1345 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
97 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
27 critiques
3
25 critiques
2
20 critiques
1
11 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
clement22
5 abonnés
26 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 1 janvier 2023
Ce film m'a bouleversé. Au delà du jeune acteur (qui est parfait dans ce rôle), le réal réussit à raconter une histoire plus complexe qu'elle n'y parait.
Très beau film de C Honoré, peut être son meilleur. Son style est facilement identifiable ainsi que ses sujets de prédilection : mort brutale, deuil et apprentissage, recherche d’un modèle masculin et perte ou rédemption dans l’homosexualité. Bref on est en terrain de connaissance. Mais ici, sans doute grâce à l’aspect très autobiographique du film ( Honoré joue d’ailleurs le rôle du père, cet éternel absent de ses films) et surtout grâce au trio de comédiens, le film déborde d’une l’émotion à la fois brute et très travaillée. Toute la première partie est déchirante, l’intermède parisien est plus inconfortable, plaçant le spectateur en position de voyeur, et la fin apporte un début d apaisement. V Lacoste fait le job. Au zénith de son talent Binoche incarne une mère courage qui conjugue désespoir et espièglerie, elle est splendide, tout comme ce jeune héros Paul Kircher, éblouissant de naturel , et pourtant en parfaite maîtrise de son jeu. A lui seul il mérite le déplacement.
Je ne sais pas si le film est réussi et qu'il ne m'a pas plu ou si il est mauvais. C'est une histoire de deuil. Le deuil d'un lycéen pour son père. Et comme dans les histoires modernes, un jeune lycéen doit forcément faire son deuil en étant un trou du cul, coucher avec des inconnus puis se prostituer. Cliché ! Et le personnage est insupportable. L'histoire est intéressante en soit et le propos important aussi mais l'exécution m'a vraiment ennuyé pendant 2heures.
Un film qui n'est pas sans lourdeur stylistique mais qui emporte quand même dans l'émotion et l'affection pour son personnage principal et les membres de sa famille. On y parle de gestion du deuil à l'adolescence, de sexe et de famille. Comme toujours chez Honoré, la chanson a une place importante et ici plus particulièrement la chanson "Conchiglie" d' Andrea Laszlo De Simone. Je n'ai pas senti les deux heures passées même si les passages avec le dispositif de "voix off face cam "avec un ton de presque récitation peuvent casser la narration mais je les ai bien ressentis comme une introspection ; même si le vocabulaire semble trop soutenu pour de la voix parlée et un adolescent. C'est comme si Paul Kircher nous lisait son journal intime de quelques années ou jours après...ce qui peut sembler à certains totalement artificiel et casser la fiction. Il y a deux scènes de cul frontales mais bien filmées (donc film pour moi pour les plus de 15 ans mini). Le film est très peu marqué temporellement - niveau habillement, voiture, mode de vie - (sauf pour le masque très présent et pour le repas d'après enterrement) et au début on pourrait se croire dans les années 80 ou 90 comme cela pourrait être aujourd'hui. A la fin du film, on n'a pas envie de lâcher ni Lucas ni sa famille. Tous les acteurs sont formidables.
Les acteurs sont parfaits avec mention spéciale à Juliette Binoche. Le scénario est intelligent, centré sur l'adolescent en détresse après la mort de son père. Quelques longueurs toutefois qui alourdissent le propos. Un grand Honoré.
"Le Lycéen", c'est avant tout une œuvre très autobiographique de Christophe Honoré. La première moitié du film demeure originale et captivante avec des plans intéressants quand la seconde tombe dans le déjà vu et le sentimentalisme tout en bannissant l'innovation de sa mise en scène. Dommage...
Ce qui est mis en scène ne se limite pas au deuil du réalisateur ; chacun ayant vécu cette perte se retrouve dans les os qui se brisent, dans tout ce qui déraille, dans l’impossibilité de faire face. Alors le mutisme parle, il soulage car on sait, on comprend. Quiconque ayant vu sa vie se retourner peut comprendre, et doit aller le voir, le lycéen, l’apprentissage de quelqu’un déjà bien trop vieux.
J’y suis allé avec mon collègue en se disant que ça allait être un film passionnant et original, malheureusement la vérité est tout autre, nous avons été heurté par une nudité répétitive et qui dure, on s’attendait pas à voir des scènes de ce genre, encore moins de la part d’adolescents innocents. Cela selon nous, endoctrine et pervertit la jeunesse. Scénario cependant intéressant et monotone qui peut plaire.
