Le Son des souvenirs
Note moyenne
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116 critiques spectateurs

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FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2025
« Comme si la mélodie avait le pouvoir d'alléger le poids de la souffrance. » "The History of Sound" raconte une histoire d'amour qui traverse le temps malgré une période incertaine marquée par la Première Guerre mondiale. Les sentiments restent au même titre que ces chansons traditionnelles que Lionel et David décident d'enregistrer sur des cylindres phonographiques. Des chansons pour la prospérité et pour se souvenir de certains moments puisque chacune d'elles renferme une histoire. Ce passage est, pour moi, le plus réussi du film que ce soit pour les musiques ou cette période un peu suspendue dans le temps. Cette quête de chansons folkloriques dans un but de transmission et de préservation m'a fait penser à "All You Need Is Death" même si l'œuvre de Paul Duane est un film d'horreur. Pour le reste, c'est une romance qui n'est pas forcément démonstrative puisqu'il est surtout question d'absence et de silence. Ensemble ou séparément, Paul Mescal et Josh O'Connor transmettent suffisamment de choses pour combler un scénario trop souvent dans la retenue. En somme, un film délicat et parfois touchant.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2026
Dans le projet du cinéaste sud-africain Oliver Hermanus, il y avait beaucoup de choses intéressantes : un duo d'acteurs au sommet de la hype (Paul Mescal / Josh O'Connor), un sujet touchant (une histoire d'amour gay sur le long terme dans l'Amérique du début du XXème siècle), une toile de fond passionnante (la collecte de chansons folkloriques traditionnelles).

Las ! L'assemblage final de tous ces bons ingrédients est insipide. On s'ennuie à suivre cette romance tout juste sortie de la naphtaline, qui ne parvient pas à donner de la profondeur aux interactions entre les deux personnages principaux.

L'aspect documentaire sur la recherche de chansons est de loin le point le plus intéressant du film, mais il ne parvient pas non plus à nous captiver, par manque d'approfondissement.

La réalisation est propre, les paysages magnifiques, et on se demande au final comment il est possible avec autant d'atouts d'arriver à ne générer aucune vraie émotion. Un coup de maître en matière de ratage.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Jamais dans le mélodrame trop appuyé, mais toujours dans l'émotion sensible de son portrait, HERMANUS livre un moment de cinéma aussi délicat que son héros, aussi subtil que son sujet, aussi émouvant qu'une longue mélodie, qui resterait en tête à la fin d'un album
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2026
On retrouve une nouvelle fois cette année Paul Mescal dans un film d'époque mais pas aussi lointaine que celle de Shakespeare puisqu'ici, l'histoire prend place au début du siècle dernier. Et avec un titre aussi poétique, je pensais y trouver un film qui l'est tout autant. À la place, j'ai assisté à un film qui se traine surtout en longueur ! Enfin, je ne veux pas être mauvaise langue, disons que je n'ai pas été sensible à l’œuvre, notamment dans sa première heure que j'ai trouvé particulièrement longue.
Un chanteur rencontre un pianiste qui chante également. Tous deux vont s'éprendre l'un de l'autre et entamer un périple à travers le Maine pour y collecter plusieurs chants folkloriques. C'est grossièrement "Brokeback Mountain" mais les cylindres phonographiques remplacent les moutons. Eh oui, c'est une jolie histoire qui est pleine de remises en question, de secrets évidemment mais aussi de quête de liberté, avec de beaux paysages etc. mais, une nouvelle fois, c'est un peu longuet. En effet, n'étant pas sensible au film j'en ai surtout perçu sa pesanteur, surtout au détour de toutes ces chansons (oui ça aussi, c'est joli mais bout d'un moment, c'est long et répétitif) et de ce long périple dans la forêt qui semble n'en plus finir.
Heureusement, la seconde partie passe la seconde ; enfin, je n'ai pas non plus été sous d'un coup le charme du film mais quelques ficelles m'ont eu. Car oui, j'ai avant tout perçu tous les éléments narratifs de la seconde partie (qui semble d'ailleurs d'un coup aller très vite dans la chronologie) comme des ficelles, certaines un peu grossières et attendues, voire même un peu trop larmoyantes. Et puis, encore une fois, je n'ai pas pu m'empêcher d'y faire la comparaison avec "Brokeback Mountain" à certains moments du récit.
Malgré tout, j'apprécie cette idée du son comme fil conducteur, ce n'est pas juste un élément poétique balancé comme ça, ça suit le personnage principal du début à la fin du film et on comprend d'ailleurs toute la poésie du titre dans les scènes finales. Et puis il faut dire également que le charme de Paul Mescal opère assez bien et le couple qu'il forme avec Josh O'Connor fonctionne, lui aussi, très bien.
Bref, je ne considère pas "Le Son des souvenirs" comme un mauvais film pour autant mais je le trouve malgré tout assez moyen, autant dans son scénario que sa mise en scène toujours trop timide.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2026
"Le Son des souvenirs" en compétition l'an dernier au festival de Cannes (sélection officielle) qui se regarde. Le réalisateur Oliver Hermanus s'est basé sur la nouvelle de Ben Shattuck, portant le même titre, pour offrir aux spectateurs une romance masculine homosexuelle se déroulant à la fin des années 1910 et au début des années 1920. Au cœur de l'histoire se trouve la passion pour la musique de deux protagonistes, interprétés par Josh O'Connor et Paul Mescal. Bien que le film ne soit pas mauvais, j'ai trouvé l'intrigue trop conventionnelle et formatée pour les Oscars, manquant parfois de profondeur, ce qui est dommage.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2026
Pourquoi ce film en compétition pour la Palme d'Or n'a-t-il rien eu ? Est-ce son côté "Brokeback Mountain" ? L'inextinguible tristesse de ces chants traditionnels anglo-saxons (sans équivalent en France) ? Cette visualisation des sons (évoquée dès l'introduction) qui ne sera pas développée ? L'absence d'images de la guerre de 14 ? Trop d'ingrédients ? Trop de lenteur ? Trop d'émotion ? L'atmosphère hivernale du Maine ?!

