Voyage au bout de l'enfer
Note moyenne
4,4
18817 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

684 critiques spectateurs

5
373 critiques
4
177 critiques
3
43 critiques
2
51 critiques
1
23 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ghyom
ghyom

110 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2014
Dernier "grand film" sur le Viet-Nam qu'il me restait à voir, ce film évoque plus les conséquences de la guerre que la guerre elle-même (qui se résume à nos héros prisonniers et forcés de jouer à la roulette russe). La première partie évoque le mariage et la fête de départ de 3 amis américains d'origine russe (De Niro, Walken et Savage) avant qu'ils ne s'engagent pour le Viet-Nam. C'est une partie extrêmement festive ou tout est question de danses, de chants et d'alcool. Puis vient la partie de chasse, moment de calme mais dont la mort violente du cerf symbolise la fin de l'innocence. La guerre arrive alors et personne n'en sortira indemne. spoiler: De Niro s'en sortira à peu près mais hanté par ses souvenirs et définitivement changé aux yeux de ses amis restés au pays, Savage perdra ses 2 jambes précipitant sa femme (mariage juste avant son départ pour la guerre) dans un état catatonique et Walken perdra l'esprit risquant sa vie dans des tripots viet-namiens en jouant à la roulette russe.
Un film puissant, violent et sombre sur l'un des plus grand traumatisme qu'aient connus les états-unis.
Hammerstorm
Hammerstorm

86 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2014
Voyage au bout de l'enfer est un film culte. Son histoire est prenante et laisse vraiment a réfléchir. Ses acteurs jouent a la perfection (par exemple: le pétage de plomb de Christopher Walken). Tout dans ce film est excellent (la passage pendant la guerre du Vietnam nottament). Seul bémol, la longueur extrème du film (3H tout de même!). A part ca, ce film reste excellent!
Perrine P
Perrine P

37 abonnés 201 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2014
"Voyage au bout de l'enfer" fait partie des 4 chefs d'œuvre sur la guerre du Vietnam avec "Platoon", "Full metal Jacket" et "Apocalipse Now". Navré de décevoir les fans, mais je n'ai pas du tout aimé ce film.
Il traine en longueur, la présentation des personnages dure 1 heure, puis vient (enfin) la guerre du Vietnam, là aussi c'est baclé puisque le réalisateur ne résume la guerre au Vietnam que d'une seule chose : spoiler: la roulette russe
!! Plutôt léger comme point de vue. La troisième partie qui met en scène les conséquences de la guerre n'est pas mieux réussi, et de toute manière j'étais déjà blasée par les deux premières heures du film... Une étoile et demi pour le jeu des acteurs qui est plutôt réussi au vu du scénario, Robert De Niro en tête,. plutôt convaincant
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2014
Le segment central du film, enfermé entre la célébration d’un mariage orthodoxe, suivie d'une partie de chasse et d’un traumatisant retour au pays et d’une fin mythique, nous plonge brutalement en plein coeur des combats vietnamiens. Cette portion est certes la plus courte des trois (une bonne trentaine de minutes) mais aussi la plus impressionnante et terrifiante de ce «Voyage au Bout de l’Enfer». Rarement un film de guerre aura montré aussi violemment la perte des illusions et la tragique difficulté d'un retour à une vie dite "normale" après un conflit armé. Sauf que Michael Cimino, à force de longueur et de lenteur, en fait perdre une partie de son intensité dramatique et de sa force émotionnelle. Reste la qualité de l’interprétation de Robert de Niro, John Savage, Meryl Streep, John Cazale mais surtout celle particulièrement fragile et bouleversante de Chris Walken. A noter que les scènes de roulette russe font partie des séquences les plus cruelles dans ma mémoire de cinéphile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2014
Un chef d'œuvre qui vous explose en plein visage. A revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 janvier 2014
Un vrai film sur le Vietnam ! Des soldat devenus dingue suite à cette guerre sans fin tandis que d'autres ont perdu sens à la vie et se risquent à la roulette russe...
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2014
Estampillé comme étant le chef d’œuvre ultime dans la filmographie de Michael Cimino et accessoirement de Christopher Walken, Voyage au bout de l’enfer fut accueilli avec les honneurs lors de sa sortie. Bien des années plus tard, le mythique long métrage puise encore sa force dans son propos pessimiste, sa qualité d’interprétation et la profondeur humaine avec laquelle le cinéaste s’est octroyé le luxe de disserter sur la guerre du Vietnam. Issu du prolétariat par excellence, trois amis, collègues, sont engagés pour se battre en Indochine, tous survivront, mais à quel prix? D’emblée, le réalisateur dresse le portrait d’une Amérique industrialisée à outrance, crasseuse, bruyante, dont l’échappatoire de la population tient ici en deux mots, biture et chasse. Travailleurs inconditionnels, nos amis, d’origine slave, là encore une subtilité, se marient, se disputent, copulent, s’amourachent et finalement seront séparés par un conflit qui ne leur appartient pas.

