A mort l'arbitre !
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karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2019
Mocky habitué des navets grotesques (voir Le dossier Toroto et autres), et mis a par Le Témoin et Un drôle de paroissien, il n'y a pas beaucoup à sauver dans sa filmographie...J'avais un bon souvenir d'À mort l'arbitre et j'ai décidé par masochisme peut-être, de me le "re-farcir" aujourd'hui. Combien vais-je tenir ? Comme dans beaucoup de ses films, il y est acteur aussi, ainsi qu'une de ses "muses" Michel Serrault dont j'avais un bon souvenir de la prestation dans ce film. Voyons donc. Oui Serrault est vraiment crédible (comme dans la plupart de ses films), ici en supporter de foot hooligan et vulgaire, et haineux, Jean-Pierre Mocky est nul en flic... Les dialogues sont vulgaires aussi, surtout de la part de Serrault, mais cela va avec l'histoire, tous ça accompagnait par une musique de Rossini (? ? ?). Très mal filmé, ce "drame, thriller" est quand même une très grande réussite au vu des autres productions de ce faiseur de navets !
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2019
Il s'agit de l'un de mes Mocky préférés ! Sans être un fan, je pense les avoir tous visionnés. Je suis un des chanceux propriétaires du coffret 56 DVD « Mocky sème encore la zizanie ».
On parle de cinéma insoumis ! C'est tout à fait ça ! Un point commun avec tous ses films, le critère « fauché » et parfois l'approximatif qui en découle ! Pourtant, du talent, Mocky en a et, de plus, il véhiculera des idées souvent caricaturales mais qui ressortent d'autant plus que ce style imparfait agit comme un « faire-valoir » ! Plus le sujet sera fort, plus le film paraît à côté de la plaque et, paradoxalement, le message en ressort grandi ! Chaque Mocky constitue une expérience unique !
Ici le film traite d'un sujet qui me tient à coeur, un sujet rarement traité au cinéma, je ne peux que l'en remercier pour ça ! Je parlais du budget minimaliste comme d'une caractéristique propre à tout Mocky, c'est toujours le cas ici mais il conviendra d'avouer que le nombre de figurants présents pour l'effet de masse du match de foot du début est impressionnant ! De manière générale, il faut reconnaître que, visuellement parlant, le film en jette ! Il est propre et, de plus, audacieux en bien des points. Regrettons les quelques séquences moins maîtrisées qui feront descendre le rythme, particulièrement ce dialogue quasi final entre Mocky-Serrault-Mitchell qui aurait dû être une scène importante... Nous lui pardonnerons facilement tant le résultat global est génial !
Le sujet principal : la folie/bêtise des hommes lors des matchs de foot, spécialement quand ceux-ci sont décisifs (coupe du monde etc...). Le film se base sur des faits totalement réels revisités par le roman car, si l'histoire débute de la même façon (un coup de sifflet décisif en défaveur de l'équipe nationale qui se venge sur l'arbitre jusqu'à sa mort), elle finit par l'accusation des supporteurs (les réels coupables) dirigée contre des noirs et ajoute une note de racisme en plus.
Mocky, n'ayant pas les moyens de se procurer un grand nombre d'acteurs noirs, ne parlera pas de cette deuxième partie pour se concentrer sur la première.
Serrault joue donc cet ennemi de la société, ce personnage qui peut faire, lors de ces événements, ce qu'il ne peut pas faire dans sa vie. Frustré dans sa vie, comme le sont beaucoup de supporteurs, il peut enfin libérer tout ce qu'il a de rage en lui ! Serrault joue à la perfection ce rôle de meneur fou... « Tout ça pour un pénalty » phrase finale que lui lâchera Mocky qui vient se poser sur l'oeuvre comme une conclusion faisant ressortir le côté grotesque de l'histoire.
Daniel Auteuil devait jouer le rôle d'Eddie Mitchell qui fut dès lors choisi suite au refus du premier. Eddie Mitchell s'en sort plutôt bien ! On retrouve dans les seconds rôles les habitués de Mocky ainsi qu'un jeune premier Laurent Malet que Mocky n'aimait pas beaucoup. Il lui a fait porter une minerve pendant tout le film créant ainsi un personnage à la hauteur des autres.
Le film profite d'une carrière tout à fait singulière. Lors de sa sortie, la fédération de football a littéralement agressé Mocky ! Par ailleurs, ce film ne fonctionne que très moyennement auprès du spectateur dans un premier temps du moins. En effet, la tragédie de Hillsborough a lieu quelques années plus tard : 96 morts ! Mocky est alors vu comme un prophète ! Son film est ressorti et vu comme précurseur.
Il n'est pas précurseur ! Il a été représentatif de ce qui se passe, de la réalité ! Le seul (en tout cas le premier) à nous avoir mis le nez dans notre bêtise !
La bêtise humaine, on la voit lors de chaque coupe du monde ! Le mondial 2018 n'est pas loin et, ne participant pas personnellement à l'euphorie générale, j'ai pu observer en regard extérieur ce qui se passait... Cela fait réellement peur ! C'est le retour à l'animalité de l'homme. Je parle d'amis dans la vie de tous les jours que je n'ai simplement pas reconnus...
Les « fans » de la coupe du monde sont-ils animés par l'esprit sportif ? La réponse est « non ».
Définition de « l'esprit sportif » : « concept qui recouvre à la fois le respect de l'adversaire, des règles, des décisions de l'arbitre, du public et de l'esprit du jeu, mais aussi la loyauté, la maîtrise de soi et la dignité dans la victoire comme dans la défaite. »
Lors de chaque mondial, nous en avons la preuve, aucun esprit sportif n'anime les supporteurs.
Sont-ils animés par du patriotisme ?
Il est scandaleux de dire ou de croire cela ! Animé de patriotisme sous prétexte que l'on soutienne de près ou de loin son équipe nationale, laissez-moi rire...
Lors du mondial de 2018, j'ai assisté à une scène qui m'a beaucoup choqué...
Une voiture de couleur bleue se gare dans le centre-ville de Liège, un groupe vient accoster le conducteur pour lui dire de dégager sinon ils repeindront sa voiture de son propre sang jusqu'à ce que celle-ci devienne rouge (couleur de la Belgique).
Cette euphorie autour du mondial, c'est le retour au côté animal de l'homme. Le seul jour où la bêtise humaine est saluée ou félicitée.
Si ce genre de réflexion symbolise la Belgique, alors je ne suis pas fier d'être belge et ... je ne suis pas « patriote ».
Une date historique, dit-on, que ce 10/07/2018. Jour où la Belgique rencontre la France pour une demi-finale. Je serais étonné de voir combien de temps tiendrait une voiture stationnant qui arborerait les couleurs de la France en Belgique à cette date.

