Le Magicien d'Oz
Note moyenne
3,8
8688 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

223 critiques spectateurs

5
54 critiques
4
71 critiques
3
48 critiques
2
38 critiques
1
10 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2014
Tout commence dans le Kansas lorsque Dorothy, une petite fille, voit son chien qu'elle aime tant être dans le viseur de l'institutrice. Mais d'un coup, elle se voit transporter dans un nouveau monde, le royaume magique des Munchkins. Pour revenir au Kansas, elle doit retrouver le magicien d'Oz, mais une sorcière tentera de lui mettre des bâtons dans les roues...

Je dois reconnaître que cette adaptation du livre de L. Frank Baum est une déception, surtout après avoir vu "Alice au pays des merveilles" version 1933. Si tout n'est pas à jeter, loin de là, les excès de guimauves et bons sentiments ont fini par me lasser voire même m'énerver à certains moments. Je n'ai pas vraiment ressenti l'émotion qui aurait dû y avoir, tout comme le bonheur censé être contagieux.

Le schéma narratif ne présage guère de surprises, tombant même par moments dans la facilité (répétition du schéma : la découverte, puis la chanson et enfin la sorcière). De plus les chansons sont assez répétitives et pas forcément mémorables. De plus, les messages sont assez simplistes (courage, cœur, cerveau) voire niais et sans réelle réflexion.

C'est dommage, car "Le Magicien d'Oz" recèle tout de même de très beau moment qui ne manquent pas d'humours et/ou de charmes ainsi qu'à un technicolor qui donne une vraie beauté visuelle. Côté interprétation, Judy Garland, bien que trop vieille, s'en sort plutôt bien, dommage que ses acolytes tombent parfois dans l'excès et le sur-jeu (surtout le Lion qui est même par moments ridicules dans son costume).

