Bon, L’Armée des douze singes est un film de SF bien connu des années 90, signé Terry Gilliam. C’est un métrage de qualité, bien fait, fluide, avec donc beaucoup de qualité, mais dont on regrettera une fin très timorée tout de même, et un certain faux rythme parfois, que j’ai souvent ressenti dans les films du réalisateur. Côté casting pas grand-chose à redire, c’est du lourd sur le papier et le résultat est très convaincant. Bruce Willis est très bon dans son rôle, un rôle qui lui autorise à la fois un bon travail d’homme d’action mais aussi un jeu plus subtil. A ses côtés Madeleine Stowe est remarquable, comme toujours, dans un rôle de femme élégante et intelligente qui lui réussit toujours. Brad Pitt complète le casting principal, se montrant très juste dans son rôle de fou illuminé, même si sa prestation dans la première partie du film est bien supérieure à mon sens à celle de la seconde, où on croit moins à son personnage. Le scénario est rondement mené, mais comme annoncé dommage qu’il y ait quelques passages avec un faux rythme. Le film se montre parfois un peu abstrait en introduisant beaucoup d’éléments secondaires peu clairs, et cela donne au métrage un caractère un peu alambiqué, qui, en dépit d’une narration fluide, tend à être artificiellement tortueux. Cela se révèle d’ailleurs dans une fin qui ne contentera pas tout le monde, tant on sent que le film s’arrête à un moment peu concluant. C’est dommage, surtout quand aucune suite ne vient finaliser cela. L’Armée des douze singes brasse cependant beaucoup de thèmes intéressants, avec une vraie qualité narrative, et surtout un mélange d’humour, d’action, de gravité, qui vient donner du volume à ce métrage intelligent. La réalisation est très bonne. Gilliam signe une mise en scène ample et limpide, et on retrouve aussi les qualités visuelles de son cinéma. De beaux décors, quelques scènes oniriques fort réussies, et c’est bien de voir un film de SF qui n’abuse pas des effets numériques de synthèse, et cela a permis à ce film de bien moins vieillir sur la forme que certains de ses confrères ! A noter une bande son surprenante et très plaisante. Le petit bémol que je mettrai vient d’une photographie un peu plate, qui manque de personnalité, ce qui crée parfois un petit déficit d’ambiance. Honnêtement L’Armée des douze singes reste un film très propre, et appréciable. Pas parfait à mon sens, car l’atmosphère reste assez neutre et le récit a quelques loupés, spécialement la fin, je n’ai cependant pas été déçu par ce métrage soigné. 4.
L'alliance inattendue entre le déjanté Terry Gilliam et la star de films d'action Bruce Willis autour d'un thriller science-fictionnel décalé, remake du court-métrage français La Jetée de Chris Marker. Le projet était osé, le résultat tout simplement fabuleux. Basé sur un scénario complexe on ne peut plus solide où un homme est envoyé dans le passé pour récolter des informations visant à prévenir la future apocalypse virale qui décimera 99% de la population, le long-métrage trouve un rythme haletant et nous entraîne progressivement vers l'univers sale, parfois violent mais surtout déroutant de Terry Gilliam. Le metteur en scène britannique s'amuse comme un petit fou à faire de nombreux allers-retours dans le temps, faisant se tromper les scientifiques futuristes qui envoient en premier lieu Jack Cole, notre paumé de héros (Bruce Willis, au top du top), six ans avant la date prévue, l'amenant inéluctablement dans un asile de fous. Là, il fera la connaissance d'un jeune dingo aux idées plus ou moins effrayantes voire dangereuses (Brad Pitt, tout simplement parfait) ainsi qu'une psychiatre incrédule (Madeleine Stowe, touchante au possible) qu'il va entraîner dans sa folle course contre le temps et ce, jusqu'à son retour en 1996, l'année où le virus s'est apparemment propagé pour la première fois. Hanté par un rêve récurrent depuis son plus jeune âge, pris pour un fou par la plupart des habitants du XXe siècle, recherché par la police et sans aucune piste ou presque, Cole est le héros que l'on prend immédiatement d'affection, la prestation résolument habitée et bouleversante de Bruce Willis apportant quant à elle une réelle empathie pour le personnage. Pour le reste, Gilliam s'essaie avec brio au thriller teinté d’éléments science-fictionnels où voyages dans le temps et complot grandissant sont au coeur d'une intrigue passionnante. Le réalisateur arrive ainsi à nous plonger dans ce récit complexe sans jamais nous y perdre, certaines séquences dites "d'action" dynamisant quant à elles le scénario pour un spectacle abasourdissant et surtout diablement intelligent qui en fait l'un des meilleurs films de Terry Gilliam et - par la même occasion - de Bruce WIllis.