L'esprit sportif est encore réellement remis en question : le propriétaire de la voiture appréciant sans doute simplement l'équipe française pour des raisons valables risque pourtant jusqu'à sa vie... (si certains pensent que j'exagère, je les défie de tenir un drapeau français en Belgique lors d'une date similaire à ce 10/07/2018).

Que reste-t-il finalement de cette coupe du monde à part un phénomène de masse populaire, une immense pompe à fric à l'instar de ce que peuvent représenter des films comme ce que sont devenus les Marvel d'aujourd'hui, les « Hobbit », les « Star-wars » etc... ?

Le pire dans tout ça, c'est nous ...

Il est en effet déplorable que ces événements soient les rares qui rassemblent les gens de nos jours alors que tant d'autres font valoir de réelles valeurs ou de réels enjeux mais n'attirent l'attention que d'une poignée d'entre nous. Nos attentes sont poussées par les médias vers des émissions ridicules, des films dénués de toute recherche également surévalués par ce même phénomène de masse.
Les joueurs, réalisateurs, organisateurs de ces spectacles à sensations ne sont pas à blâmer, au contraire, ils gagnent de l'argent, beaucoup d'argent, notre argent... pour nous servir... de la merde.
Ces « artistes » sont loin d'être cons... mais alors... Où les cons se trouvent-ils ?
Une fois le match du 10/07/2018 perdu, les belges se sont empressés de crier « à mort l'arbitre », ou « les Français ont payé l'arbitre », phrases que les Français auraient sans doute prononcées également si le sort du match eût été en leur défaveur, démontrant une nouvelle fois le bel esprit sportif qui anime les foules lors de cet événement !
Ensuite plusieurs Belges ont posté un article daté d'avant le match qui dévoilait la défaite belge avant même qu'ils ne commencent à jouer. Match truqué, les supporteurs sont convaincus de ce constat mais pourtant seront toujours attentifs à ce genre d'événements à l'avenir.

