L'Ami américain
Note moyenne
3,9
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49 critiques spectateurs

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Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2025
L’ami américain de Wim Wenders est un film fascinant, mené avec une maîtrise impressionnante. Dès les premières minutes, la tension s’installe et ne faiblit jamais : chaque silence, chaque regard porte une menace ou une promesse. La mise en scène lente, presque hypnotique, entretient un mystère constant : que va-t-il arriver à Jonathan, piégé dans un engrenage criminel qu’il ne comprend pas ? Dennis Hopper incarne un Tom Ripley ambigu, mi-cowboy, mi-mafieux, charismatique et inquiétant. Bruno Ganz, bouleversant, incarne la fragilité humaine face à la maladie et au destin. Plus qu’un polar, le film devient une méditation sur l’amitié, la maladie, la mort et l’art
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2022
Un excellent film de Wim Wenders où tout s'enchaine sans laisser de répit au spectateur. On est tenu en haleine par les mésaventures de Jonathan du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un excellent film! Quasi-chef-d'oeuvre pour moi. Bruno Ganz est impressionnant en malade incurable prêt à tout pour laisser une somme importante à sa famille, dans ce film "spécial" car lent mais intriguant, passionnant!"L'ami américain" est très bien filmé aussi.Wim Wenders signe un véritable coup de maître! Seule la fin est absolument INCOMPREHENSIBLE! Mais cet élément ne pèse pas bien lourd face à une oeuvre (presque) parfaitement orchestrée.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2023
Le talent de metteur en scène de Wim Wenders ne compense pas la faiblesse d’un scénario totalement invraisemblable malgré une bonne idée de départ, d’un cynisme total. On retiendra essentiellement la magnifique scène de chasse à l’homme dans le métro parisien et l’excellente prestation de Bruno Ganz.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2019
Wim Wenders jette un pont entre l'Europe et l'Amérique à travers cet hommage au film noir et les grandes figures hollywoodiennes que sont Dennis Hopper, Nicholas Ray et Sam Fuller. Le rythme est certes indolent, mais le réalisateur sait installer un climat de malaise et d’oppression. Admirable est cette façon de donner une atmosphère aux différents lieux, de transcrire l'errance dans les villes et la fuite en avant d'un homme qui voit sa fin toute proche. Un film mélancolique, lent, poisseux, parfois presque un peu ennuyeux mais qui se laisse tout de même regarder facilement.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2022
​Film que j'avais découvert très jeune à la fin des années ​70, et que j'ai revu 2 ou 3 fois par la suite.
Wenders avant sa renommée internationale des années 80.
L'Ami Américain est très original, mais également mystérieux.
Le regretté Bruno Ganz est excellent dans la composition de cet homme qui se sait condamné. Et Dennis Hopper apporte sa touche reconnaissable de déjanté et barré comme il l'a fait dans de nombreux films...
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2024
D'un très bon casting et avec une mise en scène efficace, Wim Wenders propose un thriller fonctionnel où les rouages s'entremêlent petit à petit. Le rythme est soutenu du début à la fin et permet de vraiment faire rentrer dans cet univers sombre. Même si le scénario n'a rien de révolutionnaire, il est très bien mis en image et en jeu. Les scènes de gares et de trains sont par ailleurs très réussies, où Wim Wenders joue justement avec ces endroits clos et ce piège qui se referme.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 octobre 2010
Wenders réussi à mélanger film de genre (polar) et film d'auteur (comptemplation, réflexion...) dans cette oeuvre. Si le film est long à démarrer on est vite capter par l'ambiance qui s'en dégage, ainsi que par un Dennis Hopper toujours aussi électrique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 décembre 2010
« L’ami américain » est un thriller. Mais un thriller réalisé par Wim Wenders. Le film est donc imprégné de la patte du cinéaste allemand. Le rythme contemplatif est donc de sortit. Il y est propice aux interrogations des personnages. Wenders, comme souvent, travaille particulièrement leurs psychologie. Pour autant, le cinéaste, réussie à nous embarquer dans son histoire. Adapté d’un roman de Patricia Highsmith, on y suit Jonathan Zimmermann (Bruno Ganz, impeccable) condamner par une leucémie et qui se voit proposé par Tom Ripley (Dennis Hopper, convaincant ) une somme d’argent pour tuer un inconnu… Wim Wenders saisi, ici, la dimension fictionnelle du cinéma, pour réaliser un film à suspense de bonne facture. Si l’œuvre n’est pas majeure pour l’auteur de bijoux comme « Paris, Texas » ou « Les ailes du désir », le film se suit avec un certain intérêt. Enfin, pour un temps, car revers de la médaille du contemplatif qui permet à Wenders de creuser ses personnages, les longueurs qui se multiplie au fur et à mesure que le film avance. Dommage, car au passage le réalisateur allemand parvient à traiter un thème qui lui est cher, les relations humaines en particulier celles de l’amitié. D’ailleurs le long-métrage regorge d’amis de Wenders, américain ou non. On retrouve ainsi ,entre autres, Nicholas Ray ou Jean Eustache. Touchant et intéressant, parfois beau mais pas assez intense, L’ami américain ravira le fan de Wenders, tout en rebutant le novice.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 juillet 2009
