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Frédéric Thumloup
1 abonné
2 critiques
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2,5
Publiée le 7 décembre 2025
Comment noter ce film? Il y a tellement de négatif et de positif que me parait correct. pourquoi négatif? tellement bobo que c'en est presque insupportable la première demi heure, j ai franchement failli zapper au bout de 20 minutes; puis je me suis dit, laisse sa chance à ce film il dure 2H30!! palme d or, pressenti pour les césars, etc... Effectivement, quand l enquête commence , cela gagne en rythme ; le procès est pas mal rendu du tout mis à part le jeu complètement caricatural de l avocat général. Gros problème de réalisme: un témoin ne peut pas assister au procès. Du coup, ce film qui doit se vouloir réaliste, ne l'est finalement absolument pas; ce serait pas mal de se renseigner avant de faire un film qui se veut fidèle à la réalité.... pourquoi n ai je pas mis une note plus négative? La scène de la dispute est vraiment extrêmement bien jouée , le fils également joue très bien , bravo à lui A part la première demi heure, j ai trouvé que les deux heures restantes étaient très prenantes . La réalisation, la photographie, la BO, tout ceci ne mérite absolument pas une palme d'or selon moi, mais qui suis-je pour juger? Il y a donc de très bons cotés à ce film, mais également de très mauvais voire rédhibitoires, ce qui m empêche de lui mettre une note supérieure , une critique restant bien entendu subjective , merci de m'avoir lu
On doit pouvoir aborder les faits dans toutes leurs "crudités" ... Il serait dommage de réduire le film à cette faute de language de la présidente de la cour à l'enfant. C'est grâce à la lenteur du très très long métrage que l'on peut en effet observer la "cruauté" verbale, agressive et hautaine, dont font preuve la présidente et l'avocat général à l'encontre du bas peuple. Si on prend en compte les passages des tâches en expertise de sang, qui vendent du vent et des théories imaginaires (j'en connais un qui a et qui endort encore les juges et les avocats), on peut dire que la réalisatrice a dû passer du temps à observer ce cirque judiciaire qui malheureusement sévit dans notre pays en dilapidant le budget du ministère de la justice. Vivement l'intelligence artificielle dans les tribunaux. L'agacement est poussé à son paroxysme avec la doublure voix de l'avocat général, Marc Olivier Fogiel (Si si, écoutez bien). Ainsi, tout ce beau monde du cinéma joue très bien la comédie, caresse méritée aussi pour le chien albinos. Juste un reproche à des figurants mal placés derrière l'avocate lors d'une interview. Serieux, aux prix où sont payés les figurants, ils pourraient faire un effort. Bref, j'ai cru à un bon coup de pelle derrière la tronche du mari à une minute de la fin du film mais il n'est jamais arrivé. Vivement l'intelligence artificielle pour écrire les scénarii. On va dire que c'est un très bon film français. Et je n'ai mis que la moyenne ? Vivement que l'intelligence artificielle remplace les critiques des spectateurs.
fall-lait reussir ce decoupage chirurgical d'une rupture qui fall(tombe) a pic chute en sensation de vertigo de hitchcock,ou le vide te rend livide et ou qui ment t'ai-ment-e
La réalisatrice Justine Triet et sa merveilleuse actrice Sandra Hüller méritent amplement l'engouement qu'elles ont suscité et les récompenses qui leur ont été attribuées. Tout a déjà été écrit sur ce film alors je me contenterai de dire que je ne regrette pas, in fine, d'être allé voir ce blockbuster, sans gros budget mais qui coche toutes les cases : un scénario presque aussi subtile que le jeu des 4 acteurs principaux qui parviennent à captiver le spectateur de bout en bout et qui ressort avec quelque chose à penser et pour longtemps de cette toxique et complexe histoire d'un couple ...
Film captivant du début à la fin grâce à un très bon scénario et jeu d'acteur. spoiler: Le doute sur la raison de la mort de Samuel persiste même après la fin du film.