Mystère. Ces hypothétiques raisons de ne pas primer ce film nous semblent en tout cas des raisons de l'adorer. Les scènes sexuelles sont juste (et intelligemment) esquissées ; cette musique folk, genre "the unquiet grave", est une source bienfaisante de tristesse (sans compter que la "collecter" est tellement original dans ces États-Unis du progrès matériel) ; la visualisation des sons est imaginable sans qu'on ait besoin que le réalisateur le fasse pour nous...

Ce film est un trésor de sensations, de sensualité. De suspense également (double suspense même). Il donne l'impression de se balader à la surface des choses, indéfiniment, mais il ira au plus profond et au plus douloureux. On assiste à un combat entre la folie montante du 20ème siècle et le besoin de ne pas perdre les comptines et ballades, richesse des gens du cru ("qu'advient-il des sons lâchés dans l'univers?"). Combat parallèle à celui, intérieur, de l'individu dans sa vie personnelle (professionnelle et intime) -au bout de laquelle c'est mieux ne pas avoir à reconnaître "avoir loupé quelque chose" (comme Lionel, tout célèbre qu'il soit devenu).

Marginalement, le film montre un objet qui n'existe plus, ce cylindre phonographique, qui sert à nos deux étudiants pour enregistrer et restituer ces sons (à préserver de l'oubli).
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2026
Mélancolique sans émotion, excepté l’épilogue très émouvant…
Le propos est verbeux, lénifiant qui expose le process sans lien émotionnel véritable.
Le »collectage » d’enregistrements de ballades tristes populaires au travers de l’Amérique est vertueux, mais la distance avec les chanteurs transmetteurs qui témoignent de ce passé spirituel est trop grande.
L’ethno-musicologie est traitée comme un sujet de thèse universitaire où l’humanité est exclue. Que de longueurs, de musiques enveloppantes éthérées artificielles qui s’opposent par principe aux mélopées simples populaires. On reste spectateurs intellectuels… Quel raté !
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
Très beau film tout en retenue que cette histoire pleine de musique, de chansons folk, d'amours secrètes et de passions manquées.
Alors évidemment, la lenteur du récit et l'écoute de nombreux morceaux de musique pourront rebuter certains mais les autres seront séduits par la réalisation et l'interprétation superbe. Une belle réflexion sur le temps qui passe et les occasions manquées.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2026
Agréablement surprise par cette fresque romantique du début du siècle dernier. Le voyage personnel intérieur du personnage principal nous touche par sa sincérité. Son amour inconditionnel pour l'homme qui l'a révélé perdure et traverse son existence,
rytmé au son de la musique folk qui les unit jusqu'à la fin. Très beau.
Alexandre Schatz sellier
Alexandre Schatz sellier

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2025
(Film vu à Cannes en 2025) Film au caractère fort, à la fois touchant et intelligent et dont la question des musiques de cantons, villages qui risquent d'être perdus est remarquable
mimi067
mimi067

8 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
Excellent mélodrame pudique au scénario travaillé, à la musique touchante avec un Paul Mescal très juste. Difficile de ne pas se laisser toucher par cette historie simple et belle.

Aux origines de la musique folk, des chansons populaires qui, un peu à l’image du rap des années 80, racontent les joies et les peines de la vie quotidienne, avec une forme de crudité, de simplicité et de beauté qui parle au cœur de ceux qui ploient sous le fardeau de la vie et peine à exister.

L’image du son - physique -, une vibration ressentie mais ne pouvant être vue à l’œil nu, l’amour entre 2 jeunes hommes musiciens talentueux mais pas les mots pour le dire, pas la société pour le nommer ou le reconnaître, la réalité taboue qui peut se vivre mais jamais exister.

Quel film magnifique de pudeur, quelle force!
On s’échappe avec bonheur de la vacuité déprimante de séries à la mode façon « IA-porno soft » comme Heated Rivalry. Les vraies choses sont invisibles pour le cœur. Comprenne qui pourra.

