Chef d'oeuvre de François Truffaut, La femme d'à côté est un cri d'amour aux femmes et au cinéma diaboliquement mis en scène. En effet, Truffaut fait de ce qui pourrait n'être qu'un simple triangle amoureux (ou plutôt quadrilatère) un tableau des passions humaines où l'amour et la mort se mêlent - de là à ranger La femme d'à côté aux côtés de Vertigo il n'y a qu'un pas, que je franchis avec joie ! Pour illustrer ces passions, rien de tel qu'un Depardieu déchaîné ou les yeux de braise de Fanny Ardant. Sublime.
Pas mon Truffaut préféré. Un peu déçu, je suis resté sur ma faim, avec l'impression d'inachevé sur cette histoire qui a un peu vieilli et qui ne m'a pas passionné plus que ça. Mais voilà, il y a la maitrise de Truffaut, cette scène finale hallucinante et les immenses acteurs qui rendent ce film assez supérieur à toutes les histoires d'amour normalement filmées au cinéma.
Sur un thème qui pourrait presque paraître anodin, François Truffaut nous offre un inoubliable moment de cinéma, une histoire d'amour admirablement mise en scène et construite avec une subtilité sans pareille. Dès la première minute on comprend que la narration va d'ailleurs être surprenante, et nous ne sommes en rien déçus. Que ce soit à travers les commentaires de Madame Jouve, sans doute l'un des plus beaux seconds rôles de l'histoire du cinéma français, que par l'espace utilisé par Truffaut pour rendre déchirante la relation entre Fanny Ardant et Gérard Depardieu, tout semble calculé au millimètre près, et ce jusqu'à la splendide conclusion. Mais c'est en définitive la passion dans son ensemble que Truffaut décrit magistralement ici, et cela de nouveau à travers l'histoire de Madame Jouve, qui vient compléter en beauté ce film qui ne manquait déjà de rien, qui plus est lorsque certaines scènes se font novatrices et étonnantes à bien des points de vue, qui plus est dans un récit qui aurait pu rester désespérément lisse. Une oeuvre magistrale : indispensable.
Depardieu constate que son ancien amour, Fanny Ardant, est sa nouvelle voisine. Tiraillé intérieurement, les 2 joueront à "Fuis-moi, je te suis" pour un final dramatique à la hauteur de la force de leurs sentiments.
Ce n'est pas le meilleur Truffaud... Les acteurs sont investis, le scénario particulièrement intéressant et unemise en scène qui sait montrer le fond des yeux... Mais il y a un gros bémol et de taille : où est l'émotion ?! Un couple qui normalement vit dans la passion destructrices ; mais aucune émotion, on dirait des robots ou des gens déjà touché par des problème psy, et donc qui ne s'aimeraient pas vraiment. Sensation bizarre qui plombe l'histoire. Dommage.
Pas le meilleur film de Truffaut, ce oeuvre peut plaire ou déplaire, mais toutefois laisser quelque peu indifférent surtout quand elle adopte - hélas - ce ton distancié & moralisateur du pathos & que les scénaristes font l'impasse sur ces possibles écoutes concernant l'artiste Mathilde, qui restent quant à elles un peu trop sans réponses et finalement très " cliché " ( les scènes de l'éditeur outrageusement censeur & ploutocrate et du psy insensible bien entendu ) : Il reste toutefois de belles images...
Sur un scénario classique, c’est un film très intense où deux personnes se dévorent au travers de leur amour passionnel et jamais éteint, mais voué à la destruction. Le jeu des acteurs est parfois mécanique, sauf pour Fanny Ardant qui resplendit dans l’ardeur de son amour, mais la mise en scène de François Truffaut fait ressortir l’importance qu’il donne à tous ses acteurs, avec quelques odeurs hitchcokiennes comme le noir des passages de scène. Le spectateur prend en pleine figure cette souffrance qui déborde d'authenticité et d'émotion, notamment dans la scène où Fanny Ardant craque et sanglote sans fin, allongée dans l’herbe. Le ton de cette poignante histoire d'amour est donné dès les premières images : mélancolique et dramatique.
