Le Magicien d'Oz
Note moyenne
3,8
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223 critiques spectateurs

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Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2017
Profondément gentil, Le Magicien d'Oz est une œuvre féerique enfantine et innocente. Pour autant, les décors et les costument demeurent encore splendide, quelque part dans un imaginaire proche de celui de Tim Burton. Une histoire classique d'une enfant qui cherche l'évasion, mais un divertissement honnête du grand Hollywood.

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7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2017
"Le magicien d'Oz" est aussi bien une comédie musicale culte qu'une infâme et grossière niaiserie !
Cependant, le film s'annonce impressionnant dans ses premières images. En effet, avant que la couleur ne s'empare du long-métrage à la fin du premier quart d'heure, l'introduction en sépia nous laissera admiratif face à cette magnifique esthétique recelant une certaine poésie ainsi que ces décors propices à d'excellentes photographies ; autrement dit, le début est tout bonnement sublime. Mais voilà que la couleur débarque et tout est dépeuplé ! Dorothy part en voyage (dans sa tête), et arpente le long chemin qui mène au magicien d'Oz, trouvant sur son passage des personnages atypiques aux expressions faciales ahurissantes, à l'image d'un road-trip sous champignons hallucinogènes. "Le magicien d'Oz" se dévoile donc comme un spectacle invivable rempli de dialogues mielleux et de chansons gaies, tout en essayant de faire passer des messages d'une extrême niaiserie auprès d'un public d'enfants de trois ans. "Le magicien d'Oz" est donc sans grand intérêt sur ce qu'il renferme, mais se trouvera tout de même de certaines qualités dans sa mise en scène aux décors (trop) féériques. La déduction : les temps changent, et ce qui faisait rêver les enfants de l'époque ne le fait plus aujourd'hui. "Le magicien d'Oz" est une espèce de film éveil pour les enfants en bas-âge. "Dis au revoir Toto".
Shephard69

409 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2018
Moi qui d'ordinaire ne suis pas particulièrement amateur de films musicaux, j'ai découvert là une sucrerie intemporelle, peut-être la plus délicieuse mièvrerie de l'histoire du cinéma à mi-chemin entre "Alice au pays des merveilles" et l'imaginaire de Walt Disney. Même si la mise en scène et le scénario absolument rocambolesque ont terriblement vieilli, un chef d'oeuvre frais, pétillant, une bouffée d'air frais. Cultissime.
romano31

325 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2013
Ah Le Magicien d'Oz, inoubliable film de Victor Fleming porté par la toute jeune Judy Garland et par une b.o devenue culte signée Yip Harburg et Harold Arlen. Il est clair que pour apprécier ce film, il vaut mieux le regarder avec ses yeux d'enfant et se laisser porter par la magie de ce monde fantastique et de ses habitants, tous plus loufoques les uns que les autres, car le film a plutôt mal vieilli. Cela reste très guimauve et très niais. Mais malgré ses 74 ans, Le Magicien d'Oz dégage toujours un certain charme qui opère à chaque visionnage. Un film à voir en famille, idéal lors de la période de Noël.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2012
Le magicien d'Oz est le genre de film culte que tout cinéphile n'a pas besoin d'avoir vu pour en parler un tant soi peu, tellement sa notoriété est grande. Mais pour ma part, ça y est, c'est chose faite, je l'ai vu. C'est finalement en terme de culture personnelle que je me réjouis le plus d'avoir vu ce film. Enfin Somewhere over the rainbodw, There's no place like home, le lion, l'épouvantail, Judy Garland et Oz sont mis sur des images. Malheureusement, d'un côté de vue simplement cinématographique, l’œuvre reste assez pauvre. En effet, le côté très didactique du parcours, l'humour assez redondant, la faiblesse du scénario et de la mise en scène ne parviennent jamais à réellement stimuler. D'autant plus que, si le film est destiné pour les enfants, il reste assez naïf pour un public plus averti.
Une œuvre qui vaut donc surtout le détour pour son aspect patrimonial. Que fera Sam Raimi d'Oz dans son prochain film ? Affaire à suivre.
Scorcm83
Scorcm83

122 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2014
C'est très compliqué de juger un film de cette époque. Le fait est que le Magicien d'Oz possède tout de même ce charme qui fait que l'on prend plaisir à voir l'oeuvre même si celle ci ne nous transcende pas plus que ça.

