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Alain75
18 abonnés
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3,5
Publiée le 7 octobre 2023
Bon film, bien mené, avec une actrice remarquable mais avec une fin somme toute attendue et un film malgré tout un peu long ! La posture de l'avocat général est par ailleurs un peu trop exagérée et vraiment trop à charge...
Enfin regardé ! Mais j’aurai du continuer à prendre mon temps…Je suis dans l’incompréhension : comment ce navet a-t-il pu gagner un Cesar ? Je me suis torturée à regarder 2h30 en pensant que ça deviendrait plus intéressant mais alors là pas du tout. C’est tellement nul, l’intrigue ne tient pas le spectateur en haleine, les dialogues sont plats, l’actrice parle en anglais, en soi pas tellement dérangeant mais pourquoi ? Ça apporte quoi de plus un dialogue en anglais ? Bref, d’un ennui au possible. Ce film se fait massacrer par d’autres comédies romantiques ou dramatiques qui durent à peine 1h30…
On pourrait n’y voir qu’un habile polar, mais ce film est avant la dissection d’un couple en échec aggravé. L’ambiguïté est partout, faute de morale, d’intégrité, de choix communs, de communication tout simplement. Sandra Hüller interprète le rôle d’une écrivaine accusée du meurtre de son compagnon, soutenue par un avocat un peu falot joué par Swann Arlaud. La Cour d’assises est dominée par un avocat général offensif, dont les remarques à connotation sociétale ou linguistique font mouche. Impressionnant Antoine Reinartz qui donne au procès un caractère souvent trépidant. La dissection post-mortem de son couple va entrainer l’héroine à la recherche d’un réel dont elle n’avait jusqu’ici jamais oser s’approcher, préférant rester dans un brouillard de non-dits et de sentiments inavoués. Le jeu de Sandra Hüller est ici remarquable qui sans jamais surjouer passe par des états d’âme propre à l’arrachement à soi-même. Ce sera finalement l’intervention du fils, joué par Milo Graner, qui apportera en même temps que l’acquittement, l’apaisement et une sérénité nouvelle.
Comment transformer une enquête policière assez banale sur une mort suspecte en un film fin, intelligent, participatif et profondément humain ? C’est le challenge parfaitement réussi par Justine Triet dans cette enquête assez longue où on ne voit pas le temps passer. Le spectateur endosse forcément le rôle de témoin, puis de juré dans ce portrait de femme, dans cette autopsie de couple et dans cette détresse d’enfant. Une Palme d’Or totalement méritée. Bravo.
Un film simple dans sa forme, exceptionnel dans sa justesse et sa précision. Le jeune acteur de Daniel donne une performance remarquable; Sandra Huller aussi évidemment. Une palme d'or complètement méritée pour moi.
Je n'ai pas compris quel film les auteurs/réalisateurs ont voulu faire. On suppose que l'idée était de raconter, sans la montrer - parce qu'elle était cachée, même pour son psy -, la chute psychologique d'un homme qui, pour des raisons diverses, ne supporte plus sa vie, et qui cherche à se persuader - et à persuader son psy - que sa femme, bien plus forte et plus résiliente que lui, est la cause de sa détresse et de son impuissance créatrice. Pourquoi pas, c'est un sujet pas très original, mais dont on peut sûrement faire un film, même un bon film. Mais l'idée consistant à raconter cette histoire par le truchement d'un procès ne fonctionne pas du tout, puisque spoiler: rien, ni mobile, ni élément matériel, ne justifie l'hypothèse du meurtre . Non seulement l'artifice n'est pas crédible, mais il est de surcroît terriblement mal fagoté : par exemple, l'avocat général est une telle caricature de fatuité, de bêtise et de méchanceté qu'on n'a qu'une hâte, c'est que ça s'arrête. Idem pour le témoignage du psy, d'une stupidité invraisemblable. Par ailleurs, le film est bavard et lourd : tout est dit et répété, histoire que les choses soient bien claires, et que le spectateur n'ait pas d'effort d'imagination ou d'interprétation à accomplir. Même la musique - le rebattu 4ème prélude de Chopin (tristesse, révolte, et renoncement final) - est redondante ! Quant à la mise en scène, c'est vite vu : il n'y en a pas. Reste une magnifique interprétation de Sandra Hüller, qui justifie le film à elle seule, et une jolie scène finale : on voit à l'image l'homme parlant avec la voix de l'enfant, tandis que ce dernier, dont le film a souligné la mémoire auditive exceptionnelle, rapporte mot pour mot les propos de son père évoquant la possibilité de la mort de son chien, propos qui prennent tout leur sens quand on comprend qu'il parlait en fait de lui-même.
