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inspecteur morvandieu
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3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Le contexte du film et le personnage d'Humphrey Bogart présentent de nombreuses similitudes avec le "Casablanca" de Michael Curtiz. En 1940, à Fort-de-France, sous l'administration de Vichy, Harry Morgan est un expatrié américain et le patron d'un bateau de pêche pour touristes et il entend bien ne pas prendre parti entre gaullistes et pétainistes. Pour l'argent, et pourquoi pas par choix, Morgan finit par rejoindre une cause, la bonne évidemment. A cet égard, la brève intrigue qui relate comment Morgan utilise son bateau pour spoiler: transporter des résistants français est secondaire, simpliste et, pour tout dire, ne présente pas d'autre intérêt que celui de montrer comment l'américain rompt avec sa neutralité. Le film est sans doute plus connu pour la rencontre mythique entre Bogart et Lauren Bacall, en aventurière sensuelle, qui manifestent leur attirance par un jeu de séduction tout en ironie et sous-entendus dans l'hôtel du frenchie Marcel Dalio (présent aussi dans "Casablanca"). Précisément, c'est dans cet hôtel de Fort-de-France que se déroule l'essentiel du film, reviennent et se retrouvent invariablement les protagonistes, occupés à des tractations plus ou moins clandestines. Autour, la Martinique renvoie une image pittoresque et coloniale des Antilles françaises.
Avec sa vision quelque peu romancée de la résistance Howard Hawks signe un classique où se mêlent romance, suspens et une pointe d’humour. C’est romanesque, mise en scène magistralement et brillamment dialogué et surtout il y a l’un de ces couples mythiques du septième art, car entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall l’alchimie fonctionne à merveille.
Le Port de l’angoisse serait né d’une partie de pêche où Howard Hawks aurait dit à Ernest Hemingway qu’il serait capable de porter à l’écran son plus mauvais roman. Et le moins que l’on puisse dire est que cette adaptation d’En avoir ou pas réussit pleinement son pari puisqu’elle est tout bonnement un chef-d’œuvre. Portée par une photographie en noir et blanc sublime, la mise en scène toujours pleine de classicisme du cinéaste illustre à merveille une histoire qu’il modifie grandement pour coller à l’actualité de son époque. En effet, le scénario de Jules Furthman et William Faulkner choisit de déplacer le lieu (on passe de Key West et Cuba à la Martinique) et l’époque de l’action (déplacée de 1937 à 1940) afin de transformer son histoire de passage de banals clandestins en film de propagande anti-nazi (en oubliant le sujet de la drogue se trouvant dans le roman) et, pour accentuer cet aspect politique tout en rendant le tout plus crédible (bien qu’on soit surpris d’entendre une mère martiniquaise parler à son fils en anglais plutôt qu’en créole ou en français), Hawks choisit d’employer de multiples acteurs français (parmi lesquels Marcel Dalio dans un des rôles principaux). Et le moins que l’on puisse dire est que cette histoire captive du début à la fin notamment car elle présente un couple mythique à l’écran. Effectivement, pour donner la réplique à l’acteur du moment qu’est Humphrey Bogart, Howard Hawks choisit, sur le conseil de sa femme, une mannequin n’ayant jamais fait de cinéma : Betty Joan Perske. Il choisit au passage de changer le nom de celle-ci et crée une légende du 7ème Art : Lauren Bacall ! Celle-ci éclate à l’écran et le couple qu’elle forme avec Humphrey Bogart devient une évidence (malgré leur quart de siècle de différence) que ce soit à l’image ou dans la vraie vie (le tournage est le début d’une histoire d’amour qui durera jusqu’à la mort de l’acteur). Ainsi, Le Port de l’angoisse est un monument du cinéma qui constitue à la fois l’apparition d’une star, la naissance d’un couple mythique, un témoignage de son époque et surtout un chef-d’œuvre de l’Histoire du cinéma toujours aussi passionnant à regarder.
Contrairement à ce qui est écrit dans la synopsis, le motif du retournement de camp de Harry est avant tout sa constatation de l'oppression violente menée par le gouvernement de Vichy à la Martinique. Certes la romance joue indéniablement un rôle dans le film, mais elle n'en est pas le fil conducteur. Le film est un excellent film noir qui mêle les intrigues de police, les aventures maritimes, un vieux soulard fidèle comme un chien, et quelques bons moments de suspense. Mais surtout appréciable que le noir et blanc puisse transmettre autant d'émotions sans toutes les actions exagérées qui se sont développés dans la production cinématographique au cours des 80 prochaines années.
Un très grand classique du film noir tourné en 1944 par Howard Hawks. Il s'agit de la première apparition à l'écran de Lauren Bacall et donc du duo Bogart/Bacall. L’histoire se déroule en 1940 en Martinique sous le gouvernement de Vichy. Le film raconte les péripéties d’un expatrié américain Harry Morgan, interprété par Humphrey Bogart, qui va aider à convoyer un chef de la Résistance française et son épouse tout en séduisant une chanteuse, jouée par Lauren Bacall, et en essayant de ne pas se faire arrêter par la police de Vichy. Il faut aussi souligner la bonne composition de Walter Brennan dans le rôle de second de Bogart.
Une pépite ce film qui tient bien sûr du talent du réalisateur mais aussi de circonstances favorables dans lesquelles il a été réalisé, les rapports entre H.Bogart et L.Bacal par exemple et certaines situations, la giffle que Bogart applique à son ami, profondément affecté, et son sourire quand il comprend que c'est pour lui sauver la vie. Magnifique.
