Le Port de l'angoisse
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2016
Le Port de l'Angoisse est un bon classique sympathique à regarder.
L'histoire est assez intéressante, avec un contexte géopolitique palpitant (la France et les colonies françaises sous le régime de Vichy et la lutte de la Résistance). Inspiré d'un roman d'Ernest Hemingway, le récit ne pouvait être que bon.
Le film mêle angoisse, aventure, romance ….
Humphrey Bogart est absolument impeccable dans ce film, son charisme est indéniable. Lauren Bacall est pas mal pour son premier rôle même si elle s'efface devant Bogart. Walter Brennan et Dan Seymour sont bons également. Les personnages sont intéressants, surtout le très fascinant capitaine Morgan.
On ne s'ennuie pas du tout, le film a un bon rythme et l'intrigue nous tient en haleine.
Un classique à voir.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2016
Une réalisation de Howard Hawks sur un scénario de Faulkner adapté d'Hemingway, avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart dans les rôles principaux, il vous faut quoi de plus? Les seconds rôles sont excellents, la musique jazz qui accompagne les passages à l'hôtel est très bonne. L'ensemble a certes vieilli, et finalement ce n'est certes pas le meilleur film du couple Bogart/Bacall, la faute à un déroulement à la fois naïf et bien trop conventionnel, mais l'ensemble reste du bon spectacle.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2016
Un bon film sans aucun doute, mais pas un chef d’œuvre absolu et intemporel. La faute à une histoire peu emballante et à un style qui aujourd'hui se retrouve daté.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2016
Adaptation du célèbre roman d’Hemingway ("En avoir ou pas"), "Le port de l’angoisse" (titre français ridicule) est surtout resté dans la mémoire des cinéphiles comme un film d’Humphrey Bogart et de Lauren Bacall (dont c’est la première apparition sur grand écran), voire un classique dont on retient la scène de la leçon de sifflement ("Vous savez siffler, Steve ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça et vous soufflez ! "). si je suis assez dubitatif quant à la postérité de cette seule réplique, je ne peux que comprendre pourquoi le couple de star a totalement phagocyté l’œuvre d’Hemingway auprès du public, tant ils nous subjuguent avec leur numéro parfaitement rôdé. Humphrey Bogart campe, ainsi, un nouveau baroudeur cynique à qui on ne la fait pas mais qui cache un grand cœur derrière cette façade désabusé. Quant à Lauren Bacall, il nous ressort sa panoplie de beauté effrontée (cassant l’image habituelle de la nunuche énamourée) qui, malgré ses élans d’indépendance, tombera sous le charme du héros. On a beau avoir déjà vu leur confrontation ailleurs (voir, par exemple, "Le Grand Sommeil" sorti 2 ans plus tard), on peut difficilement résister au charme de leur relation, tout en retenue et en dialogues acérés. L’ambiance du film est, également, à mettre à son crédit puisqu’il nous propose d’arpenter le port de Fort-de-France sous occupation nazie (ou, plutôt, vichyste)… soit un lieu et une époque inhabituels qui ne sont pas sans rappeler "Casablanca". Malheureusement, "Le Port de l’angoisse" ne parvient pas à hauteur du film de Michael Curtiz et ce pour plusieurs raisons. L’intrigue, tout d’abord, manque un peu de consistance (malgré la présence d’Ernest Hemingway et de William Faulkner au générique) et se repose beaucoup trop sur le talent de son duo vedette. A moins que ce ne soit le rythme du film qui le rende à ce point mollasson… pourtant, la quasi-unité de lieu aurait dû contraindre le réalisateur Howard Hawks à faire preuve d’un peu plus d’audace visuelle ou, à tout le moins, à mettre en exergue la musique. Il semblerait, cependant, qu’il ait préféré multiplier les scènes de chant (avec le chanteur Hoagy Carmichael au piano), ce qui vient ralentir un peu plus encore le rythme et rester très sage, tant avec sa caméra qu’avec sa table de montage. On ne peut qu’être surpris qu’avec un tel sujet et un tel héros, la mise en scène de Hawks manque autant de souffle… comme le rappelle le final qui s’appesantie sur de longues minutes et ne surprend guère (en comparaison, "Casablanca" était une merveille de conclusion). Enfin, les seconds rôles auraient, sans doute, gagné à être un peu mieux écrits ou, à tout le moins, personnalisés. Difficile, en effet de retenir une prestation autre que celle du duo vedette (Dan Seymour en méchant vichyste en prévisible, Marcel Diallo en passeur est transparent, Dolores Moran en tentatrice est trop archétypale…), à part, peut être, l’interprétation embrumé du méconnu Walter Brennan qui campe un acolyte alcoolique touchant dans sa relation avec le héros. "Le Port de l’angoisse" reste, certes, un film intéressant qui aura eu le mérite de faire découvrit l’immense Lauren Bacall mais me paraît un peu trop surcoté par rapport à d’autres chefs d’œuvre de l’époque qui le surpassent de beaucoup !
