L'Ami américain
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Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2026
Atteint de leucémie, Jonathan se sait irrémédiablement condamné. Un jour à Hambourg, il rencontre l'Américain Tom Ripley, trafiquant de tableaux, qui lui présente l'un de ses amis : ce dernier lui propose de tuer un inconnu contre une forte somme…

Le scénario est presque banal, tant l'histoire n’est finalement pas très importante. Tout le talent de Wenders réside ailleurs. D’abord dans sa maîtrise de la couleur, fascinante, qui rappelle parfois la veine de Mario Bava ou Dario Argento. Ici, l’orange domine : un orange d’enquête, de fausseté, peut-être.

Tout le film repose sur la maladie de Tom, artisan encadreur passionné par son métier. De l’autre côté, un faussaire d’art falsifie des tableaux pour les envoyer en Europe, où ils seront expédiés aux États-Unis. On suit deux histoires parallèles : la grande histoire en Europe, où tout se joue, et l’autre à New York, où faussaires et mafieux manipulent dans l’ombre. Ces scènes sont assez surréalistes, voire oniriques.

Tom, conscient de sa maladie, entend la rumeur selon laquelle celle-ci serait plus grave que prévu, et c’est ce qui déclenche toute l’action. Le film explore le rapport à la maladie, la paranoïa face à la mort et, surtout, la vérité.

Le ton se rapproche d’un polar d’espionnage, d’un thriller psychologique typique des années 70. Quel bonheur de retrouver Paris à cette époque, quand l’architecture moderniste s’y accordait encore parfaitement. C’est une manière étrange de faire du film noir, qui n’est qu’un prétexte ici : le cinéma de Wenders ne colle pas exactement à ce genre, même si, globalement, cela fonctionne. La musique est excellente, le personnage de Tom captivant, et Denis Hopper est parfait en faussaire américain tourmenté, à la recherche d’un compagnon de route qu’il finit par trouver, même si l’origine de son tourment reste un peu floue.

La fin, avec son carnage et son road trip sanglant, rappelle le passage de la folie ou de la liberté pour Tom : on ne sait jamais s’il regrette ou s’il ressent des remords – qui devraient pourtant le ronger moralement – ou si cela lui a permis d’accéder à une forme de liberté, de verve amorale, voire immorale.
Seb7538
Seb7538

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 août 2025
Un film au mystère alambiqué et inutile, construit pour fasciner les "connaisseurs" mais qui sait fort bien produire de l'ennui puis qui finit en "queue de poisson" comme la voiture que quitte Madame pour aller où? Ah! Si au générique! Beaucoup de beau monde pour en "foutre plein la vue" aux cinéphiles et édifier la légende Wenders. Plus de 2h et retour vers le futur ou le néant?!! Ca fout les boules...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2025
Un superbe hommage au cinéma américain dont l’intrigue se situe essentiellement à Hambourg. Magnifique mise en scène où les décors naturels sont intelligemment utilisés (les quais, le métro) et où certains plans rappellent les photographies d’Edward Hopper.
La distribution est somptueuse et le duo improbable formé par Bruno Ganz et Dennis Hopper est inoubliable. Polar métaphysique adapté d’un roman de Patricia Highsmith dont l’intrigue est secondaire, « L’ami américain «  est avant tout un road movie urbain, où chacun effectue un voyage intérieur. De plus, on y entend une des plus belles chansons des Kinks, « Nothin’ in this World can stop me Worryin’ ´bout that Girl ».
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2025
L’ami américain de Wim Wenders est un film fascinant, mené avec une maîtrise impressionnante. Dès les premières minutes, la tension s’installe et ne faiblit jamais : chaque silence, chaque regard porte une menace ou une promesse. La mise en scène lente, presque hypnotique, entretient un mystère constant : que va-t-il arriver à Jonathan, piégé dans un engrenage criminel qu’il ne comprend pas ? Dennis Hopper incarne un Tom Ripley ambigu, mi-cowboy, mi-mafieux, charismatique et inquiétant. Bruno Ganz, bouleversant, incarne la fragilité humaine face à la maladie et au destin. Plus qu’un polar, le film devient une méditation sur l’amitié, la maladie, la mort et l’art
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2025
Adapté librement du roman Ripley s’amuse de Patricia Highsmith, L’Ami américain (1977) de Wim Wenders se présente comme un film noir existentiel, un anti-thriller revendiqué, porté par une esthétique singulière et des choix de mise en scène audacieux. Mais derrière cette ambition affichée se cache une œuvre dont la froideur et la lenteur laissent peu de place à l’émotion ou à l’adhésion narrative.

