L'Immensita
Note moyenne
3,3
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124 critiques spectateurs

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Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2023
Dans la Rome des 70ies, Clara (Penelope Cruz) élève ses trois enfants auprès d’un mari qui l’étouffe et qu’elle a cessé d’aimer. Son aînée, Adriana, est une jeune adolescente qui ne s’accepte pas dans son corps de femme.

À l’occasion de sa projection à la Mostra de Venise, Emanuele Crialese a révélé être née femme et avoir fait sa transition. Il s’est défendu du caractère strictement autobiographique de "L’Immensità" ; mais il n’a pas dénié que ce film empruntait largement à sa propre histoire et à ses souvenirs.

"L’Immensità" n’est pas un film sur la dysphorie de genre, la transidentité ou la transition de genre. Le serait-il, on le suspecterait à tort ou à raison de plaquer un vocabulaire ou des problématiques du XXIème siècle sur le siècle précédent qui les ignorait hypocritement.

Adriana n’est en effet pas le personnage principal du film ; même si l’histoire personnelle d’Emanuele Crialese la/le leste d’une lourde responsabilité.

Le personnage principal du film – comment en aurait-il pu être autrement ? – est la star Penelope Cruz qui, à l’approche de la cinquantaine, n’a jamais été aussi éblouissante. Plutôt que "L’Immensità" – un titre dont je n’ai pas compris la signification – j’aurais, paraphrasant Albert Cohen ou Georges Bataille, intitulé ce film "Ma Mère". C’est elle en gros plan qui monopolise l’affiche ; c’est elle qui constitue l’atout principal de ce film ; c’est autour d’elle, de sa relation avec un mari machiste et brutal, des violences conjugales, tant physiques que psychologiques, dont elle est la victime, de la relation privilégiée qu’elle entretient envers et contre tout avec son aînée, dont elle est la seule à comprendre et à accepter la différence, que le film s’organise.

Chaque apparition de Penelope Cruz met le feu à un film qui, sans elle, n’aurait rien eu de bien original. La luminosité des couleurs – ou est-ce là encore la présence de la sublime Penelope ? – m’a rappelé les décors bariolés d’Almodovar. Les variétés italiennes qui parsèment le récit en égaient le cours au risque parfois de lui donner un goût trop sucré – même si j’ai regretté de ne pas retrouver dans le film la chanson de la bande-annonce "Se telefonando" de Mina. Mais l’ensemble hélas n’a rien d’inoubliable.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2023
« L’immensita » est bien ce que l’on peut appeler un film d’acteurs. En effet, que serait devenu le film sans la performance de la formidable Pénélope Cruz et de la jeune Luana Giuliani ? Emanuele Crialese ne parvient qu’à effleurer ses différentes thématiques, y compris celle étant présentée comme la plus importante. Le film passe sans vraiment décoller. Le générique de fin finit par pointer le bout de son nez et on se dit alors : « 1h37 pour ça ? » On ne passe pas un mauvais moment mais aucune intensité ne surgit des scènes, hormis quelques instants lors des amours entre les deux jeunes personnages. De même, la scène d’arrivée au camp démonté est vide de sentiments. Emanuele Crialese ne parvient pas à imprégner sa mise en scène de l’émotion du personnage et plus généralement, des personnages. Quant aux scènes fantasmées par le protagoniste, celles-ci frôlent le ridicule. Un témoignage parmi d’autres d’une enfance dont le réalisateur ne souvient pas. Je me pose dès lors la question : quel est l’intérêt d’un tel film ?
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2023
Quand on a réalisé un chef d'œuvre (Respiro en 2002), une carrière peut sembler laborieuse...C'est un peu le cas de Ce réalisateur E. Crialese, qui ne m'a plus guère étonné ni émerveillé...J'attends donc désespérément, et ce n'est pas ce film, qui joue sur la notoriété de Penelope Cruz, qui va inverser la "tendance".....Il faut être franc, le film manque d'audace, d'écriture, de scénario. Crialese, doit revenir à la réalité de l'Italie, ses galères, sa jeunesse, ses émotions, ce qui est loin d'être acquis dans l'Immensita, on se perd un peu avec cette famille, où tout le monde s'appuie sur la mère ( pourtant loin de la mama italienne), famille esquissée seulement, mais pas vraiment intéressante par la légèreté du scénario, voire des personnages..
Advienne que pourra, le film se termine .par un plan séquence enfin extraordinaire, qui met le spectateur dans sa poche;. L'idée serait de le faire pendant 90 minutes…N'est pas Fellini, qui veut, ce réalisateur doit voir plus grand et pas forcément en terme de Budget (pas de confusion)...A vous de voir
dan47
dan47