Bref, une déception. Si l'ensemble se laisse regarder et quelques scènes se révèlent charmantes et marrantes, l'excès de bons sentiments, la simplicité et finalement le manque d'émotion ont fini par me lasser.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2020
Révolutionnaire à l'époque, et désormais nanti d'un charme désuet (tant dans ses scènes filmées en sépia que celles en Technicolor), ce Magicien d'Oz s'avère un conte de fées musical particulièrement travaillé, multipliant les numéros d'acteurs et les prouesses techniques, même si tout n'est pas d'une grande efficacité sur le plan du rythme ou du jeu des comédiens (parfois daté). Clairement destiné à toute la famille, il impose plus d'un archétype du genre et garde un certain pouvoir de séduction malgré la patine du temps.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Ce contraste ingénieux est toujours aussi saisissant ; ces scènes monotones du Kansas noyées sous ce terne sépia avant que celui-ci ne disparaisse au profit du monde coloré et féerique d'Oz. De par sa plus célèbre version réalisée par Victor Fleming en 1939, "Le magicien d'Oz" demeure un enchantement de tous les instants. Pour "Over the Rainbow" et parce qu'on ne s'est jamais vraiment remis de l'épouvantail sans cervelle, du lion froussard et du robot sans cœur. Pour Judy Garland, Toto, les Muchkins et le chant des gardes durant leur ronde. On ne saurait insister sur l'immense legs culturel que le film a apporté au sein de la culture populaire américaine. Rares seront les productions artistiques qui, directement ou indirectement, n'en émaneront.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2013
"Le magicien d'Oz" réalisé par Victor Fleming et produit par Mervyn Leroy est une merveille du cinéma fantastique mélangé de comédie musicale qui, datant de 1939, traverse bien le temps sans tomber dans le kitsch et qu'on regarde avec une ame d'enfant !! Dorothy, une jeune adolescente vivant avec son oncle, sa tante et son chien Toto fugue pour éviter que ce dernier domestique ne soit tuer par une aristocrate qui prétend s'ètre fait mordut. La jeune fille revient chez elle mais une tempète envole sa maison et Dorothy tombe dans un autre monde joyeux de différents espèces de personnages comme un homme de paille, un homme tigre, une magicienne volante, un homme d'acier qui vont l'aider à revenir chez elle et affronter une sorcière toute verte et son armée d'hommes volants. Je pense que la MGM a du verser beaucoup d'argents dans les décors fantaisistes et grandioses. Les costumes et la mise en scène sont crédibles à une histoire enchanteur et aventurière. Les chansons sont trés connues aujourd'hui avec des reprises et les chorégraphies sont superbement bien orchestrées. Judy Garland et les autres comédiens déguisés ou non jouent superbement les jeux d'acteurs. Une oeuvre magique à voir et revoir.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
"Le magicien d'oz" est un classique indémodable et unique en son genre qu'il est toujours aussi agréable de voir quel que soit son âge.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2026
Un classique littéraire devenu classique musical et cinéma, malgré son environnement visuel digne d’une pièce théâtrale scolaire ayant royalement vieillie, spoiler: on peu pas nier l’impeccable travail artisanal pour concevoir et fabriquer tous ce qu’on voit sur ces 2h. A l’heure des décors mi vrai mi numérique, 100% numérique (excellents ou ratés) ou encore mieux, fait de maquettes grandeur natures ou miniatures, « Oz » premier du nom est de ceux ayant bénéficier de vrais décors, vrais costumes et vrais figurants (non décupler en digitaux (et puis ça n’existait simplement pas à l’époque). Un récit en soit simpliste si affligeant qu’il prouve à lui seul qu’on ne va pas être attirer par cette aventure pour son histoire à la bisounours mais bien pour son visuel et ses parties chantées. Visuellement oui les décors sont ce qu’ils sont mais combien de récits du genre aujourd’hui peuvent se vanter d’avoir été tourner en studio sans aucun fond vert ou bleu ? Question que nombre de gens se fouterai royalement mais qui rabat les cartes du réalisme. Niveau costumes encore pire (ou mieux), l’épouvantail (Ray Bolger) et son impeccable visage ou il est impossible de cerner la transition collée, l’homme d’acier (Jack Haley) et son demi-cercle métallique coller sur les joues ainsi que sa poudre ou peinture métal, sans oublier la peluche géante qu’est le lion (Bert Lahr) entre avalanche lyrique et drama sans ne pas évoquer l’agilité dans un tas de poils aussi large. Dorothée est la seule à « respirée » (Judy Garland) mais n’est pas à plaindre niveau vocalises et danses. Le plus surprenant aura été ma découverte du titre « Over The Rainbow » qui apparait non seulement au début mais surtout, en pleine « zenitude », ne sachant pas de base qu’elle fut écrite pour le film. Notre sorcière bien aimée ayant aussi prise des rides et coup de vieux respecte tous les codes clichés de la méchante à l’ancienne, Margaret Hamilton et sa voix (.) stridente et aigue empochant son ballet avec dynamisme. Un rôle manquant quand même de charisme mais pour un récit familial, demandons pas non plus de l’horreur. Si l’énorme séquence du château d’émeraude n’est pas sans rappeler l’attraction « It’s a Sall Worls) dû à son énormité visuelle, elle reste la séquence la plus « soft » niveau couleur à côté de l’avalanche visuelle extérieur, ceci dit, l’ambiance . n’est pas loin non plus
. Véritable classique du genre, une version restaurée riche permettant aux afficionados de redécouvrir leur enfance tout en là transitant à l’époque « très » moderne.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2013
Dur de critiquer un film qui date de quelques décennies ? Alors, qu’est-ce que ça doit être quand le long-métrage est aussi vieux que Le Magicien d’Oz (1939) ! Surtout à notre époque, où les films américains ne marchent plus qu’aux effets numériques qui pullulent à l’image et qui, pourtant, reviennent aux œuvres d’antan. Dont le récent Le Monde Fantastique d’Oz, prequel du film qui nous intéresse ici (avec un écart de 74 ans entre les deux longs-métrages !). Et pourtant, vous allez voir qu’un vieux film n’est pas forcément démodé, ayant tout ce qu’il faut pour se placer bien au-dessus des multiples produites dérivés qui en découlent.

Le Magicien d’Oz est avant tout un livre pour enfants, que la Metro-Goldwyn-Mayer avait longtemps désiré, sans jamais arrivé à un quelconque accord pour obtenir les droits d’adaptation. Il a fallu qu’arrive Walt Disney et son célèbre Blanche-Neige et les Sept Nains pour pousser les producteurs à s’inspirer de la réussite et à acquérir les fameux droits tant convoiter. Tout semblait aller sur des roulettes jusqu’à ce que le projet connaissent l’un des défilés de scénaristes les plus importants de l’histoire du cinéma (14 scénaristes ayant collaboré sur le projet, dont seulement 3 sont crédités au générique). Même constat pour le poste de réalisateur, décerné officiellement à Victor Fleming (qui s’occupera de la même année d’Autant emporte le vent), mais qui était réellement occupé par 4 personnes, au total. Un charivari de taille, alors qu’il ne s’agit que d’un simple conte pour les plus jeunes !