Au vu des critiques, des récompenses et du succès public, je m'attendais a un chef d'oeuvre. Ce n'est qu'un film moyen. Le jeu des acteurs est impressionnant de naturel. Par contre, le scénario est simplissime et sans aucun rebondissement. Juste un fait divers, avec des préoccupations d'intello bobo mondialisés. Les dialogues sont brillants, peut-être trop parfois car ils ne sont pas crédibles dans certaines scènes : les dialogues de l'enfant ne sont pas les mots d'un enfant de 11 ans, la scène de dispute est trop bien écrite pour être réaliste ... Et, surtout, c'est long et c'est triste, comme beaucoup de films encensés par la critique.
Alors d'abord, un trait important, l'héroïne est une Allemande habitant en France et s'exprimant uniquement en anglais, ce qui permet d'avoir le plaisir de contempler un film français dont la moitié est sous-titrée... Il faut lui reconnaître par ailleurs une qualité, c'est un film que l'on peut spoiler et c'est assez rare pour une pellicule qui est qualifiée de « thriller » spoiler: Donc pour résumer l'intrigue, on trouve dès le début le corps d'un homme. On sait tout de suite que sa femme ne l'a pas tué mais il y a quand même un procès d'assises avec d'innombrables retours en arrière et au bout de trois heures, coup de théâtre : elle ne l'a pas tué !
Simenon en aurait fait quelque chose de fort qui aurait plu il y a 50 ans. Triet en a fait quelque chose d'interminable qui plaît aujourd'hui.
Je n'ai pas été captivée par l'intrigue. Le dialogue du début m'a d'emblée ennuyée, avec cette musique tonitruante pénible. A mon sens une palme d'or de cinéma doit transporter son public, je n'ai ressenti aucune magie.
Un très grand film, qui fera date et qui continuera de glaner les plus grandes récompenses , sans doute jusqu’aux oscars, tant il est réussi. À la fois subtil et puissant, ce récit nous parle d’une double chute : celle d’un corps, mais aussi et surtout celle d’un couple qui se désagrège lentement après un drame familial, et que la caméra de la réalisatrice va ausculter, radiographier, autopsier avec subtilité. Justine Triet signe avec son compagnon Arthur Harari ( réalisateur du magnifique Onoda) un scénario d’une force et d’une densité rares. Des les premières minutes, celles du pré générique, on sent qu’on s’embarque dans un récit qui va nous troubler, nous surprendre , nous déranger. Les dialogues sont remarquablement ciselés, pas un mot de trop, pas une ligne de texte qui ne soit essentielle au déroulement de l’action, tout est terriblement dense, précis et tendu, de même que la direction d’acteurs ( un casting remarquable jusque dans le moindre second role) Enfin la réalisation, d’une précision époustouflante, finit de nous prendre au cœur, aux tripes et au cerveau. Ce qui nous vaut des scènes extraordinairement filmées, telle que l’ouverture, la scène étonnante du père au volant, celle du chien, tous les échanges entre Sandra Huller et Swan Arnaud, porteurs d’un peu de tendresse et d’humanité, le visage grave et bouleversant de cet enfant, et bien sûr toute la scène du procès, bien loin des archétypes du cinéma américain, sans artifice, mais qui nous captive, nous fait douter , nous interroger, nous dérouter. Et au milieu de ce magnifique écrin brille le personnage de cette anti héroïne, prise au piège de cette langue qu’elle maîtrise mal, de ce couple qui se désagrège, de cette morale qui lui rabote les ailes, de cette bataille pour conserver la confiance de son enfant. Elle est bien sûr incarnée avec son habituel talent par l’immense Sandra Huller, sans doute une des plus grandes comédiennes européennes depuis sa prestation dans Toni Erdman. Courez voir ce film unique, qui conjugue réflexion et émotion comme rarement.
Le plus grand hold-up du siècle ! Que cette bouse monumentale ait eu la palme d'or et oscar du meilleur scénario est un scandal... Ne regarder pas sauf si vous voulez perdre 2h20 de votre vie
Une nouvelle belle grosse daube du cinéma français ! Tout les éléments du films français réunit pour bien perdre son temps et son argent. Lent, plat, inninteressant, mal joué, scénario à la ramasse, jeu d'acteurs tout aussi naze.......et les 3/4 du film en anglais sans aucune raison ! Encore une belle bouze financée par les taxes françaises
Anatomie d'une chute est un passionnant film de procès, un drame familial intimiste, et surtout un regard puissant sur notre société moderne et sur la place de la femme, au sein de la famille comme dans le monde professionnel. Pertinent, éloquent, perspicace. Claque !