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Isabel I.
50 abonnés
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3,0
Publiée le 24 mars 2022
Une famille apparemment parfaite, gentille petite fille, une maison confortable. Tout est bien rangé, rien ne dépasse. Elle, jolie, polie, enfermée dans son rôle de femme au foyer et si triste. Lui ambitieux professionnellement, mari sans affect, centré sur lui même. L'autre, l'amant ténébreux, rêveur, créatif, charmeur. Ça, c'est pour le fond. Un récit d'amour, somme toute assez classique, dans le Japon d'aujourd'hui ; Japon traditionnel où le rôle des femmes est ici encore très passéiste. La forme : rythme lent, long déroulement où la chronologie est bousculée, troublante comme un thriller C'est un film très esthétique où l'image est très soignée, précise. Le titre The Housewife ne rend pas vraiment compte de l'aventure romantique, ni de l'intensité des sentiments, ni du besoin d'agrandir les fenêtres pour élargir son avenir. Peut-être doit on s'intéresser au titre original du livre dont est tiré cette oeuvre : "Red" de Rio Shimamoto 2014. Mais alors pourquoi ce nom ? Le foulard rouge qui s'envole ? Le sang sur la neige ? Au-delà du rappel de cette couleur écarlate, quelle est sa signification, son symbolisme ? La question reste ouverte. Pour reprendre une expression japonaise "Le sang est plus épais que l'eau" comme les liens du sang qui devraient être plus importants. Il est pourtant, toujours temps de ne pas oublier son rêve de la maison idéale et reprendre sa destinée en main et de s'éloigner. Rare sont les films qui ne me laissent pas d'empreinte, celui-ci dont le visionnage fût plaisant s'estompe très vite.
Combat d’une femme pour son émancipation. Dans la famille traditionnelle japonaise, sa place est de faire des enfants, de s’occuper d’eux et du foyer familial. Qu’importe son besoin d’être reconnue, ses aspirations à travailler.
Toko est toute en retenue, son choix de vie l’a conditionnée… mais fondamentalement passionnée : d’architecture, grande amoureuse dans sa jeunesse… Shin son mari n’est guère attentif, méprisant parfois, mais capable de se remettre en cause si on lui dit les choses. La rencontre fortuite de Kodaka, ancien amant de jeunesse, conduit Toko sur la voie d’une épopée amoureuse qui se termine dans l’atmosphère mystérieuse d’une tourmente hivernale… Mais s’aiment-ils vraiment ? Nous n’aurons pas vraiment la réponse. Du cinéma épuré et esthétique comme souvent dans les films japonais, mais avec un scénario relativement pauvre. Les séquences temporelles de cette histoire qui se passe en quelques semaines, sont imbriquées par le montage, ce qui complique inutilement la compréhension. Un plaidoyer féministe, peut être davantage nécessaire au Japon que chez nous ? Va savoir… Sur le fond, le propos dessert un peu la cause qu’il veut défendre puisque pour son émancipation, Toko fera un choix douloureux - nous n’en dirons pas plus - mais qui laisse un sentiment bien ambigüe.
Toko est femme au foyer et s’occupe de sa jeune fille. Elle suit son mari, sans conviction et avec fatalité. Mais un jour, elle va croiser son amour de jeunesse. Cette rencontre va provoquer une envie de vivre, de travailler, de s’épanouir, de retrouver ses désirs. Le film est porté par des comédiens extraordinaires et des images sublimes. Une véritable ode à la libération des femmes.
Nullement influencé par des retours mitigés lus çà et là sur le web (« trop long », « ennuyeux ») je me suis régalé devant le film « The Housewife » de LA réalisatrice japonaise Yukiko Mishima. L’histoire tout d’abord : C’est en recroisant son ancien amant de faculté, que Toko, depuis longtemps femme au foyer, voit soudain renaître en elle le désir de travailler, et de reprendre son métier d’architecte. Mais peut-on jamais réinventer sa vie ? Grâce au point de vue féminin, le film voit souffler un vent frais sur la vision de la société japonaise étouffante et patriarcale souvent servie dans le cinéma Nippon. Ici, c’est bien le point de vue de la femme (et Toko en croisera plusieurs tout au long du film) qui est défendu. Le film ouvre une brèche dans une vie de famille qui semble déterminée depuis longtemps et où les relations entre homme et femme semblent se concentrer sur les tenues que l’épouse portera pendant un cocktail professionnel ou sur ce que l’époux souhaitera ingurgiter en rentrant du bureau (la présence de la belle-mère au domicile du couple en rajoute dans les chaînes conjugales). Mais la rencontre avec cet amour de jeunesse qui ne put devenir l’homme de la vie de Yoko va rebattre les cartes et redonner à Yoko le contrôle de sa vie. J’ai retrouvé dans des scènes parfois d’une grande retenue et d’autres débordant d’érotisme, ce qui m’a séduit dans Drive my Car et d’autres films du nouveau cinéma japonais. Bref je n’ai pas vu passer les 2h03min et si vous vous reconnaissez dans ce qui m’a plu dans ce film courrez vous faire votre propre opinion.
Est-ce que la vie vaut d'être vécue si l'on n'a pas aimé au moins une fois passionnément ? À cette question posée par sa mère, Toko, une jeune bo-bo japonaise, répond "Non". Au point de sacrifier son couple bourgeois et surtout sa fille qu'elle adore. Mais cela ne va pas sans tergiversations, partagée qu'elle est entre son devoir et sa liberté de femme amoureuse. Yukiko Mishima illustre ce dilemme avec tact et délicatesse, que soulignent une réalisation soignée et de belles images au plus près des protagonistes d'une histoire poignante.
Histoire qui semble réaliste mais très décousue. Certaines scènes sont particulièrement prenantes ou touchantes et le scénario est très original. En revanche il semble il y avoir un message important dans la scène de début du film, qui revient à la fin, quand spoiler: le morceau de tissu accroché au camion s'envole, comme une histoire qui venait se tisser sur une autre , j'aimerais comprendre le but cherché par cette scène.
L'existence d'une femme de classe aisée au Japon... une prison sexiste dont le personnage essaye de sortir petit à petit. Être maman, être épouse, et c'est tout ? Les codes sociaux si difficiles à rejeter s'effritent dans ce morceau de vie projetée, une vie exposée dans son intimité et qui s'interroge sur ce qui est nécessaire : un livre, un toit, et l'amour ? L'excès dramatique m'a happée, les bruits d'une respiration intense, les regards désespérés, les choix cornéliens, la neige accablante.
Esthétique... Un peu larmoyant mais quelques scènes très réussies. Une histoire de femme. Choix entre épanouissement personnel et devoir familial. Touchée..
Navet suprême à la mode Japonaise Que ce soit en Occident ou en Orient apparemment la seule façon pour une femme d'être libre c'est de tromper son mari et de retrouver ou plutôt de trouver l'extase sexuelle. Faut dire que les maris donnent vraiment pas envie... Le problème c'est que les amants c'est pas beaucoup mieux... Bref quand on à rien à dire on le montre.. Dommage pour les spectateurs Et il faut voir les moyens sideraux employés pour montrer un vide... tout aussi sidéral