Dès les premières scènes, Wenders installe une atmosphère volontairement morose et désincarnée. La photographie, pourtant souvent vantée, m’a semblé plus appuyée qu’inspirée : chaque plan cherche à signifier quelque chose, à faire tableau, au risque de paraître maniéré. Le style visuel prend ainsi le pas sur le récit, créant une distance qui, loin de nourrir le malaise ou la réflexion, m’a plutôt maintenu à l’écart.

L’intrigue, elle, peine à captiver. Le ressort principal – un homme ordinaire, malade, entraîné malgré lui dans un engrenage criminel – aurait pu susciter l’empathie ou la tension. Mais tout semble traité avec une telle lenteur, une telle dilution dramatique, que l’on finit par se détacher du sort des personnages. Le scénario avance par ellipses, sans réel souci de clarté ou de progression. On a parfois l’impression d’assister à une suite de scènes sans véritable dynamique.

Quant aux personnages, ils restent, à mon sens, en surface. Jonathan Zimmermann, interprété par Bruno Ganz, incarne certes une forme de dignité silencieuse, mais son évolution dramatique manque de chair. Quant à Tom Ripley, incarné par Dennis Hopper, il est censé être trouble et fascinant, mais son jeu désinvolte confine parfois à l’apathie. L’ambiguïté du personnage devient alors flou, et le mystère, une absence d’intention claire.

Wenders semble vouloir faire de ce film un objet de contemplation plus qu’un récit à suivre. L’idée pourrait séduire, mais le résultat est ici d’une froideur marquante, voire rebutante. Là où certains voient une œuvre profonde et poétique, j’ai surtout vu un film figé, esthétisant et hermétique, qui peine à transmettre ce qu’il tente de suggérer.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2025
Dans une ambiance morose voire glauque que l'environnement urbain grisâtre renforce (bien loin des images fantasmées de Paris!) autant que l'entêtante musique, Wim Wenders confère davantage de dynamisme à sa caméra (traque dans le métro, cri dans le train) qu'à son récit. Oscillant entre suspense criminel et drame intime, l'intrigue interroge le rapport à la maladie (à l'évolution angoissante) via un Bruno Ganz tourmenté pris entre un quotidien (qu'une délicate Lisa Kreuzer tente d'illuminer) dont il redoute l'agonie et un amoralisme supposé profitable... A l'histoire de base s'ajoute celle d'une amitié improbable - quoi que Dennis Hopper incarne une image surannée de l'Amérique à laquelle les apparitions de figures emblématiques du film noir rendent hommage de façon paradoxale (dans des rôles de malfrats ou d'individus corrompus). Déréliction d'une vie ordinaire dans le mensonge, la culpabilité, l'incertitude, ce thriller imprime sa marque esthétique - sans émouvoir.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2024
D'un très bon casting et avec une mise en scène efficace, Wim Wenders propose un thriller fonctionnel où les rouages s'entremêlent petit à petit. Le rythme est soutenu du début à la fin et permet de vraiment faire rentrer dans cet univers sombre. Même si le scénario n'a rien de révolutionnaire, il est très bien mis en image et en jeu. Les scènes de gares et de trains sont par ailleurs très réussies, où Wim Wenders joue justement avec ces endroits clos et ce piège qui se referme.
Seb De Niro
Seb De Niro

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2024
Bon film allemand, un genre de thriller criminel noir avec une mise en scène particulière et très peu de dialogues.
Ambiance très réussie, avec une musique qui colle bien.
Bon duo d'acteurs principaux : Dennis Hopper joue avec le même espèce de détachement qu'on retrouve chez lui dans Mad Dog Morgan. Bruno Ganz est encore plus fort que lui dans ce film.
Quelques très beaux plans d'Hambourg et un vraiment magnifique à la fin du film, avec les deux voitures sur la plage.
Le casting inclut 7 réalisateurs (tous des criminels).