Des très bons Bruce Willis et Brad Pitt dans un film mettant en garde l'Homme sur ce qu'il fait...mais qui est malheureusement très mal ficelé, avec aucun rythme et se rendant au final très ennuyant.
En dépit de tous mes efforts pour adhérer,jamais le cinéma de Terry Gilliam ne m'a satisfait.Bien sûr,mon affirmation est à nuancer,étant friand de toutes les pitreries et la folie des Monty Python.Mais Gilliam réalisateur en solo ne parvient jamais à aller au-delà de ses délires visuels et de sa fantaisie infantile,quitte à perdre le public en route.Ce n'est certainement pas "L'Armée des 12 singes",un des films les plus surestimés de tous les temps,qui changera mon opinion.Ce film de science-fiction apocalyptique,futuriste et écolo n'a ni queue ni tête.Après,on peut passer son temps à essayer d'interpréter la signification de ces voyages dans le temps,mais honnêtement ce n'est pas très palpitant.Esthétiquement,bien qu'il ne soit pas si vieux que cela(1995),le film est entièrement démodé,criard,avec ce regard en oblique désagréable.Bruce Willis et Madeleine Stowe ne sont que des archétypes sans saveurs,encombrés en plus d'une amourette convenue;alors que Brad Pitt s'en sort bien mieux en malade mental,révolutionnaire bourré de tocs.Direction les oubliettes.
Un film ambitieux et foudroyant à l'univers cauchemardesque, une course-poursuite éprouvante, riche en rebondissements, émaillée de paradoxes temporels, qui suit une mécanique dramatique sans jamais perdre de vue les personnages. Quand j'ai vu ce film en 1996, je n'y ai rien compris, revu plus tard, je n'ai pas beaucoup plus avancé, et re-revu encore récemment, je n'arrive toujours pas à rentrer dans cet univers trop glauquissime pour moi... alors je ne sais pas, où je suis allergique au cinéma de Gilliam, où je suis trop cartésien pour accepter cette effarante incursion dans l'onirique hallucinatoire. Terry Gilliam organise à la manière de Brazil, ce voyage dans le temps sur fond d'apocalypse en accentuant le côté menaçant par un climat rugueux, des décors sales, une ambiance psychotique, une folie qui annoncent le chaos, mais je n'y souscris pas, surtout à cause du final qui me semble bien trop léger et trop plat pour avoir accepté de s'être farci 2h de tension étrange et pesante. Sans compter que l'amourette entre Madeleine Stowe et Bruce est assez ridicule en soi. Je retiens surtout l'interprétation, avec un Bruce Willis remarquable en malade passif et hébété face au jeu exubérant de folie pétaradante et comique de Brad Pitt qui amène un soupçon de drôlerie dans cet univers sombre ; ce rôle de déjanté loufoque lui permettait à l'époque de marquer un pas important dans sa carrière qui commençait doucement à décoller. Un film qui comporte donc des qualités certaines, mais pour lequel je ne suis pas réceptif.
Même s'il faut reconnaître une vraie histoire avec des acteurs très bons dans leur rôle, je dois avouer ne pas avoir eu le même enthousiasme que beaucoup à la sortie de ce film.
