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Mathilde Delassus
1 critique
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0,5
Publiée le 8 décembre 2023
Un film caricatural et malaisant Quel est l’objectif d’un tel propos ? Tout est superficiel en se voulant profond Cela ce veut tragique alors qu’on est devant une farce sociale pas du tout assumée Après le chef d’oeuvre des Misérables, nous ne nous attendions pas du tout à l’apologie du misérabilisme..
Assez élégant dans sa réalisation, Bâtiment 5 traite du problème du logement, de la fracture sociale et de la violence contre les élus avec l'opposition entre une militante courageuse (Anita Diaw) et un maire par intérim (Alexis Manenti). Ce dernier est tellement bête et lâche que le film devient simpliste.
J'avais décidé de ne pas tenir compte des critiques négatives. Je n'ai qu'un mot : décevant. Nous sommes loin du "coup de poing" des Misérables. Le sujet de base est intéressant mais..... Le scénario est faible, on tombe dans le cliché. Les personnages ne sont pas crédibles même si les acteurs sont bons. A vouloir faire les méchants très méchants on tombe dans l'outrance. Et d'avoir situé l'action principale ce fameux soir est absurde. Quel maire oserait faire ça ce soir là et de cette façon... Ridicule.... C'est lent... j'ai failli sortir. Le final c'est n'importe quoi. Enfin bref vous l'avez compris, je fais partie des déçus. Dommage...
Histoire hyper intéressante et profonde qui touche des sujets sensibles et actuels mais qui passe totalement à côté de la forme en tombant dans le ridicule. Ultra déçu de ce film après la pépite des misérables.
Pendant 1h30 il faut bien admettre que Bâtiment 5 tient plutôt bien la route. On retrouve le style hyperréaliste et toute l'intensité nerveuse qui avaient fait le succès (mérité) des Misérables, le précédent film de Ladj Ly. On retrouve aussi cette façon de coller au plus prés des personnages tout en montrant les événements alternativement du point de vue de l'un, puis de l'autre. Une manière, un peu tape à l’œil diront certains, de traiter d'enjeux sociétaux essentiels, mais qui fait encore une fois la preuve de son efficacité. En tout cas on ne s'ennuie pas une seconde.
Mais surtout Bâtiment 5 apparaît comme une version plus abordable -ou plus démagogique si on veut être méchant- des Promesses de Thomas Kruithof film passionnant sorti début 2022. Tous deux abordent la même thématique de la banlieue sous l'angle de la politique locale et du (mal) logement, mais là ou le film de Kruithof était raisonnablement technique et juridique au risque de perdre le spectateur, Ladj Ly lui se focalise surtout sur l'aspect humain des choses, à savoir l'émotion et le sentiment d'injustice. Mais pourquoi pas après tout ?
On suit donc le film avec un certain intérêt en se demandant comment tout cela va finir, puis vient la fameuse scène finale chez le maire. Le souci ce n'est pas tellement la scène elle même qui est trés bien réalisée et franchement assez terrifiante, mais le fait qu'elle arrive justement à la toute fin du film. Elle aurait certainement été plus intéressante au milieu, voir même au début en nous permettant d'étudier les réactions et les changements qu'un tel événement pouvait créer chez les différents protagonistes de l'histoire. Au lieu de ça en s'en servant quasiment comme clap de fin, Ladj Ly lui fait jouer le rôle d' une sorte de "bouquet final", de cerise sur le gâteau, voir d'un baroud d'honneur. Et malheureusement on se souvient qu'il avait commis exactement la même erreur à la fin des Misérables. Cela renforce certes l'impression d'un "film choc" mais ça tend à jeter un certain discrédit sur tout ce qui précède la dite scène, qui ne devient qu'une sorte de préalable, de montée en puissance ne servant qu'à la préparer. Ça serait un peu dommage le spectateur ne retienne que la fin et pas tout le reste, mais c'est malheureusement ce qui risque d'arriver.
Sur une thématique voisine des Misérables, et toujours avec beaucoup d'authenticité et d'énergie, le réalisateur livre un grand film qui prend aux tripes et réveillera sans doute la conscience de beaucoup d'entre nous
Très bon film dérangeant il y a 2 façons de le voir mais beaucoup de questions en sortant ce n edt pas un fllm sur les cités c edt un film sur des communautés qui n ont rien demandé il n y a aucun cas de délinquance.... 2 acteurs magnifique
Mieux qu'un documentaire. Oui le trait est forcé mais ces personnages existent ici et maintenant. Le film nous rappelle opportunément notre humanité commune.
Beaucoup moins percutant que Les Misérables, Bâtiment 5 demeure être une œuvre maîtrisée, intelligente, qui dresse un nouveau regard profond sur les banlieues et leurs besoins. Il n’empêche que Ladj Ly est plus mélodramatique, plus cliché, que dans son précédent film.
Après la claque reçue avec "Les misérables" (2019), le dernier Ladj Ly était attendu au tournant. Situant l'action de celui-ci dans une ville imaginaire (Montvilliers) où un jeune maire (Alexis Manenti) vient d'être fraîchement élu, il met l'accent sur la politique d'attribution des logements et la précarité de ces familles. La bonne idée du film est de mettre en avant une jeune femme issue du tissu associatif pour faire entendre la voix des habitants. Seulement voilà, l'ensemble tombe parfois dans une version un peu manichéenne avec des personnages un peu trop caricaturauxspoiler: ( le maire espérant voir marquer Giroud car ça fonctionne mieux sans Benzema...) . Ladj Ly a au moins le mérite de dénoncer l'inaction, ou pire encore, les méthodes expéditives des politiques dans ces quartiers oubliés de la République.
Film très pertinent révélant parfaitement la réalité politique. Je suis tout a fait ébahi par le rôle de de protagoniste qui ne lâche rien dans le sens où ses motivations sont bien réfléchis et pensés pour aider son quartier à survire à notre politique actuelle. J'espère qu'il y aura un 2ème Opus !
Ladj Ly promets un film plus politico-social que son précédent film malheureusement, le naturel revient au galop et alors qu'on pensait que l'intrigue serait plus politico-social l'oeil pamplétaire anti-flic est omniprésent et parasite le propos de fond et sa problématique du logement. Un regard anti-flic presque hors sujet avec son lot d'approximations gratuites et/ou de caricatures (confondre police municipale et police nationale, voir des bavures plus ou moins nettes partout, ... ). Pourtant on perçoit toujours la volonté du réalisateur-scénariste à éviter tout manichéïsme comme quand on jeune incendiaire se plaint d'être vu comme un casseur (?!). Le cinéaste impose des situations capillotractées (comme si on virait tout un immeuble aussi vite et aussi facilement !) et cherche le maximum de symboles pour marquer les esprits, mais il use de maladresses également comme autant de balles dans le pied qui parasitent un peu son message. Intéressant et d'actualité mais ça propension à tirer sur l'ambulance gâche un peu l'ensemble et le fait sortir du sujet (le mal logement et l'urbanisme social). Site : Selenie.fr
Film nécessaire qui montre une réalité que l'on voit trop peu. Les différents points de vue des personnages en font un film humaniste. Les acteurs sont excellents et la réalisation est très belle . Bravo à Ladj Ly et son équipe .