Ce film est totalement soporifique et souffre d'une absence totale d'enjeu. Il ne se passe rien pendant les 40 premières minutes, ça démarre ensuite mais en première, jamais la seconde ne sera passée. J'adore Casablanca ou d'autres films des années 40 comme La vie est belle, le carrefour de la mort, Assurance sur la mort ou encore Les enchainés mais là j'ai souffert d'ennui pendant 1h40. Juste content quand on voit enfin "The end".
Ce film de Howard Hawks tourné en 1944 est inspiré du plus mauvais roman de Ernest Hemmingway "To have and have not". Celui-ci traite de l'affrontement entre l'administration vichyste nazie et la résistance française en Martinique. Le thème du film, bien qu'assez intéressant, n'est pas notre préoccupation première. Notre intérêt se dirige surtout sur la première collaboration entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall qui permet la naissance du couple le plus célèbre de l'histoire hollywoodienne. "Le port de l'angoisse" brille par la prestance de ses personnages. D'abord, par Harry Morgan (Humphrey Bogart), toujours clope au bec, accoudé au bar et avec sa casquette de pêcheur puis par Slim (Lauren Bacall) en tailleur et cigarette au bord des lèvres. Tous les deux sont vraiment très classes. Le film vaut le coup d'être vu rien que pour l'alchimie du couple dans leur tout premier duo au cinéma. Enfin, l'ambiance est vraiment agréable, bien que le climat devrait être tendu en raison de l'occupation allemande, l'atmosphère est parfois très légère grâce à de nombreux passages musicaux très agréables où Lauren Bacall chante. Un film à voir au moins une fois dans sa vie.
Hawks n’a pas fait que Rio Bravo. Deux monstres sacrés jouent au chat et à la souris. H. Bogart, je ne résiste pas: sa dégaine, sa liberté infinie, son sourire irrésistible. J’ai aimé le pianiste de boogie qui donne le rythme des soirées en revenant régulièrement à l’écran. Ambiance guerre, style Casablanca, avec en décor une milice vichiste tournée en ridicule, quoique la résistance fait aussi très amateur…
Laureen Bacall qui balance des hanches et Humphrey Bogart, qui fait rouler une allumette entre ses dents: on en redemande des films d’atmosphère de cette qualité, évoquant un endroit à la marge pendant les hostilités, en l’occurrence Fort de France. Plus facile à imaginer pour un grand metteur en scène américain! TV1-aout 2015
Humphrey Bogart, la seconde guerre mondiale, un américain solitaire dans une colonie française, ça rappelle Casablanca mais c’est le port de l’angoisse. Et c’est la naissance sous nos yeux dans des volutes de cigarettes d’un couple mythique Bogart Bacall. Les deux jouent des aventuriers échoués à la Martinique dont le coup de foudre croise le vent de l’histoire. Des décennies plus tard le film garde son suspens, son glamour et un côté amusant de film d’aventure. Un succès intemporel donc même s’il souffre un peu de la comparaison avec Casablanca auquel il fait forcément penser.
Un drame passionnel mythique qui mêle aventure, bravoure et romance, sublimé par l'interprétation du couple Lauren Bacall/Humphrey Bogart, tombé amoureux durant le tournage.
Bien mal vieilli ne profite jamais! Indubitablement la mise en scène ainsi que les contrastes de couleurs n'ont pas de secret pour Hawks; de même, le couple formé par Bacall et Bogart suinte de complicité tandis que chacun incarne un type auquel il prête d'indéniables charmes. Cependant cette ambiance très surannée, illustrée par les numéros musicaux et un script fort bavard empêche d'installer un suspense prenant, tandis que les personnages secondaires manquent d'épaisseur, notamment l'agaçant Eddie. Les nostalgiques de cette atmosphère faussement jazzy y trouveront leur plaisir; les autres se contenteront de l'intérêt cinématographique historique. Ce n'est déjà pas si mal!
Contrairement à d'autres films antérieurs, de la même époque ou postérieurs et mettant en vedette un duo glamour, ce "Port de l'angoisse" a quand même le mérite de proposer une histoire. Même si celle-ci ne s'embarrasse pas d'originalité et comporte des trous d'airs, elle existe. Elle est là. Au cinéma, il y a quelque chose de terrible: le temps met des coups de vieux de manière aléatoire. Certains films ramassent, d'autres non. Et celui d'Hawks ramasse. Que cela a vieilli. Que cela a pris du plomb dans l'aile. Avec le temps, deux défauts apparaissent nettement: le film est bavard. Il faut supporter bon nombre de scènes où ça piaille beaucoup. Certes, les actes suivent, mais quand même. Et le deuxième, le tandem Bogart/Bacall a de plus en plus de mal à cacher les lacunes d'un film quelque peu surfait. Pour l'instant, ça tient. Le cordon n'est plus robuste, mais ça tient. Pour combien de temps encore ?
La rencontre du couple mythique Bacall-Bogart est ici ! Echange de regard, charisme qui crève l'écran pour chacun, grande gueule, répliques cultes... Sifflement, petite claque de la barbe... Beaucoup de réalisateurs piochent encore dans ce petit bijou du cinéma américain dans lequel l'ennui n'est pas permis. A découvrir !
Howard Hawks réalise ici son "Casablanca" en inscrivant son histoire (adaptée librement d'un roman d'Ernest Hemingway) non pas au Maroc comme dans le film de Michael Curtiz mais dans un autre territoire contrôlé par le gouvernement du régime de Vichy : la Martinique. Rien à redire sur ce film dont l'histoire, la réalisation et les acteurs sont bons. Néanmoins, cela reste un film formaté sans grosses surprises mais qui assure le divertissement et fait passer au spectateur un agréable moment.