3451 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2008
Un film monstre qui vous écrase par l'ampleur de son sujet et la virtuosité de sa mise en scène. Dans cette histoire d'honneur, de corruption et de trahison, seuls les hommes ayant le courage de se salir les mains pourront en sortir grandi. Que ce soit Vargas qui se trempe dans des eaux boueuses ou Quinan qui se rend compte de l'atrocité de son entreprise lorsque du sang coule sur ses mains, ils sont sauvés, le premier en retrouvant sa dignité, l'autre car il peut enfin mourir en paix, ce grand taureau blessé. Ces deux personnages sont magnifiques, et antagonistes en diable. Mexicain contre Américain, intègre contre corrompu, rigueur contre manipulation: "La soif du mal" joue des faux-semblants et des contradictions, use de cet extraordinaire jeu de miroir qui parsème le film de moments grandioses. Le dénouement, finalement, n'a pas très grand intérêt. Le courage de Welles de manier des sujets aussi amples et de le faire avec un tel talent (le plan séquence de l'ouverture est peut-être ce qui a été tourné de plus extraordinaire dans l'histoire du cinéma) font de ce film l'un des plus grands, à l'instar de "Sueurs Froides", "Le Parrain" ou plus récemment, "There Will Be Blood".
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0,5
Publiée le 16 juin 2021
Après avoir assisté à près de 40 minutes de ce film impossible à regarder j'ai dû me rendre a l'évidence. Les acteurs étaient mauvais le scénario était décousu et l'intrigue illogique. Quelques exemples Charlton Heston est censé être un Mexicain. Sa nouvelle épouse Janet Leigh et lui sont en lune de miel à Tijuana. Si vous emmenez Janet Leigh en lune de miel il y a certainement de bien meilleurs endroits où l'emmener qu'une ville frontalière mexicaine miteuse. Mais attrapez la suite de cette logique. Heston est un policier au Mexique qui poursuit un gang de trafiquants de drogue. Juste à la frontière près de l'endroit où ils marchent une bombe fait exploser une décapotable avec deux personnes à l'intérieur. La logique voudrait qu'il suppose que cet endroit est dangereux non seulement pour lui mais aussi pour sa femme ils restent, Plus tard elle se déshabille dans sa chambre d'hôtel qui n'a pas de stores et quelqu'un l'éclaire d'une lampe de poche depuis une fenêtre située en face. Après s'être couverte que fait-elle elle éteint la lumière dans sa chambre appelle-t-elle la direction non elle grimpe et dévisse l'ampoule chaude de sa chambre (sans ressentir la moindre douleur) et la jette de l'autre côté de la rue dans la fenêtre d'où venait la lumière et elle fait mouche. (Essayez de lancer une ampoule c'est comme lancer une balle de ping-pong.). Heston ne semble pas pouvoir trouver un autre hôtel en ville alors il l'emmène dans un autre motel encore plus miteux dans le bled où elle est la seule cliente. Elle se prélasse dans la chambre en bustier tandis qu'une bande de durs en voiture arrive. Elle ne montre absolument aucune peur ou inquiétude face à la tournure des événements. Pendant ce temps son mari ne semble toujours pas s'inquiéter pour sa sécurité même si le motel appartient au chef du gang de drogue. Pourquoi alors se trouvent-t-ils tous les deux dans ce bled personne ne le sait et surtout pas le spectateur. Il y a des apparitions inutiles de Marlene Dietrich et Eva Gabor et même de Dennis Weaver dont le jeu consiste à regarder d'avant en arrière nerveusement derrière un ensemble de lunettes trop grandes. Pour ceux d'entre vous qui voient ce film d'un œil positif vous devez avoir regardé un autre film que celui que j'ai regardé...
Un polar noir plutôt ennuyeux mais sauvé par son interprétation. Certains semblent voir un chef-d'oeuvre dans La soif du mal, ce n'est pas du tout mon cas. Franchement je n'ai pas saisi ce qu'il y a de formidable dans ce film, il n'est pas mauvais mais pour ma part La Soif du mal ne pas trop impressionné ni particulièrement marqué mais bon apparemment il est de bon ton de s'extasier devant le cinéma de Welles.
