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karpathakis y
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3,5
Publiée le 5 novembre 2019
Mocky habitué des navets grotesques (voir Le dossier Toroto et autres), et mis a par Le Témoin et Un drôle de paroissien, il n'y a pas beaucoup à sauver dans sa filmographie...J'avais un bon souvenir d'À mort l'arbitre et j'ai décidé par masochisme peut-être, de me le "re-farcir" aujourd'hui. Combien vais-je tenir ? Comme dans beaucoup de ses films, il y est acteur aussi, ainsi qu'une de ses "muses" Michel Serrault dont j'avais un bon souvenir de la prestation dans ce film. Voyons donc. Oui Serrault est vraiment crédible (comme dans la plupart de ses films), ici en supporter de foot hooligan et vulgaire, et haineux, Jean-Pierre Mocky est nul en flic... Les dialogues sont vulgaires aussi, surtout de la part de Serrault, mais cela va avec l'histoire, tous ça accompagnait par une musique de Rossini (? ? ?). Très mal filmé, ce "drame, thriller" est quand même une très grande réussite au vu des autres productions de ce faiseur de navets !
Superbe film infiniment crédible sur tous ces fans définitivement joyeux , et qui n'a pas souffert ces soirs de " Coupe du Monde " diverses & variés parfaitement - de plus - imposés ?
le cinema refelete souvent la société et il ne se trompe que trés rarement ,Mocky cerne assez bien son sujet avec un jeu d'acteur à la old School, très efficace et sans vraiment de censure
Un film qui ne restera pas gravé dans les annales;dans les archives cinématographiques surement mais c'est tout. Des supporters qui veulent mettre à mort un arbitre de football pour un pénalty. je ne suis pas sûr que ça retrace bien la vie footballistique mais bon. dommage pour Michel Serrault qui lui était un Grand.
Film parfois maladroit, mais dans sa deuxième moitié grandiose et halluciné, qui sous prétexte de denoncer le hooliganisme, lorgne à la fois sur Jacques Tati et Orange mécanique. Michel Serrault est impeccable à contre-emploi dans le rôle du génie du mal à la petite semaine, les seconds rôles sont souvent magistraux.
Le film a très mal vieilli. Cependant pour l'époque l'idée de départ était avant-gardiste. On n'imaginait pas a quel point les supporters de foot sont cons (excusez-moi...) jusqu'ou leur passion peut les mener. A part ca, le film traîne en longueur, manque de rythme considérable, la musique ne s'adapte pas du tout au film, un manque incroyable de réalisme. Cependant les acteurs sont pas trop mauvais. Assez moyen.
Un film que l'on devrait voir plus souvent. On devrait le montrer en exemple flagant de la connerie humaine, du fanatisme et des effets pervers de la vie en groupe!!
La bétise est humaine : telle pourrait être la morale de cet excellent film de Jean-Pierre Mocky. Le scénario est génial et il en est de même pour le jeu des acteurs principaux que sont Michel Serrault, Eddy Mitchell et Carole Laure. Bref ce film est à voir absolument, et pas seulement pour ceux qui aiment le football car ce long métrage dépasse le cadre des limites de ce sport.
Problème avec ce Mocky : est-ce du second degré ? On répond par l'affirmative si l'on applique le principe de charité cher à Quine et à Davidson : impossible d'expliquer autrement la musique particulièrement pénible et si douloureusement caractéristique des années 1980, ainsi que le jeu des acteurs au mieux mauvais (Eddy Mitchell et Carole Laure dans les deux derniers tiers du film), au pire catastrophique (tout le reste). (Une exception : Serrault commence très mal, et joue de mieux en mieux à mesure que son personnage prend de l'épaisseur, pour finir en apothéose.) Malheureusement, le second degré et les intentions parodiques ne sauraient expliquer ni la lourdeur générale du propos (voir la « morale », « Une foule suit toujours le plus fou. Et il y a toujours un fou » : "À mort l'arbitre" est particulièrement faible quand il essaie d'illustrer cette « thèse » pourtant intéressante a priori), ni les faiblesses du scénario (l'histoire amoureuse entre l'arbitre et la journaliste : "pourquoi ?"). Il ne faudra pas chercher dans "À mort l'arbitre" une réflexion intéressante sur le football. (Du reste, je n'ai vu aucun film qui en soit capable, peut-être parce que le pouvoir du cinéma – et de l'art en général – est dépassé par celui du football ?) Et c'est précisément quand le film sort totalement du cadre sportif, c'est-à-dire au moment où commence le « "survival movie" », qu'il devient bon : on oublie qu'il y a des supporters de football et un arbitre, il n'y a plus que des prédateurs et une proie. Et comme de ce point de vue "À mort l'arbitre" est bien construit, on peut alors lui pardonner ses fautes de goût et son côté désuet – désuet, car on n'entendrait plus aujourd'hui des dialogues tels que « Lâche ton fusil, ou j'te flingue, mon vieux »...
Le cinéma n'étant pas toujours du cinéma d'aventure (je dis ca pour avoir lu la critique à 1 étoile...), on se prend à rêver du ciné fait d' histoires de tous les jours, qu'on lit dans le journal. C'est ce que Mocky fait de mieux, y puisant ses sources d'inspiration, toujours incisif, toujours radical. Cette histoire de derapage hooliganesque en est un exemple : Qui n'a pas crié un soir de parti pris footbalistique "à mort l'arbitre" ? Mocky illustre cette "farce" macabre à merveille, soutenu dans son effort par des acteurs de grand talent : Serrault notamment, superbe salopard que la vie fabrique à foison, un salaud banal, qui a l'occasion de passer aux actes. Dans l'ambiance deshumanisée des grandes citées de banlieue, le film, forcement daté dans sa forme, reste d'actualité dans le fond : La violence est partout, de plus en plus banalisé, peu ou pas motivée.
A la suite d'un penalty, un peu sévère, l'arbitre fait perdre l'équipe favorite. Les supporters très remontés contre lui, le repère par hasard... Commence alors une folle course poursuite