Si vous aimez le cinéma qui parle de la vie avec un grand V, en voilà un film à voir.
so-k-line
so-k-line

8 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Très touchant, belle performance de Josh O'Connor et Paul Mescal. Un peu dans l'esprit de brokeback mountain.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2026
Un film aux images très léchées qui raconte une histoire d’amour pleine de sincérité tout en rendant un bel hommage aux collecteurs de musique traditionnelle est-il susceptible d’opérer un sérieux clivage parmi les spectateurs ? On pourrait penser que la réponse est forcément négative. Eh bien non, la réponse est absolument positive : Le son des souvenirs s’avère particulièrement clivant. Ce film est américain, il a été réalisé par le sud-africain Oliver Hermanus qui en a écrit le scénario en collaboration avec Ben Shattuck, l’auteur de la série de nouvelles dont le film s’est inspiré, et il était en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Que le jury cannois ne lui ait rien attribué n’est pas du tout surprenant : ce n’est pas la première fois et ce n’est pas la dernière fois qu’un film magnifique repart bredouille du Festival de Cannes ! On ne peut que s’incliner tout en regrettant de ne pas savoir s’il y a eu ou non un clivage à propos de ce film parmi les membres du jury. Par contre, dès les projections cannoises, ce film a clivé, que ce soit chez les critiques ou parmi les spectateurs. C’est très simple : pour certains, un film aux images très léchées est forcément académique, ce qui, pour eux, représente ce qui se fait de pire en matière de cinéma, alors que, pour d’autres, ces images bien léchées sont une qualité appréciable ; pour certains, une histoire d’amour, fut-elle hétérosexuelle ou entre deux hommes comme c’est le cas dans Le son des souvenirs, court le risque d’être considérée comme étant mièvre et d’être qualifiée de mélo, alors que, pour d’autres, la mélancolie assumée que dégage le film à propos de cette histoire d’amour concourt à leur procurer une grande et très appréciable émotion. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2026
Les premières minutes du film sont magnifiques, décors et costumes sublimes, reconstitution d'époque soignée, la photographie est tout aussi remarquable et en prime une rencontre entre Lionel/Mescal et David/O'Connor assez magique. L'homosexualité, 14-18, puis la collecte des ces chants folkloriques qui permet de partir à la rencontre les petites gens qui semblent les oubliés de l'essor américain crée un récit touchant et mélancolique. Malheureusement, alors qu'on s'attend à un mélo dense qui doit se faire fresque historique intimiste se perd en cours de route, on finit pas constater que tout ce qui est mis en place dans la première partie ne va jamais être traité ou exploité à fond. Quel dommage... On reste donc sur notre faim, les promesses ne sont pas tenues et ce dès le titre. La note reste correcte, la première partie reste très réussie, et quelques moments de grâce valent le détour. Une des premières grandes déceptions de l'année.
Site : Selenie
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2026
Lionel (Paul Mescal) a été bercé pendant toute son enfance au Kentucky par le son des ballades interprétés par ses parents. Il poursuit des études de musique en 1917 à Boston. Il y rencontre David, un autre étudiant en musicologie. Entre les deux jeunes hommes, c'est le coup de foudre, interrompu par la Première Guerre mondiale et le départ de David pour l'Europe. Trois ans plus tard, Lionel et David se retrouvent pour un long voyage hivernal dans le Maine où ils collectent des chants folkloriques.

"Le Son des souvenirs" avait fait forte impression à Cannes mais en était reparti bredouille. Il est porté par deux des acteurs les plus bankables du moment : Josh O'Connor, découvert avec la saison 3 de "The Crown" dans le rôle du jeune prince Charles, tête d'affiche de "Challengers", "Rebuilding" et "The Mastermind", qu'on retrouvera dans le prochain Spielberg en juin prochain et Paul Mescal ("Aftersun, "Sans jamais nous connaître", "Gladiator II", "Hamnet"....).

"The History of Sound" souffre de la comparaison avec "Brockeback Mountain" : même romance gay entravée, mêmes grands espaces américains sauvages et vierges, mêmes époques reculées, même nostalgie de la vie qu'on aurait pu avoir si on avait eu le courage d'assumer ses sentiments et si on avait vécu à une autre époque...

"Brockeback Mountain" avait eu un succès éclatant. Il le devait à ses qualités intrinsèques. Il le devait aussi à l'aura tragique de Heath Ledger, suicidé deux ans plus tard. Il le devait peut-être surtout à son époque : celle où l'homosexualité a définitivement cessé d'être taboue en Occident et où l'union des personnes de même sexe y a progressivement été légalisée.

"Le Son des souvenirs" n'a plus cette actualité là. Il ne résonne plus avec notre époque comme "Brockeback Mountain" l'avait fait. Il déploie d'autres qualités pour nous séduire. La parfaite interprétation de ses deux acteurs principaux - qui éclipsent tous les seconds rôles. Le sujet qui le sous-tend - l'ethnomusicologie - qui donne à la . une saveur surannée. Sa langueur revendiquée - le film dure plus de deux heures - et son rythme pépère avec une fin qui n'en finit pas et qui risque de venir à bout des spectateurs les moins patients.
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