Si la première heure peut paraître longue, futile, elle permet d’amener chaque personnage dans son contexte, les forts, les faibles, les ignorants y sont clairement définis. L’amitié est le moteur d’une longue entrée en matière qui fait ressortir les caractères, les humeurs de chacun. Vient ensuite la guerre, que Cimino dépeint avec violence, cruauté et dont il nous épargne l’arrivée sur place, les sempiternels codes propres au film y relatifs. Le récit fait vivre un enfer à nos trois soldats, prisonniers, évadés et laissés pour compte. Le retour au pays du personnage de Robert De Niro déclenche l’avènement de l’ultime chapitre, synonyme de blessures psychiques plus encore atroces que les cicatrices sanglantes laissées par les combats, la torture et la jungle. De là, le cinéaste dresse un portrait polyvalent des vétérans du Vietnam, ceux qui semble s’en tirer, ceux qui passeront le restant de leur vie handicapé et ceux qui ne reviendront jamais à la raison.

La roulette russe prend ici la place du vice absolu. Aussi horrible que soit la guerre, c’est finalement lors d’une longue séquence de barillet dans un camp Viet Kong poisseux que nos trois ouvriers perdront leur innocence. La cruauté des tortionnaires est bouleversante, la folie des personnages est choquante et personne ne ressortira de là aussi blanc qu’avant. Pour Nick, incarné par un Christopher Walken qui n’aura plus jamais aussi brillé au cinéma, la découverte de l’adrénaline ultime l’empêchera de renouer avec sa vie d’avant. Le personnage de Robert De Niro, fou allié et paradoxalement le sauveur de la situation sera finalement le seul à semble-t-il s’en tirer avec les honneurs. La redécouverte de son patelin, de ses amis et conquêtes l’amèneront à retrouver son passé en pourchassant son ancien ami dans un pays ravagé, parcourant les tripots ou les hommes jouent du revolver alors que l’on brasse le pognon tout autour de la table.

