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Patrick Witasse
5 abonnés
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4,0
Publiée le 31 août 2025
Et bien c’est la rentrée, je commence par ce film avec les images en tête de Julie en 12 chapitres, ça fait déjà plaisir de revoir Julie, et puis on se laisse prendre par la tornade de sentiments enfouis et qui surgissent sans raison, on finit par comprendre et se détendre comment les acteurs de ce beau film norvégien
Rarement un film n’aura autant incarné l’ennui et la prétention que celui-ci. De la première à la dernière minute, on est plongé dans une interminable succession de plans insipides, constamment collés au visage des acteurs qui n’ont strictement rien à dire ou presque, sinon à pleurnicher sur commande. Deux heures de caméra plantée sur des expressions forcées, de silences pompeux censés traduire une profondeur inexistante, et de scènes répétées ad nauseam comme si le spectateur était trop sot pour comprendre la première fois.
C’est d’un narcissisme étouffant, puant de suffisance, un cinéma qui se regarde lui-même s’admirer. On nous sert un faux "film d’auteur" où les longueurs sont présentées comme de la poésie, où le vide est maquillé en "intensité dramatique", et où les pleurs surjoués des acteurs deviennent un exercice de style ridicule. Même la photographie est désastreuse : fades, ternes, sans une once d’originalité.
Et que dire de l’intrusion totalement gratuite de la Seconde Guerre mondiale, illustrée par des photos plaquées sans aucune cohérence narrative ? Un pur non-sens, qui achève de transformer cette œuvre déjà indigeste en puzzle absurde. Mais que veut-on raconter, au juste ? Rien. Absolument rien. C’est le néant déguisé en grand cinéma.
Au bout d’une heure, on attend la fin. Une fin qui ne vient jamais. On regarde sa montre, encore et encore, comme mon voisin de gauche et ma voisine de droite : tous trois piégés dans cette interminable mascarade. Ce film, c’est l’exemple parfait de la médiocrité récompensée par le nombrilisme du milieu, où l’ennui est sacralisé comme une vertu artistique.
Une œuvre d’une vacuité rare, sombre, déprimante, insupportablement pompeuse, et surtout d’une inintérêt abyssal. Ce n’est pas du cinéma : c’est une punition. Une perte de temps et d’argent totale.
Très belle mise en scène , très bien filmé avec de très beaux gros plans des visages. Les acteurs/trices jouent superbement bien, l'histoire est profonde.... Mais qu'est ce que c'est lent et long ! On lutte (... ou pas !) contre la sieste ... Bref, faut aimer ce style
Quel ennui! Que j'ai trouvé le temps long.... Je reconnais un bon jeu des actrices, eurs mais ce scénario bien bobo ne m'a strictement rien apporté y compris au niveau des émotions
Beau film émouvant. Le film est découpé en sequences qui m'ont obligée à me situer dans les époques. La maison, est au centre de l'histoire, des histoires plutôt! Les générations se sont suivies avec des douleurs. Les deux filles ont eu des enfances différentes, et réagissent aussi différemment. Le père n'a pas le beau rôle. Film qui fait réfléchir, émouvant.
Joachim Trier est un peu le nouveau Bergman , un cinéaste qui creuse le sillon des relations humaines et surtout familiales dans notre monde contemporain. Racontées ici à travers le prisme de la maison qui a accueilli cette famille. Comme d’habitude dans son cinéma la direction d’acteur est au top niveau mais il m’a manqué ce je-ne-sais-quoi pour transformer Valeur Sentimentale en grand film.
Une jolie idée pour commencer : l’introduction de l’histoire familiale des protagonistes du point de vue de… leur maison. La suite dresse les portraits de ces protagonistes dans un tableau d’ensemble aux couleurs plus sombres que celles utilisées dans l’œuvre précédente de Joachim Trier : Julie (en 12 chapitres). Malgré quelques touches alertes ou légères, le scénario donne surtout dans le drame intimiste, aux accents parfois tchekhoviens ou bergmaniens. Drame centré sur la complexité des relations familiales, notamment sur les liens douloureux de filiation. Où il est question d’absence paternelle, de manque de reconnaissance, de difficulté à aimer ou à fonder une famille, de solitude et de mélancolie. Une mélancolie qui nourrit le thème du suicide, comme dans Oslo, 31 août, du même réalisateur. D’une belle qualité d’écriture, le scénario associe habilement cette évocation de blessures, de névroses et d’une forme d’incommunicabilité à une réflexion sur le métier d’acteur et celui de réalisateur. L’art et la vie. L’art pour fuir la vie. L’art pour transcender la vie. L’art pour recréer des ponts dans la vie. Le propos est intelligent, la mise en scène élégante. C’est peut-être plus intelligent et élégant que fort en émotion. Mais la profondeur et la subtilité s’apprécient pleinement, surtout véhiculées par de tels interprètes (Renate Reinsve et Stellan Skarsgård en tête).
Très bon film psychologique qui aborde la transmission des traumas familiaux d’une génération (voir double) à l’autre et les diificultés de communication au sein de la famille.
Un produit très "cannois". Malgré de quelques beaux moments pur le commun des spectateurs, c'est un film de cinéaste pour cinéaste. Tout est attendu ...
J'avais beaucoup aimé Julie en 12 chapitres. La c'est une grosse déception. J'étais toujours à distance, je me suis ennuyé. Les acteurs jouent bien mais le scénario est très mince. Le prix spécial à Cannes est sans doute du au fait que le cinéma s'observe lui même, il y a peut être quelque chose qui m'a échappé, mais pour les ouvrier, les employés, les médecins... il y a certainement des films sur la famille plus touchants.
Excellent drame psychologique, sensible et subtil. Ce film illustre magnifiquement comment des regards, des silences et de simples gestes peuvent parfois exprimer bien plus que des dialogues. Dès les premières scènes, la maison attire l’attention, une véritable trouvaille narrative, presque un personnage à part entière, chargée de mémoire et de symboles. Les relations entre le père et ses filles sont explorées avec beaucoup de finesse, rendant le récit profondément touchant. Du début à la fin, tout demeure d’une force constante, révélant avec justesse la complexité des liens familiaux. Pour l'apprécier pleinement, il faudra aimer les non-dits et être touché par cette sensibilité !
Encore un très bon film de Joachim Trier. Ce n'est pas mon préféré de ce réalisateur mais il s'en rapproche. J'ai a peu près tout aimé dans le film et j'ai beaucoup accroché au scenario. Grand bravo.