On retrouve une nouvelle fois cette année Paul Mescal dans un film d'époque mais pas aussi lointaine que celle de Shakespeare puisqu'ici, l'histoire prend place au début du siècle dernier. Et avec un titre aussi poétique, je pensais y trouver un film qui l'est tout autant. À la place, j'ai assisté à un film qui se traine surtout en longueur ! Enfin, je ne veux pas être mauvaise langue, disons que je n'ai pas été sensible à l’œuvre, notamment dans sa première heure que j'ai trouvé particulièrement longue.
Un chanteur rencontre un pianiste qui chante également. Tous deux vont s'éprendre l'un de l'autre et entamer un périple à travers le Maine pour y collecter plusieurs chants folkloriques. C'est grossièrement "Brokeback Mountain" mais les cylindres phonographiques remplacent les moutons. Eh oui, c'est une jolie histoire qui est pleine de remises en question, de secrets évidemment mais aussi de quête de liberté, avec de beaux paysages etc. mais, une nouvelle fois, c'est un peu longuet. En effet, n'étant pas sensible au film j'en ai surtout perçu sa pesanteur, surtout au détour de toutes ces chansons (oui ça aussi, c'est joli mais bout d'un moment, c'est long et répétitif) et de ce long périple dans la forêt qui semble n'en plus finir.
Heureusement, la seconde partie passe la seconde ; enfin, je n'ai pas non plus été sous d'un coup le charme du film mais quelques ficelles m'ont eu. Car oui, j'ai avant tout perçu tous les éléments narratifs de la seconde partie (qui semble d'ailleurs d'un coup aller très vite dans la chronologie) comme des ficelles, certaines un peu grossières et attendues, voire même un peu trop larmoyantes. Et puis, encore une fois, je n'ai pas pu m'empêcher d'y faire la comparaison avec "Brokeback Mountain" à certains moments du récit.
Malgré tout, j'apprécie cette idée du son comme fil conducteur, ce n'est pas juste un élément poétique balancé comme ça, ça suit le personnage principal du début à la fin du film et on comprend d'ailleurs toute la poésie du titre dans les scènes finales. Et puis il faut dire également que le charme de Paul Mescal opère assez bien et le couple qu'il forme avec Josh O'Connor fonctionne, lui aussi, très bien.
Bref, je ne considère pas "Le Son des souvenirs" comme un mauvais film pour autant mais je le trouve malgré tout assez moyen, autant dans son scénario que sa mise en scène toujours trop timide.