François Truffaut est un des plus grands symboles de la " nouvelle vague " des auteurs du cinéma français. Son vingt-troisième et avant dernier long-métrage met en scène l'histoire d'un homme et d'une femme, reliés par un passé de passions ombrageuses, qui plus tard, par le plus grand des hasards deviennent voisins. Ils sont tout deux mariés, or, leur destin vont se croiser, à nouveau. " La Femme d'à côté ", est un drame amoureux qui offre à Fanny Ardant son premier grand rôle, qui lui vaudra une nomination pour le césar de la Meilleur Actrice pour sa remarquable prestation, celle d'une épouse tendre et d'une maîtresse mystérieuse ; son partenaire, Gérard Depardieu livre également une interprétation d'une rare intensité. Cette passion déchirante est réalisée avec une maîtrise et une plénitude s'opposant directement avec le tourment d'un désir ardent et sans issue, oscillant constamment entre dépendance, amour, tourment et haine. Une œuvre fiévreuse d'une grande puissance dramatique, narrée avec pudeur et sobriété. Un Chef-d’œuvre du cinéma français.
Non désolé, en dehors du beau jeu de Fanny ardant le film est d'une grande fadeur. Depardieu n'est pas très inspiré et les autres acteurs ont droit à la portion congrue. J'y vois une confusion entre amours et désordres psychologiques, en tout cas il ne procure pas une grande émotion.
Un film déchirant sur la violence des sentiments amoureux et sur la déchéance et la douleur dans lesquelles ils peuvent amener des amants. Cependant le jeu des acteurs est parfois trop maniéré, les effets musicaux trop appuyés.
LA FEMME D’A COTE est doté d’un profond suspense, d’une narration captivante, d’acteurs saisissants et d’une épaisse histoire de sentiments et d‘adultère. C’est passionnel, dangereux, machiavélique… L’authenticité qui découle du récit et de l’interprétation de chacun ne peuvent laisser de marbre. L’ambiance malsaine qui règne et qui s’intensifie au fur et à mesure par une froideur palpable apporte de la véracité au propos. Fanny Ardant et Gérard Depardieu font preuve d’un talent monstre, tout comme les seconds rôles très justes. François Truffaut a réalisé un chef d’œuvre de passion clandestine, de destruction psychologique, d’anéantissement psychique dont le fort caractère dramatique central est intensément touchant, prenant et stupéfiant.
Sublime film de francois truffaut ! Sur la passion à l' etat pur...avec un couple de cinema parfait, Fanny Ardant dans son premier vrai role creve l 'écran et nous emporte dans sa passion destructrice...face à elle un touchant Gérard Depardieu. La morale du film " Ni avec toi, ni sans toi..." A voir et revoir !
Juste après « Le Dernier Métro » film au gros budget ayant remporté une floppée de césars et consacré François Truffaut au sommet du cinéma français, le réalisateur décida de prendre tout le monde à contre-pied en réalisant un film vite écrit, vite tourné et bien plus intime. Il avait une idée de récit de passion destructrice depuis longtemps, et eut la révélation en rencontrant le dernier grand amour de sa vie, Fanny Ardant. Il décida de réunir sa nouvelle muse et Gérard Depardieu au centre de ce drame romantique. A première vue, ce film a l’air d’être un mélange du triangle amoureux récurrent chez Truffaut ainsi que du voyeurisme Hitchcockien emprunté à « fenêtre sur court » , référence pleinement assumée pour le cinéaste.Une fois de plus, le scénario est impressionnant de maîtrise. Des personnages justes et touchants, des situations véridiques, des thèmes plus qu’intéressants. L’évolution des personnages centraux sont très réussies. Par exemple celui interprété par Depardieu, qui au début a une vie tranquille, épanouie, avant de voir tout se détruire a cause de son ancien amour, qui est aussi le symbole d’un retour progressif vers l’enfance. Truffaut signe une mise en scène judicieuse au niveau du cadrage, même si il reste parfois classique. Le montage assume une fois de plus l’influence hitchcockienne (les écrans noirs entre séquences importantes, ainsi que musique caractéristique)). Là où Truffaut réussit le mieux, c’est quand il filme les amants. Fanny Ardant est sublimée par l’amour que lui porte son réalisateur, voir notamment sa superbe entrée en scène. Depardieu dans un registre bien différent du « dernier métro » va chercher très loin les émotions de son personnage. On peut dire qu’il s’agit d’un très beau couple de cinéma. Dommage donc que la mise en scène reste parfois coincée et aussi que Truffaut exagère parfois dans son obsession de clarté, comme s’il avait peur que le spectateur.Sinon ce film injustement méconnu mérite largement le coup d'oeil!