83 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
22 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
3 critiques
3
9 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Art by Maëva
2 abonnés
46 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 23 mai 2026
Un film historique et de survival, porté par un récit d’émancipation : un parcours de survie et de quête de liberté, une histoire de résistance et de résilience. Le destin d’une femme dans un monde où elle n’avait pas le droit d’exister par elle-même, inspiré d’une histoire vraie. Un sujet fort et important, qu’il est précieux de voir porté à l’écran. La performance de Salomé Dewaels est d’ailleurs à saluer.
En revanche, la mise en scène de Micha Wald, très minimaliste et distante, presque observatrice, m’a tenue à distance du film. L'émotion ne m'a pas prise totalement.
Un film ambitieux et nécessaire dans son intention, mais qui ne m’a pas totalement emportée.
une histoire vraie et méconnue - D'un côté le récit d'une survie sur une ile inhospitalière, de l'autre côté, la mise en avant de la place de la femme, objet de désir et qui n' aucun droit ! Ce film montre bien la force de ces femmes là et que seules leur intelligence et cette incroyable force leur permet de survivre dans ce monde d'hommes et fait pour et par les hommes
Les 3 acteurs sont très crédibles et bien habités par leur rôle
En 1542, Marguerite est abandonnée par son oncle, vice roi du Canada qu’elle devait épouser. En cause ? Une relation adultérine. Marguerite est une femme courageuse, féministe avant l’heure et qui va tout donner pour survivre sur une terre hostile. Ce film est un huis clos long pour le spectateur (le ressenti est proche de celui vécu par les protagonistes). Malgré une bonne direction d’acteurs, on s’ennuie souvent à cause un scénario un peu faible.
ÎLE DE DÉSOLATION Inspiré d’une histoire vraie racontée dans une des nouvelles de "L’Heptaméron" par Marguerite de Navarre, femme de François 1er, ce film se veut un hommage à la Femme, à son courage et à son esprit de liberté. Micha Wald, son metteur en scène, le dédicace à sa fille Tess. La trame est relativement simple. Marguerite de la Rocque est promise au vice-roi du Canada qui l’embarque pour l’épouser et s’établir avec elle. Sur place, il découvre que sa belle a été engrossée par un chevalier de sa suite. En guise de vengeance, il les dépose tous deux avec une servante, sur une île rocheuse au large de Saint-Pierre et Miquelon, isolée et sans ressources, sinon des algues pour se nourrir et de la tourbe pour se chauffer. Et là commence une histoire de survie à la Robinson Crusoë, vécue côté femme qui devra vivre un accouchement sauvage. Son bébé, comme Moïse, sera sauvé par des Indiens qui le découvrent dans leur canoë. Tourné dans les rochers et sur la lande d’Ouessant, ce film du Belge Micha Wald nous baigne dans les embruns de la Mer d’Iroise. Malgré ses belles images, souvent répétitives, cette Île de la demoiselle est plutôt celle de la désolation.
simplement dire, pour Comédiennes Commedienset réalisateur merci, sur le sujet "histoire vraie", où même si éventuellement peut-être que !?!?, dans toutes le époque les à la fois elles ont dû se battre ensemble contre et avec l'homme pour leurs propres conditions et cela cela est l'histoire du monde depuis tout les temps, alors merci encore pour ce très joli film bien joué, encore bravo à tous...!!!
Une histoire "survivalist" en même temps que féministe avant l'heure, à l'époque Renaissance du début de l'exploration du Nouveau Monde. Des images et paysages austères de toute beauté (tournées en Bretagne). Le scénario est donc très simple et il est un peu dommage d'avoir voulu le rendre plus percutant en obligeant le couple des parents à adopter un comportement trop souvent hystérique et irrationnel, même si l'environnement et les circonstances pourraient l'expliquer. Une fin intéressante, nous rappelant qu'à une époque pas si lointaine, les tranches de vie déviantes pouvaient très facilement être punies de mort.
L’Île de la demoiselle part d’un matériau romanesque exceptionnel pour en faire un récit étonnamment sage. Le personnage de Marguerite est posé comme figure forte, mais reste figé dans une trajectoire prévisible. La mise en scène, malgré de beaux paysages, manque de tension et d’élan dramatique.
Ce film est une vraie pépite. Nous sommes entraînés immédiatement dans le récit. Les images sont superbes, les dialogues justes, portés par des acteurs qui jouent sans aucune fausse note. Salomé Dewaels est remarquable dans le rôle principal. Mention particulière à la servante, Candice Bouchet, que je ne connaissais pas et qui mérite une véritable ovation. Le film aborde également la condition des femmes et la place prépondérante, parfois étouffante, de l’Église à cette époque. Ce film mérite d’être vu.
1542. Une femme enceinte jetée sur un rocher battu par les vents, avec pour seule compagnie sa servante et son agresseur. Le destin de Marguerite de la Rocque méritait un film : Micha Wald avait tous les atouts en main. La mise en scène tient la distance, Ouessant (où a été tourné le film) impose une rudesse visuelle convaincante, et Salomé Dewaels traverse l'écran avec une présence indéniable. Mais le scénario trébuche souvent : les situations sonnent fabriqué, les dialogues peinent à trouver leur juste ton, et le jeu des acteurs autant que la mise en scène restent trop inégaux pour emporter l'adhésion. On pense à ce que Céline Sciamma ou Alice Rohrwacher auraient pu faire de cette matière. En l'état, la promesse du récit dépasse ce qu'en tire le film. Dommage.