J'ai beau voir les noms d'Orson Welles et de Charlton Heston, je n'arrive pas à m'emballer pour ce film. Il s'agit d'un scénario bougrement classique, celui de l'erreur judiciaire, avec toutefois l'originalité de mêler personnages américains et mexicains. Le déroulement n'a rien de palpitant, c'est le moins qu'on puisse dire. Le cadrage est intéressant en revanche, on sent qu'il ne relève en rien du hasard. La musique est assez passe-partout. Au final, un polar que je trouve bien pépère et finalement assez décevant.
L'histoire d'un policier mexicain se trouvant confronté à son homologue américain corrompu dans des trafics. Ils se rencontrent à l'occasion d'une bombe qui explose. Effectivement, c'est du cinéma mis en scène mais ça a le défaut d'être long à démarrer... C'est dommage. Quand l'enquête de Vargas met en cause les agissements malhonnêtes de Welles, cela devient plus intéressant er même terrifiant. La lutte des géants peut avoir lieu.
Le travail d'Orson Wells sur "La soif du mal" est bluffant comme l'atteste cet impressionnant plan-séquence au tout début. Une sublime entrée en matière dont sa qualité de mise en scène s'appliquera à tout le reste du film. Mais en plus d'être un formidable réalisateur, Wells est aussi un très bon acteur, fait prouvé par son incroyable performance en flic pourri. Son personnage écrase d'ailleurs tous les autres y compris celui incarné par Charlton Heston. "La Soif du mal" rappelle par bien des aspects les Films Noirs des années 40 par son histoire sombre relatant une enquête policière et ses personnages torturés. Du très bon.
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4,0
Publiée le 31 mai 2023
Un grand classique! Un film noir remarquable qui rend hommage à un genre qui le mèrite! Un cinèaste gènial, des acteurs et des techniciens formidables qui nous ont donnè des images virtuoses et marquantes, sans l'ombre d'un poncif! Et pourtant, tout ça pour une très banale histoire policière! Merci Monsieur Orson Welles, vous êtes un gèant du cinèma tout court car même en flic crasseux et corrompu, spoiler: on vous aime comme Tana alias Marlene Dietrich vous aimez dans le film! Certes "Touch of Evil" (1958) est difficile à comprendre en un seul visionnage, il faut d'ailleurs s'y attaquer à plusieurs fois pour en tirer toute la quintessence, mais à l'arrivèe le cinèphile est rècompensè en recevant au centuple plusieurs sèquences d'anthologies dans la tronche spoiler: (le magistral plan sèquence d'ouverture entre-autres) qui rejoignent sans problème le cercle restreint des films qui ont fait rèfèrence! Un vrai tour de force...
Un chef d'oeuvre du film noir réalisé par un génie du cinéma. Tous les acteurs principalement Charlton Heston, la sublime Janet Leigh ou encore Orson Welles lui-même livre des prestations inoubliables. L'incroyable plan-séquence du début du film résume en quelques minutes tout le génie du réalisateur.
C'est par un plan-séquence d'une perfection inouïe que débute "La Soif du Mal", film prodigieux et passionnant, dans lequel sont enfantés une bonne partie des standards du film noir et qui témoigne d'une grande influence sur ses successeurs. Baigné dans une ambiance glauque et oppressante, il se déroule dans une ville-frontière brechtienne qu'on traverse avec exaltation. La mise en scène est menée d'une main de maître par Orson Welles, qui est ici aussi impressionnant que répugnant dans le rôle de Quinlan, l'un de ses meilleurs personnages. Sans manquer d'humour, le scénario manie aussi la nostalgie, omniprésente grâce à l'ambiance distillée et la très forte identité musicale. Un pur joyau, absolument fondamental.
