941 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
93 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
34 critiques
3
25 critiques
2
7 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Yasujirô Rilke
272 abonnés
1 059 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 15 août 2008
Howard Hawks, reconnu par la postérité comme un des plus illustres cinéastes américains, réussit dans nombre de ses films l’exploit de développer à travers les codes d’un genre, les accointances d’un groupe de personnes. Dans «To have and have not» (USA, 1945), une de ses plus célèbres réalisations pour le fameux couple qu’il formât (Bogart-Bacall), Hawks réussit en empruntant les codes du thriller de guerre à déployer les intrigues intimes. Ce n’est pas tout à fait le rapport grand Histoire-petite histoire qu’il applique à son œuvre. Dans ce type de plan narratif, les échelles d’histoire dialoguent sans jamais profondément communier. «The Longest Day» est le parangon idéal de ce dialogue distant ; en accumulant les petites histoires d’hommes, les trois réalisateurs ne permettent pas aux émotions de chacun de se lier aux évènements du monde. «To have and have not» se déroule au cours de la seconde guerre mondiale alors que Vichy et les nazis tiennent une grande partie de la France sous leurs jougs. En Martinique où une police française veille au respect du gouvernement de Pétain, Harry Morgan (Bogart) loue son bateau pour emmener pêcher ses clients. Sa modestie rustre mais non moins élégante en fait un marin apprécié sur le port. La rencontre des échelles d’histoire s’accomplit lorsque Morgan se voit demandé par un ami français (Marcel Dalio) de venir en aide à la Résistance. Au cours de cette mission aux incidences internationales, dont l’implication politique fera longuement hésiter Morgan, des amitiés se lieront ainsi que des idylles et des jalousies. L’Histoire implique les histoires, et les espaces chez Hawks se rendent propices aux sentiments que les intrigues nouent entre les protagonistes. La contigüité de certains lieux invitent aux rapprochements des cœurs tandis que les étendus des eaux se révèlent prompts à la discorde. Les circonstances de temps (l’Histoire) et de lieux (la configuration des espaces) dictent les comportements.
Le Port de l'angoisse, Hawks, Bogart, Bacall, Hemingway, Faulkner, tout cela est bien impressionnant mais le résultat fait peine à voir. Déjà, les décors dignes de "au théatre ce soir" pour un film d'aventures se passant en Martinique avec des scènes en haute mer n'aident pas à prendre cette histoire très au sérieux pour le moins. Le film me fait penser justement à du "boulevard", des portes qui claquent, des bons mots, un vaudeville avec en toile de fond la seconde guerre mondiale. Tout est feint comme dans le mauvais hollywood, scénario indigent, faux suspense, simplification de l'Histoire, exotisme facile, méchants de pacotille, je ne sauverai que l'apparition (bien qu'improbable) et la partition (avec de bons dialogues) de lauren bacall et quelques morceaux de musique. Les grands classiques sont indémodables, pas ce film qui ne doit sa renomée qu'au couple Bogart Bacall.
Le rythme est irrégulier et Humphrey Bogart est assez inexpressif. Les seconds rôles sont efficaces, en particulier le casting féminin. Parabole sur les positions neutres des USA avant leur entrée dans la 2nde guerre mondiale, le film expose une histoire originale souvent intéressante et pleine de bons sentiments.
Un loup de mer est engagé contre son gré dans la Résistance à la Martinique, nous sommes en 1942. Sur cette courte trame, Howard Hawks (Rio Bravo - 1959) va nous emmener au cœur d’un thriller alliant à la fois, le suspens, l’aventure et le romantisme sur fond de guerre. De tels ingrédients, maniés par un réalisateur hors pair, font de ce film un chef d’œuvre. Grâce à son histoire et surtout, son acteur principal : Humphrey Bogart (que l’on a pu voir en tête d’affiche quelques années plus tôt dans le cultissime Casablanca - 1942), au côté de la sulfureuse Lauren Bacall (Dogville - 2003) qui obtient là son tout premier rôle au cinéma ! Le Port de l'Angoisse (1945) est une véritable réussite en soi, que ce soit au niveau des trucages lors des séquences en mer ou ne serait ce que pour sa mise en scène.