Vu en 2024.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2023
Le talent de metteur en scène de Wim Wenders ne compense pas la faiblesse d’un scénario totalement invraisemblable malgré une bonne idée de départ, d’un cynisme total. On retiendra essentiellement la magnifique scène de chasse à l’homme dans le métro parisien et l’excellente prestation de Bruno Ganz.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2022
​Film que j'avais découvert très jeune à la fin des années ​70, et que j'ai revu 2 ou 3 fois par la suite.
Wenders avant sa renommée internationale des années 80.
L'Ami Américain est très original, mais également mystérieux.
Le regretté Bruno Ganz est excellent dans la composition de cet homme qui se sait condamné. Et Dennis Hopper apporte sa touche reconnaissable de déjanté et barré comme il l'a fait dans de nombreux films...
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2022
« L’ami américain » est un incontournable de tout cinéphile qui se respecte au même titre que les deux autres films les plus célèbres de Wim Wenders, « Paris Texas » et « Les ailes du désir ». Pourtant au sortir de la salle le film laisse une impression de déjà-vu, celle d’un citoyen ordinaire qui se retrouve pris dans un engrenage infernal qu’il ne maitrise pas et qui se caractérise ici par l’affrontement violent de deux bandes criminelles qui passent leur temps à se poursuivre de New-York à Hambourg en passant par Paris et Munich. Si la première partie du film durant laquelle Wenders plante le décor de son long-métrage en introduisant les principaux protagonistes et en décortiquant les rapports de force qui vont ensuite s’établir entre eux, la surenchère de violence qui domine la seconde moitié du film ternit l’ensemble.
Le film s’inscrit toutefois très bien dans l’univers de Wenders, qui fait souvent la place belle aux laissés-pour-compte de la société en s’appuyant sur des décors urbains loin de l’image d’Epinal des villes où il tourne. Le Hambourg qu’il dépeint est celui de quelques quartiers crasseux en amont de la zone portuaire faits de petites rues aux chaussées défoncées, de terrains vagues et d’immeubles promis à démolition comme celui où Jonathan Zimmermann habite avec sa femme et son fils. Son New-York est celui d’Upper West Side, quartier qui ne s’était pas encore embourgeoisé à la fin des années 1970 et que Wenders décrit comme une succession de lofts abandonnés devenus le repaire des bandes criminelles.
Outre des décors minutieusement choisis, Wenders réussit à rendre l’atmosphère de « L’ami américain » particulièrement froide à travers cette lumière grise d’hiver qui inonde la plupart des scènes d’extérieur. Les quelques séquences tournées à Paris ne sont pas sans rappeler le « Dernier tango » de Bertolucci : même station de métro (Passy), même ambiance hivernale, même alternance d’ombres et de lumière. Seul éclat de gaieté au milieu de cet océan de morosité : la couleur orange de la Coccinelle de Jonathan Zimmermann.
Wim Wenders soigne également sa mise en scène comme en témoigne la séquence de la traque par Jonathan Zimmermann de sa première victime dans le métro parisien. Une séquence de dix minutes, pleine de tension, sans aucun dialogue, certainement la plus remarquable du film et qui s’achève par la fuite du meurtrier vue à travers les caméras de surveillance de la RATP.
L’interprétation des acteurs, quant à elle, reste inégale. Malgré une certaine transformation physique, Dennis Hopper fait du Dennis Hopper, une fois de plus cantonné à un rôle de personnage décalé qui cultive une certaine part de mystère et de volatilité. En revanche, Bruno Ganz campe admirablement Jonathan Zimmermann, cet homme facilement influençable, soudainement attiré par l’appât du gain à court terme et prêt à endosser le costume de mercenaire pour le compte d’individus qui exploitent inlassablement ses faiblesses. Parmi les seconds rôles, on notera l’interprétation de plusieurs réalisateurs dont Gerard Blain, Jean Eustache, Nicholas Ray ou encore Samuel Fuller et son éternel cigare, mais surtout la performance de Liza Kreuzer, qui tient le rôle de l’épouse de Jonathan Zimmermann, seule source de douceur et de rationalité dans ce monde devenu trop brutal.
Mais Liza Kreuzer reste trop seule pour faire vibrer la corde de l’émotion. Et c’est bien là le principal défaut du film. A force d’installer la violence au premier plan, Wim Wenders rend le spectateur indifférent au sort de Jonathan Zimmermann. La compassion qu’on éprouve au départ pour cet homme malade qui vit dignement entre son métier d’encadreur et une famille attentionnée, s’étiole progressivement lorsqu’il devient une machine à tuer. Pour capter davantage d’émotions dans l’œuvre du cinéaste allemand, on préférera certainement revoir Harry Dean Stanton en quête d’identité dans « Paris-Texas » ou se laisser de nouveau subjuguer par la poésie des « Ailes du désir ».
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2022
Un excellent film de Wim Wenders où tout s'enchaine sans laisser de répit au spectateur. On est tenu en haleine par les mésaventures de Jonathan du début à la fin.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 avril 2021