Ce qui en ressort, c'est que la plus grande force de ce film, c'est son ambiance. On est littéralement transporté dans un autre monde, comme s'il était sorti de la tête d'un enfant débordé d'imagination. Chose par ailleurs logique mais je n'en dévoilerai pas plus. Tout ça pour dire que le film bénéficie de bonnes qualités, à savoir une réalisation plus que correcte, des acteurs convaincants, une musique entraînante et un rythme globalement bon, hormis les scènes de chansons qui me rebutent toujours sur ce genre de film.

Malgré tout, le film a vieilli et certains artifices sont quand même bien visibles. Les décors peints par exemple qui sont largement discernables, peut-être est-ce du à la restauration digitale du film qui produit cela. Le fait est que l'on s'en rend bien compte, la narration également, qui est particulièrement simpliste dans le sens où nous sommes dans la plus pure tradition du conte. Inutile d'espérer une intrigue poussée, tout est cousu de film blanc et ultra symbolique. Il faut juste savoir à quoi s'attendre et apprécier le film dans ce qu'il a à offrir.

Il faut recouvrer son âme d'enfant pour entrer pleinement dans une oeuvre comme le Magicien d'Oz, chose qui n'est pas facile de nos jours. Néanmoins, cela reste un film de qualité que je ne regrette nullement d'avoir vu, il est vrai que, pendant une heure et demi, les couleurs, la magie et la féérie du pays d'Oz ne font pas de mal.
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2013
Grand classique du cinéma américain et du cinéma musical, il était temps que je me le fasse. Verdict ? Eh bien il est vraiment pas mal du tout ce film. J'ai bien aimé, pour différentes raisons. Le point faible du film est son histoire qui, si elle véhicule plusieurs messages très important et remonte le moral, est assez niaise par moment. C'est un peu le pays des bisounours par moment. Mais ça reste chouette, car il y a vraiment une réelle trame suivie tout le long, avec des moments d'aventure, des moments effrayants et des moments de bonne humeur. Il y a cependant des faiblesses ici ou là : des répétitions dans les dialogues, un peu de niaiserie ici ou là et surtout, un final qui tombe à l'eau. spoiler: La grande méchante sorcière de l'Ouest qui terrifie durant tout le film, terrassée en plan off ou presque
. C'est tellement soudain, inattendue et simple qu'on comprend pas tout de suite ce qui se passe. Une réelle impression d'inachevée, de "Quoi, c'est tout ?". Le seul gros défaut de l'histoire. Dommage pour une méchante encore plus charismatique que la sorcière de Blanche-Neige de Disney (sortit à peu près en même temps il me semble). Mais ces petits défauts sont vite gommés par le reste du film. Un casting vraiment au poil, avec une impressionnante Judy Garlant. Un prestation si extraordinaire qu'elle vient chercher au fond de nous les sentiments pour les retranscrire à l'écran : sa peur, sa terreur, son inquiétude, sa joie, sa volonté...ça transpire de partout au point d'en inonder notre salon ! Rarement vu une prestation aussi maîtrisée. Mais ce n'est pas tout ! Si les autres rôles sont aussi bien distribués et bien joués par des acteurs vraiment crédibles (notamment le trio épouvantail/coeur-blanc/lion), Margaret Hamilton est la véritable artisane du charisme de son personnage de méchante sorcière, là aussi époustouflante. Y'a des moments où elle m'a bien foutue les chocottes ! Et ça ne s'arrête pas là. La musique est vraiment superbe, notamment au travers de chansons plus superbes les unes que les autres. Les effets spéciaux également, tout simplement bluffant pour l'époque et surtout, qui ont bien vieillis (on parle d'un film qui approche de ses 75 balais). Incroyable. Sans parler des costumes et des décors, là aussi magnifique. Alors oui, c'est très coloré et parfois kitsch, mais juste whaou devant l'inventivité du chef décorateur et du costumier et de leurs talents. Enfin, la mise en scène n'est pas mal du tout. Des plans évidemment très simple et classique, mais certaines idées sont vraiment bien trouvées et certaines scènes vraiment incroyable. Je ne parlerai pas de l'arrivée au pays d'Oz, parfaitement maîtrisé. Mais on parle là d'un plan culte. Bref, un de ses vieux films qui a marqué la légende du cinéma et qui a bien mérité sa place auprès des plus grands.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2017
Le Magicien d’Oz est aujourd’hui l’un des films les plus reconnus de l’histoire du cinéma, car il arrive à s’adresser à la fois à la jeunesse, grâce à ses chansons et son rythme enjoué, mais également aux adultes avec son cadre mélancolique et ses messages cachés. Cette aventure colorée est assez lisse dans sa première partie, rattrapé par la deuxième partie entraînante et divertissante. Le film reste néanmoins trop marquée dans son époque, avec ses personnages trop stéréotypés et son scénario quasi inexistant, se concentrant essentiellement sur les chansons. On passe néanmoins un moment agréable, il est impossible de bouder son plaisir à la vue de certaines scènes. Un classique du cinéma jeunesse.
Stanley-le-begue
Stanley-le-begue