70 abonnés 165 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 janvier 2023
si je pouvais mettre 0 étoile je le ferai. il n'y a rien dans ce film que des scènes coupées qui se suivent sans aucun intérêt. Pénélope Cruz tient un de ses plus mauvais rôles. la réalisation est naze. il me tardait la fin du film
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2023
C’est un film qui délaisse un peu la forme ( mise en scène bien proprette ) pour aborder le fond avec conviction, tant il y a de thèmes abordés, et qui pour une fois ont chacune une place bien déterminée sur une histoire familiale qui ne part pas dans tous les sens. La fille aînée du clan se dit « mal faite » auprès d’une mère plus qu’aimante et qui fera tout pour donner à ses enfants le droit au bonheur. Malgré les violences conjugales dont elle est victime, et dont le réalisateur reprend le thème en filigrane pour aborder la question de l’éducation parentale, à travers la transsexualité, l’homosexualité féminine, et même … la dépression. Pénélope Cruz au cœur de cette aventure familiale peu banale donne une fois encore le meilleur d’elle-même et permet à la jeune Luana Giuliani.de révéler pleinement ses capacités d’interprétation. On devrait la retrouver sur planches, ou grand écran, bientôt. Elle le mérite .
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2023
Ceux qui ont vécu les années 70 savent que le portrait de cette époque est assez juste dans ce film très très touchant. Souvent les grandes familles et es vacances entre copains cachaient plus facilement la détresse de certains couples. Je n'ai rien trouvé de caricatural, ni le portrait des parents, ni celui du garçon manqué. A l'époque, certaines jeunes filles préféraient jouer avec les garçons et se sentaient à l'écart (des autres filles) à l'arrivée de la puberté.
Quelques échappées dans le noir et blanc, comme dans la télé de l'époque, - et en chansons, rendent le film plus léger et plus savoureux ; .
Penelope Cruz s'éclate ; Elle est la femme de l'époque, voulant vivre un rêve mais qui affronte mal la triste réalité et reste l'alpha et l'oméga de ses enfants.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2023
Très bon film qui met bien dans l’ambiance et nous transmet le mal être de cette famille pour plusieurs causes par la très bonne interprétation de tous les acteurs !
Nisrine A
Nisrine A

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2023
Film beau esthétiquement mais assez creux sur le déroulement des événements ! On ne peut pas être insensible à la souffrance des 2 personnages principaux (la mère, malmenée par un mari violent et volage et la fille coincée dans un corps qui n'est pas le sien) mais ça n'empêche pas l'ennui ! Dommage car Penelope Cruz qui parle italien dans un film, c'est généralement bon signe :) N'hésitez pas à découvrir "Non ti muovere" (2006) de Sergio Castellito, une merveille ! Et Penelope y tient pour moi un des rôles les plus bouleversants de sa carrière !
selenie

7 460 abonnés 6 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2023
On constate que si l'ado a effectivement des conflits intérieurs et se questionne sur son "genre sexuel" le film traite des autres personnages, de la famille au sens le plus large dont évidemment la maman/Cruz. On est plutôt bluffé par l'écriture de Emanuele Crialese qui réussit à entremêler plusieurs thématiques de façon intelligente et subtile même si sur certains points cela oblige à seulement effleurer le sujet. Par contre le plus décevant est que le réalisateur insiste assez sur le mal être de l'adolescente pour au final délaisser le sujet en dernière partie. Par là même on peut se poser la question de la crédibilité quant à son mensonge, faire croire qu'on est un garçon à une autre fille quand on a 15 ans est maladroit. La performance de Penelope Cruz est juste sublimissime et fabuleuse c'est assurément un de ses meilleurs rôles, tandis que la jeune Luana Giuliani s'impose comme une jolie révélation. Outre les acteurs, le réalisateur fait montre d'une jolie fantaisie avec des séquences en Noir et Blanc qui impose les songes de l'ado dans des instants aussi grâcieux que drôles. La fin laisse un petit goût amer d'inachevé surtout concernant surtout la jeune fille, c'est dommage car on frôle le grand, très grand film.
Site : Selenie.fr
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2023
Franchement, je n'ai pas compris l'objet de ce film, mais c'est beau, très beau.
Félicitations au casting, qui a su dénicher des enfants vraiment doués. En particulier, la fillette, d'un naturel frappant.

Film fumeur
Denis Chatelain63
Denis Chatelain63

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2023
Un bon film, un beau film, porté par la grâce de Peneloppe Cruz. On reste pourtant sur sa faim, dans l'attente qu'il "se passe quelque chose". A éviter si votre moral n'est pas au beau fixe.
Beangath
Beangath

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2023
Une cohérence esthétique remarquable, qui plonge dans une sublime Rome des années 70. Des personnages dont les problématiques propres s’entrechoquent et peinent à trouver leur place dans l’immensité.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2023
Si la Guerre Froide et le mur de Berlin installaient l’Italie des années 70 entre deux feux, la nation devait également gérer les crises qui se propageaient sur son territoire, qui a perdu toute innocence et toute l’illusion de sa jeunesse. C’est donc dans ce contexte, plein de tensions, qu’Emanuele Crialese (Once We Were Strangers, Respiro, Golden Door, Terraferma) aborde son cinquième long-métrage, sorte de reconstitutions de souvenirs, au lieu d’un récit qui se laisse guider par une trajectoire plus convenue. On y retrouve autant de limites que de force au sommet de cette forteresse de solitude. La famille italienne idéalisée encaisse mal les coups qu’elle se donne, quand bien même on y décortique tous les archétypes possibles.