Très beau film dans un décor somptueux. J’ai trouvé l’histoire de la survie improbable de ces trois personnages sur cette île déserte très bien rendue, les acteurs sont parfaits. Né vous occupez pas des critiques presse, allez voir ce beau film et parlez-en autour de vous.
Une belle surprise dans la réalisation et le jeu des comédiens. Un film qui nous rappelle la dure réalité de la place des femmes dans nos sociétés patriarcales dans un passé pas si loitain et qui mérite encore de se battre pour faire évoluer les mentalités ou ne serait-ce que préserver les acquis de ces dernières décennies…
« Le destin d’une femme que l’Histoire a oubliée » nous dit l’affiche. Le synopsis nous résume en quelques lignes la situation de cette demoiselle abandonnée sur un ilot avec une servante et un homme de l’équipage qui l’amenait vers la Nouvelle France (grosso-modo le Québec d’aujourd’hui). Le motif de cette sorte de répudiation : un crime de lèse-majesté, une relation sexuelle hors mariage (avec l'homme d'équipage), elle qui était promise au vice-roi des terres coloniales. Récit en mode survie dont le scénario laissera toutefois paraitre une certaine facilité. La température de l’eau aux confins de Terre Neuve doit osciller entre moins 2 et plus 2 degrés. Le thermomètre sur la terre ferme d’un mois à l’autre de moins de zéro à guère plus de 8 degrés. Qu’à cela ne tienne ! Le spectateur n’aura pas franchement l’impression de personnages frigorifiés, eux qui gambadent, escaladent, se jettent à l’eau au gré des séquences. Le propos est finalement ailleurs que dans les conditions de survie. Il pose la question de l’indépendance de la femme avec quelques relents féministes dans le contexte de l’époque (XVIème siècle).
Pour bien connaître le coin, je dirais que nombre de scènes ont été tournées à Landunvez, d’autres un peu du côté de Corsen (rendons aux finistériens ce qui appartient aux finistériens)….Je reviens au film, c’est une histoire vraie et une leçon de courage….Le film repose sur les belles épaules de Salomé Dewaels, et elle l’assume bien….Les faits ont lieu au seizième siècle, cinquante ans après la découverte de l’Amérique sur une île froide et inhospitalière du pays de Terre Neuve….Il est plus question de survie que d’amour. L’ambiance du film est austère , l’époque était à la souffrance, les dialogues convaincants, et la rare musique produit son effet….Mise en scène sommaire, caméra statique, peu d’effets de style, cette histoire nous montre le courage d’une femme, que tout le monde a trahi, du roi jusqu’aux serviteurs...Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais un film qui vaut un petit détour. Je conseille sans vraiment insister…..
Un encart certifie qu'il s'agit d'une histoire vraie, mais en vérité il faut insister sur le fait que c'est inspiré librement de faits réels, et la nuance est importante ! Car si les scénaristes ont comme base de travail trois ouvrages ils se sont tout de même permis d'arranger encore certains passages, d'inventer et d'extrapoler car, à la manière de l'adage "les vainqueurs écrivent l'Histoire" ici la survivante était seule pour offrir sa version, et trois autres proches ont écrit chacun leur version. Il ne faut donc pas oublier qu'on n'a pas les versions de la servante Damienne et encore moins celle de Thomas d'Artois... SPOILERS voir site !... Et pourtant, il faut avouer que dans l'ensemble ces supputations restent crédibles. Sur le fond le film reste donc passionnant et rend un hommage tout à fait solide et réaliste sur le destin de cette dame noble. Sur la forme, la cinéaste a choisit un style qui appuie ce réalisme et cette crédibilité avec un visuel naturaliste. Des décors austères qui font face aux paysages sauvages de la côte bretonne, les éléments naturels sont aussi un paramètre central, comme un quatrième personnage principal. Insistons sur le fait que ce film est une fiction, mais que cette version est acceptable et plausible et reste un pan de la petite histoire à conseiller. Site : Selenie
Au XVIe siècle, découvrant qu’elle n’était plus vierge, le vice-roi du Canada abandonne sa fiancée, Marguerite de la Rocque, sur une île déserte, au large de Terre-Neuve, en compagnie de sa servante et de l’homme qui avait abusé de Marguerite.
Le réalisateur belge Micha Wald s’est inspiré d’une histoire vraie évoquée dans son "Heptaméron" par Marguerite de Navarre, qu’interprète Alexandra Lamy qu’on croirait tout droit sortie de Peau d’Âne. Pour ce faire, il est allé tourner à l’île d’Ouessant en Bretagne, sur des falaises battues par les vents, fouettées par une mer tempétueuse. On imagine volontiers les difficultés techniques du tournage et les sacrifices des acteurs, continuellement trempés par la pluie ou plongés dans une eau glaciale.
Les conditions extrêmes du tournage donnent au film une dimension héroïque. Son autre qualité est l’interprétation fiévreuse de Salomé Dewaels, César du meilleur espoir féminin 2022 pour "Illusions perdues". Elle incarne une double impuissance : face aux hommes qui violent son corps et décident de son destin et face à une nature ingrate et inhospitalière. Pour survivre, elle doit faire preuve d’une résistance qui force l’admiration.
Micha Wald investit un genre décidément à la mode : le survival féministe. Les esprits chagrins pourraient trouver que beaucoup de concepts contemporains sont à tort ou à raison plaqués sur cette histoire, voulant à tout prix lui donner une actualité qu’elle n’a pas : le patriarcat, la résilience, sans oublier la sororité pour évoquer la relation entre Marguerite et sa servante (l’étonnante Candice Bouchet). Ce serait un peu mesquin, mais pas entièrement faux.