Ce film a beau avoir été réalisé par le maître Orson Welles, il n’en est pas moins d’un ennui mortel…. Je n’ai pas eu la patience d’aller au delà de 35 mn, rien n’est captivant dans cette histoire, il n’y a quasiment pas d’action, même si c’est bien filmé, hélas ça ne suffit pas à en faire un chef d’œuvre. On ne sait pas où le réalisateur veut en venir, alors désolé, s’il faut attendre trente minutes avant la fin pour s’intéresser à l’intrigue, je n’ai pas dû être suffisamment pugnace… Les seuls qui pourront peut-être se passionner pour cette intrigue soporifique seront les amateurs de films de gangsters… et encore…
Chef-d’œuvre sur lequel il est bien difficile d’en rajouter à tout ce qui a été écrit d’admiratif par les plus grands critiques et surtout par les plus grands cinéastes, qui ont fait de ce film d’Orson Welles – et d’autres siens – leur source d’inspiration. Citons Kubrick, Tarentino, van Triers, Scorsese et tant d’autres… des pointures. Fruit d’un génie qui, à la simple demande de Charlton Heston, sut transformer du plomb (!) en or, une banale série B en chef-d’œuvre du 7e art et, pour faire bonne mesure, interpréta magistralement l’un des plus grands rôles de pourri sur grand écran. Un des trésors immortels du cinéma.
Si un réalisateur tournait le même film aujourd'hui, il passerait totalement inaperçu, voire pire. Car pour un polar qui se nomme " a touch of evil ", j'ai vu des films mille fois plus noirs. Et puis on s'ennuie prodigieusement. Alors, c'est filmé de manière esthétisante, mais je préfère largement un film moins beau visuellement avec une histoire intéressante. Quels sont donc les thèmes abordés par Orson Welles dans ce film ? Le naufrage de la vieillesse solitaire d'un flic qui s'accroche à son métier et ne supporte pas l'échec, au risque d'utiliser n'importe quel moyen pour parvenir à ses fins ? Le racisme ? Le film s'anime un peu à la fin, sans devenir transcendant pour autant. Et puis, Charlton Heston en Mexicain, sans compter Marlene Dietrich, quelle blague! On n'y croit pas une seconde. Un film hautement surestimé par une critique et des spectateurs pour lesquelles le seul nom de Welles est synonyme de génie. Et c'est le seul film avec Charlton Heston que je n'ai pas aimé.
Un polar très poignant offert par Orson Welles à la fois réalisateur talentueux mais aussi brillant acteur. Une réalisation du tonnerre grâce aux plans caméra admirablement maîtrisés mais aussi pour la mise en scène et le scénario remarquable.
Un chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre, une claque visuelle et scénaristique, des acteurs hors pairs, une musique sublime, des dialogues tout en finesse et un sujet personnel, diaboliquement intelligent, monumental...Tout semble parfait dans ce film d'Orson Welles, à commencer par le premier plan, plan séquence d'anthologie d'une brillante maîtrise. Ce grand film peut être vu comme un simple divertissement, mais aussi comme une excellente critique de la corruption judiciaire, du racisme ( le personnage de Quinlan apparaît non seulement comme un homme intransigeant, mais aussi comme un être intolérant et raciste. Cependant, il a aussi ses bons côtés, tels que le courage et la persévérance, comme en témoigne la balle qu'il a reçu à la place de son meilleur ami et collègue. En définitive, ce personnage est extrêmement complexe et gagne en épaisseur au fur et à mesure que le film avance ). Janet Leigh campe ici le rôle de Suzie, femme qui se retrouvera confronté à des junkies et à leur chef Grandi, un mafieux ayant soif de vengeance à l'égard de Mike, le mari de Suzie ( Charlton Heston ). Il s'agit bien d'un film extraordinaire, fabuleux, peut-être encore plus aboutit que Citizen Kane. Exceptionnel.
Très grand film, noir, Orson Welles derrière et devant la caméra montre l'étendue de son génie, je dirai plus qu'il a briller plus ici par ses talents d'acteurs tant son personnages est génialement interprété, sombre et torturé. Un grand polar.