes. Encore une fois on sent une volonté que ces retrouvailles semblent justes. Bon on se tape bien un petit délire sur un bouquin à un moment, mais étant donné que je peux me comporter exactement comme ça, ça ne me semble pas irréel non plus.

Et puis vient la fin du film, cette fameuse fin qui vient remettre tout en perspective. Comme pour te dire : bon tout ça c'est quand même un peu du voyeurisme et surtout : j'ai tout fait pour essayer de rendre ça le plus réel possible, mais ça reste du cinéma, ça reste du chiqué. Disons que je ne m'y attendais pas, même après avoir vu Qui à part nous ? et le film que je trouvais juste et touchant s'est mis à me piquer et à me poser des questions. Pourquoi pas ? ça évite d'avoir quelque chose de trop lisse, mais ça ne plaira pas à tout le monde. Je ne suis même pas sûr que ça me plaise à moi...
oldsport
oldsport

16 abonnés 96 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 février 2023
Une fumisterie totale.Ce film est une blague navrante,une tentative ratée de faire du Rohmer.On est loin de la douce mélancolie du Rayon Vert...Foutage de gueule du réalisateur ou canular assumé? J'avoue être resté jusqu'au bout malgré tout même si l' apparition du générique de fin m'a semblé être une libération et pourtant le film dure à peine une heure!Pourquoi autant étirer la première scène jusqu'au bâillement et quel est franchement l'intérêt de cette musique atmosphérique complètement à côté de la plaque dans la seconde scène où elle rentre de la soirée et enlève ses chaussettes ?!Caramba Senor Trueba ! qu'est ce que c'est que ce mépris qui prend de haut ses spectateurs pour des enjeux aussi lénifiants aussi microscopiques... ça valait pas le coup de sortir de Madrid!
Christoblog

920 abonnés 1 795 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2023
Comme dans l'un des films précédents de Jonas Trueba, le remarquable Eva en août, il ne se passe presque rien dans Venez voir.

On suit deux couples de trentenaires, d'abord lors d'une soirée dans un bar, puis lors d'une visite de l'un chez l'autre, quelque part dans la campagne près de Madrid.

La caméra s'attarde longuement sur les visages, baignés d'une lumière qu'on dirait irréelle, alors que les personnages ne font rien de spectaculaire (écouter un pianiste les yeux dans le vague, enfiler une paire de chaussettes plus chaudes, faire pipi dans la nature).

Certains, devant la pauvreté narrative du film et sa brièveté presqu'exagérée (1h04), trouveront probablement qu'on frôle ici l'arnaque conceptuelle d'un cinéma bobo-intello, précieux et vain. D'autres, dont je fais partie, trouveront remarquable ce néant lumineux, captivés par la grâce de la mise en scène et de la direction d'acteurs.

Peu de cinéastes sont capables de faire surgir autant de subtilités de conversations banales : on pense évidemment à Rohmer, mais peut-être encore plus à Hong Sang-Soo.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 436 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2023
Jonas Trueba raconte cette fois l’histoire de deux couples amis qui se retrouvent. Le temps est passé et un fossé s’est creusé entre eux. Ils se retrouvent malgré tout pour une journée à la campagne. Il ne se passe pas grand chose. La magie qui opérait dans son précédent film de fiction ne prend cette fois pas.
Fabien D
Fabien D

215 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Jonas Trueba serait-il le Hong Sang-soo ou le Éric Rohmer espagnol. Dans sa démarche faussement naturaliste, Venez voir évoque leur cinéma. C'est un film simple, limpide, parfaitement dialogué, d'une grande légèreté et en même temps profondément existentiel. En à peine plus du heure, Jonas Trueba n'a pas peur d'étirer le temps offrant des séquences surprenantes entre réflexions sur l'art et moment de contemplation. Les thèmes du film : le changement de vie, le besoin de garder un lien avec ses amis, l'angoisse et le désir de fonder une famille sont ici aussi universels que profondément intimes. Trueba n'en oublie pas de rappeler au spectateur que la fiction se nourrit du réel en achèvant son œuvre sur une assez déstabilisante mise en abyme. Bref, un film court mais riche, une proposition atypique et déjà le premier coup de cœur de cette nouvelle année cinématographique.
Jesso J
Jesso J

40 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2023
Poétique, philosophique, métaphorique, dans
une mise en scène léchée (chaque plan pourrait être un tableau) ce film vient nous questionner sur cet âge pivot dans lequel on choisit de se rassurer soit matériellement soit dans des concepts intellectuels et existentiels complexes pour dans les deux cas tenter de trouver un sens au « réel ».

« [..] on peut penser
qu'un mot de la sphère de la superstructure a
été restitué à son infrastructure sensible, ou, à
l'inverse, qu'un concept a été transformé en une
métaphore
- à supposer que
"métaphore" soit
entendu au sens originel, non allégorique de
metapherein (transporter). Car une métaphore
établit un lien qui est perçu de manière sensible
dans son immédiateté et n'appelle aucune
interprétation, tandis qu'une allégorie procède
toujours d'une notion abstraite et invente
ensuite quelque chose de tangible qui permet de
se la représenter en quelque sorte à volonté.
L'allégorie doit être préalablement expliquée
pour pouvoir prendre un sens, il faut trouver
une solution à l'énigme qu'elle présente, de
sorte que l'interprétation souvent laborieuse des
figures allégoriques fait malheureusement tou-
jours songer à la solution d'une devinette, même
si cela ne demande pas plus d'ingéniosité que
dans le cas de la représentation allégorique de la
mort par un squelette. »
Hannah Arendt - Walter Benjamin
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2023
scussion entre amis qu' on pourrait avoir entre potes. Des choix de vie divergeant qui se défendent tous de belles considérations sur le réel et la place qu' il tient dans des phrases à caractère philosophique. Mais bon ça dure une heure et ça reste trop en surface pour vraiment satisfaire. Après avec un bon abonnement, on peut tenter l' expérience.
Séka Bialès
Séka Bialès

5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2023
Intrigant. Un film très court. On suit la visite d'un couple madrilène chez leurs amis à la campagne. Beaucoup de silence, de réflexion sur l'amitié et les choix de vie. On hésite entre l'ennui et la méditation.
pirotte o
pirotte o

2 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 novembre 2023
Film assez prétentieux, qui se veut philosophique et esthétisant mais aux propos pompeux et dans l'air du temps
Et puis, à vouloir être sérieux en filmant ses personnages avec des muselières, avec le recul ça donne un côté grotesque
Un bon point pour la musique de Smog et aux acteurs pas mauvais
Mary Line
Mary Line

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2023
franchement je n'ai absolument pas compris l'intérêt de ce film. Il raconte une amitié entre 2 couples qui ne partagent pas la même vision de la vie . l'un est plutôt de la ville , l'autre de la campagne . on sent que rien ne les unis mais ils continuent à se voir par obligation , par habitude , en souvenir de leur vieille amitié ou un peu des 3 . l'histoire est sans consistance et ennuyeuse à mourir .
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