Le film (tout comme le livre) raconte le parcours d’une jeune fille, Dorothy, qui se retrouve par magie projetée (via une tornade) dans un monde féérique terrorisé par une sorcière sans scrupule. Une contrée qui idolâtre un magicien que la jeune fille doit rencontrer, ce dernier pouvant l’aider à retourner dans son monde qu’elle cherchait pourtant à fuir (notamment à cause d’une méchante femme qui en voulait à son chien). Un long chemin que Dorothy devra parcourir, rencontrant au passage des personnages hauts en couleur (un épouvantail vivant, un lion peureux et un homme en fer), qui feront la route avec elle pour voir leur vœu respectif exaucé.

On sent l’influence qu’a eue Disney sur ce film ! Car Le Magicien d’Oz ne se présente pas comme une pâle adaptation du livre. Mais plutôt comme une magnifique mise en image de ce dernier. Où l’acharnement principal des producteurs n’était pas que de remplir leurs caisses. Mais également de livrer un spectacle qui soit à la hauteur de l’auteur d’origine L. Frank Baum. Le but du Magicien d’Oz est d’émerveiller, de réveiller notre âme d’enfant. Et il y réussit haut la main !

Surtout grâce à ses effets spéciaux qui, aujourd’hui, peuvent en étonner plus d’un ! Bon, il y a bien quelques détails qui montrent à quel point le film date (comme les célèbres singes volants ou certains décors de fonds, simples dessins sur un mur pour « cacher » un tournage en studio). Mais franchement, bon nombre de films actuels ont de quoi rougir devant ce divertissement dont le budget ne dépasse pas les 3 millions de dollars (alors que maintenant, la moyenne pour un blockbuster est de 150 millions). Et pour cause, Le Magicien d’Oz met en avant (via le procédé de Technicolor) des paysages parsemés de couleurs flamboyantes (alors que le monde réel n’est filmé qu’en sépia), de décors enfantins (le village des Munchkins, sortes de nains), des effets faits à la main avec savoir-faire (notamment la tornade, la projection du Magicien, la nuée de singes volants…) et surtout les costumes des personnages secondaires, dont on dû « supporter » les acteurs concernés.

Car porter du maquillage à l’époque, ce n’était pas sans conséquence. Il n’y a qu’à se rappeler La Belle et la Bête de Jean Cocteau, où Jean Marais était bien souvent en proie aux malaises. Ici, ce n’est toujours pas de tout repos : un costume de 45 kilos pour Bert Lahr (le lion), manque d’oxygène pour Ray Bolger qui porte pour l’épouvantail un masque en caoutchouc qui lui bloque les pores de la peau… Sans compter le danger que représentent certains effets spéciaux : Margaret Hamilton, l’interprète de la sorcière, est brûlée au deuxième et troisième degrés lors d’une séquence où son personnage disparait dans les flammes. Et pourtant, rien ne semble avoir empêché ses acteurs qui s’amusent inlassablement de ces personnages. Y mettant tout ce qu’il faut pour les rendre attachant : Ray Bolger se montre maladroit dans ses gestes pour rendre l’épouvantail aussi fragile qu’une poupée de paille, Bert Lahr aime jouer la peur avec excès et amusement, Margaret Hamilton ricane telle une véritable sorcière, Frank Morgan se permet d’être plusieurs personnages à la fois (le Magicien, un cocher, un garde…), Jack Haley use d’une touchante sympathie pour son rôle d’homme de fer… Sans oublier la jeune Judy Garland (Dorothy), véritable fille que l’on lâche sans problème dans un conte de fées.

Et comme si cela ne suffisait pas, chacun se laisse également entraîner dans la chanson. Le film, pour paraffiner son ambiance magique et poétique, se présente telle une petite comédie musicale, avec son lot de chansons et de séquences chorégraphiées (comme chez Walt Disney). Faisant du rendu final un spectacle léger, joyeux et enchanteur, comme il est plaisant d’assister !

Il est clair que sur certains points, Le Magicien d’Oz a souffert du temps. Et son côté très enfantin (pour ne pas dire niais) en rebutera quelques uns. Mais il serait incommodant de ne pas avoir vu ce petit bijou du divertissement américain, qui a su se faire une place dans l’Histoire avec un grand H. Au point que les autres domaines culturels (cinéma, musique, lecture…) se permettent d’y faire référence. Comme exemple, vous avez la célèbre chanson Over the Rainbow, reprise par une multitude de chanteurs et qui, pourtant, a été à l’origine écrite pour ce film.

