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Franca
2 critiques
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1,0
Publiée le 15 août 2026
Une histoire de vengeance qui AURAIT pu être pas mal, vu les différents milieux qu’elle touche. Mais son déroulement est tellement simplifié, abrégé ; les interprètes, sont si mauvais que cela frise le ridicule ; et la fin nullissime font que ce film Est un VRAI navet !
Derrière la banalité de son scénario – un père cherche à venger la mort de sa fille – le réalisateur Steven Soderbergh conjugue une mise en scène maniérée aux effets de style nombreux pour donner corps à un récit parfois un peu emberlificoté. Dans le rôle du père anglais se rendant aux Etats-Unis pour trouver vengeance, l’acteur Terrence Stamp régal de son flegme impérial.
Pas grand fan du cinéma de Soderbergh, ce L'anglais m'a plu pour son montage très réussi avec une temporalité non linéaire et un bon rythme qui demandent de l'attention.
Pas mal, surtout pour Terence Stamp, minéral et pince sans rire, ex-taulard venu aux USA pour venger la mort de sa fille.. Pas mal également pour l'humour noir et le carnage final, drolatique.. Sinon, à coups de flash-backs, de flash forwards et de récit destructuré, comme il aime le faire, Steven Soderbergh fait du Soderbergh et un film qui ressemble beaucoup, par la manière, à son précédent : Hors d'atteinte. En faisant preuve d'indulgence, moi qui avais pourtant détesté le bavard " Sexe, mensonge et video", je dirai que c'est un polar stylé, bien que Soderberg nous gratifie aussi, au fil de son récit, de quelques réflexions, entre les personnages, sans queue ni tête et totalement incongrues.
Soderbergh, s'est fait un nom avec de bons films. Mais là ? Thriller mou au possible, images flash back récurrentes inutiles, doublage nul, dialogues pauvres, un Peter Fonda lamentable, un Terence Stamp aussi expressif qu'un Daniel Craig quand il boude. 2 étoiles pour l'histoire (et encore avec une fin qui laisse dubitatif !). "Policier, drame, thriller" ??? Heureusement non classé "action" !
Un polar réjouissant, intelligent, doté d'une BO de qualité. Le cinéaste opte pour la fragmentation du récit et parvient à créer un climat de paranoïa aussi général que diffus dans lequel baigne le génial Terence Stamp, comme un poisson dans les californiennes.
Avec « L’Anglais », Steven Soderbergh s’attaque au film noir avec Terence Stamp en homme hanté par le deuil et déterminé à venger la mort de sa fille. Si la quête de vengeance suit des codes classiques, les ellipses et le montage fragmenté, aliène un peu la lecture du récit.
Steven Soderbergh nous sert un film de vengeance comme il en existe beaucoup. La particularité de "The Limey" par rapport à d'autres film est la très belle façon de filmer ainsi que la prédominance de passages imaginaires se mêlant avec des passages réellement vécus dans le passé sortants de la pensée de l'acteur principal Terence Stamp. La mise en scène a beaucoup de style, la patte de Soderbergh est très clairement visible. De plus, pour sa BO il choisit la belle musique de Cliff Martinez qui embellit un ensemble déjà d'une grande classe. Seulement, le scénario qui pourrait être écrit sur un timbre poste reste fort peu haletant, pas vraiment passionnant. On retiendra la performance d'acteur de Peter Fonda en star du show buisiness californien ou encore de Luis Guzman. Soderbergh aurait pu faire mieux. Dommage
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1,5
Publiée le 22 mai 2021
L'Anglais est filmé de manière prétentieuse et très mal interprété par tous ses acteurs avec une intrigue mince comme du papier et très peu de choses pour retenir l'attention. Stamp est mauvais offrant une performance angoissée peu crédible. La mise en scène stylée devient irritante et vide étant donné l'étroitesse de l'intrigue et la pauvreté du jeu des acteurs. Le film ne va nulle part non plus si vous arrivez jusqu'à la fin il n'y a rien pour vous récompenser. En fin de compte il sert presque exclusivement de véhicule à Fonda et plus particulièrement à Stamp. Des séquences de lui jeune homme qui sont intercalées de manière assez peu pertinente et ne font rien d'autre que nous rappeler à quel point il était beau autrefois et à quel point il semble stupide maintenant ce qui n'est pas l'objectif du film je suppose...
Wilson, un anglais sur le retour, taciturne, mince, les traits émaciés et le regard glacial, débarque à Los Angeles. Taulard au long cours, tout juste libéré de prison, il a immédiatement quitté l'Angleterre pour "la Cité des Anges" quand il a appris le récent décès de sa fille Jennie, qu'il n'a pas revu depuis une vingtaine d'années. Les zones d'ombres autour des circonstances de la mort de la jeune femme restent nombreuses et l'anglais en vient très vite à soupçonner le riche petit ami de sa fille, un dandy vieillissant dénommé Terry Valentine, de l'avoir tué. Epaulé par Eduardo, son seul guide dans un pays qu'il découvre, Wilson est déterminé à démêler le vrai du faux et gare à ceux qui se mettront en travers de son chemin.