Revenons sur le film qui véhicule à merveille ces idées. Le tournage ne se passe pas très bien car Serrault et Mitchell ne s'entendaient absolument pas, Serrault ne trouvait pas Mitchell professionnel, de plus Mitchell aimait bien le whisky et en a un petit peu abusé lors du tournage.
Beaucoup de conflits mais, pourtant, ces deux acteurs deviendront amis par la suite.
Le film aura reçu beaucoup de reconnaissance mais bien plus tard ! Notamment en ce qui concerne Mitchell qui de prime abord n'aimait pas le film mais qui en parle maintenant comme étant l'un de ses plus beaux rôles ! Reconnaissance également de la fédération du football qui enverra une lettre à Mocky pour s'excuser en disant « Vous aviez raison ».
Le film se présente comme un thriller à la française, un thriller stressant ! Des scènes dans un immeuble fabuleux qui sera utilisé par Terry Gilliam par après... Cette scène où Mitchell et sa femme doivent passer d'un immeuble à l'autre fout carrément le vertige !
Les séquences dans le supermarché font fort penser au chef-d'oeuvre horrifique « Zombie » de George A. Romero. Le parralèle fait froid dans le dos car ce que je compare aux zombies de Roméro, ce sont les hommes de Mocky ! Et les hommes de Mocky, je les reconnais toujours actuellement en sortant dans les rues pendant un mondial ! « A mort l'arbitre » reste le film le plus intéressant, le plus abouti de la carrière du cinéaste malgré tout ce qu'on peut reprocher à l'oeuvre !
HamsterPsycho
HamsterPsycho

150 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2018
Rico est excellemment interprété par un Serrault glaçant et terrifiant de rage décérébrée, rappelant bien que le sport, notamment par équipe, est une bataille dans un cadre (censé être) plus pacifique. Pour le reste, l'ambiance est spéciale. Outre le fait que tout se joue en une nuit, le choix des décors et du complexe immobilier, froid, sans vie, gris, donne une impression d'être hors du temps et de l'espace. Peut-être était-ce un moyen d'inscrire l'histoire dans la pérennité, le comportement décrit étant finalement intemporel.
ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2017
Mocky fait des étincelles avec un sujet en or sur son thème fétiche. La connerie humaine dans un stade de football (vaste sujet) est ici poussée à son paroxysme et "incarnée" par un Michel Serrault terrifiant de naturel en chef de bande gueulard et ordurier. Cette chasse à l'homme cynique et brutale est habilement mise en scène, passant en revue tout ce qui fait les drames de ce genre dans la réalité (fanatisme, ivrognerie, désinvolture des autorités...) avec ce côté inéluctable et désabusé propre à Mocky et qui, ici, fait froid dans le dos. Une démonstration aux allures de coup de poing qui fait toujours mouche aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 juillet 2017
Je ne connaissais pas le style Mocky mais ce film a étendu ma curiosité vis à vis de sa filmographie. Une caricature (ou pas - et toujours d'actualité) de supporters de football ayant la haine contre un arbitre jusqu'à le pourchasser comme la grande faucheuse. L'arbitre finit par être accusé de meurtre de l'un d'entre eux il faut les comprendre.. Sinon, la musique signée Alain Chamfort est remarquable, il faut dire qu'on l'a en boucle dans cette comédie meurtrière. Et que dire de Michel Serrault.. égal à lui même : protagoniste hystérique, vicieux mais trouillard.. Eh oui, Rico, tout ça pour un penalty !
pierrre s.

561 abonnés 3 435 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 août 2016
De clichés en invraisemblances, le film de Mocky s'enlise dans la bêtise et le mauvais goût. Lui qui voulait dénoncer la violence et la bêtise humaine, n'a réalisé au final qu'un triste nanar.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2015
Dans "À mort l'arbitre !", sorti en 1984, Jean-Pierre Mocky transpose son cynisme ravageur dans l'univers du ballon rond. Pour avoir sifflé un penalty en faveur de l'équipe adverse, un arbitre joué par Eddy Mitchell se retrouve impitoyablement pourchassé par les supporters. Par ce sujet, le cinéaste pointait du doigt la dangereuse montée du hooliganisme observée ces dernières années. Ironie du sort, un an plus tard aura lieu la catastrophe du Heysel, quelque part également fruit de la haine. Dans le film, ce fanatisme semble se conjuguer avec la laxité des pouvoirs publics. joue symboliquement le rôle du flic chargé de l'affaire. L'arbitre lui-même ne semble pas prendre conscience de la gravité de la situation. S'il est assez répétitif (à l'image de la BO jouée sans arrêt), "À mort l'arbitre !" constitue un propos juste et sincère, portait sans concession mais drôle. Michel Serrault, dans une prestation irrésistible, incarne parfaitement le supporter beauf raciste, capable du pire à partir d'un rien. "Tout ça pour un penalty !" lui rétorque Mocky en épilogue. Un des meilleurs films français sur le football. Peut-être même le meilleur.
CrackO DingO
CrackO DingO

