L'Anglais
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
Derrière la banalité de son scénario – un père cherche à venger la mort de sa fille – le réalisateur Steven Soderbergh conjugue une mise en scène maniérée aux effets de style nombreux pour donner corps à un récit parfois un peu emberlificoté. Dans le rôle du père anglais se rendant aux Etats-Unis pour trouver vengeance, l’acteur Terrence Stamp régal de son flegme impérial.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2025
Ce film policier est très étrange..A mon sens, surréaliste et sans ce sentiment des bons films ou on passe au dessus.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2025
Pas grand fan du cinéma de Soderbergh, ce L'anglais m'a plu pour son montage très réussi avec une temporalité non linéaire et un bon rythme qui demandent de l'attention.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2025
Un thriller qui prend son temps, au montage atypique mais qui se suit tout de même avec plaisir. A voir.
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2025
Pas mal, surtout pour Terence Stamp, minéral et pince sans rire, ex-taulard venu aux USA pour venger la mort de sa fille..
Pas mal également pour l'humour noir et le carnage final, drolatique..
Sinon, à coups de flash-backs, de flash forwards et de récit destructuré, comme il aime le faire, Steven Soderbergh fait du Soderbergh et un film qui ressemble beaucoup, par la manière, à son précédent : Hors d'atteinte.
En faisant preuve d'indulgence, moi qui avais pourtant détesté le bavard " Sexe, mensonge et video", je dirai que c'est un polar stylé, bien que Soderberg nous gratifie aussi, au fil de son récit, de quelques réflexions, entre les personnages, sans queue ni tête et totalement incongrues.
Fabrice Delage54
Fabrice Delage54

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2025
Soderbergh, s'est fait un nom avec de bons films. Mais là ? Thriller mou au possible, images flash back récurrentes inutiles, doublage nul, dialogues pauvres, un Peter Fonda lamentable, un Terence Stamp aussi expressif qu'un Daniel Craig quand il boude. 2 étoiles pour l'histoire (et encore avec une fin qui laisse dubitatif !). "Policier, drame, thriller" ??? Heureusement non classé "action" !
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2025
Un polar réjouissant, intelligent, doté d'une BO de qualité. Le cinéaste opte pour la fragmentation du récit et parvient à créer un climat de paranoïa aussi général que diffus dans lequel baigne le génial Terence Stamp, comme un poisson dans les californiennes.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 décembre 2024
Avec « L’Anglais », Steven Soderbergh s’attaque au film noir avec Terence Stamp en homme hanté par le deuil et déterminé à venger la mort de sa fille. Si la quête de vengeance suit des codes classiques, les ellipses et le montage fragmenté, aliène un peu la lecture du récit.
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2023
Petit polar rigolo qui montre un retour en forme de Soderberg mais sous influence Tarantinesque. Stamp en impose en gangster vengeur.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2022
Steven Soderbergh nous sert un film de vengeance comme il en existe beaucoup. La particularité de "The Limey" par rapport à d'autres film est la très belle façon de filmer ainsi que la prédominance de passages imaginaires se mêlant avec des passages réellement vécus dans le passé sortants de la pensée de l'acteur principal Terence Stamp. La mise en scène a beaucoup de style, la patte de Soderbergh est très clairement visible. De plus, pour sa BO il choisit la belle musique de Cliff Martinez qui embellit un ensemble déjà d'une grande classe. Seulement, le scénario qui pourrait être écrit sur un timbre poste reste fort peu haletant, pas vraiment passionnant. On retiendra la performance d'acteur de Peter Fonda en star du show buisiness californien ou encore de Luis Guzman. Soderbergh aurait pu faire mieux. Dommage
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mai 2021
L'Anglais est filmé de manière prétentieuse et très mal interprété par tous ses acteurs avec une intrigue mince comme du papier et très peu de choses pour retenir l'attention. Stamp est mauvais offrant une performance angoissée peu crédible. La mise en scène stylée devient irritante et vide étant donné l'étroitesse de l'intrigue et la pauvreté du jeu des acteurs. Le film ne va nulle part non plus si vous arrivez jusqu'à la fin il n'y a rien pour vous récompenser. En fin de compte il sert presque exclusivement de véhicule à Fonda et plus particulièrement à Stamp. Des séquences de lui jeune homme qui sont intercalées de manière assez peu pertinente et ne font rien d'autre que nous rappeler à quel point il était beau autrefois et à quel point il semble stupide maintenant ce qui n'est pas l'objectif du film je suppose...
Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2020
Wilson, un anglais sur le retour, taciturne, mince, les traits émaciés et le regard glacial, débarque à Los Angeles. Taulard au long cours, tout juste libéré de prison, il a immédiatement quitté l'Angleterre pour "la Cité des Anges" quand il a appris le récent décès de sa fille Jennie, qu'il n'a pas revu depuis une vingtaine d'années. Les zones d'ombres autour des circonstances de la mort de la jeune femme restent nombreuses et l'anglais en vient très vite à soupçonner le riche petit ami de sa fille, un dandy vieillissant dénommé Terry Valentine, de l'avoir tué. Epaulé par Eduardo, son seul guide dans un pays qu'il découvre, Wilson est déterminé à démêler le vrai du faux et gare à ceux qui se mettront en travers de son chemin.

