Entre 45minutes et une heure de trop, acteurs peu convaincants (surtout l'actrice principale, le gamin n'est pas trop mal), plutôt ennyeux et chute scénaristique invraisemblable. 2 h 30 perdues. spoiler: Par ailleurs vu l'idéologie défendue par la réalisatrice, on savait dès le début comment le film allait se terminer, la culpabilité de "l'héroïne" (si on peut l'appeler ainsi.était inenvisageable
Long long long ça emballera peut être certains mais ça n'a pas été mon cas . Je n'y ai rien trouvé d'une palme d'or censée marquer les esprits . Vraiment une enquête quelconque ! Même capitaine Marleau est plus intéressant et de loin ... tant mieux pour elle :))
J'aurais adoré aimer ce film mais il faut admettre que c'est une Palme franchement incongrue. Un film de procès hyper classique, plastiquement assez laid (Sybil était bien plus beau) et sans grand intérêt. Rien ne cloche mais rien ne captive non plus. Les acteurs sont TOUS formidables,, certes, la direction d'acteur est assurée, mais le scénario ne présente pas beaucoup d'intérêt. Reste le montage son (incroyable) et c'est à peu près tout. C'est l'autoroute du téléfilm Arte. Je résume : c'est décevant.
— Anatomie d'une chute ? C'est le truc qui a eu le Prix du meilleur téléfilm psychologique ? — Mais non ! C'est la Palme d'Or 2023 ! — Ah bon ??? — Mais oui, avec Ruben Östlund comme président du jury. — Aaaaah OK ! Tout s'explique.
Il semble que depuis quelques années une misandrie ordinaire se propage dans le cinéma occidental (et plus sournoisement dans le cinéma français). Le problème n'est pas la mise en valeur des femmes au cinéma, mais leur mise en valeur au détriment des personnages masculins. Ce film en est l'exemple type. Si vous le regardez attentivement et que vous êtes honnête avec vous-même, vous constaterez des faiblesses évidentes chez les personnages masculins. Dès lors qu'ils vont à l'encontre de l'accusée, les personnages sont réduits à des caricatures. J'en veux pour exemple le belliqueux avocat général qui fait preuve d'une hystérie peu commune. Ou encore, le psychanalyste dont la réflexion est excessivement pauvre. Ou bien, l'expert masculin dont la simulation de chute semble bien moins crédible que celle de l'experte féminine qui est bien plus pondérée. Ou de surcroît, de l'expert qui analyse les enregistrements sonores et dont les raisonnements sont dignes d'un pilier de bar PMU. Je concède au film une réalisation virtuose, d'excellents comédiens, et un montage efficace, mais je ne peux m'empêcher d'être dubitatif quant à la démarche faussement nuancée qui nous invite en permanence à être du côté de l'accusée. Pas plus que n'adhère à cette structure qui va à l'encontre du genre et qui est tellement inversement systématique qu'elle en devient tout aussi prévisible. Bref, le film n'est pas mauvais, loin de là, mais son dogmatisme et sa prétention me l'ont rendu antipathique.
Emballement médiatique pour un film de procès dans la veine des true-crime de Netflix. Certes l'actrice allemande est excellente ainsi que l'enfant et le chien, mais le reste du casting très hétéroclite est plus fragile, surtout les acteurs masculins. Beaucoup d'invraisemblances dans le scénario, dont une résolution WTF avec le vomi du chien! Autre incongruité, l'enfant qui assiste au procès de sa mère dans le public alors qu'il est aussi interrogé comme témoin. La mise en scène du procès comme la plupart des scènes est traitée en champs contre champs classiques, sans inventivité, ni grâce. Reste le thème du couple, dont la vision très noire ne peut que déprimer. Quant on sait que le scénario a été écrit par la réalisatrice et son compagnon, ça fait froid dans le dos...
Je n'ai pas apprécié ce film. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'u long, très long, très très long pensum. Aucune émotion. Justine Triet devrait plutôt écrire des romans car les sujets qu'elle traite sont intéressants mais elle filme de manière trop monocorde. Il n'y a pas de rythme. On ne s'attache pas aux personnages. C'est cérébral et ça manque de chair.
Quelle déception. Comment ce film a t'il pu avoir une palme d'or ? Ce questionnement justifie ma note dure, je le conçois car le jeu des acteurs est bon, très bon. Mais Cela traîne en longueur, surtout la première partie, des plans sont inutiles, l'histoire reste banale (un fait divers...). Le film démarre réellement dans le prétoire.... d'ailleurs, il aurait été plus fort de démarrer le film directement au procès et faire des parenthèses vers le passé au lieu d'avoir un simple traitement linéaire chronologique qui amène l'ennui.... Bref construire le film autrement avec les mêmes scènes. La scène de l'enregistrement de la dispute et le témoignage final du petit garçon sont forts.... mais de là à donner la palme d'or.... non. Définitivement.