Je n'ai jamais compris l'engouement inconsidéré envers ce film qui est d'un ennui soporifique... Brad Pitt est aussi énervant qu'un enfant qui tente de jouer la comédie, Madeleine Stowe est endormie et on voudrait la secouer un peu pour qu'elle se réveille, il n'y a que Bruce Willis qui se demande ce qu'il fait là, et je le comprends. Gilliam s'inspire de "La jetée" de Chris Marker et celui-ci est 100 fois meilleur que ce film là. Non, vraiment je ne comprends pas, et au terme de 3 visionnages entre sa sortie et aujourd'hui en 2018, mon avis ne diverge pas d'un iota et je ne tenterai plus jamais l'expérience.
Je n'ai pas aimé. Trop compliqué, trop invraisemblable... Et puis, je n'ai pas aimé le jeu de Bruce Willis. Je me suis ennuyé et j'ai même pas réussi à le voir en entier.
J'ai trouvé l'idée de base du film très alléchante, ( retourner dans le passé afin de trouver l'origine d'un virus qui a éradiqué la presque totalité de l'espèce humaine ), mais l'ambiance baroque et déjantée qui composent un élément majeur du film ne sont pas ma tasse de thé. Même si j'ai réussi à suivre l'intrigue et ses nombreux rebondissements, ( avec effort, car l'on s'ennuie ), si j'ai compris où Terry Gilliam voulait en venir, ( en même temps, ce sont toujours les mêmes thèmes dans les films d'anticipation, avec ici, en sus, le thème de la subjectivité de la mémoire, de la perception de la folie et de la fatalité ), je n'ai pas accroché. La bluette entre les deux héros m'a ennuyée, de plus, l'apocalypse décrite au début du film ne me semble pas un cauchemar mais plutôt le seul espoir de préservation de la planète, débarrassée de son pire prédateur.
Le synopsis est de la science-fiction pour commencer ce moteur dramatique, raconter l’histoire d’un homme malade qui commencera son complot paranoïaque schizophrène, la mise en scène est une bouffée délirante d’un patient de l’asile. Les personnages sont absurdes, nerveusement qu'est la réalisation plonge dans une nostalgie musicale, la bande son principale est inchangée, des bonnes blagues qui font éclater de rire incohérent.
Le final tragi-romantique est comparé au court métrage, un scénario de dingue qui n’a plus qu’à recommencer à l’infini une histoire de fin jusqu’à ce que soit la bonne, confiant le sort de l’humanité entre les mains du petit espoir.
Réalisé "en oblique" dans un univers glauque, crade et sombre: voilà les adjectifsqui pourrait qualifier ce navet qu'est "L'Armée des 12 singes". Long, incompréhensible (malgré dix dernières minutes intêressantes) et ennuyant, ce film a quand même un seul bon point: la bonne interprétation de Brad Pitt. Tout ce flot de questions que l'on se pose pendant tout le film (Qui fait quoi ?...) nous amène à une seule question: pourquoi regarder ce film ?
