Les Sept Samouraïs
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2026
Fresque épique d’une ampleur magistrale, Les Sept Samouraïs transcende le film d’action pour devenir une méditation sur l’honneur, le sacrifice et la condition humaine. Avec un sens du mouvement et de l’espace inégalé, Akira Kurosawa orchestre chaque bataille comme une chorégraphie chaotique où la boue, la pluie et les corps racontent autant que les dialogues. La richesse des personnages, du stoïcisme du chef à la fougue imprévisible de Toshirō Mifune, confère au film une densité humaine exceptionnelle. Derrière l’héroïsme apparent se dessine une vision profondément mélancolique : celle de guerriers déjà condamnés par un monde qui n’a plus besoin d’eux. De cette alliance entre souffle épique et gravité existentielle naît un chef-d’œuvre intemporel, d’une puissance émotionnelle et cinématographique inégalée.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
Une fresque épique et visuellement sublime sur fond de code de l’honneur et de justice, qui met en scène dans le Japon féodal violent, des paysans faisant appel à des samouraïs pour se défendre d’une bande de pilleurs.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
En 1954, Akira Kurosawa livre une fabuleuse fresque épique. Dans le Japon médiéval du XVIème siècle, des villageois harcelés par des pillards recrutent des samouraïs pour se protéger. Sur la base d’un scénario qui n’a eu de cesse d’inspirer de grands auteurs (dont le plus connu reste « Les sept mercenaires » de John Sturges), le réalisateur nippon offre un film d’aventure captivant. Le rythme lent qui s’installe est savoureux car il mélange la contemplation avec des scènes d’action intenses. Découpée en trois phases (le recrutement, l’entrainement et le combat final), l’histoire met en avant la bravoure des individus au cœur d’une société pourtant fortement hiérarchisée. L’héroïsme ne connaît pas de barrières sociales. Bref, un classique universel.
fred c
fred c

6 abonnés 460 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2026
Le film est en N&B, années 50, durée 3h30, les acteurs japonais sont tous déter et jouent bien, mais pour tout profil autre que cinéphile coriace, étudiant en cinéma, du métier ou passionné par la culture japonaise, la pente sera raide et aimer la sauce samouraï ne suffira pas. A savoir: "les 7 mercenaires" est inspirer du film.
ewan_carlier
ewan_carlier

68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Tout ce qu’on peut retrouver dans ce film là se retrouvera dans la majeure partie des œuvres plus modernes. Qu’on aime ou pas, c’est indéniablement l’une des pierres angulaires de l’histoire du cinéma. Un des plus importants à regarder. Indéfinissable.
ArtEnClair
ArtEnClair

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
Franchement, autant me mettre une gifle !

Les Sept Samouraïs, c’est du pur génie.
Fallait me dire dès le départ que Kurosawa avait carrément inventé le cinéma.

Ce film est parfait.
3h30, c’est long ? Pas pour ce film. On a l’impression qu’il dure à peine 1h30 tant il te prend par l’envie d’en savoir toujours plus sur l’histoire.

La narration est d’une finesse incroyable : elle t’emporte doucement, sans te brusquer, jusqu’à ce que tu réalises que tu es totalement hypnotisé par l’image, par la mise en scène… et encore plus par la musique de Fumio Hayasaka.
Sa musique te suis durant la totalité du film mais jamais avec la même tonalité. Dans les moments tristes, elle rend le film triste ; dans les moments drôles, elle le rend drôle. On se dit que c’est impossible d’avoir une telle adaptabilité émotionnelle… et pourtant Hayasaka nous montre que si.

Chaque plan est une composition d’une beauté saisissante. On comprend mieux pourquoi Kurosawa voulait être peintre avant de devenir metteur en scene : il peint littéralement avec sa caméra. La pluie, la boue, les visages marqués… tout est pensé comme une peinture vivante.

Les acteurs sont d’une justesse rare. Aucun ne porte le film tout seul, ils le portent ensemble, comme les sept samouraïs portent le village. Chacun a sa personnalité, sa manière d’être, et pourtant tous forment le groupe parfait.

Et puis… la bataille finale. Cette pluie qui s’abat sur le village ne sert pas juste à « faire joli » : elle installe instantanément une tension, une lourdeur dramatique. Il veut nous faire sentir chaque pas dans la boue, chaque cri, chaque coup d’épée comme si on y était. Et ça c’est réussi.