64 abonnés 293 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2007
Un classique, vu des dizainees de fois étant gosse, emporté que j'étais par la magie carton-pâte des lieux et des personnages. Si je le revoyais aujourd'hui je le trouverais peut-être cucul, mais un film qui fait rêver à ce point les plus jeunes mérite amplemant ses 4 étoiles.
Cadreum
Cadreum

65 abonnés 816 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1939, moment où l’Amérique tente encore de sortir de la Grande Dépression et sent déjà l’odeur de la guerre, Le Magicien d’Oz est une machine à rêver que la MGM a façonnée pour répondre aux angoisses d’une époque et aux désirs simples du public : voir plus grand que la vie mais y revenir sans heurt, offrir l’évasion la plus totale puis rappeler que l’essentiel se trouve dans un foyer de bois. La fable de Dorothy, arrachée au Kansas pour atterrir dans un écrin chromatique saturé de couleurs, apparaît ainsi comme la synthèse parfaite du cinéma d’alors : spectaculaire, musical, moral, et conscient de sa propre puissance illusoire.

Que cherche-t-il à dire ?
Derrière son éclat de conte universel, Le Magicien d’Oz cherche à montrer/dire comment un monde transforme ses inquiétudes en figures simples : une sorcière, une route, un magicien, des rencontres. Ce que Dorothy traverse n’est pas seulement une échappée merveilleuse, mais la mise en forme d’une instabilité collective que l’imagination convertit en épreuves initiatiques. Le film expose avec une limpidité bouleversante la manière dont les peurs intimes et les angoisses sociales se déposent dans des gestes, des chansons, des images. Si Oz s’ancre si profondément dans la mémoire culturelle, c’est qu’il montre comment un récit partagé peut faire tenir ensemble un monde qui vacille.

Par quels moyens ?
Le film suit l'architecture classique du conte d’épreuve : départ, compagnonnage, épreuves, confrontation et retour. Mais Baum et Hollywood superposent à cette ossature une logique morale. Chaque compagnon (l’Épouvantail, le Bûcheron de fer, le Lion lâche) est une figure archétypale : cerveau, cœur, courage. La quête de Dorothy devient un trajet d’apprentissages. L'épreuve extérieure (battre la Sorcière) révèle la ressource intérieure (les qualités déjà présentes chez chacun). Le retournement final (le dévoilement du magicien imposteur) transforme l’idéal messianique en une critique douce du pouvoir de représentation : l’autorité qui parle avec des machines est moins importante que la reconnaissance mutuelle entre individus.

Le dispositif formel du film est sa façon de rendre visible l’écart entre réel et merveilleux. La bascule (la maison qui atterrit, puis l’explosion de couleurs du pays d’Oz) est plus qu’un tour technique. Le sépia ancre la réalité domestique, l’épreuve économique, la « vie simple ». La tornade, les matte paintings, les maquettes, les maquillages et les trucages optiques : tout cela construit la tactile matérialité du rêve. Ces procédés rendent Oz palpable. Ce choix a une conséquence décisive : Oz n’est pas crédible parce qu’il est “réaliste”, mais parce qu’il est fait de main d’homme. Le rêve, ici, est manufacturé. C’est cette matérialité, presque artisanale, qui permet au spectateur d’y croire encore aujourd’hui.

La musique, dans Oz, agit comme un moteur qui réoriente le regard avant même que l’image ne s’en charge. « Over the Rainbow » ouvre le film comme on entrouvre une fenêtre trop longtemps fermée. Cette chanson, qui semble si légère, est en réalité la charnière du récit, le point exact où l’histoire bascule de l’ordinaire vers l’inattendu. Les autres numéros (les Munchkins qui piaillent en chœur, l’Épouvantail qui s’essaie à la pensée en dansant, la procession vers la Cité d’Émeraude qui se prend pour un défilé de mode légèrement ivre) transforment le film en opéra populaire, un espace où l’image avance réellement parce qu’elle est portée, presque soulevée, par la mélodie.