Je n'ai pas du tout adhéré à ce film, je tiens à le dire de suite. Amateur de SF j'étais pourtant emballé en lisant le synopsis, en voyant le casting et les notes qu'il a récolté, et bien j'ai été déçu au point d'avancer le film vers le dernier quart d'heure pour qu'il se finisse le plus vite possible. C'est mou du genou, il n'y a pas de péripétie, la psychologie des protagonistes est à l'ouest (le thême de la démence n'est traitée avec aucune subtilité ni pertinence), c'est trop à l'alambiqué (bon là c'est peut-être moi qui n'a pas fait beaucoup d'effort pour essayé de comprendre parce que je ne suis pas parvenu à entré dans l'histoire mais bon...) les personnages sont ridicules ou insipides... etc Bon un rythme lent ça ne me gêne pas quand il y une histoire intéressante avec une vraie ambiance et qualité d'écriture derrière, ainsi qu'une inspiration de mise en scène et artistique, mais sauf que là on n'a pas le droit à ça. Pourtant la première partie du film était assez intéressante, avec notamment le passage dans l'asile, mais au final le côté science fiction est ici purement gadget et est simplement là pour nous balancer un message radical sur la nature de l'homme et ces méfaits et blablabla... ça n'a pas du tout été poussé, c'est fort dommage. On se contente de nous montrer le personnage de Willis passé de sa prison jusqu'au passé où la Terre était encore respirable et où il ne fera que courir avec sa psychiatre pour chercher le virus responsable de la pandémie, mais l'ensemble est tellement dénué de cohérence et d'intérêt que l'on en a strictement rien à foutre de ce qui se passe à l'écran en fait. Au délà de ça j'ai parfois même l'impression d'avoir affaire à un film comique avec la bande-son et ça, ça m'a déplu. Côté interpretation c'est vraiment too much à mon goût entre l'hystérique Brad Pitt (au moins dans Fight Club la démence de son personnage était bien dosée alors qu'elle aurait pu légitimement être d'avantage folle puisque son perso n'existait que dans l'esprit de celui de Norton) et le déficient Willis, son antithèse absolue... J'aurais au final bien souhaité avoir une mise en scène ne serait-c'qu'au moins 25 % aussi folle que le jeu de l'autre gus fou à lier, mais non. Il y avait en plus de quoi nous pondre quelque chose de mieux avec ces différents thèmes abordés comme les expériences en laboratoire sur les animaux, la societé de consommation, les effets pervers des voyages dans le temps, la fatalité vers laquelle se projeterait l'Homme, mais tout ça est effleuré pour nous offrir au final qu'une banale course contre la montre sans âme. Dans cette armée des 12 singes on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de fil conducteur mais je sais pas... C'est vraiment inintéressant, superficiel et brouillon comme film en fait. Il n' y a pas une véritable atmosphère travaillée ou un cachet esthétique prenant qui fait que tu t'immerges directement dans le film. Et surtout en 2h10 de film j'ai l'impression que Terry Gilliam ne nous rien fait montré ou bien appris quelque chose de vraiment concret puisque l'intrigue avance à deux à l'heure. Je m'attendais vraiment à autre chose et à un résultat différent je dois dire. Méga déception pour cette oeuvre d'anticipation sommaire et sans saveur particulière.
Je n'ai strictement rien compris au film, peut etre n'étais je pas trop concentré, je n'en sais rien. Tout ce que je peux dire c'est que tout ce petit monde, ces grands acteurs, ne servent à rien !!! Vu les critiques, regardez le, mais je ne vous promets rien.
Film de SF post-apocalyptique brouillon et épuisant, "12 monkeys" de Terry Gilliam est une oeuvre complexe et foisonnante. En effet, de nombreux thèmes y sont abordés, de la folie des hommes à la défense des animaux, en passant par le sens de la vie et le pouvoir de la science. Il est d'ailleurs appréciable de constater que la fin, ouverte, laisse à chacun le soin d'interpréter ce dénouement, selon son propre degré de pessimisme. Gilliam signe donc un film ambitieux, dont l'immense succès public et critique a favorisé l'émergence de nombreuses théories cherchant à interpréter les différentes dimensions de "12 monkeys", preuve d'une forme de réussite indéniable de la part du réalisateur. Après, concernant la forme, je reste dubitatif devant l'univers assez cheap développé ici, certainement aggravé par la relative modestie du budget, et par l'ancienneté du film, dont la réalisation a sacrément mal vieilli à mon humble avis. Pas trop fan de science-fiction il faut le préciser, je suis plutôt resté en dehors du délire ; "12 monkeys" reste à mes yeux un film correct mais sans âme, largement surestimé, dans lequel Brad Pitt surnage grâce à sa prestation dérangée et dérangeante.