EXCELLENT…
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Les Sept Samouraïs est un film avec un statut complètement culte, donc forcément ça peut faire un peu peur à se lancer dedans tant on a envie d’être dans de bonnes conditions pour le découvrir, surtout pour un film de 3h20! J’ai enfin pris le temps et je ne regrette pas : l’intrigue se suit hyper facilement et les différents archétypes de personnages rendent les interactions entre ces derniers super fluides et agréables, je n’ai pas vu les 2 premières heures passées. D’autant plus que le film est toujours super beau et à une superbe musique ! Le gros reproche que je peux faire cependant est que je n’ai ressenti aucune émotion pour les personnages et quand on en arrive à ne pas être impacté par la mort d’un personnage après 3h de film c’est un peu dommage. Et deuxième chose, la dernière heure de bataille m’a parue parfois brouillonne, ça tourne beaucoup en rond et l’absence d’implication émotionnelle n’aide pas. Bref, un peu déçu par ce dernier acte mais les sept samouraïs reste un bon film encore aujourd’hui !
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2026
Le film arrive parfaitement à nous faire rentrer dans l'ambiance du Japon féodal, et l'histoire est agréable à suivre. Les plans sont très beaux surtout pour cette époque, on reconnaît bien là le talent d'Akira Kurosawa. D'ailleurs Toshirō Mifune qui interprète le 7ème samouraï, se révèle encore être un très grand acteur, sa performance y est magistrale. En revanche les 3h20 se font quand même bien ressentir, le coté prédictible et linéaire du récit peut fatiguer le spectateur.
Patrice Bettali
Patrice Bettali

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2025
Amateur des films d'action à l'américaine et de jeu d'acteurs façon Hollywood, svp passez votre chemin mais surtout ne désossez pas ce qui vous passe largement au-dessus de la tête. On est ici face à un monument du grand cinéma mondial. Les scènes d'action sont celles des années 50 avec peu d'emphase et d'effets spéciaux mais elle ont l'intensité désespérée des vrais bataille pour la survie. Rien n'est simpliste ici, cela peut rendre le film un peu hermétique mais il faut saisir la subtilité des relations entre les personnages de différentes classes sociales. Ce film raconte la fin dramatique d'une époque de transition entre l'époque féodale et l'ère moderne. La fin des modes de vie de des guerriers japonais qui vivaient de leur sabre et de leur capacité au combat. c'est ce qui le rend passionnant, la narration de Kurosawa est pleine de justesse et permet d'entrer dans les mentalités du Japon de l'époque. Par certains côté c'est un anti western : les vainqueurs sont les travailleurs de la terre et non les guerriers. Contrairement aux westerns et à de nombreux films hongkongais, il n'y a pas d'ode aux héros martiaux, pas de glorification de la violence. Cela peut être déroutant par rapport aux productions actuelles mais l'action et la bataille ne sont pas ici le sujet. pour apprécier ce film il faut se laisser entrainer par le récit et abandonner ses préjugés cinématographiques. Alors on se rend compte de la profondeur du récit et de son côté intemporel.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2025
Les sept samouraï est un sommet du cinéma mondial qui fut souvent emprunté, et fut l inspiration d un bon nombre de réalisateur tel que tarantino qui en a fait justement un remake, d ailleurs son cinéma est inspiré des œuvres de kurosawa dont celui ci qu fût son chef d œuvre.
Ce chef d œuvre est d autant plus vif qu en apparence son scénario est d une très grande modestie dont les thèmes sont notamment humanisme et une sévère critique de la société nippone.
C est un film cohérent qui met en scène des villageois qui apeurée d être la proie des bandits,et redoutant que toutes leurs récoltes soient pillés, décident de recruter à leur service des samouraï pour les défendre face aux assauts des bandits.
Malgré les nombreux personnages présent dans cet œuvre dépeint avec précision et d une logique narrative les enjeux et les faiblesses de chacun.
Le film est découpe en 3 parties le recrutement, la préparation et le combat. Et chaque partie tous les intrigues sont mènes tambour battant.
Et que dire de la mise en scène elle est majestueuse, en effet kurosawa alterne gros plan et profondeur de champs à merveille et que dire de l utilisation des temps météorologique la pluie lors des combats enleve la morale des combattant mais aussi accentue le désespoir et la lutte de survie.
Bref un totale chef d œuvre qui m a bluffé.
Two Pice
Two Pice

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Une excellente réalisation, une bonne histoire bien que trop longue à mon goût. Une excellente mise en scène.
Kuro
Kuro

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2025
Film rempli de poésie, nous plongeant dans cette très belle histoire au sein du japon médiéval. Chacun des personnages, haut en couleur, mêlés d'humour, de bravoure donnent beaucoup de relief à cette histoire magnifiquement filmée, un pur chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 avril 2025
Si je n'ai rien à redire sur la mise en scène du maître Akira Kurosawa, Les Sept Samouraïs m'a dérangé en bien des manières.