De son titre original The Limey ("le rosbif" en argot amerloque), L'Anglais se situe dans une période très prolifique pour le réalisateur Steven Soderbergh. A peine sorti du tournage de son excellent Hors d'atteinte et avant de s'atteler tour à tour à Erin Brockovich et Ocean's eleven (qui lui vaudront la reconnaissance de la critique et surtout du public, tout cela en l'espace de cinq petites années), le réalisateur surdoué signait pourtant avec L'Anglais un de ces films les plus méconnus à ce jour.
Le film, classieux dans la forme, porte indéniablement la patte stylistique du Soderbergh des débuts. Un savoir faire indéniable dans la manière d'aborder une histoire de vengeance sous tous les angles. Pas de manichéisme opportun ici, Soderbergh transcende une intrigue minimaliste pour se consacrer au parcours de son personnage principal, sans négliger pour autant les rôles secondaires. Face à un Peter Fonda tour à tour charmeur et angoissé et à un Barry Newman parfait en vieux bras-droit imperturbable, Terence Stamp prête son charisme impérial à ce gangster anglais de passage en Californie, déterminé à venger sa fille (la très belle Melissa George à ses débuts) qu'il a totalement perdu de vue du fait de ses longues années passées en prison. Jennie, une jeune femme sensible et colérique, désespérément à la recherche de cette affection, de cette attention paternelle dont elle aura manqué durant toute sa vie. Il faut également saluer l'interprétation comme souvent impeccable du trop méconnu Luis Gusman (Eduardo), fort attachant en sidekick plein de sagesse, témoin privilégié de l'enquête de Wilson.
Somptueux de bout en bout, The Limey alterne les scènes de violence radicale, d'humour noir et d'émotions, non sans quelques parti pris audacieux de mise en scène (voir cette fusillade hors champ dans l'entrepôt ou le meurtre discret et silencieux d'un vigile en arrière plan lors de la première réception dans la villa de Valentine). Qui plus est, et comme à son habitude (Soderbergh est avec Tarantino le réalisateur qui a remis au goût du jour les intrigues non-linéaires et les inserts subtiles de moments passés), le réalisateur parsème son film de courts flash-backs intimistes (en réalité des extraits du film de Ken Loach Pas de larmes pour Joy mettant en scène un Terence Stamp juvénile) qui ajoutent à la puissance émotionnelle de l'histoire jusqu'à conclure son métrage sur une note inattendue.
Les plages contemplatives sont nombreuses, un travail exceptionnel a été fait sur les éclairages alternant luminosité froide et séquences crépusculaires, sublimant les images et les visages, dont celui usé et émacié du trop rare Terence Stamp. Les longs silences de son personnage, le taciturne Wilson, en disent suffisamment et le réalisateur nous fait part des souvenirs qui le tourmentent, à savoir ceux d'un passé heureux et définitivement révolue du jeune père qu'il était et de sa petite fille qu'il n'a jamais vu grandir et qu'il n'aura finalement jamais vraiment connu. Très proche du magnifique Crossing guard de Sean Penn, tant les deux films partagent les mêmes thématiques du deuil impossible et de la culpabilité paternelle, L'Anglais n'en reste pas moins très différent dans son approche frontale et parfois musclée.
Au final, Soderbergh signait là un autre petit bijou cinématographique, un polar froid naviguant entre violence brute, humour subtile et drame intimiste. Une perle que je ne peux que vous inviter à découvrir.
La trame policière est très classique et Soderbergh s’en défend en prenant un scénario un peu plus fort que l’ordinaire avec un regard un peu particulier. Un peu bizarre au début, alambiqué parfois, mais pour épicer le récit, il est intéressant de varier les points de vue et les angles d’attaque. Ce que le cinéaste réussit bien en jouant sur des perspectives plus que fuyantes où ses protagonistes fournissent une belle épaisseur à leur personnage. La dynamique est forte, attrayante et sans forcer le suspense ( surtout pas ) il nous la joue drôle et dramatique ( le serveur au milieu de la police et des invités ) en semant autant d’indices qu’il en retire. Avec le plus ultra, revenir sur le passé de Terence Stamp dans un vieux film de Ken Loach où il s’appelait déjà … Wilson . Mais ça c’est pour l’anecdote, ou le cinéphile. AVIS BONUS Les commentaires précieux du réalisateur, ceux d'un critique et un making of où chaque comédien parle de son personnage Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
"Attention je vais faire style" semble nous dire le réal dès le début. Parce que ça commence bizarre avec un montage déconstruit où se mêle présent, passé et fantasmes avec dialogues désynchronisés. Moi je veux bien mais il ne faudrait pas que ce genre de d'affèterie nuise à compréhension du récit. Or justement le récit est rempli de confusions, d'ombres et d'ellipses. Et si au moins l'intrique était intéressante, non Stamp veut venger sa fille et le suspense est quasiment absent. Alors tout n'est pas mauvais déjà les interprétations de Stamp et de Fonda sont plutôt bonnes, Et puis le petit plus est la présence d'Amelia Heinle, ce n'est pas possible d'être aussi belle ! Se regarde et s'oublie