De son titre original The Limey ("le rosbif" en argot amerloque), L'Anglais se situe dans une période très prolifique pour le réalisateur Steven Soderbergh. A peine sorti du tournage de son excellent Hors d'atteinte et avant de s'atteler tour à tour à Erin Brockovich et Ocean's eleven (qui lui vaudront la reconnaissance de la critique et surtout du public, tout cela en l'espace de cinq petites années), le réalisateur surdoué signait pourtant avec L'Anglais un de ces films les plus méconnus à ce jour.

Le film, classieux dans la forme, porte indéniablement la patte stylistique du Soderbergh des débuts. Un savoir faire indéniable dans la manière d'aborder une histoire de vengeance sous tous les angles. Pas de manichéisme opportun ici, Soderbergh transcende une intrigue minimaliste pour se consacrer au parcours de son personnage principal, sans négliger pour autant les rôles secondaires.
Face à un Peter Fonda tour à tour charmeur et angoissé et à un Barry Newman parfait en vieux bras-droit imperturbable, Terence Stamp prête son charisme impérial à ce gangster anglais de passage en Californie, déterminé à venger sa fille (la très belle Melissa George à ses débuts) qu'il a totalement perdu de vue du fait de ses longues années passées en prison. Jennie, une jeune femme sensible et colérique, désespérément à la recherche de cette affection, de cette attention paternelle dont elle aura manqué durant toute sa vie. Il faut également saluer l'interprétation comme souvent impeccable du trop méconnu Luis Gusman (Eduardo), fort attachant en sidekick plein de sagesse, témoin privilégié de l'enquête de Wilson.

Somptueux de bout en bout, The Limey alterne les scènes de violence radicale, d'humour noir et d'émotions, non sans quelques parti pris audacieux de mise en scène (voir cette fusillade hors champ dans l'entrepôt ou le meurtre discret et silencieux d'un vigile en arrière plan lors de la première réception dans la villa de Valentine).
Qui plus est, et comme à son habitude (Soderbergh est avec Tarantino le réalisateur qui a remis au goût du jour les intrigues non-linéaires et les inserts subtiles de moments passés), le réalisateur parsème son film de courts flash-backs intimistes (en réalité des extraits du film de Ken Loach Pas de larmes pour Joy mettant en scène un Terence Stamp juvénile) qui ajoutent à la puissance émotionnelle de l'histoire jusqu'à conclure son métrage sur une note inattendue.

Les plages contemplatives sont nombreuses, un travail exceptionnel a été fait sur les éclairages alternant luminosité froide et séquences crépusculaires, sublimant les images et les visages, dont celui usé et émacié du trop rare Terence Stamp.
Les longs silences de son personnage, le taciturne Wilson, en disent suffisamment et le réalisateur nous fait part des souvenirs qui le tourmentent, à savoir ceux d'un passé heureux et définitivement révolue du jeune père qu'il était et de sa petite fille qu'il n'a jamais vu grandir et qu'il n'aura finalement jamais vraiment connu.
Très proche du magnifique Crossing guard de Sean Penn, tant les deux films partagent les mêmes thématiques du deuil impossible et de la culpabilité paternelle, L'Anglais n'en reste pas moins très différent dans son approche frontale et parfois musclée.

