L'argent
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ls___m
ls___m

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2025
Le film est une belle interprétation de l’argent comme cercle vicieux et motif obsessionnel dont on ne peut échapper, et de plus adapté d’un roman de Tolstoï
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
En voulant montrer l'engrenage implacable qui conduit un innocent à devenir véritablement coupable à cause d'une terrible malchance au romanesque excessif à moins d'y voir symboliquement la contamination du Mal incarné dans le dollar (?) et dénonçant autant la puissance fascinante de l'argent que la malhonnêteté égoïste des hommes, ce drame d'une froideur plombante (la morosité de l'image s'alliant à celle des personnages, éteints) aurait pu choisir la nervosité ou l'émotion mais ne vise qu'à interroger l'esprit en privant les sens ou le coeur de toute empathie pour des protagonistes joués sur un ton monocorde frisant parfois le ridicule. Un geste de cinéaste radical pour un propos désabusé, cynique, pessimiste.
p0lisson
p0lisson

27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2022
L'argent est un film froid, austère, qui raconte l'implacable et absurde mécanique meurtrière d'un homme dont toute la vie aura été guidée par la force de l'argent. Cette véritable tyrannie pécuniaire qui fait les victimes autant que les coupable s'empare, comme tout totalitarisme respectable, de l'esprit de l'ensemble, riches comme pauvres. La seule différence notable réside dans le fait qu'elle sera évidemment préjudiciable aux derniers, les fausses coupures du gosse de riche ruisselant en lames de rasoirs sur le bas-peuple. La mise en scène de Bresson est d'une perfection admirable : elle montre plus qu'elle ne dit, ce qui est la marque des grands cinéastes.
Cinélo
Cinélo

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2022
L'argent, c'est un film où l'on perçoit. On perçoit à travers d'innombrables cadrages qui ne nous laissent rien voir de la violence. La violence, on la comprend, mais on ne la voit jamais. C'est cet aspect particulier qui en fait un bon film. Le scénario, quant à lui, laisse le spectateur pensif, surtout si l'on réfléchit aux thèmes traités. Ce que l'argent fait des hommes, qui en profite, et qui en fait les frais. L'on s'accorde que L'Argent est un film lent, difficile, éprouvant pour un spectateur non-aguerri. Pourtant, il est beau. Bresson nous montre le pouvoir de l'argent, qui finit indéniablement par détruire des vies, et c'est dans cette leçon que le film tire sa plus grande fierté.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2021
D’après Le faux billet de Tolstoï. Le procédé narratif original de Besson peut surprendre, avec 78 plans fixes (je les ai comptés) sur des serrures de portes de maison, de prison ou de voitures qu’on va ouvrir ou fermer, et le ton monocorde des acteurs, mais l’ensemble est assez fin qui décrit la descente inexorable d’un bon gars traumatisé au départ par un simple faux-témoignage puis l’engrenage qui le conduira à commettre des meurtres sordides.
Gwendal T.
Gwendal T.

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 juin 2021
Le cadrage, lent et contemplatif est parfois plaisant, de même avec une manière lente de parler qui peut avoir du charme, la première moitié du film se déroule à Paris, voir les mœurs, les voitures, les boutiques, les costumes.. de l'époque a du charme.
Mais sur le scénario en lui-même : caricatural à en devenir déprimant - particulièrement sur son dénouement.
Le film semble vouloir montrer que face à l'argent, tout le monde est vicié, et pour le coup le message est très très explicite, tellement que ça en perd en subtilité psychologique.
En effet, on perdrait presque foi en l'humanité en sortant de ce film, tout le monde (quoique particulièrement masculin) apparaît vicié par l'argent spoiler: le "faux témoignage" des marchands, qui va jusque devant le juge ; Le changement de prix de l'appareil photo ; le pillage du coffre-fort ; les échanges entre prisonniers à la messe ; la réplique du co-détenu qui loue l'argent comme un Dieu..

Il n'y a pas beaucoup à chercher les exemples : le film n'annonce que des nouvelles de pires en pires. En commençant par spoiler: le refus d'un petit prêt des parents d'un adolescent. Puis son engagement dans la circulation de faux billets de 500 francs. Son arrestation devant le juge. Son un hold-up armé. Sa condamnation à la prison pendant 3 ans - le décès de la diphtérie de l'enfant de 10 mois de sa petite fille. Le silence froid de sa femme. La lettre de sa femme lui annonçant qu'elle le quitte. Au sortir de la prison - j'ai eu espoir en un retournement.. mais aussitôt, le personnage principal tue les responsables d'un hôtel pour voler la caisse. Heureusement, il est recueilli dans une famille croyante - pour les tuer tous à la hache.


Sur la toute-fin, le personnage principal commet des actes atroces en faisant apparaître qu'il désirait l'argent. Toutefois, sans faire de la psychologie de comptoir, la cause de tels actes ne peut pas être seulement "l'argent" : spoiler: pour que quelqu'un assassine toute une famille - l'ayant accueilli, logé, nourrit, instruit - découpant des vieillards et des enfants handicapés avec une HACHE, cela ne peut pas être "juste" l'effet d'un désir d'argent. Enfin, la réalité est plus subtile que ça non ?
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2021
Une vision du cinéma très épuré. Selon mes goût on approche du non-jeu concernant les acteurs. Et une neutralité sur le côté cinématographique. L'histoire à contrario est excellente et avec de véritables choses à dire. Donc le film n'est ennuyeux car il va assez vite à l'essentiel en oubliant d'être une œuvre dramatique, du moins ça n'est pas assumé.
Je pense que cette vision du cinéma se tient, seulement par son sujet, pas sur sa forme. Alors peut être que je me plante aujourd'hui.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2020
« L’argent » est le dernier film que réalisa Robert Bresson. La religion catholique enseigne en creux une répulsion vis à vis de l’argent qui imprégna profondément ce réalisateur janséniste. Véhicule de tous les crimes, il est à l’origine et à l’accélération d’une descente meurtrière d’un jeune homme bien comme il faut, qui à son insu, utilisera trois billets dont il ignore que ce sont des faux. Là tout s’effondre : condamné sur un faux témoignage, il perd son emploi. Puis il est pris à nouveau comme complice d’un braquage. Pendant qu’il purge sa peine, sa petite fille meurt et sa femme le quitte. Des faux sentiments. De la littérature russe dont l’absence absolue d’espoir ou de gaité est une caractéristique comme cette nouvelle de Tolstoï « Faux billet » (Dostoïevski, Pouchkine, Gorki ne sont guère moins sombres) le cinéaste gomme presque totalement le cheminement psychologique pour se concentrer sur l’action avec un enchaînement de scènes, évidentes de par leur justesse (les lettres, la relation d’Yvon avec la vieille dame). Malheureusement, et à cause de cela, le film n’a pas la densité requise, la faute à des plans répétitifs pour certains, inutiles pour d’autres, trop longs pour certains autres, malgré son minutage resserré (85’). Depuis que Bresson est passé à la couleur, excepté pour « Le diable probablement », son précèdent film (1977), le montage semble lui échapper, comme la savante construction des plans, si impressionnante dans ses films en noir et blanc. Bresson détestait le théâtre filmé (dont l’utilité est en effet très contestable), et développa face au cinéma traditionnel qu’il méprisait et ne fréquentait guère, un style dépouillé à l’extrême dont seul le choix, humiliant pour la profession, de non acteurs est contestable au vu du résultat de ses derniers films. Néanmoins, les qualités l’emportant sur les réserves, « L’argent » est un film à voir.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2020
Ah, Robert Bresson... Je suis très peu attiré par ce réalisateur, et pourtant les deux films que j'avais vu de lui m'avait plu, notamment le magnifique « Les Dames du bois de Boulogne ». Voilà que je fais un grand saut dans le temps en passant directement avec son dernier titre, sur lequel il y a, en définitive, beaucoup de choses à dire. Cette histoire, je la trouve quand même assez bonne (cette introduction nous dirigeant vers deux adolescents pour ensuite se diriger vers un personnage a priori sans importance qui deviendra sur la durée la figure principale du récit, je trouve ça particulièrement habile), posant pas mal d'interrogations pertinentes voire troublantes sur notre rapport à l'argent, notamment celui d'une jeunesse parfois perdue dans des contradictions qu'elle même ne semble pas comprendre. La mise en scène est également souvent captivante : toujours extrêmement précise (la manière dont est filmée les mains, notamment!), jouant habilement de l'ellipse, ne cherchant jamais le plan attendu, finalement plus attentive aux corps qu'aux visages, fuyant régulièrement les champs-contrechamps, magnifiée par une photographie singulière, assez pâle, du plus bel effet. Malheureusement, certains points coincent, et pas qu'un peu : je pense, bien sûr, à l'interprétation. Je n'y arrive pas. Ce choix de voix « blanche », neutre, inexpressive, est proprement incompréhensible. Elle ne permet aucune émotion, incarnation... Peut-être que Bresson est un génie de la direction d'acteurs et que tous les autres cinéastes n'ont rien compris, mais j'aurais plutôt tendance à penser le contraire. De plus, cette forme reste quand même assez rigide : par le « jeu » des comédiens, donc, mais aussi l'absence de musique, une quasi-absence de mouvements de caméra... Je comprends : cela a sa logique, sa pertinence, et comme j'ai pu l'écrire précédemment, ce choix formel est aussi source ici de beaucoup de richesses extrêmement appréciables. N'empêche, ce n'est vraiment pas ce que je préfère au cinéma : c'est froid, sec, sans ferveur... Difficile d'en sortir réellement enthousiaste. Enfin, difficile de comprendre le comportement du héros, notamment dans sa folie meurtrière finale : que celui-ci sorte de prison brisé, broyé par un système injuste, soit, mais de là à devenir spoiler: un assassin inhumain, même avec une personne lui ayant offert le gîte, je ne trouve pas ça crédible (sans parler de son hôte réagissant tranquillement lorsque celui-ci lui explique qu'il a massacré deux personnes et continuant à discuter comme si de rien n'était)