Bien que le sujet soit triste - la mort d'un père -, ce film m'a laissé de marbre. Le passage du jeune héros dans une église pour interroger un prêtre sur la résurrection est bien la seule surprise. Sinon, beaucoup de clichés. Vincent Lacoste joue un personnage qui évolue dans "le monde de l'art", donc il est inévitablement décoloré en blond, porte des pulls mohair rose et des pantalons dignes d'un clown de cirque. Lilio, son ami noir, comme de bien entendu, est escort et porte lui aussi des pulls dignes de Jacob dans le film "La cage aux folles". Sa mère est une mama africaine "au grand coeur" - évidemment - qui parle de "babtous" et trouve l'ex de son fils trop blanc. Le héros endeuillé couche à droite à gauche, quand il ne se taillade pas les veines... Les personnages étaient peut-être trop exaspérants pour me toucher.
Paul Nizan disait : "J'ai 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus belle âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme : l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde". Lucas a 17 ans mais sa problématique est la même. Après la perte il ne lui reste plus que le vide contre lequel se blottir. Et pourtant Christophe Honoré enrobe le tout d'une ouate doucereuse, son film est un cocon qui nous protège d'un soir d'hiver. Et puis il y a Paul Kircher. Stupéfiant. Qu'est-ce que c'est beau la naissance d'une étoile.
Que tout ceci est laborieux.... Honoré veut mettre trop de choses et ça ne rentre pas. Binoche est très bien, mais Paul Kircher est une erreur de casting. Il articule encore moins que Biolay, on a envie de le secouer. Aucune identification possible. Lacoste fait du Lacoste, sans surprise et sans risque pour lui. Ça s'arrange un peu vers la fin, avec une conclusion un peu prévisible mais touchante. Bref, Honoré nous met une nouvelle fois sous le nez le gouffre immense qu'il y a entre son ambition et les moyens qu'il a pour la réaliser. Du cinéma bis, sans vitalité ni grâce.
Christophe Honoré signe un film tendre sur l’adolescence, la mort et le passage à l’âge adulte. Si les précédentes réalisations de ce dernier ne m’avais pas convaincu, je dois avouer que j’ai beaucoup aimé «Le Lycéen», car le maitre français du cinéma indépendant renoue avec ces obsessions tout en se renouvelant. Mi- autobiographie, mi- dramatique, «Le Lycéen» nous embarque dans un festival de passions et d’émotions. Le tout solidement porter par Vincent Lacoste à nouveau très bon, quoique très en retrait, et la révélation du film Paul Kircher qui mérite une nomination au César du meilleur espoir masculin. Tant, sa performance à fleur de peau, vous prends aux tripes. Peut-être pas assez aboutie, «Le Lycéen» n’en reste pas moins un joli teen movie mi sucré, mi salé.
Dans une filmographie, pour moi, en dent de scie, voici donc le nouveau Christophe Honoré. Certainement son film le plus personnel, il parle ici de la mort de son père survenue lorsqu’il était adolescent. Dès le départ une très forte charge émotionnelle est présente et ne s’atténuera jamais jusqu’au dénouement. Un film beaucoup plus sombre, par définition, que le reste de sa filmographie, mais à la fois assez lumineux. Cette disparition va finalement amener le jeune homme vers la lumière et le faire entrer dans la vie de plein pied un peu plus tôt que prévu. Tous les personnages sont attachants. Un pléonasme de dire que Juliette Binoche est formidable en veuve très digne, et que Vincent Lacoste est toujours juste. Erwan Kepoa Falé est une belle révélation. Mais celui qui leur vole la vedette à tous est le jeune Paul Kircher. Il est confondant de naturel et est assurément à suivre. Il tient tout le film sur ses épaules. Honoré jouant lui-même le rôle du père défunt. Le tout nous donne donc un film puissant, à la fois dur et léger, chargé d’une forte émotion qui ne peut laisser indifférent. Une plongée dans la jeunesse du réalisateur, intense et terriblement émouvante. J’ai beaucoup pleuré. Sans doute son long métrage le plus réussi, le plus sincère et le plus beau. Et pour moi, le meilleur film français de l’année !
Vu deux fois. Je suis restée sans voix, jusqu'à retrouver ma vraie voie. Comme Christophe Honoré qui signe un chef d'oeuvre intime et pénétrant, qui dépasse l'entendement ! A voir et revoir.