Rendre ce récit accessible, universel et surtout personnel semble tenir à cœur au cinéaste, qui vient alors ponctuer son œuvre de projections fantasmées, où les personnages se libèrent soudainement de leurs contraintes, allant même jusqu’à traverser leur téléviseur pour se mettre en scène. Crialese ne manque pas d’idées à ce sujet, mais le procédé s’avère assez répétitif dans la seconde moitié du film. C’est donc en amont de toutes les implosions simultanées que l’on se met au diapason, la tête tournée vers des astres du ciel, un corps religieux ou encore une mère en défaut de maturité. C’est ainsi que nous découvrons Adri (Luana Giuliani), un garçon manqué, qui devra faire face à la féminité qu’on lui impose au foyer, en opposition avec son avatar masculin une fois un champ de roseaux franchi. En bravant l’interdit, dès les premières séquences, on comprendra instantanément que la réflexion est loin d’être identitaire pour le cinéaste. Ce dernier multiplie les allers-retours des enfants afin qu’on les observe en train d’essayer et de comprendre les enjeux que les adultes préfèrent garder sur leur terrain de jeu sentimental.

Il existe un père (Vincenzo Amato) que l'on n'embrasse pas ou que l'on ne reconnaît pas comme tel et la réaction est identique du côté de son enfant, révolté par le rejet de cette paternité ou de son genre. Chacun dans ce récit souhaite qu'on l'estime à sa juste valeur en tant qu'homme de la maison ou en tant que belle femme. Cependant, ce constat met le doigt sur toute l’artificialité de la requête. Les familles ont un ego à défendre et entrent inconsciemment en compétition avec ses voisins directs, que l’on identifie au préalable par la classe sociale et financière. Le quartier mute peu à peu sans que l’on ne voit les véritables conséquences des inégalités. On aura beau incendier un appartement par mégarde, cela n’est pas irréversible, tandis que rien ne peut sauver les habitudes nomades d’un peuple qui cherche encore une raison d’exister en société. Adri et sa fratrie sont confrontés à cette réalité, ils en sont conscience et ne prennent donc aucun détour pour faire savoir leur mécontentement.

Il faut alors reconnaître un certain charme à « L’Immensità », dont on cherche à deviner les contours, à tâtons, telle une partie de colin-maillard. Un regard simple et désenchanté trahit cette oasis que chaque protagoniste cherche en vain à entretenir, mais au bout de compte, le peu d’affection suffit à maintenir la flamme d’une famille éveillée. Celle balade convainc sans peine dans sa trajectoire mémorielle, là où le sensationnel peut passer à la trappe. Mais il est important de constater la présence d’une Penélope Cruz, qui brille autant dans sa langue maternelle, en anglais ou encore en italien. La féminité et le machisme sont tous deux soumis aux mêmes joutes, à l’image de tous les masques que l’on se sent obligé de porter, par convention sociale ou par crainte de ne pas appartenir à un tout. Sa démonstration constitue alors la plus grande réussite des différentes chroniques rencontrées.
Demiroums
Demiroums

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2023
Le film nous touche en plein cœur, Pénélope Cruz plus éblouissante que jamais crève l’écran du début à la fin, Luana Giuliani interprète elle aussi a merveille son personnage d’adolescente qui doit tenir sur ses sveltes épaules le fardeau d’être différente des filles de son âge.
La musique et la photo du film forment un mariage idéal contrairement à celui compté dans celui-ci, on passe du rire aux larmes d’une scène a l’autre dans cette Italie des années 70 parfaitement retranscrite.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2023
On a constamment envie de prendre Penelope Cruz - interprétation exceptionnelle ! - dans ses bras pour la consoler de ses malheurs conjugaux ou pour la joie de vivre qu'elle sait parfois communiquer dans son rôle de mère d'une famille dysfonctionnelle. Entre un mari volage et l'ennui des relations hypocrites ou superficielles lors des fêtes familiales élargies, cette épouse délaissée se réfugie dans son rôle de mère de trois jeunes enfants dont une ado qui ne sent pas très bien dans sa peau de jeune fille, ce que sa mère semble être la seule à comprendre et à accepter.
Explorant le point de vue des enfants, le réalisateur marque sa sympathie pour les gens différents, pour les "gentils" face au conformisme, à la méchanceté ou au cynisme des adultes.
Belle reconstitution des années 70. Habiles métaphores (l'exploration du souterrain ou le franchissement du mur de roseaux notamment) qui donnent une touche de poésie à un film qui n'est pas toujours léger.
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