Le Magicien d’Oz demeure fascinant parce qu’il accueille naturellement plusieurs niveaux de lecture, comme s’il avait été conçu pour abriter plusieurs films en un seul. Oz peut être lu comme un paysage intérieur, où la route jaune trace une voie d’individuation et où chaque compagnon incarne une part du sujet à réunifier. Il peut aussi être compris comme fable américaine, mêlant désir de mobilité, réponse à la crise et rêve d’un retour réparateur. Le film se regarde enfin lui-même : Oz comme Hollywood, le Magicien comme artisan masqué de l’illusion, la Cité d’Émeraude comme vitrine du spectaculaire. Une lecture féministe révèle l’ambivalence du récit, entre Dorothy qui avance par la force du lien et la Sorcière de l’Ouest sanctionnée pour un pouvoir trop visible. Cette pluralité n’a rien d’un surplus : elle découle de la façon dont le film organise ses symboles autour de notions suffisamment larges pour accueillir des interprétations.

Le film joue avec l’ambiguïté finale : Oz fut-il un rêve de Dorothy ? L’ellipse qui ramène au Kansas et sa phrase « it was all a dream » pose la question de la vérité du récit. Mais cette question est faussement binaire. Le film suggère plutôt que les deux mondes se répondent : le monde « réel » contient les mêmes structures affectives que le monde « merveilleux ». Ainsi la morale n’est pas : la réalité est supérieure au rêve, mais : la valeur des expériences tient à l’effet qu’elles produisent sur le sujet.

Où me situer ?
Je regarde Le Magicien d’Oz avec un émerveillement qui ne faiblit jamais. J’y vois un geste technique d’une audace folle, une machine à rêves qui assume ses coutures et les transforme en splendeur, mais surtout l’émotion bouleversante d’une bande qui traverse ses peurs comme on franchit les mondes. Et Hollywood, à cet instant précis de son histoire, fabrique un mythe en pleine conscience de son propre artifice, révélant son atelier tout en érigeant ses miracles.

Quelle lecture en tirer ?
Ce que le film transmet, à force de contradictions assumées, c’est l’idée qu’un récit n’a pas pour fonction de nous extraire du réel, mais de nous y reconduire autrement. Oz n’annule pas le Kansas. Lorsque le film referme son cercle, lorsqu’elle revient « chez elle », la question n’est plus de savoir si l’aventure fut rêvée, mais ce qu’elle a modifié : la perception, les liens, la conscience de soi. En somme, le cinéma peut créer des mondes qui nous changent, mais la transformation la plus profonde réside dans la façon dont nous revenons à nous-mêmes après le spectacle.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2020
C est un beau film assez poétique malheureusement je ne pense pas qu il soit intemporel, les enfants d aujourd'hui ne s y interessent pas beaucoup.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 893 abonnés 8 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2011
Oeuvre culte des années 30, ayant bercé la jeunesse de milliers, voire de millions d’enfants à travers le monde.
Adaptée du livre pour enfants éponyme (The Wonderful Wizard of Oz) de Lyman Frank Baum, cette adaptation est signée Victor Fleming.
Brillante mise en scène, SFX stupéfiants pour l’époque, direction d’acteurs parfait, Le Magicien d'Oz (1939) est doté de nombreux décors (filmé en studio), que le film soit en noir & blanc ou en couleurs, la transition entre les deux est réussie.
Très belles couleurs, kitch et pimpant, ce qui frappe aussi, c’est la prestation de Judy Garland et notamment lorsqu’elle chante « Somewhere over the Rainbow », c’est tout simplement splendide !
Victor Fleming aura su laisser son empreinte dans l’Histoire du cinéma grâce à son oeuvre.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2012
Le film de Victor Fleming a eu un retentissement exclusivement Outre Atlantique, le roman de F Baum faisant partie intégrante de la culture enfantine américaine alors que les contes de Grimm ou de Perrault ont davantage envahi l'imaginaire des enfants européens. C'est un véritable culte dont bénéficie "Le magicien d'Oz" aux States. Tout le folklore qui l'accompagne est abondamment décrit dans les bonus fort instructifs du DVD. Le projet très ambitieux n'a pas été simple à monter et le casting difficile à caler. Pour la mise en scène Fleming succéda à Richard Thorpe puis à George Cukor alors que Mervyn Leroy qui aurait souhaité réaliser lui-même le film en assure la production. Pour interpréter Dorothy, Judy Garland s'avérera être un second choix après la défection de Shirley Temple. Pour le magicien, Wallace Beery se verra refuser le rôle et WC Fields sera lui écarté à cause de prétentions financières trop élevées. Aujourd'hui l'univers féerique proposé par Fleming et son équipe reste tout à fait opérant et dépasse haut la main des tentatives similaires plus récentes comme le "Charlie et la chocolaterie" de Burton. Ce n'est pas tant le thème classique qui donne ce ton si particulier au film que le joyeux foisonnement du pays d'Oz où règnent les Munchkins, armée de petits bonshommes tous habillés différemment et le contraste de ses couleurs. Le parti pris de Fleming du noir et blanc sépia pour l'entame du film avant que la jeune Dorothy tombe dans les songes renforce agréablement ce contraste des couleurs. Le "Yellow Brickroad" qui doit conduire la petite équipée à la citée d'émeraude est un chemin merveilleux où Dorothy va rencontrer avec l'homme de paille, l'homme de fer et le lion peureux des compagnons d'aventures attachants. Cette joyeuse odyssée va permettre à Fleming de disséminer des numéros de chant et de danse tout le long du voyage. Le film remplit donc tout à fait sa mission d'en mettre plein les yeux même si l'on peut regretter une relative faiblesse et un manque d'inventivité des numéros de danse et de chant dont seul nous reste le magnifique "Over the rainbow" chanté par une Judy Garland à la voix déjà très mature. Dans le registre des regrets, le film ne met pas assez en valeur la méchante sorcière qui paraît bien esseulé dans cet univers féerique, même son escouade de singes volants parait plus sympathique qu'effrayante. Or on sait qu'un conte pour enfant est réussi quand il permet aux bambins de se confronter à leurs propres peurs pour mieux les exorciser. Tout le monde se souvient de la sorcière de "Blanche Neige" ou du grand méchant loup du "Petit Chaperon Rouge". Mais ne soyons pas trop sévère avec cette jolie histoire qui constitue une belle ode à la fidélité aux siens. J'ai grâce au film enfin compris le titre du cultussime album d' Elton John "Godbye Yellow Brickroad".
Shawn777