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2015
Malgré son statut et le fait qu’il fit entrer le couple Lauren Bacall-Humphrey Bogart dans la légende aussi bien sur le plan cinématographique que privé, « le Port de l’Angoisse » ne m’a pas enthousiasmé pour autant. Cette réprobation vient assurément d’un scénario qui a du mal à démarrer et ne parvient jamais véritablement à décoller. Par contre, la mise en scène d’Howard Hawks est bonne, soutenue par une photographie noir-blanc éclatante.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2015
Le port de l'angoisse est un vieux film en N&B avec au moins un acteur de légende, le très célèbre Humphrey Bogart et la non moins fameuse Lauren Bacall. Bien sur les décors sont un peu poussiéreux par rapport à ce qu'on peut voir de nos jours, mais c'est rattrapé par un certain rythme même si les scènes sont jouées à l'ancienne, un peu figées quoi. On ne s'ennuie pas donc. Ce film est devenu un classique et ressemble d'ailleurs à Casablanca d'une certaine manière, on y retrouve pas mal de points communs. Une mention spécial à la chanson Hong Kong Blues. Et une un peu moins spéciale pour les talents de chanteur de L. Bacall que je n'ai apprécié qu'à moitié.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2015
1942 en Martinique où les Vichystes traquent les Gaullistes partisans de la France libre, un américain organise des sorties pêche à l’espadon pour de riches compatriotes. Il prend bien garde de se tenir à l’écart de ce conflit et pense avant tout à ses affaires. Les Etats-Unis n’entreront en guerre que dans l’hiver de cette même année après avoir subi une attaque sur leur propre sol à Pearl Harbor. Le parallèle entre l’Histoire et Harry le pêcheur gêna un peu aux entournures la commission de censure. En effet Harry à l’image de son pays n’a que faire du conflit tant qu’il est propice à ses affaires ; Harry à l’image de son pays prendra part lorsque ses propres intérêts seront attaqués. Après cet aparté, le cœur du film n’est pas cette intrigue assez basique de film noir. Tiré d’un roman très médiocre aux dires de son auteur, Ernest Hemingway ; William Faulkner, grand auteur en devenir quant à lui, en tira un scénario librement adapté très efficace. Le décor est planté avec une dream team aux commandes : Hemingway-Faulkner-Hawks. Ce dernier est la figure emblématique de l’Hollywood de l’époque et un des rares à s’illustrer dans tous les genres cinématographiques : film noir (« Le grand sommeil »), western (« Rio Bravo »), la comédie (« Les hommes préfèrent les blondes ») ;…
Pour ce projet, Howard Hawks manie son intrigue comme un simple prétexte à montrer un coup de foudre, la naissance d’une passion amoureuse. Le grand travail en amont du film de Hawks fût de trouver son interprète féminine avec cette inconnue : « Est-ce que tu crois qu'on pourrait créer un personnage féminin qui soit insolent, aussi insolent que Bogart, qui insulte les gens, qui le fasse en riant, et arriver à ce que le public aime ça ? ». Et là, il découvrit celle qui devint « The Look » ; Lauren Bacall. Débutante, la petite Newyorkaise de 19 ans, éclabousse l’écran dès sa première apparition sur la pellicule. Adossée à l’encadrement de la porte de chambre de Bogart, le menton baissé mais le regard, frondeur et aguicheur, levé vers celui qui deviendra son futur époux, elle fait craquer son allumette… Et pas que l’allumette, c’est le vieux loup froid et ténébreux de Bogart qui craque au même instant. Rare au cinéma, c’est le début d’une passion amoureuse qui est filmé dans cette fiction et çà transparaît tellement à l’écran que même 70 ans après, le spectateur est contaminé par ce bonheur palpable. Eloge de la décontraction, pour sûr, Hawks les laissa bien souvent improviser, l’histoire de personnages de cinéma a tellement si peu souvent collé avec ce que vivait au même moment leurs interprètes. Nouvelle forme de femme fatale, Lauren Baccal est magnifique et dire que c’est sa timidité et son angoisse qui l’ont poussé à avoir ce regard si particulier devenu mythique. A cela on ajoute sa voix rauque si particulière ; a star is born.