Le déroulement du procès et l'intimité du couple sont 2 sujets très riches et interessants. J'ai beaucoup aimé les plans autour du chalet et de la montagne enneigée.
La chute en question, c'est le film en lui même. Quel ennui et quelle manque d'originalité, de créativité. Un ratage dans l'énoncé de l'histoire. Dommage
Alors la... Je ne comprends pas l'engouement envers ce film. Autant de récompenses et de distinctions pour ça ? Alors certes, les acteurs jouent très bien, je dirai que c'est le seul point positif. Mais que c'est long, que c'est plat ! Le scénario n'est pas non plus "exceptionnel" pour un Cesar ET un Oscar... De plus, aucune musique, rien de prenant... La fin spoiler: est bâclée, on passe d'un discours du fils et le plan d'après, hop ils ont gagné le procès. Après 2h30 de film sans bande son ni dynamisme franchement déçu. Un film avec une attente gigantesque qui se finit en déception étonnante pour de si grandes récompenses.
Un très bon film ! Malgré un bon démarrage, le film devient un peu poussif puis changement de braquer pour la suite. Quelle intensité par la suite. Si le scénario est intéressant, c’est la mise en scène qui fait la différence et il faut aussi souligner le casting assez exceptionnel. Chaque acteur apporte sa pierre à l’édifice tant dans les personnages principaux que secondaires. Le film mérite les éloges qui lui sont fait.
Je ne sais pas si j'ai raté quelque chose dans le film, mais je m'attendais à quelque chose d'assez fort car ça parle d'enquête et de procès mélangé à une vie de famille/couple s'annonçant très particulière... et finalement tout le long du film, c'est plat et on aboutit à une fin très plate (à moins si j'ai raté un non-dit)
spoiler: Déjà la forme :
la langue anglaise, pourquoi ? pour l'internationalisation du film ? je trouve que c'est un élément inutile, et finalement, on se demande si ce n'était pas le coté "bobo" du film où on parle d'écrivains, un bobo français et la bobo allemande, ayant quitté Londres pour la province française, le tout avec la passion de l'alcool et abordant une sexualité très particulière... Le style vestimentaire est très bobo. Le gamin a un look très année 70, on ne voit ça dans aucun collège. Idem pour l'auxiliaire avec son style très année 70... Plus le fantasme bobo que la réalité
Le fond :
l'intrigue donne envie. Une chute et on essaie de savoir ce qui s'est passé et finalement le procès tourne plus autour de la vie de famille que de réellement savoir ce qu'il se passe. Alors évidemment, on essaie de mener l'enquête. On essaie de décortiquer les éléments, les propos, les échanges... Mais c'est plat. Pourtant il y a des éléments où on se dit que ça va commencer à se balancer : on apprend que l'accusé a menti, le gamin est douteux, il a un comportement mystérieux, il change de versions, est ce qu'il a menti ? est il sincère ? Puis finalement, on aboutit au fait que le père est un homme ayant tout raté au point d'avoir des tendances suicidaires ... Et donc sur le témoignage final de l'enfant, elle est innocentée.
Mais finalement, on ne sait même pas ce qu'il s'est passé. Matériellement, il n'y a rien. On est juste là à échanger sur la personnalité des gens.
Avec une telle intrigue, ils ne peuvent pas se contenter raconter l'histoire d'un couple dont le mari est un suicidaire. Peut être que j'ai raté un non dit, mais je n'ai pas l'impression pour le coup.