Si la première partie met parfaitement en place les enjeux et que c'est un grand plaisir de voir cette quête pour recruter des samouraïs.

Le film perd grandement en qualité de par son rythme épouvantable, le milieu du film est si creux.

Un mal fou à développer ses personnages, pire encore, la plupart sont tout simplement détestables et ne permettent aucune empathie.

À mon plus grand regret, Toshirô Mifune délivre une prestation catastrophique dans ce rôle de chien fou, il en fait des tonnes, c'est tellement redondant que ça en devient énervant.

Cependant, Kurosawa nous délivre des plans dont lui seul à le talent et ces séquences dans cette forêt fleurie sont de toute beauté, aussi bien sous la pluie que dans ce cadre idyllique d'une romance (plus que décevante).

La bataille qu'on attend est elle aussi une déception, ça va dans tout les sens, le fameux honneur des samouraïs disparaît totalement et ça continue de traîner en longueur.

Le plan final rattrape tant bien que mal tout ces défauts en nous montrant le sacrifice valeureux de ces samouraïs, malheureusement c'est insuffisant.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2025
La plupart d'entre nous connaissons déjà, peut-être, le sujet de Kurozawa pour l'avoir vu fidèlement adapté par...John Sturges dans "Les sept mercenaires". Bien évidemment, on découvre dans la version originale japonaise un tout autre univers. Et pas seulement parce qu'aux mercenaires-flingueurs de l'Ouest américain se substituent de nobles samouraïs.
Les rites et les moeurs japonais du 16ème siècle introduisent un exotisme non pas seulement pittoresque mais parfois naturaliste. Ainsi ce regard que le cinéaste porte sur la paysannerie japonaise. Dès lors, le film semble un compromis artistique entre la pure fiction et la fresque réaliste.
Cela dit, le film est long et, entre le moment où les paysans menacés par une horde de bandits entreprennent d'engager leurs sept défenseurs et celui de l'affrontement dans leur village retranché, il est des passages parfois ennuyeux et figés. En revanche, la dernière partie du film, faite non pas d'une bataille rangée mais de nombreuses escarmouches, prend un relief étonnant, que lui confère la mise en scène de Kurozawa, entre réalisme et stylisation. Ce sont probablement les séquences les plus impressionnantes et emblématiques de l'oeuvre.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2025
La plus grande force de Shichinin no samurai est de composer un registre épique au sein d’un récit qui ne cesse de nier l’épopée : nous avons plutôt là des tranches de vie d’abord strictement séparées et mobilisant des personnages a priori inéligibles au statut de héros (des paysans, des samouraïs déchus et sans maître) qui vont s’amalgamer à mesure que les valeurs humaines triomphent, ressuscitant un esprit féodal traditionnel. La façon qu’a Akira Kurosawa de représenter la misère, par des gros plans sur des grains de riz répandus à même le sol qu’essaie de ramasser une main amaigrie ou par des travellings élégants où s’incarnent les relations de pouvoir, les angoisses d’une existence qui ignore la sécurité, rappelle le geste d’un John Ford sur The Grapes of Wrath (1940) : tous deux osent le sublime alors que leur sujet respectif l’interdisait !
Une très belle séquence conduit Kikuchiyo à énumérer les stéréotypes liés aux deux populations en présence, à savoir d’un côté les cultivateurs superstitieux terrifiés à l’idée de voir femmes et filles ravies par les nouveaux venus, et de l’autre les samouraïs insatisfaits capables d’abuser de leur autorité. Kurosawa conjure ces clichés en divisant les guerriers venus de la ville, qu’il faut d’abord et périlleusement rassembler : il leur confère une identité propre, opposant à la sagesse de l’un la bestialité démente d’un autre ; il procède de façon similaire avec les villageois, dessinant les contours de différents foyers ayant chacun leurs préoccupations et dilemmes.
Surtout, l’audace subversive du long métrage tient à l’inscription de la chose militaire au sein d’un cadre bucolique, célébrant le travail des champs et la communion avec la nature : nombre de plans captent les déplacements des samouraïs dans des parterres de fleurs ou en forêt, empruntant certains cadrages aux Nibelungen (1924) de Fritz Lang. La clausule mélancolique assoie d’autant mieux la déconvenue amoureuse et héroïque de nos protagonistes qu’elle s’insère dans les rizières, éléments naturel par rapport auquel ceux-ci retrouvent leur étrangeté fondamentale. spoiler: Seule la mort sert de trait d’union, figurée par le cimetière
. Un chef-d’œuvre.
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