L'Ami américain ne plaira qu'aux plus fervents adeptes du réalisateur d'art et d'essai Wim Wenders. Bien qu'il s'agisse de l'un de ses premiers longs métrages il est déjà truffé d'allusions à l'histoire et à la théorie de l'image en mouvement allant d'un jouet zootrope et d'une caméras de surveillance omniprésentes. Le personnage principal se met dans le cadre en accrochant un cadre photo autour de son cou s'en que l'on sache pourquoi. Dans le contexte du port sinistre de Hambourg Wenders se laisse aller à son obsession de la culture américaine sous les traits de Dennis Hopper. Se faisant passer pour un faux cow-boy il réintroduit de faux tableaux américains par le biais d'une salle des ventes allemande. Le dernier tiers de l'histoire à partir du moment où Zimmermann monte dans le train est totalement incompréhensible sans connaissance préalable du livre dont il s'inspire. Le peu d'action que l'on voit est affreusement filmé. Car la plupart du temps ce sont des gens qui se déplacent lentement en marmonnant des paroles de chansons de Bob Dylan tandis qu'ils vaquent à leurs sombres occupations dans un univers parallèle lourd de misère et de sens. Ce dont nous avons besoin c'est de réalisateur qui s'intéressent moins a leurs films et plus à vrai vie...
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
Un exemple frappant et assez rare d’une « adaptation » qui dépasse largement et transcende le roman d’origine, en l’occurrence le mauvais « Ripley s’amuse », de Patricia Highsmith.
En modifiant sensiblement l’histoire et l’environnement des personnages, Wenders se les approprie en créant un univers et une ambiance toute personnelle. Dans ce « polar » rappelant par certains aspects les grands films noirs américains (et en lui rendant hommage par les présences de Nicholas Ray et Samuel Fuller), on retrouve les situations d’errance, de solitude et de doutes de ses précédents films. Le montage est sec et efficace, chaque scène chargée d’une grande tension, et de nombreux plans sont saisissants. C’est bien dans la manière de traiter une histoire que réside la création, le cinéaste en fait une démonstration éclatante, jusqu’à une fin esthétique tendant vers l’absurde.
C’est aussi dans la manière de porter son regard sur les gens et sur les lieux ; à cet égard la manière dont il nous montre Hambourg est édifiante, tirant de cette ville plutôt laide des images fascinantes.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2018
J’avoue ne pas bien connaitre Wim Wenders, révélé à Cannes en 1984par « Paris, Texas », et ne pas avoir vu en 1977 son 6ème fillm « L’ami Américain » qui ressort en ce moment dans le cadre d’un hommage national mais avec malheureusement une seule projection et de seulment 3 de ses films.
Gantner (Bruno Ganz) est un artisan encadreur de Hambourg qui lors d’une vente de toiles va rencontrer un « ami américain », un vendeur de faux tableau - Tom Ripley (Dennis Hopper lui-même) - qui va le présenter à un curieux français - Raoul Minot (Gérard Blain lui-même) - qui sachant que cet artisan est atteint d’une leucémie va lui proposer de tuer un inconnu (un mafieux) moyennant une bonne prime qui permettra ainsi à sa femme et à son fils d’avoir une vie confortable après son décès. Et Gantner de s’acquitter de sa première tâche à Paris dans le métro puis d’être embarqué dans un second meurtre cette fois-ci dans un train filant vers Munich … mais avec l’aide non prévue par Minot de son ami américain.
Ce film qui est un hommage aux grands polars américains des années 50-60 ne m’a pas entièrement convaincu car je me suis trop attaché à essayer de comprendre la trame complexe du film pour savoir qui manipulait qui … et d’ailleurs j’avoue que la dernière scène me laisse dubitative ! Bref, j’aurais mieux fait de me laisser aller par l’esthétisme de ce film qui – en dehors du Stenson fétiche de l’ami américain qui a fini par m’agacer un peu – comporte de très belles scènes entre Hambourg et son port, Paris et le quartier de la Défense, avec la photo souvent sublime de Robby Müller et la musique obsédante de Jürgen Knieper.
Je ne suis pas persuadé que la psychologie des 2 « amis » que nombre de points opposent soit très réaliste mais malgré la relative lenteur du film (scène dans le train surtout), on se laisse rapidement prendre au jeu grâce à la magnifique interprétation des acteurs. Et il est également amusant de voir apparaitre à l’écran dans d’autres rôles des amis du réalisateur tels que Nicholas Ray, Jean Eustache, Samuel Fuller ou Daniel Schmid ... Tout un univers très masculin, souvent très froid, que Lisa Kreuzer, la femme de ce petit encadreur, avec la vie de tous les jours avec son petit garçon et son angoisse face à la maladie de son mari, vient parfaitement « contrebalancer ».
Bref ce n’est pas un chef-d’œuvre à mon sens mais un très bon film qui nécessite d’être revu pour pouvoir mieux l’apprécier encore je pense !
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