Peut-on revenir de l’enfer, s’acclimater? Voilà la question que pose Michael Cimino. Le film est aussi puissant que poisseux, aussi captivant que vide de sens. Chacun vit selon son ressenti, certains oublient, d’autres ne le pourront jamais. La guerre aura brisé la vie de cette bande d’amis, américains moyens qui n’auront finalement rien demandé mais à qui l’on a presque tout pris, de l’innocence à l’avenir en passant par la vie. Inutile de parlementer plus encore sur un chef d’œuvre émouvant et immortel hormis qu’il soit essentiel de glorifier sa mise en scène, des décors naturels extraordinaires aux séquences plus intimes qui montrent dans toute sa beauté l’importance des expressions face à l’insupportable vérité, l’insupportable cruauté. Comme mentionné, seul le plus fort, soit le plus fou d’entre tous, formidable Robert De Niro, finira par s’en sortir indemne. 18/20
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2014
Peu après avoir vu Apocalypse Now, me revoici aux prises avec un nouveau classique sur la guerre du Vietnam. Phrase d'accroche assez mensongère puisque la guerre ne tient ici qu'une place minime en terme de durée. Comme certains aiment à le dire, voici en fait, bien plus qu'un film de guerre, un film sur la guerre, c'est-à-dire mettant en scène non pas ses batailles mais ses destructions, celles qui demeurent pour toute une vie et ne seront jamais réparées. Un film humain donc, qui plutôt que de venir chercher le spectateur au tripes en mettant en scène la boucherie du Vietnam, le saisit au cœur avec cette histoire d'amitié malmenée et de conscience à jamais marquée par les combats et les exactions commises. On tient là en quelque sorte le penchant intimiste d'Apocalypse Now, moins hypnotique, démonstratif et viscéral, mais pourtant au moins aussi touchant (bien plus en mon cas). La mise en scène de Cimino (artiste souvent dit incompris mais à l'époque adulé pour ce deuxième film) charrie ce qu'il faut d'émotion par des cadrages justes, un montage intelligent et une vraie valorisation des personnages. Le découpage en trois parties donne au film un parfait équilibre et une cadence sans saccades, qui ajoute à l'impression d'inexorabilité du récit. De Niro m'a également rappelé qu'il était l'homme de Once upon a time in America, du Parrain partie 3, de Heat, de Taxi Driver, de Raging Bull (...) avant d'être la triste parodie qu'il est presque devenu : impressionnant de justesse de bout en bout. Mais c'est ici Christopher Walken, inoubliable, qui lui vole la vedette, ramassant au passage l'un des cinq oscars du film. Sa seule prestation est déjà anthologique. On rajoute Meryl Streep, appliquée bien que pas ébouriffante, le très bon John "Freddo heartbreaker" Cazale, ou encore le moins connu John Savage, plus une tripotée de seconds rôles solides, et le tout forme un casting inoubliable, une fois de plus, et très à même de tirer l'émotion hors du script tout droit vers le spectateur. Avec ce deuxième chef d'oeuvre antimilitariste la même année - avant celui de Coppola, un deuxième argument de poids contre cette mascarade d’ingérence yankee. Seul défaut ne l'oublions pas, un manichéisme par moments très gênant. Mais bon enfin, vu le souffle lyrique et émotionnel qui déferle de The deer Hunter (oui je préfère ce titre anglophone, moins directif et plus évocateur), je pardonne, et de bon cœur. Mélancolique, à en chialer.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 janvier 2014
Je viens de le voir en Dvd à l'instant,c'est un excellent film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 mars 2014
Une oeuvre perturbante qui continue de fasciner et de diviser toutes les décennies. La trajectoire cauchemardesque de quelques hommes dont la guerre du Vietnam bouleversera et détruira tous les espoirs. Le périple est dense, frémissant, triste. L'embrasement surgit soudainement comme pour nous montrer que tout ce qui a précédé n'a plus lieu d'être mais l'amitié, la cohésion et l'interdépendance sauront restés intact. De Niro trouve dans Voyage au bout de l'enfer un de ces rôles plus marquants car il est le grand frère de tout ceux qui ont baissé les bras et qui n'ont plus la force d'avancer. Le rôle de Michael se caractérise par sa résistance psychologique, son cran, son habileté et sa bienveillance dont seul De Niro pouvait être condenser le tout sur son visage, tantôt lumineux, tantôt d'une gravité extrême. Si tous les acteurs sont imprégnés, Christopher Walken opère une transition stupéfiante depuis son visage angélique jusqu'à un visage transpirant le soufre et l'horreur. Transporté par des forces contradictoires, Michael revient aux portes de l'enfer pour tirer son ami de l'engrenage de la roulette russe s'évertuant à lui évoquer les dernières images d'un paradis perdu. Durant cette scène, De Niro et Walken auront cessé de jouer. De Niro et Walken auront franchi toutes les barrières pour toucher à quelque chose d'indéfinissable. Comme le disait Tarantino, il faut absolument se taire et regarder. Voyage au bout de l'enfer remue le couteau dans plaie et dérange toujours autant et donc Voyage au bout de l'enfer demeurera.
A.S. Powell
A.S. Powell