819 abonnés 3 976 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2019
Ce film culte réalisé par Victor Fleming et sorti en 1939 n'est pas mal du tout ! Cela faisait bien longtemps que je devais voir ce classique mais ne m'ayant jamais attiré, je ne m'y étais jamais collé jusqu'à aujourd'hui ! Et je dois dire que je n'en suis pas déçu même si je ne l'ai peut-être pas autant apprécié que la majorité du public. C'est l'histoire d'une jeune fille qui, après être passée dans une tornade, rentre dans un monde assez étrange. L'histoire est adaptée du livre homonyme de Lyman Frank Baum que je n'ai pas lu et que je ne pourrais donc pas comparer. Apparemment, il serait un peu plus sombre que le film mais comme avec les Disney, l'histoire est ici retravaillée afin qu'elle soit tous publics et édulcorée. Je reconnais que le film est excellent par rapport à la technologie de l'époque. Les effets spéciaux ont certes vieillis depuis les années 30, ce qui est bien normal, mais ils restent malgré tout magnifiques, surtout en ce qui concerne tous les superbes décors et les couleurs ! Il en est de même pour les maquillages et costumes qui sont réellement magnifiques. L'histoire est donc ici retravaillée pour donner quelque chose peut-être de plus lambda ou en tout cas d'assez chaleureux et bon enfant, paradoxalement d'ailleurs à l'ambiance sur le plateau. Nous avons effectivement une belle morale à la fin qui nous dit en gros d'avoir confiance en soit et que nous n'avons pas besoin de magie pour réussir. Malgré tout, je n'ai personnellement pas accroché à l'histoire tant que ça. D'une part, je ne suis pas fan des comédies musicales et il y avait ici beaucoup de morceaux, encore une fois un peu à la Disney, mais qui viennent assez malheureusement casser le rythme du film, déjà plutôt bancal à mon goût. Ensuite, je ne me suis pas vraiment accroché aux personnages non plus même s'ils sont plutôt bien écrits. Le film comporte également quelques longueurs. Il y a malgré tout de très belles chansons, notamment la célèbre "Over the Rainbow" qui est, je le reconnais, magnifique. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Judy Garland, Ray Bolger, Bert Lahr et Jack Haley qui jouent très bien, surtout connaissant les conditions de tournage. Ils ont peut-être quelques fois un surjeu plutôt agaçant mais c'est propre à cet univers et à l'humeur que le film renvoie. "Le Magicien d'Oz" est donc certes un classique qui ne vole d'ailleurs pas sa renommée mais qui ne m'a, personnellement, pas emballé tant que ça.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2011
Charmant et visuellement bluffant. Le classique des classiques, monument du cinéma mondial ennuie parfois, énerve à certains moments, mais les personnages sont attachants et l'histoire amusante.
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