vu le 13/03/2024 L’actrice est tout simplement extraordinaire dans le rôle de l’accusée d’un meurtre. C’est assez bizarre. On ressent le parti pris de la réalisatrice pour l’innocence de la jeune femme mais tout est fait pour que le spectateur s’interroge du bout à l’autre du film sur sa culpabilité. Un thriller hallucinant. Le jeune acteur qui joue le rôle de Daniel est tout bonnement exceptionnel de justesse, d’hypersensibilité. L’avocat qui défend Sandra, la femme de Samuel, l’écrivain raté, est aussi exceptionnel dans son rôle d’amoureux transi. De même que son assistante. L’avocat général par sa mauvaise foi et sa virulence, la juge par son intransigeance, on la devine partiale, convaincue de la culpabilité de Sandra et puis aussi le mari, le mort, qu’on n’aperçoit que 2 ou 3 fois dans le film mais qui est à la fois touchant et irritant par sa capacité à vouloir retourner la situation en sa faveur. La scène de la dispute, la clé du film, est bluffante. On entend tout d’abord l’enregistrement de la conversation, puis on se retrouve immergé dans l’action puis retour à la salle d’audience où l’on entend le bruit des coups et des verres cassés !! Génial comme scénario et réalisation. Textes d’une grande justesse interprétées par des acteurs d’exception.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avant de visionner ce film encensé et multi-primé, et force est de constater que je lui reconnais beaucoup de qualité. Il parvient à nous maintenir sur le fil tout au long de son développement. Cette immersion dans les rapports entre les 2 protagonistes de cette histoire (le personnage féminin omniprésent - d'ailleurs l'actrice principale est absolument incroyable - et le personnage masculin, absent, dont on essaie d'esquisser les contours à travers les différents éléments semés au fur et à mesure du récit) nous plonge dans toute la complexité psychologique des êtres humains et ce qui en découle dans la synergie et les interactions au sein d'un couple. Dans cette époque où tout n'est expliqué que sous un prisme manichéen assez primaire, ce flot de nuances m'a fait l'effet d'un vent d'air frais. Mais ce film ne peut être résumé qu'à cela, et je rejoins les diverses critiques, il est tout simplement excellent.
Palme d’or extraordinaire, Anatomie d’une chute est un film de procès explorant lorgnant plutôt du côté de l'analyse psychologique que de la chronique judiciaire. On plonge dans l'intime d’un couple, on le décortique dans toute la complexité des relations humaines et amoureuses.
Écrire ici après le parcours de ce film que j'ai vu pour la première fois lors de sa présentation à Cannes, c'est se replonger à posteriori dans une séquence de deux heures dont on retient une image : le chalet, un regard : celui du chien, un sentiment profond de peine, partagée entre chacun des protagonistes d'une histoire qui n'en compte que peu. Dans Anatomie d'une Chute, une attention folle est portée à ce qui constitue les vies des morts comme des vivants de l'histoire. Leur passé nous est narré, leurs sentiments exposés, leurs faiblesses exhibées. Beaucoup de mots, beaucoup de cris, et pourtant le silence comme toile de fond. Beaucoup d'images, de couleurs, de contrastes, et pourtant un voile noir qui nous fait tous aveugles, à notre façon. La force de ce film vient de tout ce qu'il n'est pas. Il n'est pas original, il n'est pas le reflet de ce que nous pourrions souhaiter être, il n'est ni drôle ni éloigné du réel. L'enquête ne nous rend pas curieux, le drame ne nous fascine pas. Non. Ce film est le récit d'une banale vie d'un couple qui ne se parle que trop peu, s'assourdit mutuellement. Il est le reflet de ce que beaucoup d'entre nous sommes déjà, il est cru, véritable et troublant. Il ne nous transporte pas : il nous assoit. L'enquête nous angoisse, le drame nous trouble. Voir un film ne nous rend ni nouveau ni meilleur. Mais voir Anatomine d'un Chute, et tenter de le comprendre, peut nous inciter à parler une dernière fois avant de définitivement chuter.
Je n'ai pas envie de revoir ce film. C'est pourtant le critère qui me fait dire d'un film qu'il est excellent, que j'ai adoré. Certes les acteurs sont très bons, mais je suis globalement déçue par ce film qui a pourtant reçu plusieurs prix.