Au final, Soderbergh signait là un autre petit bijou cinématographique, un polar froid naviguant entre violence brute, humour subtile et drame intimiste. Une perle que je ne peux que vous inviter à découvrir.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2020
La trame policière est très classique et Soderbergh s’en défend en prenant un scénario un peu plus fort que l’ordinaire avec un regard un peu particulier. Un peu bizarre au début, alambiqué parfois, mais pour épicer le récit, il est intéressant de varier les points de vue et les angles d’attaque. Ce que le cinéaste réussit bien en jouant sur des perspectives plus que fuyantes où ses protagonistes fournissent une belle épaisseur à leur personnage. La dynamique est forte, attrayante et sans forcer le suspense ( surtout pas ) il nous la joue drôle et dramatique ( le serveur au milieu de la police et des invités ) en semant autant d’indices qu’il en retire. Avec le plus ultra, revenir sur le passé de Terence Stamp dans un vieux film de Ken Loach où il s’appelait déjà … Wilson . Mais ça c’est pour l’anecdote, ou le cinéphile. AVIS BONUS Les commentaires précieux du réalisateur, ceux d'un critique et un making of où chaque comédien parle de son personnage
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2019
"Attention je vais faire style" semble nous dire le réal dès le début. Parce que ça commence bizarre avec un montage déconstruit où se mêle présent, passé et fantasmes avec dialogues désynchronisés. Moi je veux bien mais il ne faudrait pas que ce genre de d'affèterie nuise à compréhension du récit. Or justement le récit est rempli de confusions, d'ombres et d'ellipses. Et si au moins l'intrique était intéressante, non Stamp veut venger sa fille et le suspense est quasiment absent. Alors tout n'est pas mauvais déjà les interprétations de Stamp et de Fonda sont plutôt bonnes, Et puis le petit plus est la présence d'Amelia Heinle, ce n'est pas possible d'être aussi belle ! Se regarde et s'oublie
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 juin 2015
Voici un film de plus que je vois de Soderbergh ! Sorti en 1999 juste après Hors d'atteinte avec George Clooney qui fait ici un petit caméo à la télé, le film se penche sur l'histoire de Terence Stamp, célèbre entre autres pour son rôle dans The Hit de Stephen Frears, qui arrive d'Angleterre aux Etats-Unis pour venger le meurtre de sa fille.
Alors que penser du film ?
Il est plutôt bon ! Enfin une bonne histoire de père vengeur, ce qui nous change un peu de ce qui se fait aujourd'hui, comme le très mauvais Vengeance de Johnny To que j'ai déjà critiqué ici. Néanmoins, le film possède quand même quelque défauts en particulier un éclairage relativement moche pour les scènes de flash-back sur la fille du héros, Soderbergh utilisant à ce moment de grandes bandes lumineuses verticales pour éclairer ce qui rend excessivement mal ! On notera aussi que le film possède un certain nombre de sous-intrigues traitées par-dessus la jambe (la petite romance avec la productrice TV, l'enquête policière dont on sait si peu de choses qu'on ne connaît même pas le nom du flic qui la mène !) et deux ou trois défauts moins flagrants mais qui font quand même tiquer, comme le fait que les méchants qui tabassent le héros en début de film lui donnent tout ce qu'il veut savoir. Un peu à la manière des Dupont qui disent à Tintin "Que le général Alcazar soit venu ici pour négocier la vente d'avions de guerre, ce n'est pas de nous que vous l'apprendrez". C'est à peu près de ce niveau d'idiotie. Ajoutons encore un maquillage vraiment raté pour un type qui s'est brisé la nuque sur des rochers et dont le visage est vraiment "éparpillé façon puzzle" comme dit Audiard, mais trop "puzzle" justement pour que ce soit réaliste.
Mais bon ce film est quand même très réussi ! En premier lieu, le grand truc de Soderbergh dans ce film, c'est le montage alterné, c'est à dire non seulement un montage décalé qui fait qu'on entend des gens parler alors que sur l'image ils ont la bouche fermée ou alors que ces mêmes personnes continuent une discussion alors que la caméra les montre en train de changer de lieu, passant d'un plan sur eux ICI à un plan sur eux LA-BAS sans pour autant que le flux de paroles ne s'arrête. Ce montage particulier sert aussi à montrer trois fois une même scène sous trois angles différents qui montre l'Anglais faire… eh bien QUELQUE CHOSE, trois fois alors même qu'en fait, lors de la 4e fois, on se rend compte qu'il ne faisait les trois précédentes fois qu'imaginer et rêver de faire ce qu'il faisait. En somme ce montage alterné décompose un peu le film, lui donne un aspect de puzzle justement, à l'image de celui que le père veut reconstituer pour trouver le meurtrier de sa fille !
Restons dans la technique pour évoquer l'utilisation brillante que fait Soderbergh de la caméra à l'épaule (parce que oui, avant Jason Bourne, on savait encore utiliser ça et ça rendait bien !) pour des scènes d'actions comme pour des scènes de discussion (où l'usage de ce type de caméra est assez limité, surtout dans une voiture mais enfin…). En général, les scènes d'actions sont assez longues et étirées, parfois filmées en un seul plan quasiment fixe (comme le meurtre des grosses baraques au début) qui rappellent vaguement le Tarantino des débuts. Ce Tarantino est encore évoqué lors du massacre final où les méchants s'entretuent joyeusement et de manière complètement délirante et burlesque, où on finit même par penser aux Frères Coen (et plus particulièrement à Blood Simple ou Burn After Readin pour la scène de l'armoire). L'humour, omniprésent dans le film, passe aussi par les dialogues brillants et l'interprétation lumineuse de Terence Stamp et de Peter Fonda.
Ces deux acteurs, comme leurs personnages, vivent dans la nostalgie des années 60-70 et c'est encore souligné par une excellente musique composée par deux hommes dont l'un a composé Tommy de Ken Russel, s'il vous plaît, et l'autre Sous surveillance (bon film de Redford mais où la musique ne m'a pas marqué donc bon…) et Only God Forgives (là, pas vu). Cette musique est un bel hommage aux compositions de Lalo Schifrin, compositeur de cinéma phare des sixties et seventies, à qui l'on doit notamment l'inoubliable partition de Mission : Impossible (la série) et de L'Inspecteur Harry que je tiens pour l'un des rares films parfaits au monde !

Bref, un bon film et un film de vengeance, comme on aimerait en voir plus souvent !
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