16 165 abonnés
13 124 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 14 février 2008
Un film lègendaire qui marque la rencontre et le coup de foudre entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall!L'action,l'aventure,le danger,l'exotisme,la love story,toutes ces notions de base du cinéma hollywoodien sont ici repensées et recréées avec une élégance suprême!Le film est pour ainsi dire le jumeau du film "Le grand sommeil"!Tous deux racontent la naissance d'un couple et l'engagement d'un homme dans une action qu'au départ il dédaignait ou traitait à la lègère!Sur le plan du rècit,aucune ruse dramatique!A l'inverse de ceux de "Casablanca",les personnages ne songent guère au passè,et l'avenir les tourmente peu!Une nouvelle d'Ernst Hemingway légérement modifiée,un scènario auquel William Faulkner a participè,une mise en scène parfaite d'Howard Hawks,de superbes moments musicaux avec Hoagy Carmichael et une fameuse rèplique:"If you want something,just whistle!" sans oublier les merveilleux seconds rôles (excellents Walter Brennan et Dan Setmour!) font de "To Have and Have not" une oeuvre immortelle du 7ème art...
Le Port de l'Angoisse, une oeuvre culte, qui encore aujourd'hui tend à nous surprendre. Le duo entre Bogart et Brennan, magistral, nous entraine admirablement dans les malheurs et les angoisses du brave Harry Morgan. Une oeuvre maitresse du cinéma de Howard Hawks à voir absolument.a+
Le Port de l’angoisse, 1945, de Howard Hawks, avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Walter Brennan et Dalio. On adore réviser régulièrement nos classiques. Ce film magique raconte la rencontre, magique forcément, entre un vieux loup de mer, brut de décoffrage et une jeune aventurière sublime et séductrice en diable. Bogey se trouve contraint de s’impliquer dans un acte de la Résistance française, sous Vichy, alors qu’il traînasse le long des côtes martiniquaises en organisant des parties de pêche pour touristes. La belle Lauren, avec ses regards ensorcelants, va lui donner un coup de main efficace et permettre des dialogues pleins d’humour. Ce fut, aussi, le début d’une histoire d’amour authentique qui durera jusqu’à la mort du comédien.
Très beau film à la fois émouvant et drôle. Une ode à l'amour et à la liberté!Lauren Bacall est envoutante en femme fatale et forme un beau couple avec Humphrey Bogart. Un classique!
"Le Port de l'Angoisse" est un film magnifique, parfait mélange de drame, de romance, et d'aventure. Le scénario captivant ainsi que l'excellente interprétation assurent un agréable moment de cinéma plein de suspence et de rebondissements. Dans la lignée de "Casablanca", c'est assurément un grand classique américain. De plus, ce film prend place dans un contexte historique peu abordé : le régime de Vichy et la Résistance en Outre-mer (A la Martinique en l'occurrence). Cette particularité le rend d'autant plus intéressant !
Adaptation remarquable d'un roman d'Hemmingway ("To Have And Have Not"), "Le Port de l'Angoisse" est un sommet du cinéma américain des années 40, avec un duo d'acteurs épatant (Bogart/Baccall, tout de même !), et une réalisation soignée. Un film anthologique, tout simplement.
Un très beau film en noir et blanc qui nous montre que la France de Pétain était aussi présente à la Martinique. Tous les acteurs sont superbes. L'histoire est trsè crédible. Quelques longueurs cependant.
"Le Port de l'angoisse" est adapté par le duo Jules Furthman et William Faulkner, deux fidèles du réalisateur et en tire un film d'aventure qui ne sera pas sans rappeler malgré tout un certain "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz avec son cabaret, la France Libre, le héros cynique avec un gros coeur... etc... Associé au succès lors de sa sortie Hawks (qui façonne Lauren Bacall comme sa star) se lance aussitôt dans un second film avec la même équipe, ce sera un autre chef d'oeuvre avec "Le Grand Sommeil" (1946)...
Ce film est tout simplement magnifique, les dialogues sont un régal pour les oreilles, Bogart et Bacall sont somptueux dans leur rôle. Il y a juste a redire sur le scenario qui est un peu confu de temps en temps.
Avec un scénario captivant et des acteurs ausi prestigieu, comment ne pas aimer un pareil film ? Tout d'abord, jaffectionne tout particuliérement les films en noirs et blancs. Lauren Bacall et son désormais bien connu " auriez vous une allumette " forme un époustouflant duo avec le fameux Humphrey Bogart, homme courageux au grand coeur. Ce duo va devoir lutter en Martinique durant l'occupation avec de nombreux fonctionnaires pro pétain. Accompagné par de savoureuses répliques séches de la prt de Bogart mélant désinvolture et regrets, un bon film, certes ne respectant pas totalemet le livre d'Hemingway ( en avoir ou pas ) mais qui s'en srt tout de même bien.
La Martinique sous Vichy, des résistants en fuite, un américain blasé mais en manque d'argent... Hawks, grand romantique, nous emmène en musique et en baisers dans cette brillante intrigue d'apparence très classique, mais moins légère qu'il ne le laisse paraître en premier lieu. C'est imparable.