Ce film ressemble un peu au septième sceau de Bergman dans le sens où le personnage principal se trouve pris dans un engrenage dont la mort est à l'origine, est de là, commence une partie d'échec avec elle tout le long du film. Un bon Wenders.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 août 2015
Avant son sublime "Paris, Texas", palmé et culte, Wim Wenders nous avait déjà montré son talent dans "L'Ami américain". En effet, ici, le sens du cadrage de l’allemand nous régalait déjà la rétine. Tous les plans sont bien pensés et, associé à un montage parfait, permettent aux spectateurs de voir quelques scènes mémorables. Le scénario fait penser un "Breaking Bad" ancien mais tout aussi intelligent. Cependant, le film est assez confus dans sa construction, les scènes s’enchaînent assez mal, ce qui empêche de comprendre la totalité de l'histoire. Bref, un bon film noir, bien interprété par Dennis Hooper.
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2022
« L’ami américain » est un incontournable de tout cinéphile qui se respecte au même titre que les deux autres films les plus célèbres de Wim Wenders, « Paris Texas » et « Les ailes du désir ». Pourtant au sortir de la salle le film laisse une impression de déjà-vu, celle d’un citoyen ordinaire qui se retrouve pris dans un engrenage infernal qu’il ne maitrise pas et qui se caractérise ici par l’affrontement violent de deux bandes criminelles qui passent leur temps à se poursuivre de New-York à Hambourg en passant par Paris et Munich. Si la première partie du film durant laquelle Wenders plante le décor de son long-métrage en introduisant les principaux protagonistes et en décortiquant les rapports de force qui vont ensuite s’établir entre eux, la surenchère de violence qui domine la seconde moitié du film ternit l’ensemble.
Le film s’inscrit toutefois très bien dans l’univers de Wenders, qui fait souvent la place belle aux laissés-pour-compte de la société en s’appuyant sur des décors urbains loin de l’image d’Epinal des villes où il tourne. Le Hambourg qu’il dépeint est celui de quelques quartiers crasseux en amont de la zone portuaire faits de petites rues aux chaussées défoncées, de terrains vagues et d’immeubles promis à démolition comme celui où Jonathan Zimmermann habite avec sa femme et son fils. Son New-York est celui d’Upper West Side, quartier qui ne s’était pas encore embourgeoisé à la fin des années 1970 et que Wenders décrit comme une succession de lofts abandonnés devenus le repaire des bandes criminelles.
Outre des décors minutieusement choisis, Wenders réussit à rendre l’atmosphère de « L’ami américain » particulièrement froide à travers cette lumière grise d’hiver qui inonde la plupart des scènes d’extérieur. Les quelques séquences tournées à Paris ne sont pas sans rappeler le « Dernier tango » de Bertolucci : même station de métro (Passy), même ambiance hivernale, même alternance d’ombres et de lumière. Seul éclat de gaieté au milieu de cet océan de morosité : la couleur orange de la Coccinelle de Jonathan Zimmermann.
Wim Wenders soigne également sa mise en scène comme en témoigne la séquence de la traque par Jonathan Zimmermann de sa première victime dans le métro parisien. Une séquence de dix minutes, pleine de tension, sans aucun dialogue, certainement la plus remarquable du film et qui s’achève par la fuite du meurtrier vue à travers les caméras de surveillance de la RATP.
L’interprétation des acteurs, quant à elle, reste inégale. Malgré une certaine transformation physique, Dennis Hopper fait du Dennis Hopper, une fois de plus cantonné à un rôle de personnage décalé qui cultive une certaine part de mystère et de volatilité. En revanche, Bruno Ganz campe admirablement Jonathan Zimmermann, cet homme facilement influençable, soudainement attiré par l’appât du gain à court terme et prêt à endosser le costume de mercenaire pour le compte d’individus qui exploitent inlassablement ses faiblesses. Parmi les seconds rôles, on notera l’interprétation de plusieurs réalisateurs dont Gerard Blain, Jean Eustache, Nicholas Ray ou encore Samuel Fuller et son éternel cigare, mais surtout la performance de Liza Kreuzer, qui tient le rôle de l’épouse de Jonathan Zimmermann, seule source de douceur et de rationalité dans ce monde devenu trop brutal.
Mais Liza Kreuzer reste trop seule pour faire vibrer la corde de l’émotion. Et c’est bien là le principal défaut du film. A force d’installer la violence au premier plan, Wim Wenders rend le spectateur indifférent au sort de Jonathan Zimmermann. La compassion qu’on éprouve au départ pour cet homme malade qui vit dignement entre son métier d’encadreur et une famille attentionnée, s’étiole progressivement lorsqu’il devient une machine à tuer. Pour capter davantage d’émotions dans l’œuvre du cinéaste allemand, on préférera certainement revoir Harry Dean Stanton en quête d’identité dans « Paris-Texas » ou se laisser de nouveau subjuguer par la poésie des « Ailes du désir ».
Seb De Niro
Seb De Niro