Vous avez une âme d’enfant ou vous aimeriez la récupérer le temps d’un film ? Regarder ce Magicien d’Oz, dont le prequel ne lui arrive nullement à la cheville (noyé dans un surplus de paysages numériques qui ne possèdent pas le même charme de ceux présentés dans ce long-métrage). L’émerveillement n’en sera que plus inévitable !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Ce conte merveilleux, dont l'héroïne n'est pas sans rappeler Alice, présente, indépendamment de l'intérêt qu'on peut porter à l'histoire, des qualités artistiques visuelles tout à fait extraordinaires. L'onirisme chatoyant créé par les décors et les couleurs, qui succède au noir et blanc tristounet du prologue, donne le ton d'une comédie musicale charmante et dépaysante. C'est ce brio esthétique qui distingue le film des contes communs exclusivement destinés au jeune public
Fleuri et champêtre, le pays rêvé de Dorothy évoque un paradis de l'enfance peuplé de personnages singuliers, de fées, de sorcières, de magiciens. L'aspect musical, bien qu'indissociable, vaut sans doute moins que le formalisme du récit, lequel n'est pas sans développer, évidemment, un moralisme de bon aloi.
Ce voyage plein de rencontres et de péripéties est pour Dorothy et ses compagnons un cheminement initiatique au terme duquel l'épouvantail sans cervelle, le lion sans courage et l'homme métallique sans cœur auront probablement trouvé une solution à leurs problèmes.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2016
Avec une brochette de garçons de 6 à 8 ans, on s’installe pour occuper une froide après-midi de février. Sur l’écran, l’image est sépia, au bout d’un certain temps, l’un d’entre eux réclame de la couleur et l’autre demande si une tornade peut emporter un train… Nous nous laissons aller à la magie de ce monde pavé de gens joyeux et de rares sorcières maléfiques. Seul bémol, les chansons essentielles ne sont pas traduites dans la VF. Autant nous sommes intransigeants pour regarder les films en VO, mais là, c’est une carence, peut-être la seule d’ailleurs. La jeune Judy Garland et ses compères font le job, Hollywood de l’époque possède déjà un savoir-faire des trucages éprouvé, un humour de bande dessinée, un sens de la comédie musicale aigu, bref personne ne s’ennuie en attendant de savoir qui est ce fameux magicien d’oz. Quand la méchante sorcière – aka la riche propriétaire du village qui n’aime pas les chiens - le plus petit des garçons se cache un moment, n’étant pas certain que dans les contes, les bons finissent toujours par gagner. Le final nous fait découvrir le pot aux roses, le double jeu de certains acteurs : comme dirait Higelin « je ne vis pas ma vie, je la rêve ». C’est un peu suranné, c’est rassurant comme une belle histoire avant de s’endormir. Monsieur Fleming avait du talent et pas que pour les grandes sagas. Février 16
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2024
Pour l'époque le résultat était probablement bluffant, oui mais voilà : Tout ça a mal vieilli.

Effets spéciaux à part l'intrigue s'avère prenante, le parti pris de passer d'un filtre sépia au technicolor est intéressant et s'il faut reconnaître un mérite à ce film c'est tous les créateurs de génie qu'il a bien pu inspirer.

Un film important pour l'histoire du cinéma donc.