Et puis quelle délectation d’entendre ces échanges verbaux emplis de sous entendus, épicés à souhait et balancés avec tant de naturel. Ce couple mythique, Bogart-Baccal, crève l’écran mais pas au point d’évincer des seconds rôles qui tiennent une vraie place dans le film. A ces seconds rôles, on peut même ajouter la cigarette qui pour moi est réellement le troisième personnage incontournable du film. Beaucoup comparent aussi ce film à un sous « Casablanca » et Bogart déjà de la partie avec Ingrid Bergman sur ce dernier avait plaisir de dire que ce n’était pas faux mais là les personnages ne songent guère au passé et l’avenir les tourmente peu. Et c’est tellement vrai ; la définition de la passion amoureuse. A part Bogart qui est des deux films, d’autres points communs entre ces deux chefs d’œuvre : la place du pianiste de jazz y est aussi importante avec de belles chansons entonnées par Baccal, le film noir autour de Vichy,…
Enfin la réalisation d’Hawks est assez classique avec une caméra souvent fixe, mais l’alternance de plans serrés et rapprochés ainsi que le montage incisif et tendu feront le travail. Les scènes d’action en sont un bel exemple. Le tout offre des plans inoubliables par leur composition magnifiée et par un gros travail sur la lumière.
Malgré ses défauts, un film à savourer sans modération…
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2015
Merveilleuse, sublime et envoûtante Lauren Bacall qui, pour sa première apparition à l'écran et sa rencontre artistique et amoureuse avec Humphrey Bogart dans ce film mythique de Howard Hawks, crève l'écran. L'érotisme et la sensualité qui se dégagent de son personnage sont orchestrés avec un succès total. Sur un scénario de William Faulkner, d'après un roman d'Ernest Hemingway, ce long-métrage qui se déroule en Martinique pendant le Seconde Guerre mondiale trouve un subtil équilibre entre film d'amour et d'action. Une réussite totale.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2015
Sans être un chef-d’œuvre, le Port de l'Angoisse est un bon drame, avec des acteurs très impliqués, évoquant avec subtilité et précision les temps troubles qui ont suivi les premières semaines de la guerre. Des personnages en perdition qui se cherchent un port d'attache ou un idéal (c'est selon) dans un cadre un peu irréel, mais avec la menace d'un danger qui plane autour d'eux: voilà la substance de ce film, dont le style un peu suranné fait qu'il a sans doute un peu perdu de sa force évocatrice, même si la débutante Lauren Bacall imprime la rétine comme personne.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 mai 2015
Malgré une intrigue modeste, ce classique du cinéma marque la première apparition du couple mythique Bacall-Bogart. Jeux de regards, silences éloquents, la performance des deux protagonistes au travers de leur relation est fabuleuse : en ça réside tout le charme de l'œuvre. En outre, quelques imperfections viennent affaiblir un scénario plutôt bien construit.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2015
Le Port de l'Angoisse partage beaucoup de points communs avec Casablanca, sorti deux ans plus tôt. Le contexte de l'histoire est le même (la France sous le régime de Vichy) et les deux films partagent le thème de la résistance. On retrouve également comme acteur principal Humphrey Bogart dans le même rôle d'homme froid ayant un bon fond. Toutefois l'oeuvre de Hawks ne possède ni le grandiose ni la portée des scènes de l'oeuvre de Curtiz. Dans l'ensemble l'intrigue est assez plate, on ne ressent pas les enjeux des résistants dont on sait au final peu de chose. Les hommes de la Gestapo auraient pu paraître dangereux mais il sont montrés sous un angle légèrement comique, brisant ainsi la menace qu'il représentent. Le réel intérêt du film repose sur le couple Bogart/Bacall. Leur idylle n'a en soit rien d'extraordinaire, mais il faut les voir s'envoyer des répliques du tac au tac ! Ces échanges verbaux sont fait avec beaucoup de désinvolture, comme si tout cela n'était qu'un jeu pour eux. Et puis Bacall crève l'écran dans ce rôle de femme fatale ! Le Port de l'Angoisse est un film correct mais qui n'a rien de flamboyant dans son déroulement, c'est peut-être pour cela qu'Hemingway était réticent à l'adaptation de ce qu'il considère comme son pire roman.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2015
Un classique, comme pas mal de films d'Howard Hawks. Si le scénario d'Hemingway et Faulkner n'est pas trépidant, c'est qu'il laisse toute la place aux personnages, et à son duo mythique. Humphrey Bogart déroule sa classe avec facilité. Lauren Bacall, qui l'a rencontrée à l'occasion du tournage, lui répond du tac au tac. Cette voix rauque, ce regard si plein de sensualité font toujours de l'effet, même soixante-neuf ans plus tard. Ces deux personnages étonnants de désinvolture construisent à eux seuls Le Port de l'angoisse, comme souvent avec les films de l'époque, et c'est d'eux qu'émerge ce soupçon de mélancolie qui donne au film son cachet. Tout ça avec en toile de fond l'organisation de la résistance à Fort-de-France, univers unique au cinéma. Un divertissement qui ne se démode pas.
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2014
Certains disent "un sous Casablanca avec une histoire différente", je les rejoins. Certes c'est un peu méchant, Casablanca est culte et très bien fait, on ne peut réussir tout le temps. Néanmoins, pas mal de similitudes entre ces deux films, sur le registre de l'émotion, de la façon de jouer (surtout Bogart), dans l'image ou la trame. Bien sur c'est de qualité, mais trop connu pour plaire autant que son prédécesseur.
Par contre on a une ambiance sombre bien retranscrite, de bons acteurs, une musique qui contribue à l'atmosphère, des dialogues justes, une trame connue donc, une histoire qui l'est aussi mais réserve des surprises intéressantes... pas mal d'ingrédients d'un bon long métrage (ce que c'est). Oui mais...
Mais on s'ennuie un peu par moments, les longueurs ne sont pas étrangères à ce fait, le rythme lent non plus, et le fait que Lauren Bacall se mette à jouer comme Bogart n'arrange rien : 2 acteurs désinvoltes, cyniques et qui mettent le masque ça ne soulève pas les foules, si on rajoute que les seconds rôles et autres figurants ne sont pas tops on a du mal à se passionner. Enfin le vieux marin avec son histoire d'abeille morte m'a royalement ennuyé ; si encore ça amenait quelque chose mais non.
M'enfin bref comme disait Gaston, cela reste un film culte et connu, 1ère apparition de Lauren Bacall qui formera un couple avec Bogart, pour de bonnes réussites cinématographiques, autant ne pas bouder son plaisir, vu les films actuels on trouvera bien mieux là.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 novembre 2014
le film d'une rencontre,
et quelle rencontre !!!
Bacall et Bogart,

on a presque l'impression
que le scénario passe
au second plan
tellement
on est sous l'influence
de ces deux aimants,
qui captent totalement l'attention,
et jouent avec une complicité
qui va en s'accroissant.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 novembre 2014
Comme la plupart des polars ou films noirs de l'époque, "To Have and Have not" ne va pas me marquer. Il faut dire que le film démarre très lentement, avec trois premiers quarts d'heure mollassons et d'un humour désuet et lassant. La suite est d'un autre niveau, plus nerveuse et où Hawks a l'intelligence de faire communiquer le duo Bogart-Bacall plus par des regards que par des mots, et renforce ainsi le charme de leur relation. Le célèbre couple est d'ailleurs le plus grand atout de ce film handicapé par une intrigue peu intéressante. Les acteurs l'emportent donc sur le peu d'enjeux.
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