58 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2026
Une folle soirée avec des spoiler: supporters d'un petit club de foot complètement disjonctés, qui veulent faire la peau de l'arbitre
. Un vieux film des année 80 que TF1 a choisi de diffusé un soir en semaine, après les déboires des supporters de l'OM, ce ne doit pas être un hasard... Film prenant mélangeant plusieurs styles, humour, action, réflexion, thriller, angoisse, horreur et j'en passe... A noter que le rappeur Salif a choisit plusieurs extraits de ce film pour l'introduction de son double album de 2008, prolongation. Prenant, amusant et marquant, c'est un film qui restera en mémoire. ----Octobre 2015----
4/5. ----Juin 2026----
willycopresto
willycopresto

151 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2015
"A mort l'arbitre (1984) rediff sur TF1 le 23.09.2015
Il fallait tout le talent d'un Mocky pour tenir en haleine si longtemps le public, avec une histoire dont finalement le titre du film résume bien une aventure somme toute limitée. Le réalisateur touche-à- tout n'a pu s'empêcher de faire aussi le scénario de cette histoire et d'y jouer également le rôle de flic de cette aventure qui n'a rien d'une figuration. Prémonitoire cette aventure ? L'année suivante, il y aura le drame du Heysel qui démontre la bêtise humaine et aveugle d'une foule fanatisée ! Par le sport ou autre chose. Michel Serrault est en tête d'affiche dans un rôle pathétique superbe : l'acteur fétiche de Mocky puisqu'il tournera dans onze de ses films ! Mais on ne peut s'empêcher non plus de décerner un coup de chapeau à Eddy Mitchell, très convaincant dans le rôle d'arbitre. Quant à la musique, elle est signée Chamfort, c'est tout dire ! Le compositeur-chanteur a revisité Rossini au synthé et a offert à Viktor Lazlo la superbe chanson "Backdoorman"qui enjolive le générique de fin ! On se demande pourquoi TF1 a programmé cette rediffusion en pleine nuit alors qu'elle diffuse tant de navets américains à longueur de journée ! Comme on se questionne sur le peu d'engouement de ce film lors de sa sortie. Superbe cependant !
willycopresto
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2021
Mocky tournait vite et beaucoup. Du coup à mort l arbitre comme d autres de ses films donne l impression d être bâclé. Voulant traité de la bêtise humaine, des groupes de supporters ou des minables mal dans leur peau se donnent une importance et une impression de puissance au milieu d une masse prête à écouter celui qui crie le plus fort, Mocky dresse un portrait sans concession de ces groupes de supporters et confirme la maxime de Brassens qui disait "au dessus de quatre on est une bande de ...". Le hasard a voulu que je vois ce film le lendemain d un Om Lyon qui a tristement fait l actualité ce qui a renforcé le propos du film qui paraît à peine exagéré. Comme je le disais donc "à mort l arbitre" donne l'impression d être vraiment bâclé: la faute à certains seconds rôles qui jouent faux comme ça n est pas permis et qui méritent un carton rouge, mais surtout à une musique calamiteuse qui ne colle pas du tout au propos et à l ambiance du film et qui ferait surtout penser à un mauvais porno des années 70. J ai eu aussi l impression que certaines scènes étaient du remplissage pour arriver à faire durer le film une heure vingt car il y a certaines redondances entre elles. Et pourtant malgré ces gros défauts le film est porté à bout de bras par Eddy Mitchell en cible d une foule haineuse; mais surtout Michel Serrault qui livre une prestation extraordinaire qui par sa seule présence rend crédible les scènes où il est présent. Il joue Rico, un concentré de haine méprisé par tout le monde et qui prend de l importance que quand il "supporte" son équipe. Au milieu de la foule se développe chez lui un sentiment d impunité qui fait qu il ne connaît plus de limite. Pamphlet maladroit contre le hooliganisme à mort l arbitre reste cependant à voir pour ce numéro d acteur exceptionnel de Michel Serrault.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2015