Hélas les acteurs ne sont pas très bons dans la VO, mais les chansons sont belles et les décors - une fois encore - bluffants pour l'époque.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2024
Grand classique du cinéma des années 30, "Le Magicien d'Oz" est arrivé en 1946 en France. Même si certaines versions de cette licence avaient déjà vu le jour avant celle-ci, c'est réellement cette version qui fut la première à être relativement marquante. Réalisé par un Victor Fleming qui sortait du tournage assez éprouvant de "Autant en emporte le vent", j'ai longtemps hésité avant de me lancer dans le visionnage de cette version. En étant sincère, l'histoire de ce projet ne m'a jamais intéressée, et j'ai toujours eu la sensation d'avoir déjà vu ce genre de récits ailleurs. Et globalement, je dois dire que mon visionnage a un peu confirmé cela, car ce n'est clairement pas la narration qui est à retenir au sein de ce projet, bien au contraire. Le récit est vraiment impersonnel, n'étant simplement qu'une relecture extrêmement niaise de cette licence. Je sais que le film a vieilli, mais même avec cette excuse, il est difficile de ne pas remarquer à quel point il est beaucoup trop léger. On peut rapidement le voir, car même si l'introduction semble nous préparer à quelque chose d'un peu plus stylisé (avec ce concept du noir et blanc qui passe à la couleur à l'arrivée sur Oz), la suite fait perdre toute crédibilité à notre héroïne. Elle ne réagit même pas à la découverte de ce monde, ni même à toutes les choses qu'elle va rencontrer sur le trajet ! Je veux bien que le ton soit porté par la comédie musicale et qu'il soit à destination des enfants, mais cela ne doit pas empêcher à l'ensemble d'être cohérent. Et globalement, c'est cette ambiance qui m'a gêné, que ce soit dans l'écriture, dans l'humour ou dans la construction des personnages. J'ai vraiment eu la sensation d'être considéré comme un demeuré par le film, car même les productions enfantines de l'époque (les Disney par exemple) n'étaient pas si extrêmes dans leur ton. Mais même si l'époque peut justifier cela, je reste sur ma position, je n'ai pas passé un bon moment devant ce film. Cependant, je dois quand même lui reconnaître des qualités, surtout pour l'époque ! Étant principalement une comédie musicale, le film réussit à être assez intéressant de ce point de vue-là. Les chansons sont assez sympathiques par exemple, et plusieurs réussissent à fonctionner. Dotant que les décors, le nombre de figurants à l'écran et les costumes suivent totalement cette dynamique. C'était assez impressionnant pour l'époque, et il faut le souligner. Mais en dehors de cela, je ne pense pas qu'il y ait grand-chose à tirer de ce film, qui est vraiment trop léger dans ce qu'il propose. Pour conclure, un grand classique, mais qui n'est pas à mon goût.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2015
Pour un film aussi vieux il faut reconnaître que c'est pas si mal. J'ai surtout aimé le début avec la tornade en arrière plan, moment le plus impressionnant du film. La transition visuellement entre les deux mondes est très réussie aussi. La suite n'est qu'une comédie musicale filmée, une variante en plus naïve d'Alice au pays des merveilles. Judy Garland est trop grande pour le rôle et j'ai trouvé les acteurs en costume assez inquiétants, limite glauques. Même s'il est très désuet, c'est un classique à connaitre, ne serait-ce que pour les influences que ce film a eu sur le cinéma actuel (Tim Burton entre autres). (Moyen)
Bearnais64
Bearnais64

41 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2020
Un film culte issu d'un livre culte. L'histoire incroyable imaginé par L. Franck Baum sur grand écran avec une Judy Garland au sommet de son art. Le spectateur revit pendant 1h30 l'aventure de Dorothy et de ses compagnons dans un monde féerique peuplé de créatures toutes aussi loufoques les unes que les autres. Pour un film d'avant guerre (1939), les effets visuels sont plutôt réussis et réussissent à nous plonger au cœur du pays d'Oz. Petit bémol, il manque pas mal d’événement présent dans le livre et la fin diffère un peu de l'histoire originale mais cela n'enlève rien à la qualité du long métrage. Un film qui a que peu vieillit et qui reste un bon divertissement pour toute la famille.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2012
Difficile de vous apprendre quoi que ce soit sur "Le Magicien d'Oz"(1939),qui est certainement l'un des films les plus connus de l'histoire du cinéma.A la fois,conte de fées flamboyant et comédie musicale enfantine,ce fleuron de la MGM repasse quasiment à chaque fête de fin d'année,et les gens ont des tas d'images imprégnées dans la tête:le "over the Rainbow" de Judy Garland(17 ans,sensée en avoir 12...),le cheval à la couleur changeante,le chemin de brique jaune,les singes ailés,les chaussures cirées rouges,la méchante sorcière qui fond,et bien sûr le trio d'accompagnateurs composé du lion,du clown en fer blanc et de l'épouvantail.C'est aussi l'un des tout premiers films en couleurs.Maintenant,au visionnage,ça a été une épreuve,car tout y est dégoulinant de guimauve,de naïveté,de kitsch,de surjeu et d'effets criards.Je peux concevoir que le film est un monument du patrimoine,et qu'il s'adresse surtout aux enfants,mais il a définitivement trop vieilli,surtout si on le compare par exemple à "Autant en emporte le vent",sorti la même année.Je regrette alors de ne pas avoir gardé mon âme d'enfant,et de ne plus savoir apprécier les oeuvres trop optimistes et candides.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2013
Ce grand classique du cinéma hollywoodien n’est pas qu’une simple comédie musicale enfantine, cette belle aventure pleine d’émotions s’avère être issu d’un roman considéré comme un pamphlet politique, le rôle-titre du roi-magicien imposteur ayant longtemps été perçu comme une métaphore du pouvoir politique en place mais Robert Flemming semble passer cet aspect totalement à la trappe pour se focaliser pleinement à la féérie de son univers. C’est effectivement à travers le jeu très communicatif des acteurs et la qualité révolutionnaire pour l’époque des effets visuels (la transition entre le noir et blanc et la couleur est culte) et des décors que ce film mythique se révèle être un grand moment de cinéma qui a eu de quoi alimenter les rêves de toute une génération de jeunes de spectateurs.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse