L’île de la demoiselle
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Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Avec L’île de la demoiselle, Micha Wald propose une œuvre singulière, à la croisée du film historique et du récit de survie. Inspiré du destin réel de Marguerite de La Rocque, le film s’attache à raconter une expérience extrême, celle d’une femme abandonnée sur une île au XVIᵉ siècle, dans un contexte où la société ne lui laisse aucune place pour exister librement.

Le récit repose sur une tension constante entre mémoire et reconstitution. Transmise notamment par Marguerite de Navarre dans L’Heptaméron, l’histoire devient une parole rapportée, filtrée par le temps, les croyances et les interprétations. Ce choix narratif installe un doute permanent, où la vérité historique se mêle à une forme de mythe, donnant au film une profondeur particulière.

Au cœur de cette proposition, la performance de Salomé Dewaels s’impose comme un élément central. L’actrice incarne une transformation progressive, physique et intérieure, où le corps devient un outil de narration. Amaigrissement, fatigue, tension, tout passe par le geste et le regard. Cette incarnation donne au film une crédibilité immédiate, sans jamais tomber dans l’excès démonstratif.

La mise en scène, volontairement épurée, privilégie une immersion lente. Le choix de décors naturels, notamment l’île d’Ouessant, inscrit le film dans une matière brute, presque minérale. Les corps s’y fondent, s’y confrontent, jusqu’à parfois disparaître dans le paysage. Cette approche renforce l’idée que l’environnement n’est pas un simple décor, mais une force agissante.

Le film interroge également la condition féminine dans un cadre historique strict. Marguerite devient rapidement suspecte aux yeux de la société, sa survie étant perçue comme une anomalie. L’accusation implicite de pacte avec le diable souligne la difficulté, pour une femme, d’exister en dehors des normes imposées. Survivre devient alors un acte dérangeant, presque subversif.

Enfin, l’ensemble repose sur une cohérence artistique discrète mais rigoureuse. La musique de Catherine Graindorge accompagne sans imposer, les décors et costumes participent à une esthétique de dépouillement, évitant toute surcharge inutile. Cette retenue donne au film une identité forte, où chaque élément sert le récit sans le détourner.

Au final, le film ne cherche pas à impressionner, mais à s’inscrire dans la durée. Une œuvre sobre, tendue, qui privilégie la justesse du regard à l’effet immédiat, et qui redonne à cette histoire oubliée une place singulière dans le cinéma contemporain.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Ce film basé sur des faits historiques réels est bien réalisé sur le plan technique avec des plans de qualité. Tourné dans des décors sauvages, on suit le destin dramatique et incroyable de cette femme qui malgré des conditions de vie extrêmes et les obstacles politiques et religieux de l’époque, parvient à survivre malgré tout. L’ensemble du film est cependant assez lugubre mais tout de même intéressant à suivre dans son déroulé.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse au Club 13 le 12/03/2026)
Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
L’Île de la demoiselle est un film réussi, porté par de superbes décors naturels qui renforcent la puissance du récit. Inspiré d’une histoire historique réelle et tragique, le film touche par la profondeur de son propos et l’émotion qu’il dégage. Une œuvre sobre et marquante, aussi belle que triste.
BARBARABC
BARBARABC

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Très beau film dramatique tiré d'une histoire réelle. Même, si le metteur en scène a pris quelque liberté par manque de sources documentaires, il n'en reste pas moins que ce film, est très crédible. On ressent beaucoup d'intensité dans le jeu des acteurs et particulièrement Salomé Dewaels qui incarne Marguerite de la Rocque, jeune femme abandonnée, sur une ile en compagnie de sa suivante et de l’homme qui l’a déshonnorée.
Ces trois protagonistes vont devoir survivre dans cet environnement hostile cerné par un océan inquiétant, puissant et omniprésent.

C'est un film fort, sombre, épuré, féministe, immersif. Remarquable
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2026
Au XVIe siècle, découvrant qu’elle n’était plus vierge, le vice-roi du Canada abandonne sa fiancée, Marguerite de la Rocque, sur une île déserte, au large de Terre-Neuve, en compagnie de sa servante et de l’homme qui avait abusé de Marguerite.

Le réalisateur belge Micha Wald s’est inspiré d’une histoire vraie évoquée dans son "Heptaméron" par Marguerite de Navarre, qu’interprète Alexandra Lamy qu’on croirait tout droit sortie de Peau d’Âne. Pour ce faire, il est allé tourner à l’île d’Ouessant en Bretagne, sur des falaises battues par les vents, fouettées par une mer tempétueuse. On imagine volontiers les difficultés techniques du tournage et les sacrifices des acteurs, continuellement trempés par la pluie ou plongés dans une eau glaciale.

Les conditions extrêmes du tournage donnent au film une dimension héroïque. Son autre qualité est l’interprétation fiévreuse de Salomé Dewaels, César du meilleur espoir féminin 2022 pour "Illusions perdues". Elle incarne une double impuissance : face aux hommes qui violent son corps et décident de son destin et face à une nature ingrate et inhospitalière. Pour survivre, elle doit faire preuve d’une résistance qui force l’admiration.

Micha Wald investit un genre décidément à la mode : le survival féministe. Les esprits chagrins pourraient trouver que beaucoup de concepts contemporains sont à tort ou à raison plaqués sur cette histoire, voulant à tout prix lui donner une actualité qu’elle n’a pas : le patriarcat, la résilience, sans oublier la sororité pour évoquer la relation entre Marguerite et sa servante (l’étonnante Candice Bouchet). Ce serait un peu mesquin, mais pas entièrement faux.
Nathalie
Nathalie

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2026
Très beau film dans un décor somptueux. J’ai trouvé l’histoire de la survie improbable de ces trois personnages sur cette île déserte très bien rendue, les acteurs sont parfaits. Né vous occupez pas des critiques presse, allez voir ce beau film et parlez-en autour de vous.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2026
Un encart certifie qu'il s'agit d'une histoire vraie, mais en vérité il faut insister sur le fait que c'est inspiré librement de faits réels, et la nuance est importante ! Car si les scénaristes ont comme base de travail trois ouvrages ils se sont tout de même permis d'arranger encore certains passages, d'inventer et d'extrapoler car, à la manière de l'adage "les vainqueurs écrivent l'Histoire" ici la survivante était seule pour offrir sa version, et trois autres proches ont écrit chacun leur version. Il ne faut donc pas oublier qu'on n'a pas les versions de la servante Damienne et encore moins celle de Thomas d'Artois... SPOILERS voir site !... Et pourtant, il faut avouer que dans l'ensemble ces supputations restent crédibles. Sur le fond le film reste donc passionnant et rend un hommage tout à fait solide et réaliste sur le destin de cette dame noble. Sur la forme, la cinéaste a choisit un style qui appuie ce réalisme et cette crédibilité avec un visuel naturaliste. Des décors austères qui font face aux paysages sauvages de la côte bretonne, les éléments naturels sont aussi un paramètre central, comme un quatrième personnage principal. Insistons sur le fait que ce film est une fiction, mais que cette version est acceptable et plausible et reste un pan de la petite histoire à conseiller.
Site : Selenie
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2025
La soeur de François 1er, Marguerite de Navarre a raconté l'histoire étonnante de Marguerite de La Rocque dans son recueil de nouvelles L'Heptaméron. Il ne s'agit pas pour Micha Wald dans l'île de la demoiselle
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2026
Pour bien connaître le coin, je dirais que nombre de scènes ont été tournées à Landunvez, d’autres un peu du côté de Corsen (rendons aux finistériens ce qui appartient aux finistériens)….Je reviens au film, c’est une histoire vraie et une leçon de courage….Le film repose sur les belles épaules de Salomé Dewaels, et elle l’assume bien….Les faits ont lieu au seizième siècle, cinquante ans après la découverte de l’Amérique sur une île froide et inhospitalière du pays de Terre Neuve….Il est plus question de survie que d’amour. L’ambiance du film est austère , l’époque était à la souffrance, les dialogues convaincants, et la rare musique produit son effet….Mise en scène sommaire, caméra statique, peu d’effets de style, cette histoire nous montre le courage d’une femme, que tout le monde a trahi, du roi jusqu’aux serviteurs...Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais un film qui vaut un petit détour. Je conseille sans vraiment insister…..
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
« Le destin d’une femme que l’Histoire a oubliée » nous dit l’affiche. Le synopsis nous résume en quelques lignes la situation de cette demoiselle abandonnée sur un ilot avec une servante et un homme de l’équipage qui l’amenait vers la Nouvelle France (grosso-modo le Québec d’aujourd’hui). Le motif de cette sorte de répudiation : un crime de lèse-majesté, une relation sexuelle hors mariage (avec l'homme d'équipage), elle qui était promise au vice-roi des terres coloniales. Récit en mode survie dont le scénario laissera toutefois paraitre une certaine facilité. La température de l’eau aux confins de Terre Neuve doit osciller entre moins 2 et plus 2 degrés. Le thermomètre sur la terre ferme d’un mois à l’autre de moins de zéro à guère plus de 8 degrés. Qu’à cela ne tienne ! Le spectateur n’aura pas franchement l’impression de personnages frigorifiés, eux qui gambadent, escaladent, se jettent à l’eau au gré des séquences. Le propos est finalement ailleurs que dans les conditions de survie. Il pose la question de l’indépendance de la femme avec quelques relents féministes dans le contexte de l’époque (XVIème siècle).
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
1542. Une femme enceinte jetée sur un rocher battu par les vents, avec pour seule compagnie sa servante et son agresseur. Le destin de Marguerite de la Rocque méritait un film : Micha Wald avait tous les atouts en main. La mise en scène tient la distance, Ouessant (où a été tourné le film) impose une rudesse visuelle convaincante, et Salomé Dewaels traverse l'écran avec une présence indéniable. Mais le scénario trébuche souvent : les situations sonnent fabriqué, les dialogues peinent à trouver leur juste ton, et le jeu des acteurs autant que la mise en scène restent trop inégaux pour emporter l'adhésion. On pense à ce que Céline Sciamma ou Alice Rohrwacher auraient pu faire de cette matière. En l'état, la promesse du récit dépasse ce qu'en tire le film. Dommage.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2026
En 1542, Marguerite est abandonnée par son oncle, vice roi du Canada qu’elle devait épouser. En cause ? Une relation adultérine. Marguerite est une femme courageuse, féministe avant l’heure et qui va tout donner pour survivre sur une terre hostile. Ce film est un huis clos long pour le spectateur (le ressenti est proche de celui vécu par les protagonistes). Malgré une bonne direction d’acteurs, on s’ennuie souvent à cause un scénario un peu faible.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2025
Marguerite est sur le point d'embarquer vers le Nouveau Monde en compagnie de son oncle, qui souhaite l'épouser. Thomas d'Artois, en charge de sa sécurité, tâche de la séduire avant l'expédition et il finit par abuser d'elle. Enceinte, Marguerite est abandonnée par son oncle sur une île au large du Canada avec son amant et sa servante. En salle le

spoiler: "l'île de la demoiselle" est un film historique qui m'a laissé de marbre. Quelques scènes sont intéressantes ici et là mais l'ensemble peine à convaincre par ses tons très ternes, ses personnages dramatiques et son cadre narratif linéaire et mal construit. L'histoire est un matériau intéressant bien-sûr mais on sent que le format filmique n'apporte rien de plus à l'histoire, qui aurait mieux fait de rester à son statut d'anecdote historique.
koleo6
koleo6

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2026
Une belle surprise dans la réalisation et le jeu des comédiens. Un film qui nous rappelle la dure réalité de la place des femmes dans nos sociétés patriarcales dans un passé pas si loitain et qui mérite encore de se battre pour faire évoluer les mentalités ou ne serait-ce que préserver les acquis de ces dernières décennies…
bauslab
bauslab

11 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2026
simplement dire, pour Comédiennes Commedienset réalisateur merci, sur le sujet "histoire vraie", où même si éventuellement peut-être que !?!?, dans toutes le époque les à la fois elles ont dû se battre ensemble contre et avec l'homme pour leurs propres conditions et cela cela est l'histoire du monde depuis tout les temps, alors merci encore pour ce très joli film bien joué, encore bravo  à tous...!!!
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