C'est du Jean-Pierre Mocky, n'ayant donc pas peur de l'excès et de la caricature, cette peinture des supporters de football s'avérant aussi outrancière que schématique. Après, il faut reconnaître qu'elle est efficace, le réalisateur gardant un certain talent pour filmer la connerie dans toute sa « splendeur », cette course-poursuite reposant longtemps sur la dualité entre l'aspect très paisible du couple traqué et l'hystérie de leurs assaillants étant plutôt réussie, bien que n'allant pas très loin. Heureusement, le réalisateur a l'habileté de montrer l'extrême lâcheté des « ultras » dès lors qu'ils se retrouvent isolés, à l'instar d'un excellent Michel Serrault en ordure bête et méchante mais très débrouillarde, compensant ainsi un peu la mise en scène ouvertement je-m'en-foutiste d'un réalisateur très loin du niveau de l'excellent « Un drôle de paroissien ». Regardable, sans plus.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2015
Jean-Pierre Mocky dénonce ici de manière un brin caricaturale – des supporters de foot totalement débiles, un peu facile, non ? – l'effet de groupe qui annihile toute forme de réflexion individuelle, transformant potentiellement chacun d'entre nous en animal sauvage. Pour paraphraser Brassens, "le pluriel ne vaut rien à l'homme, sitôt qu'on est plus de quatre on est une bande de cons". Ou plutôt une bande d'assassins, dans A mort l'arbitre. Après une première demi-heure un peu paresseuse, le film, qui consiste en une chasse à l'homme de près de 1h30, devient plus intéressant, dégageant progressivement une atmosphère angoissante. Dans les séquences centrales, le majestueux bâtiment de Ricardo Bofill – une partie du long-métrage a été tournée dans les espaces d'Abraxas à Noisy-le-Grand – est exploité avec brio par le cinéaste. Son architecture y est à la fois impressionnante et effrayante. Michel Serrault, dans un rôle de fan de foot cinglé, nous offre un grand numéro tragi-comique.
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2014
Un Michel Serrault magistral dans un survival franchouillard, vintage, trépidant et plein de suspens. Chacun appréciera le degrés de caricature de certains supporters imbéciles, qui ici nous rappellent presque des militants d’extrême droite, tels que les dépeindra plus tard Mathieu Kassovitz. On retrouve un aspect loufoque typique de Mocky, mais le côté surréaliste du film peut être à double tranchant. Bref un classique globalement très bon dans le fond et la forme, et bien interprété même si les échanges entre les deux tourtereaux peuvent paraitre parfois en discordance avec le reste du film.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2014
Cette fois-ci, Mocky s’attaque au sport et à la bêtise de la foule, dans un mélange explosif de meurtres et de policiers démotivés. Comme je le disais la semaine dernière, le respect de la trame s’estompe de plus en plus, si bien qu’il devient enfin agréable de voir Mocky lui-même à l’écran. Et il aura beau avoir de perpétuels ennuis à financer ses films, il n’en a pas moins trouvé Eddy Mitchell et Michel Serrault, qui jouent très bien leur rôle pourtant inhabituel (il n’y a rien à faire, Serrault peut tout faire !).
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2014
"Et tout ça pour un penalty !" Parce qu'il accorde un penalty qui permet à une équipe de foot de gagner le match, un arbitre s'attire la haine d'une horde de supporters, furieux de voir l'équipe qu'ils soutiennent perdre sa qualification pour la coupe d'Europe. S'il n'y avait que les insultes et le lancer de cannettes, ça irait encore mais cela empire, les supporters allant même trouver l'arbitre chez lui avec l'intention d'en découdre. En adaptant un roman d'Alfred Draper, Jean-Pierre Mocky dénonce la connerie des supporters et de façon beaucoup plus large, la connerie de l'être humain, capable de se laisser aller à des mouvements de foule haineux. Mocky se moque ouvertement de ses personnages et dénonce la connerie comme personne en allant jusqu'au bout de son sujet, nous offrant une fin glaciale et donnant, en passant, à Michel Serrault un rôle qui fait froid dans le dos, celui de Rico, le meneur des supporters qui est beauf, vulgaire et violent. D'ailleurs le film, même s'il est bien mené, vaut surtout le détour pour la prestation de Serrault qui montre bien à lui seul comme l'humain peut être stupide.
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