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Biloba63
68 abonnés
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3,0
Publiée le 6 octobre 2012
Un polar intéressant mené par un réalisateur très intelligent et méticuleux. La vengeance solitaire d'un homme trouble, à la personnalité assez teintée mais qui se laisse discerner derrière son arme. Le duel Stamp/Fonda est à voir, leurs personnages étant si différents tout en touchant du bout des doigts la dureté des faits qui les uni, dans un fragment d'image terriblement efficace.
Steven Soderbergh,dans l'idée expérimentale qu'il se fait du cinéma,s'offrait-là un petit polar malin,déstructuré,dont la forme virtuose et racée tente de compenser le fond inexistant."L'Anglais"(1968)est surtout l'occasion d'une confrontation feutrée entre deux icônes des sixties:Terence Stamp(Théorème)et Peter Fonda(Easy Rider).Le premier sort de prison et cherche à venger sa fille assassinée,l'histoire est racontée de son point de vue.Le second incarne un producteur de musique véreux,planqué dans sa villa sur les hauteurs californiennes.La détermination froide et caustique de Stamp face au flegme rapeux de Fonda.Cela aurait pu être mythique.Seulement,Soderbergh préfère se concentrer sur ses expérimentations de toutes sortes:montage à l'envers,zoom et dézoom à volonté,incrustation d'images d'archives,bande-son variée.Tout ça finit par polluer son long-métrage,dont on s'aperçoit du vide.Le final est particulièrement ridicule et abrupt.Ceci étant,si tous les polars étaient aussi élegamment mis en scène,le genre ne serait pas aussi moribond...
A partir d'une histoire simple a savoir la vengeance d'un homme sorti de prison,ce film va beaucoup plus loin que la simple deferlante d'hemoglobine et de corps. Il est dote d'une superbe reflexion sur le deuil,le temps qui passe. Terrence Stamp livre une superbe interpretation de ce vengeur solitaire,entoures de tres bons acteurs. La mise en scene de Steven Soderbergh et la musique de Cliff Martinez donnent a ce film une profondeur et une beaute certaine. A voir absolument.
Un thriller assez moyen avec peu d'action, peu de psychologie et avec pour gros défaut une musique d'ascenseur globalement présente et très vite énervante. Je ne suis pas déçu par Terence Stamp, ni même par l'interprétation générale et encore moins par la mise en scène qui est remarquable. Je suis plus déçu par tout le reste finalement et ça fait beaucoup !!
Toujours aussi éclectique, Soderbergh signe ici un thriller sympathique où il surprend par sa mise en scène qui n'est pas celle que l'on connaît pour le genre et qui est assez aseptisée. Le montage est également surprenant comparé au sujet qui lui n'est pas très original (sorti de prison, un homme va venger la mort de sa fille) mais le cinéaste sait soigner son scénario (au début on a du mal à accrocher mais au fur et à mesure, on se prend au jeu) et offre à Terence Stamp un très bon rôle, l'Anglais sachant cogner et flinguer quand il faut et la mise en scène étant toujours excellente dans ces moments-là. Rien de bien exceptionnel mais un bon moment de cinéma avec un irrésistible Peter Fonda en escroc pathétique.
Un film amériacain dont l'acteur principal est un englais. Son but;venir au state pour se venger et retourner au bled. Une histoire sobre, un traque, et c'est tout.
Solderbegh est un alchimiste, capable du meilleur comme du pire. "L'Anglais" est une de ses plus belles réussites. La forme qu'il adopte pour cette histoire de vengeance et de rédemption est à la limite de l'expérimental, mais sa cohérence et son brio d'exécution sont tels qu'elle fait du film une expérience unique et bouleversante. On pense beaucoup au Resnais de "Marienbad" ou de "Je t'aime je t'aime" dans cette faculté de tordre le cou à la narration traditionnelle pour faire de cette quête de la vérité un véritable voyage mental. Rarement un film n'aura prouvé à quel point faire du cinéma, c'est filmer la pensée. Les incessants flahback et flashforward qui déconstruisent le récit, loin d'être un effet de style gratuit, nous permettent de plonger dans l'intériorité du personnage de Wilson (l'immense Terrance Stamp) et de sa quête. Solderbegh atteint ici une forme de cinéma pure proche de la poésie dont l'impact émotionnel est énorme. Pour un film sur la mémoire, ce choix est on ne peut plus judicieux. Grand film mélancolique sur les illusions perdues (l'impossibilité de rester fidèle à ses engagements de jeunesse), le récit mêle habilement l'histoire de cet homme confronté à son statut de père déchu (et forcément coupable) et celui d'une icone de la contre-culture des années 60 qui se retrouve confronté à ses renoncements. L'idée géniale d'avoir choisi l'excellent Peter Fonda pour ce dernier rôle, ainsi que celle de mêler des extraits d'un vieux films de Stamp, permettent une troublante mise en abime qui amplifie encore le geste mélancolique. La trajectoire de ces deux hommes perdus qui se retrouvent dans le deuil est à la fois complètement jubilatoire et d'une grande humanité. Quand il le veut, Solderbegh est vraiment grand !
Très simple, un peu déjà vu, mais L'Anglais est un film de qualité, les acteurs jouent juste et le scénario est bien mené. Très agréable sans pour autant être passionnant, à voir tout de même à l'occasion.
Après avoir remporté la Palme d’Or pour Sexe, mensonges et vidéo (1989) et juste avant Erin Brockovich (2000), Steven Soderbergh réalise ici un petit film noir, intimiste et très particulier. The Limey (que l’on peut assimiler à « rosbif » chez les américains), L'Anglais (1999) de son titre français, est une banale histoire de vengeance où un père vivant en Angleterre et venant de sortir de prison se rend aux Etats-Unis afin de venger la mort de sa fille. Ce qui frappe le plus ici, c’est le montage déstructuré, voire même incohérent par moment. La mise en scène est stylisée, le son et les images ne se suivent pas toujours et donc ne concordent pas vraiment. A travers les déambulations de cet « Angliche » au pays de l’Oncle Sam, l’humour noir ponctue les scènes macabres aux côtés d’un très beau casting composé de Terence Stamp & Peter Fonda !!