, et c'est sans doute dans ces moments que je trouve ce choix de non-interprétation totalement aberrant, car c'est précisément là qu'on aurait peut-être pu mieux comprendre ses motivations, ou au moins être mieux exprimés. Enfin, un mot sur cet ultime plan (et donc le dernier de la carrière du réalisateur!) : il est remarquable par son cadrage et par ce qu'il exprime spoiler: (pourquoi ces gens gardent-ils la tête rivée vers le bar alors que le prisonnier est déjà sorti?)
, tout en trouvant ce dénouement assez sec, une courte transition n'aurait pas été de trop, même si cela aurait été (évidemment) contraire à la logique de Bresson... Du cinéma de qualité, donc, pouvant s'appuyer sur un sujet traité souvent avec intelligence et originalité, mais tombant presque dans le piège que son auteur semble presque lui-même posé, et ce alors qu'il semblait avoir toutes les cartes en main pour signer un véritable chant du cygne. Frustrant mais, hélas, prévisible.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2019
Dialogues atones dits par des « non-acteurs » qui n’ont pas plus d’importance que les objets filmés en gros plan, essentiellement des billets et des serrures ! Pas d’émotion, pas d’action, pas de psychologie. Un Bresson froid, désespéré,d’une neutralité glacée. Le héros est un assassin monstruueux mais il est aussi la victime démunie d’une société matérialiste où l’argent est omnipotent. Démonstration noire mais un peu simpliste. Un Bresson ch…
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2019
Prèsentè à Cannes en 1983 avec des mouvements divers au Palais des Festivals, "L'argent" restera l'ultime long-mètrage de l'immense Robert Bresson! Librement adaptè du « Faux billet » de Tolstoï, Bresson ne filme ni un fait divers ni un fait de sociètè! Histoire implacable de faux billets et de faux tèmoignage aussi froide qu'austère, aussi violente que lucide! Un simple incident qui aurait pu s'arranger bouleverse la vie d'un livreur qui va connaître ici une spirale infernale en arrivant jusqu'à l'extrême! Pas le meilleur Bresson mais une oeuvre aboutie qui risque quand même d'en rebuter plus d'un! L'incarnation du Mal absolu en somme où tous les personnages du film perdent leur âme à cause de quelques billets de 500 Francs Pascal (le mythique billet que brûle en direct Gainsbourg en 84)...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2019
On ne sait pas comment était l'homme avant d'aller en prison. Est-ce le malheur qui l'a rendu mauvais ou était-il comme ça avant?
Le jeu inexpressif des acteurs n'aide pas à comprendre.
L'austérité est plutôt accablante.
Le récit est implacable mais le plaisir n'est pas là
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2018
En 80 minutes austères et pessimistes, 'L'Argent' déroule sa mécanique implacable qui mène Yvon de l'innocence à la culpabilité. La sècheresse théorique et l'absence totale de psychologie rendent le film un peu hermétique, mais laissent toutefois une impression de malaise durable.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 novembre 2018
« L’argent » est adapté de la nouvelle posthume « Le faux coupon » (écrite en 1904 mais publiée en 1911) de Léon Tolstoï (1828-1910). Robert Bresson a su s’entourer comme directeur de la photographie de l’italien Pascalino de SANTIS (1927-1996) qui a travaillé pour les plus grands cinéastes italiens (Francesco Rosi, Franco Zeffirelli, Vittorio de Sica, Luchino Visconti, Luigi Comencini, Ettore Scola) entre 1965 et 1997. La musique est de Jean-Sébastien BACH et parmi les acteurs, non professionnels, il est amusant d’y trouver Louis-Marie BANNIER (35 ans à l’époque), photographe, entre autres... Tout part d’un faux billet de 500 F [à l’effigie de Blaise Pascal, auvergnat comme Robert Bresson, né à Bromont-Lamothe dans les Combrailles (63)]. Malgré un sujet passionnant (quid du destin et du libre arbitre ?), le film est pénalisé par le fait que les acteurs jouent mal, de façon outrageusement théâtrale, sont souvent filmés à travers des portes, avec une caméra souvent fixe et que le fond sonore est exagéré. Jusqu’à la sortie de prison d’Yvon, on arrive à s’intéresser au film, à l’enchainement inexorable des situations et à la déchéance d’Yvon, bon père de famille et bon employé à l’origine, mais ensuite, cela « part en vrille ». Film minimaliste, certainement mais un moyen métrage aurait suffi (même si sa durée est courte : 80 mn), sans oublier que le film est très librement adapté de la nouvelle de Tolstoï (pourquoi cette originalité qui affaiblit le propos ?). .
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2018
Film assez intéressant sur le pouvoir de l'argent et la perte de la raison. Par contre je ne comprends pas l’intérêt pour Bresson d'employer des acteurs non-professionnels. Les scènes sonnent faux et le scénario perd terriblement en intensité
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