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2024
Bon film allemand, un genre de thriller criminel noir avec une mise en scène particulière et très peu de dialogues.
Ambiance très réussie, avec une musique qui colle bien.
Bon duo d'acteurs principaux : Dennis Hopper joue avec le même espèce de détachement qu'on retrouve chez lui dans Mad Dog Morgan. Bruno Ganz est encore plus fort que lui dans ce film.
Quelques très beaux plans d'Hambourg et un vraiment magnifique à la fin du film, avec les deux voitures sur la plage.
Le casting inclut 7 réalisateurs (tous des criminels).

Vu en 2024.
gagag
gagag

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2010
Ce film est une des grandes oeuvres de Wim Wenders. Bon, déjà, il faut aimer Wim Wenders! C'est contemplatif, particulier, almabiqué.

Après avoir réussi à comprendre l'histoire et la logique du scénario, il faut subir un scénario lent, très lent, qui donne au film une longueur sans fin (pourtant, il ne dure que 2h).

Les acteurs sont excellents, et leurs destins tragiques. Avec la réalisation, c'est la performance de Dennis Hopper et de BRuno Ganz qui réhausse franchement la qulaité du film.

Mais un conseil: l'oreiller semble indispensable au bout des trois premiers quart d'heure.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2026
Atteint de leucémie, Jonathan se sait irrémédiablement condamné. Un jour à Hambourg, il rencontre l'Américain Tom Ripley, trafiquant de tableaux, qui lui présente l'un de ses amis : ce dernier lui propose de tuer un inconnu contre une forte somme…

Le scénario est presque banal, tant l'histoire n’est finalement pas très importante. Tout le talent de Wenders réside ailleurs. D’abord dans sa maîtrise de la couleur, fascinante, qui rappelle parfois la veine de Mario Bava ou Dario Argento. Ici, l’orange domine : un orange d’enquête, de fausseté, peut-être.

Tout le film repose sur la maladie de Tom, artisan encadreur passionné par son métier. De l’autre côté, un faussaire d’art falsifie des tableaux pour les envoyer en Europe, où ils seront expédiés aux États-Unis. On suit deux histoires parallèles : la grande histoire en Europe, où tout se joue, et l’autre à New York, où faussaires et mafieux manipulent dans l’ombre. Ces scènes sont assez surréalistes, voire oniriques.

Tom, conscient de sa maladie, entend la rumeur selon laquelle celle-ci serait plus grave que prévu, et c’est ce qui déclenche toute l’action. Le film explore le rapport à la maladie, la paranoïa face à la mort et, surtout, la vérité.

Le ton se rapproche d’un polar d’espionnage, d’un thriller psychologique typique des années 70. Quel bonheur de retrouver Paris à cette époque, quand l’architecture moderniste s’y accordait encore parfaitement. C’est une manière étrange de faire du film noir, qui n’est qu’un prétexte ici : le cinéma de Wenders ne colle pas exactement à ce genre, même si, globalement, cela fonctionne. La musique est excellente, le personnage de Tom captivant, et Denis Hopper est parfait en faussaire américain tourmenté, à la recherche d’un compagnon de route qu’il finit par trouver, même si l’origine de son tourment reste un peu floue.

La fin, avec son carnage et son road trip sanglant, rappelle le passage de la folie ou de la liberté pour Tom : on ne sait jamais s’il regrette ou s’il ressent des remords – qui devraient pourtant le ronger moralement – ou si cela lui a permis d’accéder à une forme de liberté, de verve amorale, voire immorale.
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