Justine Triet impose un climax inquiétant et pesant dès les premiers instants on constate ensuite que son film est bel et bien sans enjeu véritable et dans un environnement trop froid ou trop sage, trop limpide aussi même si des artifices narratifs tentent de nous faire croire le contraire. Le film oublie que le Parquet "veille à la manifestation de la vérité à charge et à décharge", ce qui n'est absolument pas le cas ici ou le procureur est clairement et aveuglément à charge. Ce qui a deux effets, le premier tue le suspense à être trop à charge on devine le final, le second on donne une sensation désagréable d'un être gratuitement abject voir peut-être sexiste ce qui n'apporte rien de constructif à l'intrigue principale, ainsi le procureur devient si antipathique qu'à l'inverse on finit par avoir de l'empathie pour cette accusée (du spoilers pour être plus précis sur mon site). Par contre, superbe performance de Sandra Hüller qui fait passer les ambiguités de son personnage et compense ainsi là où le scénario pêche. Bref, malgré une Palme d'Or le premier film de la réalisatrice qui déçoit... Site : Selenie.fr
Ça commence assez mal avec une Camille Rutherford filmé n'importe comment... Et puis je voudrais qu'on m'explique ce que ça apporte au film de voir l'actrice principale s'exprimer la plupart du temps en anglais ? Passons aussi sur certaines postures féministe gratuites (Rutherfor, encore elle qui ne veut pas qu'on l'appelle Mademoiselle " je refuse d'être réduite à un statut matrimonial. Dira-t-elle en plein tribunal, vachement crédible !) . Et puis il y a ce long flash-back en plein procès retranscrivant une dispute.... mais une dispute où l'on ne se coupe jamais la parole ! Ça c'était mon catalogue de petites vacheries. Parlons des facilités de scénario :spoiler: le mari qui enregistre toutes ses conversations privées, le gosse qui fait un test à l'aspirine sur son chien au risque de le tuer... Le cinéma (tout comme la littérature) regorge de facilités de scénario, il faut faire avec, encore faut-il que ça tienne la route, là c'est quand même limite. Au positif nous avons une très bonne actrice principale (Sandra Hüller) et puis les scènes de procès sont souvent intéressante, c'est ci le point fort du film. spoiler: Sinon puisque Sandra n'est pas coupable, il reste la thèse du suicide sauf que ça ne colle pas avec les explications des experts... Jamais au grand jamais je n'ai eu l'impression de regarder un film qui méritait la Palme d'or.
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec Anatomie d'une chute, son meilleur film et aussi le plus ambitieux. Tout en reconnaissant le savoir-faire de la mise en scène et l'intelligence du scénario, une question peut toutefois se poser dans le cas des films de procès : les plus vertigineux sont-ils ceux qui partent de faits réels, comme Saint Omer, par exemple, ou ceux qui ne sont que pure fiction, comme Anatomie d'une chute ? Les premiers aurait-on tendance à déclarer mais tout n'est-il pas finalement lié au talent du ou de la cinéaste ? Anatomie d'une chute dissèque le mécanisme d'un procès, les intentions de la défense, les angles d'attaque de l'accusation, et ce côté documentaire, s'il est convaincant, n'est pas particulièrement neuf, sans vouloir à tout prix convoquer les œuvres de Cayatte, pour comprendre que rendre justice est une entreprise délicate et imparfaite. Plus largement, avec une certaine cruauté, le film montre un couple en crise, tout en laissant au spectateur le soin de décider in fine les torts de l'une et de l'autre et, par conséquent, s"il s'agir d'un suicide, d'un accident, ou d'un crime. Dans ce jeu de la vérité introuvable, les autres membres du foyer concerné ont aussi leur rôle à jouer : le fils malvoyant et un chien très expressif. L'ordonnancement des scènes et l'évolution dramatique sont très habiles mais est-ce que l'ensemble méritait une récompense suprême à Cannes ? C'est en tous cas une façon de rendre hommage à la formidable Sandra Hüller, de retour aux sommets qu'elle avait atteints avec Toni Erdmann.
Dès le début de l'histoire qui se passe en France, et ce n'est pas un spoyeuleur, c'est mal barré avec une mère dont on apprend rapidement qu'elle est allemande mais qu'elle a donné à son jeune fils comme langue maternelle l'anglais qu'elle parle avec un accent de vache espagnole après avoir passé des années à Londres... Le reste de l'exposition de l'intrigue est à l'avenant... Sorti de la salle au bout d'une heure environ.