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2014
Je ne sais pas si "The Deer Hunter" est ridicule ou extraordinaire. Pourtant les critiques et les copains, eux, ne se posent pas la question : "Voyage au bout de l'enfer" est un pure chef-d'oeuvre ! C'est sûr, pour la réalisation et les performances des acteurs (Christopher Walken !), c'est incroyable ! Mais dommage ! Le film est vraiment trop long (d'un 1/2 heure), y a pas beaucoup de zik et je pense que le scénariste aurait peut-être pu un peu plus se renseigner, car qu'est-ce qu'elle fout là la roulette russe, y en a vraiment eu de la roulette russe au Vietnam ? Et puis c'est raciste "Voyage au bout de l'enfer", je vous le dis !
Bref, pour un film qui se vante d'éveiller les consciences sur les traumatisées de la guerre du Vietnam, c'est limite ! Des 4 "chefs-d'oeuvre" sur la guerre du Vietnam, "Voyage au bout de l'enfer" est le seul que j'ai pas aimé.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 décembre 2013
Déception, incompréhension face à son succés, ennuie, autant de sentiments qui m'ont traversé à la fin de ce soit disant chef d'oeuvre du cinéma. L'impression également que le réalisateur a souhaité raconter beaucoup en peu de temps (ou tout du moins dans un temps mal réparti) ce qui donne une intrigue baclée, aux transitions brusques et dans laquelle de nombreuses scènes ayant mérité un développement plus approfondi ne le sont pas. En revanche, d'autres passages peu utiles trainent en longueur. A croire que Michael Cimino n'a pas le sens des priorités. C'est le cas de la première partie - la présentation des personnages - qui s'étire sur plus d'un heure (1/3 du film donc); une durée complètement injustifée. Ensuite vient 30 mn de guerre du Viet-Nam qui montre là encore des scènes peu intenses car mal exploitées. Enfin, le dur retour du soldat dans son pays qui peine à réintégrer un monde qu'il ne comprend plus, le tout en nous servant clichés sur clichés alors qu'un tel sujet aurait mérité un peu plus de subtilités. Tout ça est bien maladroit. Heureusement, si il y a une chose que l'on ne peut retirer au long métrage, c'est la qualité de sa mise en scène (sur certains passages seulement) et le jeu extraordinaire de ses acteurs.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2013
Michael Cimino examine les atrocités de la guerre du Viêt-Nam, mais aussi la peur de l'affronter et les conséquences psychologiques qu'elle porte sur ses combattants. Formellement génial grâce à une mise en scène à la fois sobre et inventive, ce film est également doté d'un scénario remarquablement construit. Ce dernier permet de mettre en évidence avec une fluidité étonnante la progression des émotions qui habitent les différents personnages. L'amour, la peur et le doute sont constamment à l'écran, mais représentés avec une intensité qui varie sans cesse. Il faut alors absolument citer Robert de Niro, Christopher Walken ou encore Meryl Streep qui incarnent cette complexité avec une force indescriptible. "Voyage au bout de l'enfer" est donc un véritable choc cinématographique en ayant pour toile de fond un magistral réquisitoire contre l'absurdité de la guerre. Un chef-d'œuvre d'un pessimisme bouleversant.
GUI92AUME
GUI92AUME

8 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2013
Une métaphore de le vie; avec ses joies, ses péripéties et sa fin. La roulette russe est l'apogée imminente et indéniable du film où, dans une terreur commune, les héros affrontent le hasard, affrontent leur destin.
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 novembre 2013
Bon, cette fois-ci, j'ai vu les quatre films les plus célèbres sur la guerre du Vietnam: Apocalypse Now, Platoon, Full Metal Jacket et ce voyage au bout de l'enfer, qui a été pour moi le pire de tous, car je n'ai même pas tenu jusqu'à l'arrivée au Vietnam. Le prologue dure une heure, entre un mariage russe d'ouvriers sidérurgiques, une virée dans les bars et une chasse, ( je déteste la chasse ), bref, un film qui m'a barbée au point de ne même pas retenir mon attention jusqu'à son thème principal, donc cette fameuse guerre, c'est zéro pointé. Je ne suis hélas pas stakhanoviste, et j'ai simplement manqué du courage d'aller plus loin après ce début trop long et calamiteux. Finalement, aucun de ces 4 films cultes ne m'a emballée. Nonobstant, j'ai pu visionner les trois premiers en entier, ce qui les fait passer à mes yeux pour moins mauvais. Je comprends que le réalisateur ait voulu montrer le background des protagonistes avant leur départ, peut-être pour les rendre plus attachants ou les placer socialement; une demi-heure aurait amplement suffi, à ne pas me décourager en ce qui me concerne.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse